En 2009,
Jean-Marc Vittori, éditorialiste aux Echos, publiait « L’effet sablier »
(Flammarion). Un ouvrage aux théories intéressantes au premier abord, mais
surtout riche d’enseignements sur les sous-entendus de la pensée néolibérale. Car
5 ans après, on ne peut que constater
la justesse du constat de M. Vittori n’est pas faux en soi : les
classes moyennes sont effectivement en train de se faire écraser. Toutefois, ce
que la lecture de son ouvrage a de réellement pertinent réside bien plus encore
dans l’enthousiasme de l’auteur pour ce phénomène, dramatique pour l’équilibre
de nos sociétés, et l’absence de vision sur les conséquences : car à
travers les classes moyennes, c’est bien la démocratie qui est mise en péril[i]
par cet eschatologie néolibérale décomplexée, voire exaltée.
