mercredi 25 février 2015

Syriza a-t-il capitulé face à l’Eurogroupe ?

Il y a exactement un mois, les Grecs votaient pour mettre fin à la tutelle antisociale de leur pays par la troïka. Même si Alexis Tsipras semble encore très populaire et s’il est trop tôt pour émettre un jugement définitif, le nouveau gouvernement semble avoir beaucoup cédé vendredi et hier.



Capitulation en rase campagne ?

C’est la question qui se pose de plus en plus depuis le premier accord de vendredi. L’accord très rapide de l’Eurogroupe aux propositions de Tsipras incite sérieusement à la méfiance. D’ailleurs, le Monde a titré dans un premier temps son papier « la Grèce de Tsipras se plie aux exigences de Bruxelles » et parle des remous que suscite au sein de la majorité tout ce qui a été cédé depuis une semaine. En fin de semaine, pas moins de quatre parlements nationaux, allemand, hollandais, estonien et finlandais, devront se prononcer sur les propositions du nouveau gouvernement grec. En cas de refus, le prolongement du plan grec ne serait pas confirmé. Le contenu de ces propositions est très inquiétant.


Faut-il abandonner tout espoir ?

Devant les capitulations successives depuis vendredi, on peut se demander aujourd’hui si on peut encore placer le moindre espoir dans Syriza. La semaine dernière, le nouveau gouvernement grec a accepté de se placer dans le cadre des accords passés, tant honnis. Il a accepté de se soumettre (certes a posteriori) au jugement d’une troïka qui ne dit pas son nom. Lundi, Jean-Claude Juncker avait prévenu qu’avec le nouveau salaire minimum « il y aura six pays en Europe qui auront un salaire minimum inférieur  ». Mais que reste-t-il des promesses de fin de la tutelle du pays et de rupture politique avec les politiques antisociales du passé, pourtant votées de manière prometteuse quelques jours après l’élection.

Pour qui veut garder espoir, on peut se dire que les textes acceptés ces derniers jours pourraient être un moyen de se garder les mains libres pour les quatre prochains mois, qu’ils n’empêcheraient pas une remise en cause d’un certain nombre de politiques du passé. Il est sans doute encore un peu tôt pour juger Tsipras définitivement, mais la tendance est tout de même très inquiétante, comme le notait avec raison Romaric Godin dans la Tribune suite à l’accord de la semaine dernière. Où l’on voit que ne pas être capable de rompre avec ces maudites institutions européennes est une camisole qui limite grandement la capacité de décision d’un gouvernement, comme on le constate depuis si longtemps.

Il n’est pas exclu que Syriza nous surprenne en bien dans les prochains mois mais faute est de constater que les derniers jours représentent une sacrée douche froide pour ceux qui, y compris en Grèce, espéraient que leur pays sortirait de la tutelle de la troïka et des politiques antisociales. 

30 commentaires:

  1. Il faudrait que les Grecs, et notamment l'aile gauche de Syriza, se fassent entendre. Sinon, c'est fichu.

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  2. Syriza est un parti de fausse opposition, comme le FG, DLF ou le FN en France. On ne peut pas rester dans l'euro (et donc dans l'UE) et contrevenir sans cesse aux règles. Il suffisait de voir l'engouement des média pour se douter qu'il y avait anguille sous roche....
    La seule solution actuellement est la sortie de l'euro et donc si on le fait de manière légale, de l'UE par l'article 50, n'en déplaise à Mr Pinsolle et à ses atermoiements.

    Le Gars Huzac

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  3. Qui pensait sérieusement que Syriza allait en quelques semaines faire plier l'Allemagne et l'ensemble des institutions européennes ? L'accord entre la Grèce et l'Eurogroupe n'est sans doute pas parfait, mais il a le mérite de donner à Tsipras quatre mois pour pouvoir préparer les prochaines négociations (et notamment mettre sur pied, même s'il aimerait s'en dispenser, un programme de sortie de l'euro en cas d'intransigeance de ses "partenaires" européens).
    Bref, il est encore beaucoup trop tôt pour juger une situation qui, du fait de sa précarité, peut à tout moment connaître un emballement changeant en quelques heures les choses du tout au tout.

