lundi 20 octobre 2014

Emmanuel Macron fait ce que Sarkozy n’avait pas osé faire !


Dans quelques années, quand on prendra un peu plus de recul sur ce qu’il se passe, on regardera sans doute avec étonnement cette majorité prétenduement de gauche, qui parie son mandat sur la libéralisation de l’économie, après 10 ans de pouvoir de droite !



Je libéralise, tu libéralises, il libéralise, nous libéralisons

Il est tout de même effarant que les médias ne notent pas davantage l’effarant paradoxe qu’il y a à ce qu’une majorité dite de gauche ponde une loi de libéralisation de l’économie après dix années de majorité de droite. Après tout, François Hollande n’avait pas reproché à Nicolas Sarkozy d’’avoir été trop dirigiste pendant son mandat et de ne pas avoir fait assez d’effort pour libérer les entreprises pendant la campagne de 2012. Il l’avait, logiquement, plutôt attaqué par la gauche. Et voilà que deux ans et demi après, la majorité dite de gauche, par la voix d’Emmanuel Macron, nouveau ministre de l’économie, dénonce les « trois maladies de la France : la défiance, la complexité et le corporatisme ».

Un tel discours semblerait plus cohérent dans la bouche de Margaret Thatcher, après avoir repris les rênes de la Grande-Bretagne que dans celle d’un ministre d’une majorité « socialiste » qui a récupéré le pays deux ans auparavant, après dix années de pouvoir de la droite. Au programme : facilitation du travail le dimanche et le soir, dérégulation des professions dites protégées avec ouveture du capital des pharmacies, ouverture du transport par autocar, qui pousse la SNCF dans un sens toujours plus élitiste et éloigné du service public et poursuite des cessions d’actifs de l’Etat. Mais après tout, cela est dans la continuité pour un PS qui a plus privatisé que la droite et dérégulé la finance comme personne.

La dérive thatchérienne du PS se poursuit

Finalement, ceci n’est pas surprenant. Au final, le programme commun et 1981 n’ont été qu’une parenthèse pour un parti que le Général de Gaulle aurait dit ne pas aimer car il n’était pas socialiste. François Mitterrand a fait plus pour la libéralisation de la finance que quiconque et Lionel Jospin davantage privatisé qu’Edouard Balladur et Alain Juppé. Mais la politique économique du PS place le pays dans une impasse politique car les Français se retrouvent à choisir entre deux variantes légères de la même potion austéritaire néolibérale, seuls quelques détails parvenant encore à différencier les politiques menées par les deux camps. Comment trouver une alternative quand les deux partis sont si proches.

Mais s’il y aurait une certaine logique à ce que l’UMP cède à ces sirènes, il est effarant, pour reprendre Paul Krugman, que François Hollande adopte les politiques de la droite la plus bête. Tout ceci montre que plus personne ne réfléchit au PS, parti qui est bien davantage uni aujourd’hui par la défense tribale de ses prés carrés que par une quelconque idéologie, si ce n’est sur quelques questions sociétales peut-être. Mais il faut être honnête : l’UMP ne vaut pas mieux. Comment ne pas être sidéré par le manque de curiosité intellectuelle de nos deux grands partis de gouvernement qui ne réfléchissent plus à rien, et qui ne semblent que gérer à la marge ce que l’époque semble leur dicter.

31 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

    RépondreSupprimer
  2. Rien que du très prévisible avec le kapo de Rothschild... C'est une technique déjà éculée par les oligarques, à l'étranger, depuis 20 ans : faire faire par la "gauche" ce que la droite n'ose pas faire, comme Tony Blair et Zapatero.

    Tony Blair avait triplé les frais d'inscriptions universitaires, ce que la vieille rombière n'avait pas osé faire ; Zapatero a singé Ronald Reagan comme un caniche néolibéral bien dressé et a fait son numéro de cirque contre les aiguilleurs du ciel (numéro appris par cœur depuis la première de 1980), surpassant en cela Jose-Maria Aznar (Valls semble le bâtard consanguin de ce dernier).

