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jeudi 25 août 2016

Lactalis contre les producteurs de lait : symbole d’une époque

Aujourd’hui, les éleveurs rencontrent les dirigeants de Lactallis, devenu leur bête noire pour payer le litre de lait 25,7 centimes, 1 à 3 de moins que les autres grands acteurs de la filière. Une dérive effarante qui n’est malheureusement qu’une illustration extrêmement symptomatique de notre époque.



Tout marché et rapports de force

vendredi 3 mai 2013

Jean-Luc Gréau nous conte la Grande Récession


Jean-Luc Gréau est un des meilleurs chroniqueurs de la crise économique que nous traversons et qu’il avait anticipé dès 2005. Aujourd’hui, il nous offre dans un nouveau livre essentiel son journal de bord de la crise, qui nous fournit tout autant des constats robustes que des solutions pour en sortir.



Le film de la crise

Ce livre est composé de papiers publiés entre l’été 2008 et l’hiver 2012 dans la revue Le Débat, ainsi que de textes inédits, ce qui fournit à la fois un compte-rendu des évènements que nous traversons depuis cinq ans et une remlse en perspective. Les papiers plus anciens ont un grand intérêt car non seulement ils n’ont rien perdu sur le fond (où l’on voit que les débats restent les mêmes et que nos dirigeants ne résolvent rien) mais ils permettent aussi de mieux saisir les étapes du développement de la crise.

L’auteur commence par souligner que « dérèglementation il y a eu, certes, mais qui n’a pas laissé place à un chaos, comme se plaisent à le dire tant de commentateurs. Un système complexe, ancré sur différentes institutions, dont les banques centrales indépendantes et les agences de notation fournissent les éléments les plus visibles, a pris la place de l’ancienne organisation qui soumettait les économies à une réglementation poussée, y compris dans les pays de grande tradition libérale ». Pour lui, « l’action publique (est) devenue incongrue depuis sa mise en jachêre au profit de la gouvernance économique par les marchés financiers et des banques centrales affranchies de la tutelle étatique ».

Il rappelle que les premiers signes de la crise sont apparus dès 2006, avec une tension sur les marchés, aboutissant à des mini-krachs, et le niveau extrêmement élevé de logements invendus. Mi 2007, Bear Sterns (qui fera faillite 9 mois plus tard) et BNP Paribas décident de fermer deux fonds et la BCE doit injecter en urgence 50 milliards d’euros de liquidités pour éviter le blocage des marchés, faisant dire à Jean-Luc Gréau que « les banques centrales agissent aujourd’hui comme les Etats en temps de guerre. De même que ceux-ci créent de la monnaie pour subvenir aux besoins exceptionnelles suscités par les combats, les banques (le font) pour éviter l’asphyxie des marchés du crédit ».

Une crise de la globalisation et l’anarchie financière