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  4. Quand bien même le gouvernement grec aurait l'intention de sortir de l'Euro, il ne va évidemment pas le clamer sur les toits.

    Ce gouvernement est constitué de peu de personnes ayant une expérience dans un gouvernement antérieur, il lui faut du temps pour comprendre les rouages administratifs de l'administration grecque pour identifier les zones à problèmes. Ensuite, il faut du temps pour préparer une sortie de l'Euro, ce genre d'opération ne s'improvise pas, il faut s'assurer que les postes clés soit occupés par des gens fiables et efficaces.

    Se prononcer maintenant sur les intentions réelles du gouvernement grec n'a pas de sens.

    Il me semble que la Grèce ferait mieux de quitter l'Euro, son budget hors dette est équilibré, sa balance commerciale à peu près équilibrée.
    En restant dans l'Euro tel qu'il est et sans volonté des autres pays de le modifier, la Grèce perd son temps.

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    1. Je plussoie totalement : Syrisa n'avait qu'un mois ... insuffisant.
      Un article de Sapir dans le sens des capacités grecques à quitter l'euro http://russeurope.hypotheses.org/3492

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    2. @ anonyme 9h25 et plussoyant 11h13

      Vous dites je vous cite « Il me semble que la Grèce ferait mieux de quitter l'Euro, son budget hors dette est équilibré, sa balance commerciale à peu près équilibrée. »

      Sacher que je n’opine pas cette affirmation. Pour cause : comme vous le dites à propos de la Grèce: ’’ son budget hors dette est équilibré, sa balance commerciale à peu près équilibrée », votre constatation signifie que la Grèce, aujourd’hui, ‘’vie de ses moyens’’ et c’est une réalité ; Alors que, quelques années avant, elle ‘’ vivait au dessus de ses moyens’’.

      Ainsi sans changer de monnaie la Grèce à réussie à conjurer l’utopie de ‘’vivre au dessus de ses moyens’’ pour revenir au réalisme : ‘’vivre de ses moyens’’ Pourquoi faudrait-il que la Grèce aujourd’hui quitte l’Euro pour passer de ‘’vivre de ses moyens’’ à ‘’vivre avec encore plus de moyens’’ (sans déficit public ni de déficit de la balance commerciale comme aujourd’hui).

      Quels avantages tireraient les Grecs se sortir de l’Euro, alors qu’ils se sont redressés sans sortir de l’Euro ?
      Unci TOÏ-YEN

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    3. "Quels avantages tireraient les Grecs se sortir de l’Euro, alors qu’ils se sont redressés sans sortir de l’Euro ?"

      Parce que la dette grecque est insoutenable pour le budget grec, donc la dette doit être restructurée ou partiellement annulée, ce qui n'est pas accepté par les autres pays de l'Euro. Donc, la Grèce ne peut modifier les termes de sa dette qu'unilatéralement, ce qui entrainerait inévitablement l'éviction de sa banque centrale de la zone Euro qui ne lui fournira plus aucune liquidité.

      Comme avec votre banquier, si vous ne lui remboursez plus vos dettes, il ferme votre compte, vous êtes fiché et plus aucune banque ne vous accepte comme client.

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    4. @ anonyme 16h15
      A la question, claire, posée: vous répondez

      « Parce que la dette grecque est insoutenable pour le budget Grec et que la Grèce ne peut modifier les termes de sa dette unilatéralement, à cause des autres pays de l’Euro (qui se portent garants de notre dette) ne le veulent pas »

      Comprenant que votre réponse ne répond pas à la question : en quoi la sortie de l’EURO permet à la dette grecque de plus être insoutenable pour les grecs et à faire changer d’avis les pays de l’euro pour devenir conciliant avec les Grecs pour restructurer voire l’annuler partiellement ?

      Alors vous précisez :
      « Comme avec votre banquier, si vous ne lui remboursez plus vos dettes, il ferme votre compte, vous êtes fiché et plus aucune banque ne vous accepte comme client. »

      En sortant de l’Euro croyez vous sincèrement que vous allez changer cette situation ?