    Pendant qu'ils privatisaient à tour de bras, pour donner le change, les socialistes français et espagnols ont marié les homosexuels, sous les applaudissements des idiots utiles. Cela aussi fait parti du casting préparé minutieusement dans une agence de communication ou de publicité. A noter qu'en Angleterre, ils ont carrément fait faire le mariage gay par la droite, pour brouiller encore plus le paysage où on avait déjà Tony Blair d'extrême-droite qui voulait interdire l'enseignement de Darwin comme Reagan et Bush. Chez les Anglais, donc, on roule à gauche et on fait aussi faire, en matière sociétale, par la droite ce que la gauche n'osait faire : petite particularité vernaculaire.

    Sinon, vous avez l'air étonné de la réaction des mérdias... Cela fait 25 ans qu'ils habituent les cerveaux à ce "tournant" idéologique en anesthésiant tout esprit critique, en l'assimilant à du "populisme" et à du "complotisme". Et maintenant que le complot apparaît en pleine lumière, la populace est tellement blasée qu'elle trouve ça normal

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Rodolphe Dumouch

      J'ai lu avec intérêt votre message, dont je partage à peu près toutes les idées. Cependant, quand je lis "le kapo de Rothschild", je suis totalement horrifié.

      De tels propos sont indignes, immondes. Savez-vous à quoi "kapo" fait-il référence? Ne comprenez-vous pas toute la bêtise qu'il y a à le rapprocher de Rotschild, patronyme juif symbole chez les antisémites pathologiques de la prétendue domination juive? C'est ça le "complotisme" que vous entendez réhabiliter?

      Comment voulez vous être crédible après avec votre défense du populisme!

      Tythan

      Supprimer
    2. "Savez-vous à quoi "kapo" fait-il référence ?"

      L'expression est certes mal venue, même si une histoire tragique ne prémunit pas les membres actuels d'une quelconque minorité contre la critique.

      Par contre, en termes historiques les kapos étaient des détenus, que les allemands plaçaient en position d'autorité sur les autres détenus. Relisez Primo Levi.

      Supprimer
    3. Comment appelait-on les Kapos Soviétiques, jetant des seaux d'eau sur les condamnés, dans les tranchées, à Kolima ou ailleurs, dans le vaste cimietière, qu'est l'archipel du Goulag, pour qu'ils gèlent plus vite ? Vous devez le savoir VOUS ! cher Kamarade-Anonymus-Soviéto-Socialiste !

      Supprimer
  3. La défiance partout c'est vrai, la France est en conflit permanent avec elle même.

    La complexité partout c'est vrai aussi, même les salariés du secteur public s'en plaignent, tels ceux de la recherche publique ou ceux du secteur médical qui passent de plus en plus de temps à faire de la paperasserie plutôt que soigner ou chercher.

    Les corporatismes limites mafieux partout, c'est vrai aussi.

    Permettre aux bus privés d'assurer des liaisons est une très bonne mesure. La seule bêtise, c'est le travail le week end, mis à part quelques zones touristiques, ça n'apporte rien de plus.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non, ce n'est pas forcément une bonne mesure.

      Ces bus sont polluants, et l'investissement fait par la collectivité sur une ligne TGV, décidé après examen...doit être rentabilisé.

      Gardons nous des slogans dans l'air du temps, comme le tout concurrence, qui est la plupart du temps du vandalisme.

      Supprimer
    2. Qu'est ce qui vous prouve qu'un bus, transport en commun, qui roule à 110 km/hr sur une autoroute est plus polluant par tête de pipe qu'un TGV qui roule entre 200 et 300 km/hr ?

      En quoi, l'usager n'aurait pas le droit de pouvoir choisir un moyen de transport moins rapide mais beaucoup moins cher que le TGV. On a bien le droit de choisir entre une voiture bas de gamme bon marché ou une autre de luxe...

