C’est la
nouvelle absolument stupéfiante qui est tombée la semaine dernière, en
plein scandale de la viande. Par-delà l’incroyable erreur de communication
des eurocrates, cette décision illustre une nouvelle fois tout ce qui ne va
dans cette Europe de l’argent fou qui ne se soucie guère de la santé des
peuples.
L’horreur
alimentaire
Mais que
passe-t-il par la tête de ces eurocrates qui nous dirigent ? Depuis plus
de dix jours, l’actualité dans la plupart des pays européens est dominée par le
scandale de cette viande de cheval vendue comme de la viande de bœuf. Les
consommateurs européens découvrent que malgré toutes les normes et les
procédures mises en place à Bruxelles, la sanctification du libre-échange et la
levée des contrôles aux frontières permettent de les rouler dans la farine,
pour un peu plus de profits.
Comme
je l’avais annoncé en 2010, après 17 ans d’interdiction suite au scandale
de la vache folle, la Commission a annoncé qu’elle autorisait les élevages de
poissons à utiliser des farines de résidus de porc et de poulet. Les défenseurs
de cette horreur souligne, comme
l’explique Périco Légasse, que cela permet d’économiser les ressources
maritimes (il faut 5 kilos de poissons sauvages pour faire 1 kilo de poisson
d’élevage) et qu’il n’y a pas de problème de prion ici.
Mais, comme
le soutient aussi Périco Légasse, l’argument des ressources maritimes
revient à questionner soit le principe de pêche industrielle, soit celui de
l’élevage industriel. Et, même s’il n’y a pas aujourd’hui de preuve d’un danger
sanitaire au fait de faire manger du porc et du poulet aux poissons (ce qui
n’est pas très naturel, tout de même), a-t-on des preuves de l’innocuité à long
terme de cette monstruosité ? On se doute que ceux qui ont rendu les
vaches folles ne pensaient pas le faire, mais personne n’avait sans doute songé
à vérifier que cela était véritablement sans risque.
L’horreur
européenne