      Ne savez-vous donc pas que la Grèce n’avait pas perdu sa souveraineté quand elle vivait au dessus de ses moyens et n’en avait pas perdu pour arriver à vivre de ses moyens et en aura autant avec ou sans Euro pour vivre encore mieux de ses moyens.

      Passez de ‘’vivre au dessus de ses moyens’’ à ‘’vivre de ses moyens’’ puis ‘’ vivre encore mieux de ses moyens’’ ne sont pas des exigences imposées mais uniquement de bon sens pour une nation qui se doit de gérer en bon père de famille.

      Démontrez le contraire.

      Unci TOÏ-YEN

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  5. Si la Grèce veut rester dans l’euro à tout prix, cela va nécessiter une soumission quasiment totale à la troïka dont le gouvernement grecque a simplement obtenu un changement du nom de celle-ci, on l’appelle maintenant « Institutions ». D’abord il faut signaler que l’accord signé ne prévoit strictement rien concernant une restructuration de la dette grecque, même pas un allongement des délais de remboursement. C’est dans ce cadre de non restructuration de la dette publique que Syrisa va néanmoins essayer d’appliquer une partie de son programme mais va se trouver son pression des « Institutions » qui accorde des prêts de manière conditionnels pour prendre des mesures visant à accroitre l’excédent primaire du budget, ce qui dans le contexte institutionnel de l’euro, est une démarche suicidaire, on a en l’expérience. Néanmoins Syrisa va le faire.

    Accord Grèce-Eurogroupe : "Athènes a gagné quelques semaines"

    http://www.boursorama.com/actualites/accord-grece-eurogroupe--athenes-a-gagne-quelques-semaines-445cf15db2eb283dfb5dd33263e649e0

    Extrait : « Les réformes sont formulées de la manière la plus floue possible", ce qui laisse craindre que la Grèce "édulcore ses engagements", a estimé pour sa part Lüder Gerken, le président du Centre de politique européenne de Fribourg en Allemagne. Le Bundestag allemand doit donner son feu vert vendredi pour que la prolongation du programme d'assistance soit effective. Conscients de ces risques, les créanciers de la Grèce refusent de lui accorder un chèque en blanc. Le pays a jusqu'à fin avril pour finaliser son plan, en accord avec eux. Ce n'est qu'à cette condition que pourront être débloquées les sommes restant dans le programme et gelées depuis cet été, soit plus de 3,5 milliards d'euros, auxquels devrait s'ajouter un versement du FMI. »

    Saul

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  6. Je trouve assez stupéfiant les commentaires de tartarins vouant aux gémonies le gouvernement grec sous prétexte qu'il n'est pas sorti de l'Euro, mais qui s'engage à traiter l'un des plus gros problèmes grecs qui la fraude fiscale. Ce que n'ont pas fait les gouvernements précédents, ni incité à le faire la troïka :

    le nouvel exécutif grec est cohérent : il lutte là encore contre une oligarchie qui refuse de participer à l'effort commun depuis longtemps en Grèce. On peut ainsi se souvenir du rôle des grandes fortunes lors du régime des Colonels, mais aussi de l'accélération de la fuite des capitaux lors de l'austérité, faisant porter le fardeau de cette dernière aux plus pauvres avec la complicité d'une troïka là aussi passive.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150225trib12bafc0cd/projet-de-reformes-en-grece-un-adieu-a-la-logique-de-la-troika.html

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  7. Je vous invite à suivre le blog d'Okeanews sur la situation grecque. certainement une des meilleures sources d'actualités vue de l'intérieur... en particulier on y apprend que la majorité de Tsypras est quasiment en voir d'éclater ...

    http://www.okeanews.fr/20150224-k-lapavitsas-economiste-et-depute-syriza-pose-5-questions-au-gouvernement?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=News+du+jour