      Le TGV est régulièrement signalé comme une gabegie par la CDC :

      http://www.lesechos.fr/industrie-services/tourisme-transport/0203870676067-la-gestion-du-tgv-epinglee-par-la-cour-des-comptes-1055094.php

      Supprimer
  4. Jean Claude Michéa démontre bien livre après que la gauche n'est pas ce que vous croyez et ce qu'elle se donne l'air d'être. Son dernier livre de dialogue avec Jacques Julliard par missives interposées est également très instructif "la gauche sans le peuple". Le peuple l'a bien compris instinctivement, lui qui vote de plus en plus pour la "populiste" Marine Le Pen et son Front national. Le dernier livre du géographe Christophe Guilluy "La France périphérique" "comment on a sacrifié les classes populaires". Ce on doit s'entendre comme les élites de notre pays dont la gauche et le PS fait partie. La sociologie électorale du PS montre bien qu'il recouvre la classe moyenne supérieure et la bourgeoisie urbaine des grandes métropoles qui s' accommodent très bien de la mondialisation néolibérale dont l'UE n'est que le faux-nez.

    RépondreSupprimer
  5. Je pense que l'on atteint ici l'aboutissement de deux phénomènes.

    1. L'idéologie soixante-huitarde : l'âge et l'épargne ont transformé les anciens baby-boomers libertaires en papy-boomers libéraux, la révolte oedipienne contre l'Etat fort s'étant transformé en une valorisation du Marché et de la réussite individuelle

    2. La mutation de la Gauche française vers un modèle "démocrate" à l'américaine, sous l'effet conjoint de l'influence culturelle états-unienne et de la construction européenne. Rappelons ici que "I am a liberal" dans la bouche d'un Américain signifie "Je suis de Gauche et je vote Obama". Écologie (factice), fédéralisme et (prétendu) progressisme sociétal remplacent alors les anciennes références républicaines et marxistes.

    Dès lors, nos schémas de pensée traditionnels s'inversent. Pour la Droite conservatrice, le libéralisme n'est qu'un outil, qui permet de conserver l'ordre social. Mais par ailleurs, l'esprit conservateur s'exprime aussi par une relative préservation des institutions, comme l’État ou surtout la Nation, et une certaine "common decency" sur les sujets sociétaux. Alors que pour la Gauche démocrate post-soixante-huitarde, le libéralisme et la destruction des institutions est le but en soi, le discours social n'étant alors qu'un simple outil au service du renversement des structures établies. Ainsi, nous avons, dans les faits, des conservateurs à Droite et des libéraux à Gauche. Mais les conservateurs de Droite utilisent un discours libéral pour arriver à leurs fins (conserver les ordres établis) tandis que les libéraux de Gauche utilisent un discours social pour arriver aux leurs (déconstruire les institutions), ce qui permet d'inverser ce clivage en période électoral.

    Le salut viendra soit de la formation d'une puissante "autre Gauche", issue probablement d'un rassemblement entre le Front de Gauche, Nouvelle Donne et les ailes gauches du PS et d'EELV (à la maniere d'un Eric Piolle à Grenoble), soit de l’émergence à Droite d'un grand parti gaulliste, alliant conservatisme sociétal et progressisme social, issu soit d'une mutation du FN (il y a du travail) soit de l'envol de DLR (idem).

    Talisker.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "nos schémas de pensée traditionnels s'inversent"... encore que le père Marx nous avais prévenu : les idées ne sont en définitive que l'expression des intérêts. La "gauche" parut pour un temps l'expression de l'organisation du salariat face à la bourgeoisie, cette époque est révolue mais le prolétariat est toujours là. La gauche-zombie dévore ceux qui lui avaient fait confiance mais la lutte des classes continue. Aux classes populaires de se trouver une nouvelle représentation.

      Supprimer
  6. "La sociologie électorale du PS montre bien qu'il recouvre la classe moyenne supérieure et la bourgeoisie urbaine des grandes métropoles"

    Je crois que nous gagnerions à distinguer clairement les intérêts disparates de la "bourgeoisie" et des"classes moyennes supérieures". Le clivage marxiste typique entre "capitalistes" et "prolétaires" conserve une certaine pertinence, mais il masque la contradiction principale du moment qui sépare la production de la rente. La plupart des ouvriers et employés, les entrepreneurs et les "classes moyennes supérieures" du secteur productif (ingénieurs, professeurs...) sont victimes de la dérive néolibérale, qui exprime la prédominance de la rente. Ses bénéficiaires : petits rentiers, cadres de la finance, bureaucrates d'état, médiacrates stipendiés... auxquels il faut ajouter les alliés objectifs des minorités communautaristes dans le rôle des pitbulls antipopulaires (l'équivalent de l'extrême-droite des années 30).

