samedi 18 août 2012

Oui à la légalisation de l’homoparentalité


Mercredi, j’ai publié un papier dénonçant la prière universelle de l’Assomption qui prenait position contre le mariage pour tous, déclenchant une salve de commentaires à laquelle j’ai voulu répondre de manière détaillée. Après le papier sur le mariage hier, voici celui concernant l’homoparentalité.

Une question plus complexe

Même si certains ne sont pas d’accord, je crois qu’il faut distinguer le débat sur le mariage de celui sur l’homoparentalité. En effet, beaucoup de pays ont autorisé le premier mais pas le second. Un certain nombre de commentateurs ont également la même position. C’est pour cela que j’ai séparé les deux questions et que je serais très intéressé que les commentateurs soient capables de se prononcer sur ces questions de manière distincte, pour clarifier le débat.

En effet, quand j’ai changé d’opinion sur la question du mariage courant 2010, j’étais resté un temps plutôt hostile à l’idée d’adoption, pour une raison simple. En effet, je craignais que les enfants des couples homosexuels souffrent de la condition de leurs parents, du fait d’un manque d’acceptation dans la société. Un ami m’a alors fait remarquer qu’un tel argument pouvait également être appliqué au sujet des couples mixtes ou même divorcés. J’ai donc creusé la question.

En outre, la situation actuelle n’est pas sans grandes limites. Tout d’abord, les couples de femmes peuvent de toutes les façons assez facilement faire un enfant. Interdire cela semble impossible et le vide juridique peut être extrêmement préjudiciable pour les enfants. Ensuite, concernant l’adoption, on arrive à la situation ubuesque où un couple du même sexe pacsé ne pourra pas adopter alors qu’une femme officiellement célibataire (mais en couple) pourra le faire plus facilement.

Les homosexuels sont-ils des parents comme les autres ?

La question à se poser, c’est savoir si les enfants de couples homosexuels souffrent de leur condition et si cela a des conséquences importantes et indéniables (taux de suicide, troubles psychologiques). Si cela était avéré, on serait dans le devoir de se poser la question. Il y a deux ans, j’avais creusé la question et après avoir étudié des études favorables et opposées à l’homoparentalité, les secondes m’avaient semblé peu conclusives et ne reposant pas vraiment sur des faits avérés, alors que les premières semblaient plus objectives (si tant est que cela soit possible) et factuelles.

Certaines études affirment ainsi qu’il n’y a pas de différence avec les enfants issus de couples hétéros, même si des psychologues parlent cependant de difficultés psychologiques. Certes, on peut imaginer qu’il est plus difficile pour les enfants d’avoir des parents gays, mais après tout, cela est également le cas des couples mixtes, des couples divorcés… En outre ces études sont souvent orientées. En revanche, plusieurs pays (notamment scandinaves) ont reconnu l’homoparentalité après des études, ce qui me pousse également en faveur de la reconnaissance de l’homoparentalité.

Même si je reconnais que Claude Halmos n’a pas totalement tort quand elle critique certains discours où l’enfant semble être un objet, je crois qu’elle se trompe quand elle parle de volonté de nier la différence des sexes : il s’agit de refuser une distinction de valeur entre l’homosexualité et l’hétérosexualité. En outre, le discours sur la nécessité d’avoir un père et une mère est battu en brèche par les familles monoparentales. Et j’ajouterai que pour les enfants, il vaut sans doute mieux avoir des parents homosexuels motivés que des parents hétérosexuels qui font des enfants sans forcément le vouloir…

Enfin, il se trouve que je connais des couples homos qui ont des enfants ou qui en veulent. Il s’agit de couples stables et j’ai pu constater leur motivation exceptionnelle pour fonder une famille, l’amour et l’attention qu’ils portent à leurs enfants, tous très équilibrés. Je n’ai pas toujours trouvé un environnement aussi favorable ailleurs. Mis bout à bout, avec les études qui affirment qu’il n’y a pas de différence, j’ai acquis la conviction que les homosexuels sont des parents comme les autres, que cela ne menace pas l’intérêt des enfants, et qu’il faut donc donner un cadre légal à l’homoparentalité.

Du porte-parole et de la liberté de parole

Bien sûr, j’ai conscience que cette prise de position, différente de celle de notre parti, choque des militants, d’autant plus que j’en suis porte-parole. Cela est totalement compréhensible. C’est pourquoi je veux également m’expliquer sur ce point. J’ai commencé l’écriture d’un blog il y a plus de cinq ans et demi, à une époque où je ne militais pas encore à DLR. Je l’ai toujours considéré comme un blog personnel, où j’exprime mon opinion, qui n’engage que moi, comme je le précise.

C’est pour cela que je ne fais pas de référence forte à DLR. Bien sûr, certains porte-paroles ont une lecture de leur rôle qui fait qu’ils respectent scrupuleusement la ligne du parti, sans la moindre nuance. Par delà le fait que je crois que ce que j’écris est plus utile au parti avec cette part de liberté (j’écris tout, je dis ce que je pense, et personne ne valide), il faut reconnaître que le degré de liberté que s’accordent certains porte-paroles (NKM, Hamon) va bien plus loin que moi.

En outre, il faut remettre les choses à leur place. J’ai fait près de 1500 papiers depuis que j’occupe cette fonction. 99% sont dans la ligne du parti. Pas parce que je les ai tordu pour le faire, mais parce que c’est cette proportion qui vient sous ma plume. Ne peut-on pas accorder 1% de liberté à un porte-parole ? Honnêtement, je comprendrai que l’on dise « non », même si je pense que cela n’est pas la bonne option et que je ne pourrais sans doute pas m’y résoudre.

En outre, j’ai délibérément renoncé à m’exprimer sur ces sujets pendant la campagne présidentielle et je n’ai repris la parole aujourd’hui que parce que cela ne risque pas d’handicaper la campagne du mouvement ou de NDA. Je me permets quelques libertés, mais je veille à le faire à des moments qui ne nous handicapent pas. Enfin, je crois qu’un peu de débat sur certains sujets n’est pas un mal. Il est illusoire de penser que nous pouvons être d’accord sur tout.

Même si cette question est plus complexe que le mariage (pour laquelle j’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi on peut s’opposer à une telle extension, qui ne nuit à personne et renforce la République), je crois qu’il faut aller plus loin et donner un statut légal à l’homoparentalité, incluant le droit à l’adoption.

72 commentaires:

  1. Bravo Laurent Je n'ai pas tout a fais la meme position que toi , mais je demande juste que le débat soit ouvert et puis il est surement vrai que des enfants sont bien mieux au sein d'une famille qu'il aime plutôt que dans un foyer. Bravo pour cette prise de position qui risque de faire du bruit ;o) Le débat est ouvert Messieurs Dames a vos claviers car la nous parlons juste du bonheur d'enfant soyons courtois et respectueux. Je le redit je suis pour L'alliance ou l'union donnant les droits que le mariage et pour l'ouverture du débat sur l'homoparentalité.

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  2. Nora Aline HERBET18 août 2012 à 09:30

    J'avais posté un statut récemment qui disait " On ne peut pas être d'accord sur tout ", c'est le cas .
    Cependant, je pense que cette liberté que vous avez prise pour défendre votre idée m'a fait ouvrir les yeux....Et fait voir les choses d'une manière différente. Je ne suis pas encore convaincue, mais si cela s'appliquerait cela me dérangerait moins alors qu'avant j étais catégorique .
    Excellent post, rempli de sincérité ....Ne nous faites pas trop souvent de coups d'état tout de même pas que cela se transforme en anarchie ! :-D
    Et pour terminer, oui c'est un sujet important, mais ne nous arrêtons pas sur des sujets bénins, il y a plus important a parler à l'heure actuelle, et j'espère que ce sujet ne fera pas trop longtemps diversion ( c'est le but de l état d'occuper le peuple sur des sujets mineurs qui pose débat, mais sans importance )sur les véritables problèmes de notre société .
    Bonne journée :-)

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  3. Vous m'inquiétez, Laurent. Avec le genre de Belles Ames de pacotille que vous êtes en train d'attirer, vous n'en sortirez pas et vous allez ramener votre blog au niveau de Rue 89.
    D'accord avec Nora Aline Herbet : "Il y a plus important a parler à l'heure actuelle, et j'espère que ce sujet ne fera pas trop longtemps diversion ( c'est le but de l état d'occuper le peuple sur des sujets mineurs qui pose débat, mais sans importance )sur les véritables problèmes de notre société".

    Rien que pour ce que je viens d'écrire, vous allez voir ce que je vais prendre !

    Sancelrien

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  4. Je dirais bien Béret bas, mais j'ai peur que d'aucun e s lisent mal et comprennent Beretta... ;D Je reviendrai dans le débat si nécessaire en fonction des commentaires. Non que vous eussiez besoin de moi forcément, mais je sens que je vais lire des trucs agaçants. Et je risque de m'agacer.

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  5. @ Gaylord

    Merci pour ce message. Cela fait plaisir qu'une personne qui ne partage pas ces idées réagisse de la sorte.

    @ Nora

    Encore une réaction qui me fait plaisir. Ne vous inquiétez pas, comme je l'explique dans la fin du papier, 99% de mes textes ne portent pas vraiment à polémiques au sein de DLR. Demain, je reprends sur l'Europe et l'euro !

    Je ne pense pas que le sujet soit bénin. Il est important à mon sens, même s'il n'est pas le plus important.

    Bonne journée.

    @ Sancelrien

    Je ne pense pas que quelques papiers sur ce sujet changent tant de choses que cela. Cela fait 5 ans et demi que j'écris tous les jours... Je crois qu'il est important pour un politique de pouvoir s'exprimer sur plusieurs sujets et j'ai tendance à parler un peu trop d'économie. Même si cela va rester l'axe principal (j'ai le dernier Krugman et le dernier Stiglitz à chroniquer), j'ai prévu de parler un peu plus d'éducation, de sécurité. Et je veux faire une série sur la question identitaire.