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  8. La crise crée des rêves millénaristes : le néolibéralisme ou l'islamisme croient voir le paradis sur terre au bout du chemin ; gare à qui bloquerait le passage.
    La même chose de l'autre côté : que de rêves sur Tsipras, comme si c'était un superman magicien qui allait redresser les torts par la seule force de sa victoire aux élections. Comme si l'investiture démocratique donnait encore le moindre pouvoir dans le monde d'aujourd'hui, surtout quand il faut s'attaquer au système financier. Remarquez comment, dans les débats actuels sur la Grèce, on ne s'en prend jamais aux banques, elles qui sont pourtant responsables de la crise mondiale et qui ont particulièrement dévasté la Grèce par leur spéculations.
    Et comment croire à la solution de faire payer les riches alors que tout est fait en Europe pour les préserver et que la lutte contre l'évasion fiscale ne peut jamais y être qu'une promesse de campagne électorale ?
    Tant qu'on n'appellera pas un chat "un chat" et qu'on n'empêchera pas de nuire les vrais coupables, il n'y aura pas d'amélioration possible.

    Guadet

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  9. LES UTOPIES SONT SI BELLES !

    Les utopies sont des réalités inattingibles parce que la réalité est intransigeante. Dans notre monde ‘’ l’Homme’’ ce mortel s’évertue dans ‘’son environnement’’ à combattre deux réalités celui d’être mortel et vivre dans un environnement contraignant.

    Alors l’homme veut devenir immortel et au nom de cette immortalité il impose des contraintes aux mortels, alors qu’il refuse les contraintes de son environnement et se permet d’avoir des libertés envers cet environnement se créant ainsi des contraintes supplémentaires.

    L’homme en s’imposants des contraintes supplémentaires à celles de la réalité de notre monde originel est entrain de le détruire.

    Songer, un petit peu, si l’immortalité n’était pas devenu chez certains une réalité supérieure à être d’abord mortel et si le défie que nous entretenons envers les contraintes de notre environnement n’était pas supérieur au respect que nous lui devons, n’aurions nous pas déjà une vie plus agréable pour ne plus constater que le plus grand prédateur de l’homme est l’homme.

    Tous seraient mieux !

    Sauf que des nationalismes et des communautarismes viennent encore perturber une possible réalité de quiétude de notre monde.

    Mais encore des idéologies viennent mettre leurs grains de sel dans le réalisme pour compliquer ce qui est simple et préférer des utopies.

    Il est utopique qu’une nation vive au dessus de ses moyens en faisant appel à l’emprunt !
    Il est utopique de parler de remboursement d’une dette sans au préalable avoir mis fin au déficit public !
    La Grèce à régler le PB du déficit et nous ?
    Il est utopique de gueuler contre la troïka et demander, à celle-ci, d’aider encore la Grèce. Alors que la Troïka le fera car : il ne s’agit que de perpétuer le principe que nous Français, comme les Grecs, faisons depuis 1980 : rembourser les emprunts passés par un nouvel emprunt.
    Il est utopique de croire que les emprunts d’une nation ne permettaient pas aux citoyens, d’une nation, un profit pour consommer plus qu’ils ne produisent.
    La Grèce est arrivée a vivre de ses moyens!
    Et Nous ?

    Il est suicidaire d’avoir de la défiance envers « répondre aux besoins liés à la progression de la grande pauvreté grâce à l’accès à la nourriture, à un logement, aux soins » Alors qu’il suffit que des hommes et des femmes produisent plus pour des pauvres, pour aménager des logements donner des soins SANS que ces personnes n’est moins qu’aujourd’hui : ce n’est qu’organisation dans la nation et non hors nation !

    Il est suicidaire de penser « une approche intelligente de la négociation collective sur les salaires. Cela inclut une volonté d’augmenter le salaire minimum en préservant la compétitivité » !
    Depuis quand les augmentations du prix des choses augmentent le nombre des choses à se partager dans la nation ?
    N’est ce pas avec la quantité des choses consommées que se jugent le ‘’ pouvoir d’achat’’ : stupide expression qui vous leurre ?

    a suivre

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  10. Quand donc comprendrez-vous qu’une nation a à sa disposition une masse de biens et se services que ni les prélèvements sociaux ni la fiscalité va faire croitre ?