    Il est vrai que la bourgeoisie et les classes moyennes supérieures de la production conservent certaines opportunités de reconvertir leurs capitaux (économiques et culturels) dans la rente, alors que les catégories populaires sont le dos au mur. Mais malgré ces réelles oppositions de classe, il reste que ce conflit entre rentiers et producteurs est la clé de notre époque.

    Si nous voulons échapper à la prédation-stagnation typique du capitalisme rentier, il faut reconstituer une alliance de classes industrielles, donc détacher entrepreneurs et classes moyennes productives de la soumission à la finance par laquelle ils croient encore se prémunir de la prolétarisation.

    Lire à se sujet le dernier article de Sapir : http://russeurope.hypotheses.org/2931#_ftn7

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Avez-vous aussi en tête les rentiers que l'on mentionne ci-dessous ?

      http://www.xerficanal-economie.com/emission/Olivier-Passet-Le-suicide-de-la-deflation-consentie_1927.html

      Supprimer
    2. Si vous pensez aux notaires ou aux pharmaciens, ce sont juste quelques bouc-émissaires qu'on veut jeter en pâture au peuple... procédé minable et un peu désespéré car désormais tous ceux qui se croyaient un peu protégés par leur statut peuvent se demander... "à qui le tour ?".

      Supprimer
    3. Euh...revoir le statut de certaines rentes me parait un premier pas pour revoir celui des rentes au dessus. Quand on compare des bac +5 ou +8 au chômage, ou pas mais qui gagnent des figues et les revenus des notaires ou pharmaciens. Faudrait quand pas nous faire gober que revoir le statut de certaines professions très nanties reviendrait à en faire des boucs émissaires munis de leur ticket de train pour Dachau. En ce moment les boucs émissaires, ce sont les chômeurs ou RSA, donc arrêtez de vouloir nous faire croire qu'une Shoa se prépare contre les notaires, pharmaciens, médecins en dépassements d'honoraires, vous allez nous faire pleurer de rire. Pitié, pas ça...

      Supprimer
    4. ""bouc-émissaire" ne veut pas dire "Shoa" ! Littéralement, il s'agit d'un coupable de substitution qui permet de détourner la colère des vraies causes d'un fléau (tout le contraire d'un "premier pas"). Une sorte de paratonnerre si vous préférez. En l’occurrence c'est exactement de cela qu'il s'agit

      Supprimer
    5. Toute réforme est un arbitrage qui fait des gagnants et des perdants. En suivant votre raisonnement, tous les groupes affectés par des réformes adopteront la posture victimiste du bouc émissaire. C'est exactement ce qui se passe avec les "pigeons", les bonnets rouges... tous se font passer pour des boucs émissaires, et maintenant les notaires, pharmaciens, médecins... Donc, ne réformons rien.

      Supprimer
    6. Vous ne cherchez à "réformer" que des niches marginales, pour cacher un conservatisme foncier sur l'ordre social et économique dominant : la finance. Les fanfreluches de "la réformes" sont agitées par les pires de tous les conservateurs, qui veulent sacrifier les pharmaciens (après leur ami Leclerc, grand "réformiste" s'il en est) pour sauver les banquiers.

      Supprimer
    7. Réformer certaines professions et rentes n'exclue pas de toucher aussi à la finance. Toujours les mêmes procès d'intention et clichés à 2 balles...

      Supprimer
    8. "Réformer certaines professions et rentes n'exclue pas de toucher aussi à la finance"
      Si, justement : cela s'appelle une diversion. C'est comme la monomanie anti-immigrés : détourner l'attention, diviser les gens sur des questions subalternes, pour au final conserver l'ordre néolibéral tel qu'il est.

