C’est l’un
des intérêts de The Economist, la
bible des élites globalisées, de montrer les problèmes de notre époque, comme
il vient de le faire en dénonçant « la
nouvelle aristocratie des Etats-Unis ». Mais s’il pointe justement
le rôle du renchérissement de l’éducation, qu’il
dénonce, il en oublie d’autres.
La mort
du rêve étasunien
Il faut
reconnaître une certaine cohérence et une richesse d’analyse à l’hebdomadaire
qui soutient que « les
privilèges viennent de plus en plus en héritage » et que « réduire
le lien entre naissance et succès rendrait les Etats-Unis plus riches –
beaucoup trop de talents étant gâchés aujourd’hui. Cela rendrait la nation plus
unie ». Suit un
dossier qui commence en montrant le lien très fort qui existe entre les
résultats scolaires et les revenus des parents. The Economist pointe le rôle crucial joué par le système éducatif, où
les dépenses par élève montent avec les revenus, du fait du financement de
l’école publique par la taxe d’habitation, qui donne plus de ressources aux
quartiers les plus riches.
On constate
ainsi une
augmentation de 150% des dépenses d’éducation en dollars constants pour les 20%
les plus riches de 1972 à 2005, creusant encore l’écart avec les dépenses pour
les 20% les moins riches, 6 à 7 fois moins importantes ! Comme
il le fait depuis plusieurs années, Il dénonce aussi la hausse indécente du prix des
universités, multiplié par 8 depuis 1982, alors que les prix ont à peine été
multipliés par plus de 2. Il dénonce également ces
établissements qui accordent une préférence aux rejetons de leurs anciens
diplômés, qui
peuvent payer le coût extravagant de leurs études, créant un plafond
d’argent pour qui n’est pas un surdoué en sport, et favorise la reproduction
sociale.
Une
analyse partielle