    Quand donc comprendrez-vous que les prélèvements sociaux existent que pour être redistribué et donner un pouvoir de consommation à ceux qui n’en aurait pas sans cela ?

    Quand donc comprendrez-vous que les prélèvements sociaux existent aussi pour seulement financer les dépenses des usages familiaux mutualisés de tous les citoyens ?

    Quand donc comprendre-vous que la fiscalisation est seulement utile au financement des usages consommés en collectivité ?

    Quand comprend-vous que la totalité de nos usages sont la somme de nos usages familiaux, mutuels et collectifs ?

    Quand donc comprendrez-vous que dans le prélèvement et la fiscalité la seule chose à retenir est l’usage qui en est fait, c’est adire : permettre de supprimer une consommation à l’un (le producteur par solidarité) pour la donner à l’autre (l’ayant droit qui reçoit cette solidarité) ou supprimer une consommation directe familiale pour en faire une consommation mutualisé ou une consommation collective ?

    Quand donc comprendrez vous que tous ces prélèvements et fiscalisations sont inclut dans le prix de nos biens et nos services que nous, consommateurs, sommes les seuls à payer ?

    Quand donc comprendrez vous que : droits acquis, Etat providence, entreprises payeuses, sont des utopies contraire à la réalité ?

    Quand donc comprendrez vous que la société (nation) Grecques (comme nous en France) n’est que la somme des comportements de chacun des citoyens et ce de fait les boucs émissaire ne sont même pas utopies mais chimères ?

    Quand donc comprendrez- vous que la réalité est beaucoup plus simple à comprendre et partager que le sont les complexes utopies et idéologies ?

    Unci TOÏ-YEN

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    1. @Unci TOÏ-YEN

      Quand comprendrez-vous que dans les sociétés humaines le tout est plus que la somme des parties ?

      Quand comprendrez-vous qu'une nation n'est pas une entreprise pas plus qu'une masse de biens ?

      Quand comprendrez-vous que l'Homme n'est pas une équation, qu'il ne se résume pas à cet homo oeconomicus réduisant la raison au calcul.

      Quand comprendrez-vous que les sociétés humaines se sont d'abord fondées sur le cycle du don et du contre-don (Mauss).

      Quand comprendrez-vous que les théories libertariennes, qui personnellement me font doucement sourire, envisagent la société telle une société d'abeilles ou de fourmis, dont il ne vous a pas échapper que leur nature différait sensiblement de la nature Humaine.

      Quand comprendrez-vous que le profit immédiat et l'esprit comptable ne mène nulle part en matière Politique.

      Quand comprendrez-vous que la science économique n'est ni une science ni une solution (à peine l'intendance) face à la crise que nous traversons, et peut se résumer à un simple point de vue idéologique sur le monde.

      Quand comprendrez-vous que le libéralisme économique a déjà perdu, mais que refusez sa chute ne fait que faire grandir la pauvreté (pas assez de libéralisme... la fable est connue est indiquait auparavant qu'il n'y avait pas assez de communisme...).

      Quand comprendrez-vous que la théorie économique n'a aucun lien nécessaire avec le réel (2008...), que les choses sont simples sur une feuille de papier, que la réalité déchire chaque jour un peu plus ce qu'il reste des chimères libérales.

      Quand ?

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    2. errata
      échappé... mènent...refuser...

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    3. @ Anomyme 21h10

      Quand ?

      Quand vous comprendrez que nous vivons dans un monde où voisine des nations dans lesquelles les citoyens formes une société qui n’a pas besoin de théorie pour vivre, ni se laisser emporter par des sentiments et des ressentiments, mais uniquement par des réalités pour que les citoyens puissent vivre dans une communauté harmonieuse et satisfaire l’essentiel : leurs besoins ludiques ou matériels.

      La réalité c’est qu’ils ne vivent plus d’amour et d’eau fraiche et pour pouvoir satisfaire leurs besoins, en biens et en services, ils faut qu’ils soient produits.
      Par qui ?
      Par les autres. Mais alors l’équité ne me demande telle pas de produire pour les autres autant en qualité et quantité que ce que les autres produisent pour moi ?