      Quand la France échappera à l'étranglement déflationniste, elle aura des marges de manœuvres pour réformer ce qui doit l'être, sereinement et sur la base d'une prospérité partagée, sans que ces questions soient parasitées par la problématique lamentable de la "réduction des déficits" ni par la recherche à peine dissimulée de dresser les gens les uns contre les autres.

      Supprimer
    9. Complètement d'accord avec J. Halpern.
      Les soc' lib' montrent du doigt les notaires, les pharmaciens ... pour qui je n'ai pas plus de sympathie, que antipathie a priori, alors qu'ils "freinent des quatre fers" à Bruxelles pour ne pas taxer les transactions financières. Les faits sont là, têtus, les exemples nombreux qui démontrent que les soc' lib' nous prennent pour des imbéciles.
      Et pour reprendre les propos de Talisker ci-dessus, les représentants de ce parti soit disant de gauche sont les meilleurs auxiliaires d'une politique conservatrice et réactionnaire, qu'ils dissimulent sous les feux de réformes sociétales libertaires. Pour juger d'une réforme, il faudrait au moins se poser de savoir quelle en est sa portée ou s'il s'agit de prendre une sorte de revanche envers certains qu'on jalouse ou qu'on déteste.
      Je ne suis ni notaire, ni pharmacien, ni notaire, mais j'aimerais que nos gouvernants s'occupent des vrais sujets, comme du rôle et du pouvoir des multinationales et des banksters, qui aspirent les richesses en méprisant, voire en volant (cf. à l'affaire des subprimes) les citoyens que nous sommes. En Europe comme partout dans le monde.

      Demos

      Supprimer
    10. Beaucoup de coquilles, mais je pense que l'idée est claire : entre l'essentiel et l'accessoire, il faut choisir.

      Demos

      Supprimer
  7. "bureaucrates d'état"

    Tous les hauts fonctionnaires n'ont pas été gagnants aux évolutions de ces dernières décennies.
    Les ingénieurs, justement, (France telecom, EdF, agents du ministère de l'équipement...) ne sont pas du côté du manche.
    Les préfets se sont aussi fait avoir, au profit des syndicalistes de l'UNEF reconvertis en élus locaux, et il semble que ce n'est pas fini (réforme des départements).

    "(l'équivalent de l'extrême-droite des années 30)."

    En Italie et en Allemagne, en effet. D'ailleurs le parti communiste allemand et les sociaux-démocrates avaient aussi leurs gros bras.

    En France, je ne crois pas.
    On parle souvent de l'agression contre Léon Blum, lors des funérailles de Jacques Bainville. On parle moins de l'agression communiste contre le colonel de la Rocque, qui avait eu lieu quelques mois plus tôt.

    RépondreSupprimer
  8. C'est carrément incroyable quand j'y pense: Dans le monde merveilleux voulu par le grand "économiste" J.Attali votre richesse et la considération qui vous est due est proportionnelle à votre caractère parasitaire pour la société et l’économie.

    Soyez spéculateur professionnel pour une banque d'affaire, ou créateur d'une start up qui programme des spywares et autre pubs invasives sur internet et vous serez perçu par le gouvernement ou les médias, comme les grands entrepreneurs sauveurs de la France.
    Soyez d'humbles fonctionnaires, infirmières, ajusteurs, même pilotes d'avions (ce qui compte c'est que vous ayez un métier utile) et vous serez alors montré du doigt à la première occasion, vilipendé, considérés comme des boulets toujours trop chers.

    Ce qui est triste c'est qu'en me relisant je ne pense pas exagérer. Il va falloir trouver un moyen de faire sauter ce système parisien qui se croit connecté au monde alors qu'il s'est juste coupé de ses bases françaises pour devenir une caste parasitaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Jacques Attali est un imbécile auto satisfait, pareil à un manche à air et je suis gentil. Qu'un tel imbécile soit aussi encensé est, pour moi, un vrai mystère !

      Demos

      Supprimer
  9. "Comment ne pas être sidéré par le manque de curiosité intellectuelle de nos deux grands partis de gouvernement qui ne réfléchissent plus à rien, et qui ne semblent que gérer à la marge ce que l’époque semble leur dicter."