    @ A.France

    Merci.

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  6. La question est toujours vue sous l'angle des parents mais jamais aucune étude sur l'impact psychologique et social des enfants. De la même façon l'aspect anthropologique du mariage homosexuel est évacué parce que trop compliqué pour les médias qui en ce domaine, comme en tant d'autres, ont des raisonnements simples voire simplistes parce que ce qui est compliqué prend trop de temps à expliquer et doit faire appel à de vrais experts qui risqueraient de perturber le politiquement comme le socialement correct et comme l'économiquement correct.

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  7. De fait, j'ai connu 2 couples homos, un masculin, l'autre féminin, avec enfants issus d'une relation antérieure hétéro d'un des partenaires.

    L'ambiance y était plutôt harmonieuse et les enfants ne souffraient pas de cette situation et n'ont pas de handicaps sociaux.

    En revanche, combien de couples hétéros j'ai vu avec des enfants, et qui s'engueulaient avec violence verbale tous les jours. Bonjour l'ambiance pour les enfants qui voient leurs parents s'entre-déchirer quotidiennement. Dans ces cas d'incompatibilité, on se demande si ils ne feraient pas mieux de vivre séparément.

    Dans le cas d'une mère seule, l'enfant est de toute façon en relation avec des hommes dans le cadre scolaire, associatif etc...il aura donc l'occasion de constater les différences de comportement entre hommes et femmes. J'ai aussi connu un père seul, c'est rare, mais sa fille s'est bien développée et suit des brillantes études supérieures de maths.

    Par ailleurs, les taux de divorces sont élevés, donc le mariage n'assure pas grand chose comme stabilité. Il serait intéressant de connaitre le taux de séparation et durée des couples homos ayant ou souhaitant des enfants. Je connais aussi bon nombre de couples hétéros stables avec enfants et pas mariés. Un seul s'est marié par la suite, après des années, pour des raisons fiscales...

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    1. Pour ma part, les 4 ados que j'ai rencontrés, nés dans des couples homosexuels avaient tous des problèmes d'identification au père et de relation à l'homme. Je n'ai pas rencontré cette même proportion chez les couples hétérosexuels.

      Je me garderais bien d'en tirer une quelconque généralité. Pour ce que j'en sais, dans les sociétés où le couple lesbien est admis depuis longtemps, les membres du couples s'attribuent un sexe différent. Il y a un père et une mère avec des fonctions particulières.

      En règle générale, il me semble que l'homoparentalité est et sera un fait inéluctable, mais que l'angélisme qui l'accompagne (il n'y aura pas de problème) est une manière stupide de se voiler la face. Il y aura des problèmes et il importe de les concevoir, ne serait-ce que pour préparer les services de l'Etat ou des collectivités territoriales à cette circonstance.

      Faute de quoi, on ira évidemment vers une vision consumériste de l'enfant (qui peut, je le reconnais, exister déjà dans les couples hétéros).

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    2. Je ne prétends pas que ce sera sans problèmes dans tous les cas et que mes exemples sont statistiques. D'ailleurs les enfants de couples divorcés présentent des problématiques spécifiques probablement de même que ceux des couples non divorcés en scènes de ménage permanentes.

      D'autre part dans le domaine de la psyché les statistiques sont très délicates et chaque spécialiste y va de son interprétation et diagnostic selon la chapelle psycho à laquelle il appartient, et il y en a un nombre impressionnant de chapelles.

      J'ai connu une famille nombreuse et assez heureuse d'hétéros mariés, jamais divorcés, et une de leur fille est devenue trans en couple avec une femme et ont eu un enfant, alors...les problèmes d'identification et de relation au père et à la mère c'est complexe.

      L'avis de Cyrulnik sur la question, qui n'est pas le dernier des idiots :

      "Dans tous les cas, sur presque cent mille enfants recensés, aucune pathologie particulière n’est décelée. Ces enfants sont comme les autres !"

      http://www.psychologies.com/Famille/Etre-parent/Mere/Articles-et-Dossiers/Homos-et-parents/5

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    3. D'autre part ces couples homos avec enfants que j'évoque travaillaient dans le domaine social, éducateurs, animateurs, psychologues et étaient donc sensibles aux problèmes psycho-sociaux de l'enfance, des milieux défavorisés souvent, vu qu'ils y étaient confrontés au quotidien. Donc assez informés pour connaitre les problèmes possibles de l'éducation.

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    4. Oui, nous sommes d'accord sur le fond.

      L'un des problèmes qui sera posé, sera celui de l'adoption, car l'adoption présente déjà des difficultés en elle-même. Et à priori, ce sera une proportion importante des enfants de couples homosexuels (du moins on peut le présumer).

      Ce qui m'agace le plus, c'est l'angélisme dont on nous abreuve. Ce sera moins simple qu'on veut bien nous le dire et autant s'y préparer, au moins poser les problèmes.

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    5. @olaf :

      Et bien si Cyrulnik prétend que homoparentalité et hétéroparentalité, c'est la même chose, alors c'est un crétin, et si un jour je devais consulter, ce ne serait pas vers lui que je me tournerais.

      C'est comme Axel Kahn qui prétend que dans l'espèce humaine, les races n'existent pas. Je n'ai fait strictement aucune étude de biologie et de génétique et pourtant ça ne m'empêche de dire que, tout brillant qu'il soit, c'est malgré tout ou un crétin, ou un malhonnête à des fins idéologiques, et ça ne m'empêche pas de dire que bien sûr que si que les races existent.
      Il est indéniablement brillant mais c'est notre lyssenko français.

      Anonyme frontiste

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    6. Le frontiste au front bas

      T'as aucune expérience clinique psychiatrique, tu connais rien à la génétique, peu t'importe, ton crédo de borné c'est moi je sais mieux :

      les races, ptin de ta race, ça existe, j'en démords pas...

      En plus t'as rien compris, Cyrulnik ne dit pas qu'un couple homo et hétéro c'est pareil, il dit qu'il n'y a pas d'incidence pathologique sur les enfants.

      Pour parvenir à créer une race humaine spécifique, il faudrait isoler comme ont tenté de le faire les nazis des personnes aux caractéristiques morphogénétiques pendant des décennies, ce qui se fait avec les chiens ou chevaux. N'empêche que quelle que soit la "race", les rejetons de 2 hypothétiques races humaines seront toujours viables, car ils font partie de la même espèce sur le plan taxinomique.

      De plus, les brassages de population ont été tels depuis les débuts de l'humanité qu'il est impossible d'avoir des races humaines au sens morphogénétique ou biogénétique.

      Les racialistes sont des cons qui ne voient que le bout de leur nez, donc ils mesures la taille du nez, la taille du crâne, la couleur de la peau...

      Sans jamais de poser la question des fonctions vitales de l'immunité, du groupe sanguin, des chromosomes plus adaptés pour telle ou telle raison.

      Le racisme est un à priori primaire basé sur les critères visuels, alors que d'autres critères peuvent être pris en compte, intelligence, mémoire, force physique, qui montreraient qu'une nouvelle "race" pourrait être selon ces critères composée de jaunes, de blancs, de noirs qui tous seraient plus efficients sur divers plans. Cette matrice d'évaluation ne serait que de l'ordre de l'analyse génomique sans aucune corrélation avec l'aspect physique ou culturel.

      Mais de toute façon c'est inutile, car les populations et génomes sont brassés en permanence selon le bon vouloir de leurs membres et des aléas climatiques, historiques ou climatiques.

      Donc tes races, frontiste, elle ne servent à rien, sauf à construire des massacres par des hallucinés d'une pureté délirante.

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    7. Juste merci. Pas mieux.

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  8. @ Olaf

    +1 sur e commentaire

    @ Tous

    Un papier de Slate intéressant sur le sujet :

    http://www.slate.fr/story/57791/papa-papa-bien-enfants

    Et mon commentaire :
    Paradoxalement, elle a plutôt tendance à confirmer ma position :
    - tout d'abord, elle cite quantités de littératures sérieuses qui confirment que l'homoparentalité ne pose pas de problème. Certes, l'auteur questionne le fait qu'il y a eu une évolution et la trouve surprenante. Mais ne peut-on pas se dire que cela vient tout simplement de la plus grande acceptation sociale ?
    - l'étude qui évoque une plus grande instabilité souffre d'un gros problème méthodologique : elle porte uniquement sur les enfants de couples hétéros dont un des parents a eu une relation homo. Cela n'a rien à voir avec un couple homo établi qui souhaite avoir un enfant. Il n'est pas étonnant que les couples étudiés ne soient pas vraiment des couples idéaux pour un enfant.

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  9. Les problème là encore n'est pas les homosexuels : il sont en quelque sorte pris en otage dans le déferlement ultralibéral qui emporte nos sociétés.
    Reprenons là encore l'argumentation des partisans de l'adoption : le "droit" à l'enfant. On est dans une logique consumériste, assez fantasmatique vu la complication en général des procédures d'adoption... à moins que ce ne soit que le prélude à la suite logique non pas du statut de l'homosexualité mais de la légitimation du "désir" contre les barrières que la culture avait édifiées pour en contenir les aspects destructeurs. Les dérives de certaines adoptions dans les pays pauvres (trafic d'enfants) n'indique que trop le lien entre la survalorisation du désir, le marché et la domination sociale sans borne.
    Par ailleurs : vous avez raison d'affirmer que l'homoparentalité ne crée aucun problème "psychologique" en tant de telle : les enfants s'imprègnent du monde tel qu'ils l'intègrent, pour eux il est "normal" et ils y adaptent leur personnalité. Il suffit d'ouvrir un livre d'anthropologie pour constater l'extraordinaire diversité des modèles familiaux dans les sociétés humaines.
    Mais c'est justement cette imprégnation d'un nouveau modèle de rapports sociaux qui mérite réflexion. Les effets en seront long terme et ne seront pas perçus par les psychologues qui ne sont pas ici dans leur domaine de compétence.
    Toutes les cultures créent et organisent des différences entre les hommes, qui sont autant de pare-feux contre la concurrence et la violence. Ceci est tout particulièrement vrai dans la cellule de base de toute société qu'est la famille, qui assigne à chacun de ces membres droits, devoirs et interdits vis-à-vis des autres. Le tabou de l'inceste est d'abord une barrière contre le déchaînement intrafamilial du conflit pour les femmes.Ce n'est pas un hasard si la majorité des violence sont sexuelles ou passionnelles. Que deviendra cette architecture dans quelques dizaines d'années si les modèles parentaux sexués ont été dissous dans la culture de l'indifférenciation qui se généralise aujourd'hui ?