      La réalité n’est-elle pas aussi que, dans notre vie, nous alternons des ‘’temps d’activités’’ et des ‘’temps d’inactivités’’ et nos besoins s’étalent autant pendant ces ‘’temps d’activités que pendant les ‘’temps d’inactivité’’ ? Résultat : les actifs produisent lors de leurs ‘’temps d’activités’’ pour subvenir aux besoins de ceux qui sont en ‘’temps d’inactivités’’ cela s’appelle de la solidarité.
      Alors l’équité me demande de produire pendant mon temps d’activité autant que ce que je consommerais dans ce ‘’temps d’activité’’ et dans mon ‘’temps d’inactivités’’

      La réalité de notre vie sociétale est que l’usage des besoins qui sont les miens ou les vôtres sont pour partis des usages mutualisés ou encore des usages collectivisés et là, encore, il y a l’équité qui nous demande à participer égalitairement vous et moi pour ces usages en les produisant c’est à dire : que nous consacrions, dans notre vie, un même ‘’temps d’activité’’ pour financer ces usages.

      Quand vous aurez compris cette réalité vous trouverez désués vos théories, vos sentiments vos ressentiment et comprendrez, avec cette réalité de notre vie sociétale, le besoin de mesurer les équités, les solidarités et les participations des citoyens à l’objectif de parfaire notre vie sociétale. Pour cela : il devient utile d’avoir une économie réaliste de cette vie sociétale.

      Quand vous aurez compris que nous avons, d’une part, une vie sociétale et, d’autre part, une économie sociétale et que l’une ne s’oppose pas à l’autre nous pourrons alors comprendre que nous sommes prêt à remplacer l’affrontement par le dialogue.

      Quand ?

      Unci TOÏ-YEN

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    4. @Unci TOÏ-YEN,

      Vous semblez ne récusez finalement rien d'autre que la vie de l'esprit au profit d'un matérialisme qui apparaît comme la seule réalité humaine. Ne confondez vous pas réalités de la machine "humaine" et besoins de l'Homme réel. Vous semblez osciller entre ce pragmatisme qui se targue d'être le réel et n'est autre que le jolie emballage du libéralisme contemporain (il faut réformer... soyons réaliste... concret... TINA...) et ce que l'on a appeler le "drame de l'humanisme athée". Je fais erreur ?

      Temps, production, usage, utilité, finance, actif, inactif, sociétal, résultat : n'est-ce pas là le champ lexical de la machine économique contemporaine ?

      Ce libéralisme qui nous accable est bien une idéologie, celle qui réduit l'être à du chiffre, la qualité à de la quantité, et tout sera quantifié et vendu ; il faut être pragmatique et concret mon bon monsieur. Tout est fait chose, tout est ramener à ce statut, par la grâce du calcul de l'utilité économique.

      Quand vous apercevrez-vous que tout n'est pas quantité économique et gestion de flux ?

      Quand vous apercevrez-vous qu'il y a une autre vie à côté de la "vie sociétale" (jargon idéologique ?) et de "l'économie sociétale", et que c'est celle-là qui compte ? Quand ?

      Quand vous apercevrez-vous de ce que le libéralisme contemporain est une abomination pour les individus et les peuples ?

      Rien n'a mieux anéanti la poésie du monde et la part de poésie en chacun de nous que ce libéralisme terrifiant qui détruit tout sur son passage.

      Vous finirez bien vous aussi par vous en apercevoir cher Unci.

      "Le peuple a besoin de poésie comme de pain. Non pas la poésie enfermée dans les mots ; celle-la, par elle-même, ne peut lui être d'aucun usage. Il a besoin que la substance quotidienne de sa vie soit elle-même poésie" (Simone Weil - Conditions premières d'un travail non servile).

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    5. @Anonyme26 février 2015 08:13
      et@ laurent Herblay qui vous approuve
      Opposer l’esprit au matériel est une marque de sectarisme.
      Notre vie sociétale est un binôme des deux l’un n’exclus pas l’autre.