    C'est un peu vrai, mais en même temps le cahier des charges pour les hommes politiques a tendance à être peut-être un peu trop exigeant.

    Il faut en effet qu'ils soient scrupuleusement honnêtes, qu'ils n'émettent aucun propos contraire à la doxa politiquement correcte, qu'ils soient proches de gens mais aussi visionnaires, qu'ils soient des femmes et des minorités dans des proportions déterminées par la loi *, qu'ils ne soient pas des professionnels de la politique mais qu'ils soient très compétents en politique, qu'ils ne soient pas énarques mais qu'ils connaissent parfaitement leur administration...etc.

    Les hommes politiques sont-ils les seuls à devoir réfléchir en France ? N'est-ce pas aussi le rôle des intellectuels et universitaires (vous leur faites confiance, vous, aux sociologues ? aux économistes ?) ?
    Est-ce que ce n'est pas le rôle des médias de favoriser la réflexion par des contenus de qualités ? Et ces contenus sont-ils présent dans la presse écrite, dans l'audiovisuel public ?

    Bref, il vaudrait mieux avoir des hommes politiques comme Chevenement, qui animent un travail de fond (fondation Res Publica) .

    Mais il y a bien d'autres acteurs à critiquer pour la mauvaise qualité de la vie médiatico-politique en France...

    * et s'il n'y a pas ce qu'il faut dans ces catégories sur le marché, que fait-on ?

    RépondreSupprimer
  10. pas du tout ????, SARKOSY avait commencé à dégraissé le mammouth "fonction publique, partièlement, sans toucher aux privilégiés ... MACRON tape sur les petites et moyennes entreprises et sur les petits et moyens salariés....

    RépondreSupprimer
  11. Ce gouvernement a reçu sa feuille de route de Bruxelles, et doit composer avec ; en France, tout est question de catégories "protégées" et "non protégées" face au libre échange et la concurrence.
    La stratégie est toujours la même : stigmatiser une catégorie, lever les autres contre elle, et tenter de détruire ce qui la protège (lois, règlements...). Les médias relayant bêtement la com' du gouvernement, les français se retrouvent trompés. Du coup, aucune solidarité ne peut s'organiser.

    C'est à ça que sert Macron. Rien d'autre. Ce type est un mercenaire venu exécuter une mission. Il n'a aucun sens républicain, ni politique. Il applique les directives de Bruxelles, point.

    On rigolera lorsque Bruxelles demandera au Présiflan de "flexibiliser" la fonction public... sa base électorale !


    Olivier


    RépondreSupprimer
  12. bonsoir à tous

    Hollande sait très bien ce qu'il fait, que l'on ne parle pas d'erreur. Il est au service des classes dirigeantes qui se transforment en féodalités internationales.
    Nous sommes revenus au moyen âge de ce point de vue. La lutte des classes est engagée pas par ceux qui se réclament du marxisme, mais par les spoliateurs internationaux, notons ce paradoxe.

    RépondreSupprimer
  13. Tous les cadres du PS et aussi de l’UMP ne sont pas des Euroliberaux corrompus, qui dédaignent le peuple. Certains socialistes par exemple, comme Mme Lienemann, désapprouvent les actions de Macron : https://www.facebook.com/mnlfanpage/posts/10152722995271049
    La question naïve que je me pose est pourquoi, même au PS, ce sont rarement les politiques les plus attachés à justice sociale, qui accèdent au somment du pouvoir ? Peut-on imaginer que les électeurs PS et plus généralement le peuple Français puisse finir par choisir des représentants, qui défendent les classes moyennes et populaires sans aller vers les extrêmes (le FN) ?

    EB.

    RépondreSupprimer
  14. On peut résumer la politique libérale du banquier Macron : déshabiller Pierre ( pharmaciens, notaires, et huissiers) sans vraiment habiller Paul! Le Libéralisme économique ne permet qu'aux plus forts, plus riches, de devenir encore plus forts, et plus riches.

    RépondreSupprimer