    Accélérer le bouleversement des règles familiales, alors même que nos sociétés sont menacées d'anomie généralisée, c'est jouer avec le feu. La discussion sur "les droits" des homosexuels, l'égalité et tutti quanti n'est qu'une diversion. C'est la solidarité sociale elle-même qu'on délite de coup de canif en coup de canif.

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    1. "C'est la solidarité sociale elle-même qu'on délite de coup de canif en coup de canif."

      Pas du tout, au contraire les nouvelles dispositions visent à renforcer la solidarité au sein des familles en établissant des dispositions juridiques permettant une lisibilité des droits et devoirs.

      De toutes façons les gens ont largement pris le devant dans leur quotidien depuis des décennies, l'évolution de la loi ne fait que reconnaitre une évolution des mœurs que personne n'est en droit d'interdire sous prétexte d'une conception idéologique ou religieuse de ce que doit être une famille. C'est le principe de l'habitus.

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    2. Je vous rejoins ici.

      Cela revient à dire que l'homoparentalité impose de repenser la famille, l'union et le mariage (forme et définition) et d'admettre que la forme actuelle du mariage civil (comme forme de substitution au mariage religieux) est en échec (ce qui n'est d'ailleurs pas faux pour des raisons autres).

      Il faudra sans doute laisser la sacralisation du mariage aux églises et repenser l'union sous forme de contrat notarié. Je ne suis pas sûr que tout le monde accepte d'aller jusque là.

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    3. Ben oui, le mariage civil c'est un acte notarié pas une bénédiction. Pour les religions, ils font comme ils veulent, voire mariages arrangés, c'est courant dans ce milieu de la soumission consentie.

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    4. Hum, pour le coup, je vous trouve naïf.

      Ce n'est pas comme ça que ça se passe et que c'est vécu. Passer devant le maire c'est important et présenté sous forme de cérémonie.

      Un mariage sous forme de contrat civil, c'est tout autre chose. D'un côté, ce ne serait pas plus mal, ça éviterait le coût exorbitant du divorce. Plus besoin de juge et d'avocats.

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    5. J'ai parlé d'un acte notarié, pas d'une cérémonie gnangnan devant un maire, avec costard planplan, remplaçant le prêtre. Où est ma naïveté ?

      Au contraire, je stipule que les mariages relèvent de dispositions contractuelles, pas de fariboles symboliques imposées par les politiciens qui outre passent leurs fonctions. Les politiciens n'ont pas à imposer leurs préférences symboliques.

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    6. @ Olaf

      "la loi ne fait que reconnaitre une évolution des mœurs ..."

      Pour ce dont nous parlons, et assez systématiquement depuis une quarantaine d'année, la loi précède et accentue l'évolution des mœurs. Nous constatons un remodelage des rapports sociaux sur le modèle des classes dominantes. Or la sexualité ou le rapport à l'autre des dominants "fonctionne" justement parce qu'ils sont dominants. Il est plus facile de "libérer" la femme pourvu de gens de maison et d'électroménager haut-de-gamme que la salariée de base pour qui l'incertitude conjugale et le travail est une malédiction (même si elle n'ose plus le dire de peur d'être stigmatisée comme une vieille réac archaïque.

      "une évolution des mœurs que personne n'est en droit d'interdire sous prétexte d'une conception idéologique ou religieuse de ce que doit être une famille"

      Pas du tout. Toutes les sociétés le font. ce que vous appelez "conception idéologique ou religieuse", ce sont tout simplement les règles du "vivre ensemble", les fondements de la culture sans lesquels aucune société ne survit. D'ailleurs personne n'applique ce que vous dites, à part quelques sectes extrémistes qui voudraient légitimer la polygamie, la pédophilie et autre déviances.

      Si vous voulez imaginer une structure familiale intégrant les homosexuels en tant que tels, pourquoi pas ? Mais si vous pensez pouvoir vous émanciper de l'existence même de ces règles non contractuelles, nous sommes très profondément en désaccord.

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    7. En désaccord, les classes sociales ont toutes bénéficié de l'électroménager, encore plus les moins nanties n'ayant pas les moyens de se payer les services d'une lavandière.

      Mes parents cathos avec une famille de 5 enfants ont utilisé la contraception, malgré l'avis négatif de l'église. Je maintiens que les mœurs précèdent les lois, religieuses ou civiles. Car c'est le quotidien matérialiste qui s'impose, pas les arriérations des classes dominantes civiles ou religieuses.

      La plupart des sectes sont des groupuscules réactionnaires et paranoïaques qui ne souhaitent que le maintien des obscurantismes passés sous prétexte d'établir le paradis sur terre en se référant à des légendes. Regardez les sectes religieuses américaines et leurs idéologies fondées sur une interprétation de la bible.

      Les règles non contractuelles pratiquées sont dans le sens d'une évolution de la loi qui ne fait que suivre les pratiques sociales en reformulant le cadre juridique.

      Droit positif évolutif contre droit naturel figé selon les codes des classes dominantes réactionnaires.

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    8. Où diable avez-vous pris que les classes dominantes sont "réactionnaires" ? Qui organise les Gay Pride ou assure leur retentissement médiatique ? Qui diffuse le pseudo-féminisme ("de genre") qu'on nous inflige ces dernières années ? Qui substitue la lutte contre les "discriminations" à la lutte contre les inégalités ? Qui, sinon les classes dominantes et moyennes-supérieures ?

      Vous vivez dans un monde enchanté où nouveauté égale progrès... mais le communisme aussi fut "nouveau", comme le nazisme, et pas mal d'autres impasses historiques. De l'autre côté de la Méditerranée, la "nouveauté" c'est le salafisme alors que la "réaction", c'était les régimes nationalistes laïques...

      La crise familiale pèse d'abord sur les plus défavorisés, ceux qui ont le moins de capitaux économique, social ou relationnel pour compenser les effets du divorce ou du célibat forcé, ou de l'isolement du troisième âge.

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    9. @J.Halpern

      Très juste ce que vous dites. Ce sont les bobos qui réclament le mariage homo et l'homoparentalité, pas le populo qui n'a pas ces préoccupations.

      Ce sont effectivement les bobos de Terra Nova qui jugeaient le populo trop réactionnaire pour pouvoir continuer encore à constituer pour le PS son coeur de cible électoral.

      Anonyme frontiste

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    10. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    11. J. Halpern

      Mais non, les bobos de gay pryde sont minoritaires, des clowns exhibitionnistes entre aperçus une fois de temps en temps.

      Vous ne vous en vous tenez qu'a des épiphénomènes pour établir du fond. C'est pas crédible cette approche du spectacle à laquelle vous abondez.

      Les classes dominantes jouent sur tous les fronts, donc récupèrent tout et n'importe quoi pour leur story telling, et ont les moyens financiers et politiques pour dire tout et son contraire selon l'air du temps des sondages.

      Par ailleurs, les classes "dominantes" sont souvent stupides, donc il n'est pas étonnant qu'elles adhèrent aux tendances du moment pour se rassurer d'être encore dans la course tout en affermissant leurs privilèges. Il n'y pas de calcul, juste se rassurer de faire partie du monde, même si c'est n'importe comment. J'ai assez fréquenté ce milieu pour comprendre leurs forces et leurs désemparements.

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    12. @Olaf

      Ce sont les riches et les privilégiés dont font partie les bobos de Gay Pride, qui, bien que minoritaires par nature pourrait-on presque dire, détiennent malgré tout le pouvoir - dont celui d'impulser des mouvements de mode -, parce que l'élection autour de laquelle s'organise la vie politique française est aristocratique et consacre donc la minorité des bobos riches comme le dit bien E. Chouard, et n'est pas démocratique.

      C'est l'offre (le législateur bobo pro-homoparentalité qui est au pouvoir bien que minoritaire, parce que l'élection est aristocratique) qui crée artificiellement la demande (mariage homo/homoparentalité), et non l'inverse.

      Autrement dit les classes dominantes ne "récupèrent" ni n'"adhèrent" à des "tendances du moment" et à des mouvements de mode qui émaneraient du peuple, ce sont elles au contraire qui les impulsent.

      Anonyme frontiste

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  10. aude france sacerdot18 août 2012 à 11:30

    Bon, je reprends posément, tant que faire je peux. Faire croire que l'égal accès de toutes et tous aux mêmes droits et devoirs, aux mêmes prérogatives dans la vie civile en France, est une fadaise cosmétique et dilatoire est une fadaise que je ne saurai souffrir d'entendre bien longtemps. Considérer les personnes homosexuelles comme les égales des personnes hétérosexuelles, cette égalité s'entendant au même titre que dans "égalite femmes - hommes", à savoir sans volonté de nier les différences accessoires et non essentielles, est un progrès non de la société, mais de la civilisation qui nous fait telles et tels que nous sommes, Français en Europe dans l'Occident de la culture de l'écrit, et que nous faisons chaque jour, collectivement à un moment...Notre seule essence est humaine, il serait temps de le piger en masse. Notre sexe ni notre sexualité ou nos penchants amoureux ne peuvent permettre de nous exclure de quelle que manière que ce soit. Femmes, homos, gouines, Nègres et Youpins: tant l'Eglise catholique aura voulu nier l'humanité pleine et animée de tout être doué de raison.

