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samedi 13 décembre 2014

Affaire Philippot : le comportement indigne et totalitaire de Closer





Indignité politique

Il y a quelques semaines, je dénonçais la une du même torchon sur le président de la République et sa compagne. Malheureusement, il semblerait que la presse de caniveau semble désormais prospérer en faisant les poubelles des hommes et des femmes politiques, exposés comme de vulgaires starlettes de la téléréalité. Quelle déchéance pour le débat public de voir s’étaler en une de ces torchons les clichés volés du président, de ministres ou de députés ! A quoi se réduit la vie publique quand l’événement de la journée est une violation de la vie privée d’une femme ou d’un homme politique ? Difficile de ne pas y avoir encore une manifestation de ce laisser-faire détestable.

Avant même que la presse de caniveau ne s’attaque aux politiques, je pensais que les sanctions financières devaient être alourdies pour ne pas juste représenter une petite part des profits réalisés... Ce n’est pas parce que les stars gagnent beaucoup d’argent qu’elles ne doivent plus avoir de vie privée. Et cela est encore plus vrai pour notre personnel politique ! Et quelle malhonnêteté crasse de la directrice de Closer qui se plaint d’avoir payé jusqu’à 60 000 euros d’amendes, sachant que le dernier numéro sur François Hollande a doublé ses ventes, à 600 000 exemplaires. C’est bien parce que les amendes ne sont qu’un détail financier que ces publications dépotoirs continuent à agir de la sorte.

« Transparence » totalitaire

dimanche 23 novembre 2014

L’insupportable peoplisation de la vie politique


Vendredi, Voici a publié un cliché du président de la République avec sa compagne à l’Elysée. Un nouvel épisode dans l’effarante peoplisation de notre vie politique qui amène à se poser des questions sur le très malsain laisser-faire qui règne au sujet de la violation de la vie privée.



Politique ou people ?

Même s’il n’en a pas été l’initiateur, certains dérapages ayant commencé il y a plusieurs décennies, il faut bien admettre que Nicolas Sarkozy a sans doute accéléré cette détestable tendance, lui qui se comportait trop souvent comme le gagnant de la star académie politique nationale. On se souvient de sa déclaration en pleine conférence de presse concernant sa vie privée. Mais cette détérioration s’est confirmée, pour ne pas dire amplifiée encore avec l’arrivée de François Hollande, qui, s’il n’a sans doute pas mis autant en scène sa vie privée que celui qu’il a battu en 2012, pâtit des aléas de sa vie privée, étalés sur la place publique depuis le début d’année, et qu’il n’a pas toujours très bien gérée.

Bien sûr, on pourrait dire que le président ne fait que récolter ce qu’il a semé. Sur Europe 1, la rédactrice en chef de Voici a soutenu que les Français auraient le droit de savoir. Mais où mettre la limite ? Comment la fixer ? S’il faut s’en remettre à la déontologie des équipes de Voici, nous sommes mal partis car celle-ci semble uniquement fonction des courbes de ventes et des profits réalisés grâce aux scoops, probablement largement supérieurs au coût des différents procès. La transparence n’est que le cache sexe de la quête de profit et il est difficile de ne pas voir le risque orwellien de cette dictature de la transparence, ainsi que la perturbation délétère qu’elle provoque dans notre vie politique.

Que faire ?