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    1. je remplace la seconde "fadaise" par "imposture intellectuelle"

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  11. Donc ce sujet n'est pas moins important que d'autres, et contrairement au prix de l'essence ou à la ratification du Traité Austéritaire, chacun, chacune a le pouvoir de faire changer les choses: les mentalités, vers plus de respect de l'Autre. Sans que cela menace la survie de la société française nile maintien d'un haut niveau de protection sociale, sanitaire, politique et syndicale......

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  12. Je regrette de le dire, mais dans cette "histoire", certains cherchent surtout à se faire plaisir sans réellement penser au bien-être, à l'épanouissement et à la construction de l'enfant.
    En effet, L. Pinsolle est libre de prendre position sur certains sujets mais fort heureusement cela n'engage pas notre parti.

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  13. Tout d'abord, un petit coup de chapeau pour votre constance dans l'exposé de vos convictions (mariage et adoption homosexuels) même si la majorité de vos lecteurs, dont moi, ne les partage pas du tout.

    Bien sûr, l'argument "si les célibataires peuvent adopter pourquoi pas les homos (puisqu'ils pourraient le faire s'ils ne vivaient pas en couple)" est régulièrement mis en avant. C'est effectivement illogique et personnellement, je suis contre l’adoption par un célibataire sauf dans le cas précis de l'adoption d'enfants de sa famille suite à un décès (exemple: accident de voiture causant la mort des parents et l'oncle ou la tante célibataire prend en charge ses neveux ou nièces).

    L’argument « on peut imaginer qu’il est plus difficile pour les enfants d’avoir des parents gays, mais après tout, cela est également le cas des couples mixtes, des couples divorcés » est tout à fait spécieux. C’est, comme dirait l’Eglise, ajouter un désordre à un autre désordre. Ce n’est pas parce qu’on a banalisé le divorce, encensé les familles recomposées (à la télé ou chez les « people »), ou que les enfants ne souffrent plus d’être des enfants de divorcés (de par leur statut) qu’ils ne souffrent pas d’avoir des parents divorcés (dans leur réalité de tous les jours).
    Tous les enfants préfèrent avoir leur papa et leur maman ensemble (sauf évidemment quand papa tape maman) plutôt que séparément et en pointillés.

    Enfin, d’un côté purement pratique, l’adoption en France est très difficile. Peu d’enfants adoptables, des critères draconiens (âge des parents, stabilité du couple, moyens financiers), temps d’attente de plusieurs années. Ce n’est pas en rajoutant des candidats qu’il y aura plus d’adoptions. C’est pourquoi il y a tant d’adoptions internationales (Chine, Haïti, Brésil etc.), mais ces pays accepteront-ils l’homoparentalité ? Le risque est effectivement d'utiliser des filières illégales (mère porteuses, trafic d’enfants) mettant la France devant le fait accompli.

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    1. tout a fait d'accord, et vous en oubliez encore un autre : très forte probabilité d'augmentation des "mariages blancs".
      Age

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  14. Vous êtes cinglé c'est tout, ça me tord le coeur pour les pauvres gosses qui auront deux papas ou deux mamans. De la même manière que beaucoup d'enfants adoptés ou nés sous X sont habités par un grave malaise identitaire, beaucoup de pauvres gosses ayant deux papas ou deux mamans auront un grave malaise. C'est jouer aux apprentis sorciers et on risque de le payer très cher. Bien sûr que si que l'homoparentalité causera de graves problèmes et sapera gravement les fondements de la société qui font que celle-ci est viable et qui assurent sa cohésion. Vous pouvez me sortir toutes les études que vous voulez en faveur de l'homoparentalité, je n'ai même pas besoin de les lire pour savoir déjà qu'elles sont débiles et qu'à force d'intellectualiser on perd et on oublie tout bon sens et tout discernement et on n'est plus capable de reconnaître des vérités élémentaires et pourtant ô combien essentielles et structurantes. C'est comme avec les études qui nous disent en dépit de ce qu'on observe sur le terrain que l'immigration est une chance pour la France et que les flux d'immigration sont faibles. Vous allez voir quand quelques années auront passé et que l'homoparentalité se sera généralisée les dégâts. C'est facile de montrer à la télé des familles homoparentales en apparence radieuses, dont les enfants sont en apparence formidablement équilibrés et même plus matures et ouverts que les autres enfants de leur âge et ne souffrent en apparence absolument pas de l'identité de genres de leurs deux parents et de l'absence de référent d'un des deux genres sexuels. Tout le monde sait bien que dans un couple, le père et la mère ont des rôles bien définis, le père est censé représenter l'autorité et les limites à ne pas franchir pour l'enfant pour que ce dernier fasse l'apprentissage de la frustration et apprenne à la canaliser, le père est censé contenir la volonté et les fantasmes de toute-puissance de l'enfant pour qu'il ne se comporte pas en enfant-roi tyrannique, et la mère est censé représenter la douceur.

    "il s’agit de refuser une distinction de valeur entre l’homosexualité et l’hétérosexualité" (L. Pinsolle)

    Non, que vous le vouliez ou non, l'homosexualité et l'hétérosexualité n'ont pas la même valeur. L'hétérosexualité garantit la survie de l'espèce, l'homosexualité nie la complémentarité des deux sexes et refuse l'altérité.

    "le discours sur la nécessité d’avoir un père et une mère est battu en brèche par les familles monoparentales" (L. Pinsolle)

    Ha ha, et vous êtes-vous posé la question de savoir si les enfants de familles monoparentales étaient bien dans leur peau et n'étaient pas plus susceptibles que les autres de sombrer dans la délinquance ?
    Aux USA, la délinquance des adolescents noirs américains est bien plus élevée que celle des adolescents blancs ou asiatiques parce que souvent leur famille est éclatée, et qu'ils n'ont plus de père, père dont ils souffrent de l'absence, celui-ci ayant bien souvent quitté le foyer et délaissé sa famille.
    Si vous leur posiez la question, ces adolescents auraient préféré avoir deux parents plutôt qu'un seul parent, bien souvent la mère qui se trouve débordée et n'arrive plus à assumer tous les devoirs.
    Posez la question à n'importe quel enfant, il vous répondra aussi qu'il préfère sans hésiter avoir un père et une mère plutôt que deux parents du même sexe. Ce simple cri du coeur de n'importe quel enfant devrait suffir à dissuader quiconque de vouloir autoriser l'homoparentalité.

    Anonyme frontiste

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  15. "j’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi on peut s’opposer à une telle extension" (L. Pinsolle)

    Auriez-vous aussi du mal à comprendre pourquoi on peut s'opposer à l'extension du droit de vote aux Etrangers vivant et travaillant en France, payant des impôts et cotisant aux diverses caisses de solidarité ?
    Vu la fermeté de vos convictions face à la pression médiatique et face aux lobbys les plus braillards du moment, je crains que bientôt vous vous déclariez favorable à une telle extension, au moins pour les élections locales.
    Vous êtes comme Alain Juppé, lui-aussi a changé de position sur le mariage homo et l'homoparentalité parce que selon lui il fallait s'incliner devant les faits accomplis et devant les "évolutions" de la société, quand bien même certaines d'entre elles seraient mauvaises. Il se trouve que ce politicien-là, d'opinion aussi changeante sur le mariage homo et l'homoparentalité, au gré du vent du moment, trahit aussi complètement de par ses actes et engagements politiques (promotion des traités européens, de Maastricht à Lisbonne) l'héritage du général de Gaulle, dont il se réclame pourtant. Ce n'est peut-être pas un hasard...

    "qui ne nuit à personne et renforce la République" (L. Pinsolle)

    Arrêtez d'invoquer la République à l'appui de tout et n'importe quoi et à tout bout de champ. Vous n'avez pas le monopole de la République, arrêter de vous gargariser en permanence de ce mot, ça devient ridicule.

    Pour finir, étudiez un peu la sociologie, dotez-vous d'une certaine culture, ça vous fera acquérir de la profondeur et ça palliera et corrigera votre perte du bon sens.

    Anonyme frontiste

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    1. J'ai bien peur que votre culture sociologique ne soit assez vétuste.

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  16. Je ne suis pas le même "Anonyme" que la personne au-dessus.

    Mais allons au fait.
    Le problème : la plupart des études menées jusqu'ici émanent du lobby pro-homoparentalité. A ce titre, elles sont toutes à prendre avec des pincettes, comme l'a prouvé la toute dernière étude du sociologue Mark Regnerus (de l'Université du Texas à Austin), qui en dénonce les failles méthodologiques et propose des résultats basés sur un panel beaucoup plus large que ceux employés jusque-là.

    L'étude de Regnerus date de Juin 2012. Elle est trouvable ici :
    http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0049089X12000610

    Le verdict est sans appel : les enfants élevés dans des familles homosexuelles présentent des taux de troubles comportementaux et émotionnels nettement plus élevés que les autres.

    Regnerus, qui a été violemment pris à partie par les associations LGTB, s'est retrouvé soutenu par 18 sociologues universitaires lassés des attaques dont il était victime. Voici leur communiqué :
    http://www.baylorisr.org/2012/06/a-social-scientific-response-to-the-regnerus-controversy/

    Attention à ne pas prendre parti trop vite et à se renseigner en toute conscience, sans se laisser dicter ses jugements par des biais psychologiques comme la tolérance et l'ouverture d'esprit de rigueur dans le politiquement correct, ou la haine envers les catholiques et les frontistes (dont je ne suis certes pas).
    Sur un sujet aussi sensible que nos enfants (déjà bien suffisemment bousculés par les "génies" de l'Education nationale), il est urgent de réfléchir et de ne pas se laisser entraîner par des préjugés issus de la bien-pensance actuelle.
    Pour que tout soit clair, j'ajoute être de gauche.

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    1. Les études statistiques dans un pays comme les US me font bien rigoler, ce sont des vrais camelots qui tordent les lois statistiques selon leur bon plaisir et mélangent un peu tout selon la pratique du bonneteau.

      Dans mon domaine professionnel technique, j'ai pu constater à quel point les américains des USA sont roublards, ils déversent des tonnes de données chiffrées pour établir des relations de causalité absurdes, au point que ça va finir par leur revenir dans la face comme un boomerang, ils ont une pratique du déni et de l'évitement ahurissante. Ils établissent des critères statistiques totalement aberrants sur le plan méthodologique, en gros ce sont des enfumeurs marketing de premier ordre. On a bien vu comment ils procèdaient lors de leur justification de la guerre en Irak en agitant une éprouvette devant les caméras comme preuve d'arme de destructions massives.

      Les canadiens sont plus rigoureux :

      " Les chiffres des enquêtes réalisées au Québec et par l’Association américaine de psychiatrie sont probants : la proportion de difficultés est identique dans les deux populations."

      http://www.psychologies.com/Famille/Etre-parent/Mere/Articles-et-Dossiers/Homos-et-parents/5

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    2. @olaf

      J'imagine que vous êtes aussi contre les généralisations et préjugés non?
      Donc ce n'est pas parce que Marc Regnerus est américain que son étude est à jeter à la poubelle. Elle est peut être fausse mais on ne peut pas se baser sur le fait qu'il soit américain pour la rejeter.
      Sinon les études en faveur de l'homoparentalité réalisé par des américains seraient fausses aussi.

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    3. Je suis très méfiant vis à vis des américains US concernant les sciences. C'est issu de mon expérience professionnelle, voilà tout. Les américains US sont des joueurs de poker, charmants, enjoués, mais très peu rigoureux souvent. J'ai regardé leurs études qui sont pleines de biais statistiques.

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    4. "Les américains US sont des joueurs de poker, charmants, enjoués, mais très peu rigoureux souvent." Je voudrais dire que non tous les joueurs sont rigoureux, si on veut etre honnête, on joue sur http://casinoenlignecanadians.com/ où on peut pas etre menteur! :)

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  17. Bonjour M. Pinsolle,

    J'ai défendu les couleurs de DLR lors des dernières législatives et comme vous, j'ai suivi les lignes du parti pendant les élections bien qu'elles ne relevaient pas de mon opinion personnelle.

    Je crois que votre papier arrive à point nommé et qu'il ouvre l'opportunité d'un débat nécessaire au sein du parti.

    Comme vous, je ne rejoins pas la position de DLR sur l'homoparentalité et le point de vue de NDA à ce propos est un des rares que je trouve peu convaincant.

    Je pense qu'une prise de position contre l'homoparentalité, non seulement ne renforce pas la république, mais est anti-républicaine. Comment peut-on défendre l'égalité des homosexuels et des hétérosexuels et accorder des droits supplémentaires aux uns et non aux autres ?

    Evidemment, si le fait d'être élevé par un couple homoparental se révélait nocif à l'épanouissement de l'individu, il y aurait légitimité à ne pas l'autoriser. Hors, comme vous le soulignez, les études sérieuses ne semblent pas aboutir à ces conclusions.

    En allant par là, je trouve que ce genre d'études n'est pas très respectueux des couples homoparentaux. Faisons le même genre d'études pour les couples hétéroparentaux, cela serait jugé indécent. Pourtant, il y aurait sûrement à y redire...

    Pour ma part, il ne s'agit plus aujourd'hui de savoir si les couples homoparentaux sont capables d'élever des enfants, mais bien de combattre les préjugés et l'intolérance que cela provoque chez certaines personnes.

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    1. Je rajoute que ce sont certainement davantage ces préjugés et cette intolérance qui mènent aux troubles comportementaux des enfants de couples homoparentaux et non pas le fait qu'ils soient élevés par des homosexuels.

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    2. Il ne faut pas confondre préjugés/intolérance et nécessaires précautions. Je trouve honteux que des enfants aient servi de cobaye pour savoir quelle influence (encore non définie, malgré les "études sérieuses") pouvait avoir l'homoparentalité.

      Vous vous trompez sur un point : les études des couples hétéroparentaux sont encore loin d'être exhaustives, mais très largement répandues : c'est la base même de la sociologie et de la psychologie familiale.

      Ce qui me choque aussi, c'est ce déni de droit de regard sur les associations homo, qui, au contraire des couples hétéro, sont systématiquement surprotégés voir survalorisés dans le débat et dans la pratique. l'injustice qui en découle est au contraire contre les couples hétéro, qui dans ce débat sont systématiquement caricaturés, accusés de tout les maux : maltraitance, "je m'en foutistes", etc comme si c'était le cas général... pour un peu on les accuserait de faire des enfants comme si c'était quelque chose de honteux...

      A mon sens, il y a beaucoup trop d'hypocrisie et de passions dans ce débat, ce qui conduit au "modernisme" comme si c'était infailliblement et intrinsèquement LA bonne voie a suivre, sans proposer aucune solution alternative potentiellement meilleure...

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  18. Plusieurs remarques quand a votre démarche :

    - d'abord opérer un réductionnisme a la base, est-ce une démarche politiquement appropriée ? si vous acceptez ce réductionnisme, alors les cloisonnements de prime abord suppriment toute réflexion sur les points d'émergence. L'émergence est pourtant le point le plus important des phénomènes comportementaux. votre raisonnement peut ainsi être valide en théorie, tout en n'ayant aucune valeur réelle. En pratique la question pleine de "mariage+enfants" pose le problème émergent du développement.
    En général on ouvre les débats, on étend les idées sur des
    sur des sujets connexes, or je remarque qu'ici, sur ce sujet précis, vous vous y refusez.
    Le reproche que je vous fait, est le même que pour la "théorie du genre" : on n'est que dans l'intellect, dans le paraitre. Un petit garçon élevé dans cette croyance "non-genre", qui voudrait être une femme, va se retrouver confronté a l'impossibilité de tomber "en ceinte" ou risque de ne pas comprendre comment il se fait que son "copain" est tombé en cloque...

    - un enfant heureux au sein d'un couple homo a-t-il le même bonheur qu'un enfant au sein d'un couple hétéro ?
    En tout cas, pas celui de bénéficier de l'altérité dans sa construction.
    On peut être heureux et ignorant, mais cela empêche de se réaliser pleinement. Comme le mensonge, c'est l'une des conditions du bonheur pour certains, qui voudraient par exemple que "le mensonge n'est un vice que quand il fait du mal; c'est une très grande vertu, quand il fait du bien".
    Ainsi vous appuyez, sans en être conscient, que "moins on en sait mieux on se porte" ... j'ai un gros doute sur la pertinence de ce point de vue comme moteur de progrès social ...

    - vous semblez a la fin conclure que l'extension des cas particuliers aux cas généraux renforce la république. or, vous légitimez ainsi les revendications communautaires...
    Ainsi si effectivement les couples homo ne font de mal a personne, qu'en est-il de ce bouleversement social, qui mettrait sur le même plan ce qui est fonctionnel et ce qui ne l'est pas, au service de l'intérêt général ? allons nous, au nom de l'égalité, permettre aux aveugles de gérer la circulation aux carrefours ? évidemment non, ça n'a pas de sens, et cette "interdiction de fait" n'est pas une stigmatisation des aveugles, mais une simple prise en considération de leur différence et de leurs capacités. Il doit en aller de même pour les associations sexuelles disfonctionnelles.

    Quand a limiter le mariage entre 18 et 50 ans, je serais plutôt pour.
    Age

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    1. Très bien trouvé. Par égalitarisme on ferait aussi gérer par des aveugles la circulation aux carrefours.

      Anonyme frontiste

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    2. "Il doit en aller de même pour les associations sexuelles dysfonctionnelles."

      Le problème, c'est qu'il n'y a aucune dysfonctionalitées prouvées de couples homos par rapport aux couples hétéros qui sont aussi très dysfontionnels, en témoignent les taux de divorce, les taux de maltraitances enfantines ou de crimes pationnels, la majorité des meurtres sont dans ce cadre établi hétéro, et de viols prouvés.

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  19. Avec les mêmes arguments que vous utilisez pour légitimer le mariage homosexuel et l'adoption homoparentale on peut aussi légitimer le mariage entre 2 personnes de la même famille, le mariage polygame etc... ( et les adoptions qui vont avec)

    L'institution de départ aura alors été totalement galvaudée ( ce qu'elle est déjà en partie avec des couples qui se marient plus pour le jeu et qui divorcent quelques mois après ).

    Ils deviendrait alors plus cohérent de supprimer le mariage civil et le remplacer par autre chose ( une sorte de pacs généralisé ) ou par rien ( ce qui est l'avis de certains républicains puristes ).

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    1. Je ne suis pas d'accord sur le point 1 : l'interdiction du mariage consanguin se justifie très bien par le fait qu'il augmente le risque de maladies héréditaires au sein des familles (mucovisidose, myopathie, etc.)

      Quant à la polygamie, c'est une atteinte à l'égalité des sexes.

      Concernant le point 2 : un pacs généralisé ou un mariage généralisé, cela ne revient pas au même en ce qui concerne le sujet de cet article?

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    2. " l'interdiction du mariage consanguin se justifie très bien par le fait qu'il augmente le risque de maladies héréditaires au sein des familles (mucovisidose, myopathie, etc.)"

      Je ne voulais pas parler spécifiquement du mariage consanguin hétérosexuel mais de toutes types d'unions. Par exemple le mariage entre 2 frères : vous serez obligé de le considérer comme un mariage homo
      classique.

      En ce qui concerne le mariage entre un frère et une soeur il est toujours meilleur que le mariage homo du point de vue de la reproduction. Mais vous allez me dire que le mariage ne doit pas être corrélé à la faculté de se reproduire. Et bien on peut alors utiliser ce même argument pour justifier le mariage entre un frère et une soeur ( avec par exemple interdiction de faire des enfants mais possibilité d'adopter ).

      "Quant à la polygamie, c'est une atteinte à l'égalité des sexes. "

      Je voulais aussi inclure la polyandrie. Et là on utilise les mêmes arguments que Mr Pinsolle ( ce sont des adultes responsables qui ne font de mal à personne, c'est inégalitaire de leur refuser ce droit etc... )

      "Concernant le point 2 : un pacs généralisé ou un mariage généralisé, cela ne revient pas au même en ce qui concerne le sujet de cet article?"

      C'est une question de définition. Pour certains le mariage est une institution chargée d'assurer la supériorité morale d'un certain type d'union ( à savoir l'union de 2 personnes de sexes différents, qui se jurent fidélité, assistance mutuelle, et si possible avoir des enfants avec entretien et éducation conjointe des enfants) qui permet de pérenniser le fonctionnement normal de la société. mais alors pourquoi pas le mariage homo ? Déjà on peut dire que ce mariage n'est pas généralisable : si tout le monde devient homo il n'y a plus d'enfants ( du moins élevés par leur géniteur) et la société s'écroule ( de même on ne sait pas encore bien l'effet sur la psychologie de l'enfant d'avoir 2 mamans). D'où la "supériorité" du mariage hétero. Accorder le mariage homo serait donner la même valeur aux deux unions ( hétéro et homo ) alors que l'une est généralisable et pérennisable et l'autre non. C'est pour ça que je parle de galvaudage: ce serait comme donner un diplome à tout le monde, sa valeur en serait diminué.

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    3. Enfin quand je parlais de pacs généralisé je faisais allusion à un contrat civil qui définirait une union qui ne serait pas forcément basé sur l'attirance sexuelle : par exemple entre 2 frères ou entre 2 amis. Ce contrat réglerait par exemple certaines questions administratives comme la fiscalité, l'héritage ou l'adoption. Par exemple si un des "conjoints" meurt le survivant a alors automatiquement l'héritage et la charge des enfants du défunt. Ca existe peut être déjà je ne connais pas beaucoup le droit.

      Cordialement.

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    4. J'ai conscience que je peux choquer des personnes en parlant de supériorité du mariage hétérosexuel je m'en excuse. Ce mariage pourrait peut être être généralisable sans poser de problèmes mais on ne sait pas encore ces effets sur la société ( ainsi que l'adoption homoparentale) sur le long terme. Le fait est que l'on nous a vendus beaucoup de choses sous couvert de bonnes intentions et qui se sont révélés une mauvaise chose sur le long terme ( comme le libre échange et l'Euro qui devait rapprocher les peuples). Peut être que le mariage et l'adoption homo se révéleront une bonne chose au final mais il faut bien réfléchir et ne pas céder à un effet de mode.

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  20. Bonjour,

    je crois que la mise au point sur votre rôle de porte-parole DLR et votre opinion personnelle est une bonne chose ! Je vous en remercie (et dans ces conditions je trouve intéressant que vous exprimiez effectivement vos points de vue). Et je pense effectivement que sur ce sujet ça ne met pas en danger le parti ou n'implique de démission de votre part (ce n'est pas comme si vous souhaitiez garder l'euro ;)

    Personnellement moi j'ai les même points de vue que NDA, non pas par souci de coller absolument à la ligne du parti DLR mais parce que je les partage tout simplement.

    1) Non au mariage homosexuel, oui à une union sous un autre nom qui offre les mêmes droits que les personnes hétérosexuelles.

    Je pense que le mariage ne peut être dissocié du droit à l'adoption, voilà pourquoi je préfère une séparation de nom, car je suis contre l'adoption.

    De plus, je crois profondément qu'un contrat d'union (le mariage) est en réalité le moyen pour la société de dire : voilà le type d'union que nous prônons (ça ne veut pas dire vous devez tous vivre comme ça, il y a les célibataires contents, les gens en couple sans se marier, les couples homosexuels...). Alors bon, si les homosexuels veulent un contrat d'union aussi d'accord ! Mais ne le fondons pas dans le mariage qui est différent, qui concerne un homme et une femme. De même si un jour la polygamie se développe, qu'elle devient légale et qu'ils demandent à pouvoir se marier... même chose. Tout ça me parait logique et pas discriminant ! Tout n' pas à être fondu dans un même paquet pour être juste et non-discriminant (un peu le mal d'aujourd'hui où tout doit rentrer dans le même paquet, doit être paritaire, etc etc).

    2) Pourquoi je suis contre l'adoption ? Je ne considère pas les homosexuels comme moins capables d'élever des enfants ou dangereux, j'estime simplement que nous, la société, n'avons pas le droit de choisir pour un enfant de le placer chez un couple homosexuel, voilà tout. Je pense que ce n'est pas notre rôle. Je pense que le terme "droit à l'enfant" est dangereux par ailleurs, je ne pense pas qu'il existe un "droit à l'enfant". Les enfants on peut les faire où on ne peut pas, si on ne peut pas on peut se tourner vers l'adoption, la société alors se donne le droit de donner un enfant à un couple comprenant un homme et une femme car c'est comme ça que la nature permet de faire des enfants. Dès lors la responsabilité de la société à choisir à la place de cet enfant est minime, acceptable.

    Par contre ! Je suis totalement pour qu'un conjoint ou une conjointe homosexuel(le) est le droit de devenir parent légal(e) de l'enfant déjà conçu de son conjoint(e) ! Oui, mille fois oui. Ils vivent déjà ensemble, de fait la compagne de sa maman est sa belle-mère, qu'elle est des droits de parents je dis oui. L'enfant est donc l'enfant d'un des deux.

    Je crois que ces positions sont les plus justes et les plus logique. De plus elles sont un vrai compromis. Je pense que dans ce cadre nous aurions une société moderne tout en préservant un cadre légitime.

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  21. Après l'Horreur économique engendrée par le néolibéralisme, l'Horreur anthropologique et la dégénérescence morale engendrées par l'idéologie libertaire ("il est interdit d'interdire").

    Il faut vraiment être cinglé et facilement influençable, avoir des valeurs peu assurées et peu certaines, une moralité friable, et s'être fait sacrément corrompre le cerveau par toute la propagande ambiante pour ne plus être capable de discerner l'aberration anthropologique évidente que constitue l'homoparentalité, et de discerner le Bien du Mal, le juste de l'injuste, le beau du laid.

    Avez-vous seulement songé à demander leur avis aux enfants ? Non, ça ne vous a même pas effleuré l'esprit. Vous préférez être plein de sollicitude et de diligence pour le bon plaisir et les revendications hédonistes de bobos, plutôt que de vous préocupper du bien-être des enfants.

    En voulant mettre fin à ce vous percevez - à tort - comme une discrimination, vous contribuez à en créer une bien réelle, elle ("Qui veut faire l'ange fait la bête").
    En effet, dans l'histoire, s'il était mis fin à la non-reconnaissance, par la loi, de l'homoparentalité (qui, de manière regrettable, existe certes déjà de fait : par adoption en tant que prétendu célibataire, ou par recours à l'insémination, pour les lesbiennes, ou aux mères porteuses, pour les gays), alors apparaîtrait-il une véritable discrimination qui résiderait dans le fait que les enfants de couples homos ne se verraient pas doter du même capital de départ dans la vie que les enfants de couples hétéros, car les premiers n'auraient pas la chance des seconds d'avoir des parents des deux sexes pour se construire.
    Certes, il existe déjà des inégalités de naissance : de fortune par exemple, mais l'Etat s'efforce alors de les corriger par des allocations pécuniaires ; ou encore d'environnement familial si les géniteurs sont défaillants et n'assument pas leurs devoirs vis-à-vis de leurs enfants, mais alors l'Etat intervient et place les enfants dans une famille d'accueil, de substitution ou d'adoption où ils seront correctement élevés, éduqués, nourris et où ils recevront l'amour nécessaire. Ici, délibérément, on crée une inégalité, et ce dès le départ. Il y a suffisamment d'enfants en souffrance et en danger aujourd'hui et des services sociaux manquant assez de moyens comme cela, par rapport au nombre d'enfants nécessitant d'être suivis, pour jouer avec le feu.

    L'avenir des enfants est en jeu, on n'a pas le droit de prendre le risque de le compromettre avec des expérimentations hasardeuses, pour satisfaire le bon plaisir de bobos, qui ne veulent pas assumer les conséquences de leur sexualité.

    L. Pinsolle s'est-il demandé si lui aurait bien accepté, enfant, d'être élevé par des parents du même sexe ?

    Anonyme frontiste

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  22. @ J Halpern

    Pour moi, et là, je suis d’accord avec NDA, il n’y a pas un droit à l’enfant, il y a des droits de l’enfant. Un enfant n’est pas un produit de consommation bien sûr. C’est parce que je crois qu’il n’y a pas de conséquences néfastes pour les enfants et que cela créerait un cadre juridique bienvenu pour tous les enfants qui sont aujourd’hui dans cette situation.

    En outre, je ne crois pas que cela pousse à l’indistinction entre les sexes, mais à une fin de la différenciation entre les types de couples. A mon sens, cela renforce la République et la solidarité sociale en rapprochant les homos des hétéros au lieu de les pousser dans un ghetto différencié et communautariste du fait du rejet implicite que les lois actuelles véhiculent.

    @ Aude

    Je suis d’accord.

    @ Claribelle

    Il y a du vrai dans ce que vous dites sur les autres couples, mais en même temps, pourquoi exclure particulièrement les couples homos par rapport aux autres ? En outre, beaucoup d’études montrent qu’il n’y a aucune conséquence pour les enfants.

    Sur l’adoption, mon objectif n’était pas de dire que cela augmenterait le nombre d’enfants adoptables.

    @ Anonyme frontiste

    Il y a quand même beaucoup d’études qui confirment l’absence d’impact pour les enfants. Même les personnes peu favorables à l’homoparentalité le reconnaissent et doivent recourir à des procédés contestables pour arriver à défendre une autre opinion.

    Oui, pour moi, il n’y a pas de différence de valeur.

    Il n’y a aucun rapport avec le droit de vote des étrangers ! Je n’ai rien à faire de la pression médiatique (il y a suffisamment de sujets où je défends des points de vue franchement minoritaires). J’ai changé d’opinion car j’ai réfléchi davantage à la question (comme en 1992 sur Maastricht d’ailleurs).

    @ Anonyme 2

    Le problème est que la méthodologie de Regnerus est hautement contestable : il fait une étude sur les enfants de couples principalement hétéros, dont un des deux membres a eu une relation homosexuelle. Nous ne sommes pas du tout dans le cadre de couples homos assumés et stables mais de couples assez instables. Pas illogique que les enfants souffrent dans de telles circonstances.

    Il y a également eu des réactions inverses…

    @ Olaf

    Très juste. En une lecture rapide du papier de ce chercheur, j’ai identifié un gros défaut méthodologique.

    @ Sunny Avry

    Merci

    @ Age

    Je pense que ce sont deux questions différentes (même s’il y a un lien) car législativement, elles sont traitées différemment dans la grande majorité des pays. Je suis totalement opposé à la théorie du genre.
    Je ne pense pas qu’un enfant de couples homos ne bénéficie pas de l’altérité : il y a les frères, sœurs et parents des parents, l’école…
    Non, les communautaristes demandent d’être traités différemment des lois de la République (burqa, voile, qui contreviennent à notre tryptique liberté – égalité – fraternité). Là, il s’agit d’unifier le traitement des couples. Au moins, vous êtes cohérent pour le mariage, mais ce n’est pas mon opinion.

    @ Raiden

    Non, vous faites comme ceux qui répondent Zimbabwe quand on dit monétisation et Corée du Nord quand on parle de protectionnisme. Une grossière exagération qui détourne le débat de sa réalité. Il s’entend bien sûr (j’en ai parlé hier) de couples adultes consentants répondant aux règles en vigueur sur les liens familiaux.

    Votre dernier commentaire donne une autre dimension à votre intervention.

    @ Flo

    Merci. Même réponse que pour Raiden sur la question de la polygamie. Ce n’est pas parce que nous sommes protectionnistes que nous souhaitons nous inspirer de la Corée du Nord.

    Sur l’adoption, je crois que beaucoup d’études démontrent qu’ils sont parfaitement aussi capables. Et sur le mariage, je pense qu’il est essentiel de donner les mêmes droits aux couples homos comme hétéros pour bien montrer que notre société n’émet pas de jugement de valeur entre les deux.

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    1. Vous supposez que cela va s’arrêter avec le mariage et l'adoption homoparentale, rien n'est moins sûr.

      " répondant aux règles en vigueur sur les liens familiaux."

      Ces règles sont en perpétuelle évolution ( qui aurait imaginer il y a 100 ans que le mariage homo serait possible ).Il se peut que dans 50 ans les gens débattront du mariage multiple ( si la société ne s'écroule pas avant du fait de facteurs économiques et sociaux)

      Le mariage civil originel aura alors perdu toute valeur et finira par être supprimé ou remplacé par une sorte de contrat civil qui ne sous entendra pas forcément une relation amoureuse ( comme je le décris plus haut ).

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    2. "Je ne pense pas qu’un enfant de couples homos ne bénéficie pas de l’altérité : il y a les frères, sœurs et parents des parents, l’école…"

      - hm frères/sœurs ... oui peut être, en tout cas s'il y a, mais je vous rétorquerais que c'est encore différent du paradigme d'autorité parentale, et de l'altérité que cela suppose...

      parents des parents : j'avoue que les papis/mamies je n'y avait pas bien réfléchi...
      mais de ce point précis, les expérience que j'en ai, signifieraient que le fait qu'une tierce personne (ni père ni mère) autoritaire s'insère entre les parents et les enfants schyzophrénise la configuration parentale. l'enfant ne réclame plus "papa maman" mais "papi mamie", court-circuitant les parents. En réaction, ceux-ci vont avoir le réflexe de court-circuiter les grands-parents, car ils ont besoin de l'approbation (amour) de leurs enfants, en tant que parents.
      - le comportement de l'enfant n'est pas le même s'il est dans cette famille élargie que dans sa famille immédiate.
      - Les grands parents ont résolu (ou pas/pas du tout) les problèmes qui se posent aux parents immédiats, ce qui entraine l'irrésolution généalogique populaire :

      "Six ans
      Notre Papa sait tout
      Quinze ans
      Notre Papa sait beaucoup
      Vingt ans
      Décidément Papa ne sais pas grand chose
      Trente ans
      Nous pourrions tout de même demandé l'avis de Père
      Quarante ans
      Père sais quand même quelque chose
      Cinquante ans
      Père sais tout
      Soixante ans
      Ah si nous pouvions encore demander à Père."

      et n'y change rien...

      - Enfin, les enfants c'est de la merde. cf. ce mini-Hollande : http://www.youtube.com/watch?v=E8aprCNnecU

      Pour ce dernier, humour évidemment ^^
      mais bon, y'a quand même quelque chose a réfléchir, de même sur l'enfant-roi ...

      - Quelle proportion des parents acceptant le mariage homo se posent des questions sur leur propre parentalité ?

      @réponse a Raiden :
      l'association sexuelle est consentante, oui, mais si les enfants ne sont pas mis en relation avec ce consentement, ils sont liés avec une dimension affective qui n'est pas vierge de certaines formes de chantages affectifs...

      @réponse @flo : "il est essentiel de donner les mêmes droits aux couples homos comme hétéros pour bien montrer que notre société n’émet pas de jugement de valeur entre les deux".

      pour bien montrer que notre société n'émet pas de jugements tout court, il est essentiel de ne pas répondre a la question tout court.

      Ici vous entrez dans le domaine du chantage affectif, et c'est malsain ... il faut parfois faire preuve de fermeté, surtout devant la futilité.

      Age

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  23. De toute manière, le juge de paix pour savoir en définitive qui a raison c'est le populo : le populo ne se trompe en effet jamais, ou est réputé ne se tromper jamais. C'est bien pourquoi il est considéré de manière largement partagée que la souveraineté populaire est la forme la plus achevée de démocratie, et la forme la plus recommandable de gouvernement (ce qu'on appelle aujourd'hui "démocratie directe" ou "gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple").

    Or le populo est pour la peine de mort pour les criminels et les pédophiles, contre l'intervention et l'ingérence militaires françaises en Syrie (et contre tout bellicisme guerrier et toute guerre impériale d'agression), contre l'immigration, contre le mariage homo et l'homoparentalité, contre l'euro et l'UE.

    Donc quand vous défendez le mariage homo et l'homoparentalité, vous avez tort.

    Anonyme frontiste

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  24. Pourquoi n'y a t-il jamais eu d'étude sérieuse sur l'apparition de l'homosexualité dans la vie d'un individu ? Pensez vous réellement que c'est génétique ? Aucune publication scientifique la dessus...

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  25. Les enfants qui auraient donc des parents d'un seul et même sexe seraient donc ignominieusement discriminés par rapport à leurs petits camarades qui auraient eux la chance d'avoir des parents des deux sexes.

    Il y aurait donc une différence de traitement inacceptable entre les enfants, certains d'entre eux étant délibérément privés d'un père ou d'une mère.

    Il y aurait de surcroît un risque de stigmatisation, à l'école, en club de sport, des enfants qui auraient deux parents du même sexe. Voire des risques de brimades ou de mises à l'écart.
    Ceci nous rappelerait les heures les plus sombres de notre Histoire.

    Nous ne pouvons l'accepter.

    Aussi, nous, Françaises et Français de tout âge, de toute condition et de toute race réaffirmons par la présente notre opposition résolue à la promulgation de la loi scélérate portant reconnaissance par l'Etat de l'homoparentalité, qui nuirait gravement à l'intérêt de certains de nos enfants.

    Anonyme frontiste

    PS : Merci de faire circuler

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  26. L.Pinsolle fait donc prévaloir un droit imaginaire à l'enfant qu'auraient les couples homosexuels, sur le droit de tout enfant à avoir un père et une mère.

    Chacun pourra juger.

    Anonyme frontiste

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  27. je n'entrerai pas dans les détails ni la polémique et le piège que veulent te tendre certains donc juste un mot pour te dire que à titre personnel, ,je te soutiens, comme tu as le soutien habituel du Cercle Jean Moulin tant sur le mariage LGBT que sur l'homoparentalité. Et oui , tu peux avoir une voix différente quand tu interviens et tu le dis à titre perso et non comme porte parole de DLR. Ainsi tu as très bien fait de ne pas le faire en la matière pendant la présidentielle.
    Bien à toi, Salut et Fraternité

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  28. @ Raiden

    Je crois qu’il faut juger ici en fonction des mérites respectifs du cas présent et pas en fonction des conséquences que cela pourrait avoir. Sinon, on ne fera plus rien. Pas la moindre mesure protectionniste si on pense que l’on peut tomber dans l’autarcie. Pas la moindre monétisation si on pense que cela peut finir en hyperinflation. Si on part du principe qu’il faut prendre en compte toutes les mesures qui pourraient être prises dans les prochaines décennies (par-delà l’arbitraire d’imaginer ce qu’une loi passée aujourd’hui pourrait provoquer demain), le pouvoir politique ne fera plus rien.

    Je crois qu’il faut faire ce que l’on pense juste pour l’intérêt général aujourd’hui.

    @ Anonyme frontiste

    C’est juste. La démocratie est le seul juge de paix à la fin. Mais aujourd’hui, le populo, comme vous le dites, est pour l’euro et l’UE (après une campagne, ce serait différent sans doute). En outre, n’oubliez pas que 65% des Français sont favorables à l’extension du droit au mariage. Donc, aujourd’hui, le populo, comme vous le dites, est sans doute favorable à cette évolution…

    On pourrait écrire la même chose pour les parents divorcés. Faut-il interdire le divorce et contraindre les parents à rester ensemble.

    Non, sur cette question, je me suis prononcé qu’à partir du moment où j’ai eu la conviction que les enfants n’en souffrent pas, ce qui est illustré par de nombreuses études.

    @ Grégory

    Merci

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    1. "aujourd’hui, le populo, comme vous le dites, est pour l’euro et l’UE" (L.Pinsolle)

      Le peuple français, définitivement échaudé, a rejeté à une large majorité - 55% - le TCE en 2005. Le traité de Maastricht, en 1992, n'a été accepté - de justesse - que parce que le peuple français, telle la grenouille, n'était pas encore totalement échaudé par l'UE, et surtout parce que la campagne référendaire ne s'est pas déroulée dans des conditions de visibilité et d'accès médiatiques équitables : la classe politique française, non représentative du peuple français dans sa diversité de par son mode de désignation, l'élection, qui n'est pas démocratique mais aristocratique, était en effet très majoritairement en faveur du "oui", et l'ensemble du complexe médiatique, duquel la pluralité des opinions était absente, et qui était déjà entièrement dépendant des puissances d'argent et aux mains de gros intérêts privés, industriels ou bancaires, a formidablement matraqué au service du "oui" le cerveau des français, leur faisant miroiter la prospérité, la paix, le plein-emploi, la félicité, et exerçait alors un monopole de l'information, qu'en 2005 des médias et blogs alternatifs sur Internet ont pu contester et remettre en cause avec succès. Le résultat du référendum de 1992 aurait donc dû être invalidé par la Cour constitutionnelle, si celle-ci n'était pas politique.
      C'est vrai que les Français sont encore réticents à quitter l'euro, mais c'est là encore parce que le système et ses valets leur promettent l'apocalypse si la France venait à sortir de la zone euro, sans que les médias officiels opposent à ces Cassandre, dans un débat transparent et honnête, des gens qui leur porteraient la contradiction. Comme les Français, sur cette question de l'euro, sont sous influence et ne sont pas honnêtement informés, leur avis est biaisé par la propagande du système. Si on leur exposait tous les points de vue, ils seraient assurément en faveur du retour au Franc.

      "65% des Français sont favorables à l’extension du droit au mariage" (L. Pinsolle)

      Ces sondages sont commandés par le lobby homo et sont biaisés, sur cette question aussi, par le matraquage médiatique univoque.

      Les sondages en 1981 montraient une nette majorité de Français en faveur de la peine de mort, car à cette époque-là ils n'avaient pas encore été intoxiqués par la propagande médiatique. Depuis, celle-ci a fait son oeuvre, et les sondages aujourd'hui montrent une majorité de Français contre la peine de mort. Du fait de cette propagande médiatique, on ne peut donc exciper des sondages les plus récents sur cette question-là.

      Anonyme frontiste

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    2. "On pourrait écrire la même chose pour les parents divorcés. Faut-il interdire le divorce et contraindre les parents à rester ensemble" (L.Pinsolle)

      On ne pourrait pas du tout écrire la même chose pour les parents divorcés. Ce n'est pas parce que des parents divorcent que leur enfant cesse d'avoir un père et une mère, tant aux termes de l'état civil, que biologiquement, que dans la vie réelle : la Justice veille en effet à maintenir le lien de l'enfant avec chacun de ses deux parents, par l'octroi à ces derniers de droits de garde alternée et partagée ou de droits de visite.
      De la même manière, si un des parents meurent, le parent survivant se remarie souvent. L'enfant aura un beau-père ou une belle-mère.

      "Non, sur cette question, je me suis prononcé qu’à partir du moment où j’ai eu la conviction que les enfants n’en souffrent pas, ce qui est illustré par de nombreuses études" (L.Pinsolle)

      On a encore trop peu de recul, la première génération d'enfants élevés par un couple homo n'a pas encore atteint l'âge adulte, le phénomène n'a pris son essor que très récemment, avec l'arrivée de l'insémination artificielle et de la gestation pour autrui.
      Pendant plusieurs années, on a cru pouvoir nourrir les vaches, de la classe des herbivores, avec des farines animales, jusqu'à ce qu'elles développent la maladie de Creutzfeld-Jacob dite de la vache folle.
      On ne peut pas transgresser et se jouer impunément des lois de la nature, qui finissent toujours par se rappeler à nous.
      Un enfant a besoin d'un père et d'une mère pour se construire, parce qu'ils ont des rôles bien distincts et complémentaires. Le père ne peut se substituer à la mère et la mère ne peut se substituer au père.
      Je doute que ces études soient faites par des gens complètement objectifs, qui soient capables de mettre leurs a priori, sans doute favorables, totalement de côté au moment de l'étude, et qui ne cherchent pas uniquement ce qui pourrait corroborer leurs a priori.
      Le militantisme et le lobbying gay sont en effet très actifs, beaucoup plus actifs que le militantisme et le lobbying des défenseurs de l'enfance, très discrets malheureusement.

      Anonyme frontiste

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    3. Enfin, pensez-vous vraiment qu'il n'y a aucun risque que la proportion des enfants d'homos qui seront perturbés psychologiquement soit au moins aussi élevée que celle, dont on sait qu'elle est fort significative, des enfants adoptés ou nés sous X qui sont perturbés psychologiquement ?

      Anonyme frontiste

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    4. Il faut surtout arrêter de penser a la place des enfants car ils se fichent que leurs parents soient hétéros homos ou divorcés ; les plus gros dégâts sont fait par la psychologie a deux balles

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  29. En vieillissant vous redeviendrez conservateur, vous verrez. Là politiquement vous êtes comme un ado qui a besoin de faire ses expériences, qui a envie d'humer d'autres airs que celui parfois un peu étouffant de la maison/du parti, mais qui au bout du compte finit toujours par revenir au bercail.
    Pour la société c'est la même chose. Elle est en pleine crise d'ado aujourd'hui, elle veut faire table rase du passé, des habitudes et des traditions, ressenties tout à coup comme trop pesantes, comme étant un frein à l'épanouissement individuel. Mais vous verrez qu'à un moment donné il y aura un mouvement de réaction, une reprise en main, qui risque malheureusement d'être brutale, et qu'on en reviendra de toutes ses expériences sociétales désastreuses : gens déstructurés, anomiques, sans repères. Dans la communauté musulmane, on peut constater depuis quelques années déjà un très net raidissement, qu'on peut figurer grossièrement par la burqa en réaction au string (même si personnellement je trouve qu'il faut être assez névrosé pour arriver à se sentir agressé par un string, ou à en avoir peur, si c'est une belle femme qui le porte).
    Regardez enfin comment ont complètement viré leur cuti les ex-68-ards : ils ont fini comme gros patrons de presse ventripotents, ou comme banquiers, ministres, au Parlement français ou européen, dans les conseils d'administrations des entreprises du CAC 40 et comme faucons dans les cercles néoconservateurs et atlantistes, ce qui n'est pas vraiment glorieux si on se souvient de leur anticolonialisme et de leur anti-impérialisme virulents à l'époque.

    Anonyme frontiste

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  30. A partir du moment où on admet qu'il vaut mieux, pour un enfant, qu'il ait un papa et une maman, plutôt que deux papas ou deux mamans, on ne peut plus nier que les enfants qui ont deux papas ou deux mamans sont discriminés par rapport aux enfants qui ont un papa et une maman et que du coup un pays qui a les plus hautes exigences en terme de cadre et d'environnement familial à offrir à TOUS ses enfants, sans distinction, ne peut avaliser l'homoparentalité.

    Comment l'enfant d'un couple gay (resp. lesbien) peut-il interpeller, ou désigner à d'autres, un de ses parents ? Papa (resp. maman) ? Mais lequel (resp. laquelle) des deux papas (resp. deux mamans) puisqu'il en a deux ? Il ne peut plus dire papa (resp. maman) comme les autres enfants de son âge, et est du coup obligé d'appeler ou de désigner le parent voulu par son prénom, ce qui met à bas la nécessaire hiérarchie familiale parents/enfants et brise le nécessaire lien vertical des parents aux enfants.
    S'il y a deux papas (resp. deux mamans), il n'y alors plus de papa (resp. de maman).
    En effet, le papa n'existe et ne se définit que par rapport à la maman, que parce qu'une maman existe. L'un n'existe pas sans l'autre, ils sont différents et complémentaires.

    Et encore une fois, si les parents divorcent, la Justice du pays s'efforce de limiter au maximum les répercussions et le traumatisme sur l'enfant en maintenant le lien de l'enfant avec chacun de ses deux parents.
    Et en cas de décès de l'un des parents, il restera malgré tout à l'enfant le souvenir du parent décédé, et en outre il est possible que le parent survivant se remarie.

    Anonyme frontiste

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  31. @LP,

    On peut, sur des sujets sérieux, laissez la parole à des économistes, on peut. On peut aussi laissez la parole à des philosophes, ce qui me paraît plus raisonnable - mais je peux me tromper.

    C'est par-là :

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2007/06/21/l-homoparentalite-en-question-par-sylviane-agacinski_926550_3232.html

    L'économie, pour les économistes, c'est bien - et encore... Pour le reste...

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  32. Et bien Laurent Pinsolle,
    C'est tout à votre honneur de prendre une telle position, je ne peut pas bcp vous aider pour l'instant parce que j'ai peu de temps et un peu saturé par ce débat. Juste une petite rémarque, en Belgique, les homos adoptent difficilement car les jeunes femmes qui abandonent leurs enfants peuvent réfuseur que celui ci soit confié à un couple homo. Alors ils se dirigent vers l'adoption international, mais seul le brésil accepte que ses enfants soit confié à de couple homos. Donc je crains que l'adoption en tant que celib pour les hommes restera la solution la plus utilisé, mais pour les femmes c'est vraiment absurde ne pas se rendre compte que la loi ne peut pas les empêcher d'élever en couple un enfant. Bien à vous (mais je conaissai déjà votre position sur le sujet.

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