      D’amours et d’eau fraîche, nous nous suffisions au Paradis.
      de cueillette, de pèche et de chasse, quand nous en sommes partis.
      Aujourd’hui, nous vivons de consommations,
      Dans une société qui porte le même nom
      Et pour laquelle ! Nous n’avons que de l’aversion.
      Que reprochons-nous à cette société ?

      Paradoxalement, de ne pas suffisamment consommer !

      Toute votre aversion
      A la société de consommation
      Que vous manifestez par votre mépris
      Vous enferme dans votre dénie
      et faute de regarder la réalité.
      vous passer à coté des vérités.

      Votre aversion aux biens et aux services qui jalonnent votre vie, n’a d’égal votre idéologie qui vous fait croire que les biens et les services ne son que matérialiste parce que vous ne regarder pas la jouissance procurer par ces biens et services mais que l’étiquette qui en fixe son prix.
      Il ne vous vient pas à l’idée que ces biens peuvent être autant matériel que ludique et rendre service et aussi un service, partager matériellement ou intellectuellement est un service. Partager une passion, une poésie, une culture c’est toujours un bien et un service que l’autre vous fait consommer et, face au don de l’autre, vous avez OBLIGATION, vous aussi, de devoir, en fonction de vos capacités, produire toutes les jouissances des l’autres puisse vous profitez des leurs.

      Quand vous aurez fait fie de votre déni d’être une société de consommations vous comprendrez enfin que l’économie n’est qu’un vulgaire accessoire qui permet a tous ces droits et ces devoirs de s’exprimer dés que les échanges de ces ‘’choses nécessaires, utiles et commodes à la vie’’ (biens et services), ne peuvent plus se faire sur un lieu unique et dans un temps unique (troc) mais dans des lieux successifs et des temps plus ou moins lointain comme nous le faisons aujourd’hui.

      Un accessoire comme l’économie peut très bien être, lui, réaliste, matérialiste, pour servir notre vie de droit aux productions des autres afin de produire le bonheur des autres ce qui demande, alors, la maitrises des comportements humains sujet à sa versatilité.

      Vous ne pouvez comparer cette versatilité au réalisme économique. Il nous appartient uniquement que de faire progresser en parallèle cette versatilité et notre économie vers plus de justice, d’équité dans notre société qui est avant tout de solidarité puisque nous produisons pour les autres et profitons des productions des autres, y compris ludiques, intellectuelles et spirituelles. En résumé tous ces biens et ses services qui constituent « ces choses nécessaire, agréables et commodes à la vie »

      Il faut regardez la réalité en face pour unir des efforts et non pas rechercher l’affrontement, les oppositions …. Qui ne nous font que reculer.

      Unci TOÏ-YEN

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    6. @Unci,

      Je lis votre commentaire et j'avoue que je ne sais pas à qui vous répondez. Vous trouvez les solutions qui vous conviennent dans les biens et services, cela me va parfaitement. Je n'ai pour ma part d'aversion pour rien ni personne. Je n'ai pas non plus le fétichisme de la culture qui n'est finalement qu'une accumulation parmi d'autres. On trouve du bling bling partout, tenez : "ne quid nimis". Je vous reconnais bien évidemment tous les droits Unci, même celui de vous définir en termes de biens et services si ça vous chante. Je suis même d'accord pour "le progrès en parallèle de la versatilité", sans même savoir à quoi ça correspond, c'est dire à quel point j'suis pas compliqué comme garçon. Vous aimez le divertissement, eh bien figurez-vous que j'en suis également ravi ; je note juste que ce bon vieux Pascal émettait deux trois réserves sur ce point, mais passons. Sachez surtout que je vous souhaite tous les biens et services du monde, voire le double, mais sachez également que je peux d'ores et déjà vous sortir l'arrivée du quinté dans l'ordre (Longchamp), et que dans cette liste de ces cinq choses qui comptent vraiment, vous finirez par ne mettre ni des biens ni des services. Et vous pouvez m'appelez Bilto !

      Bien amicalement.

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  12. Mercredi 25 février 2015 :

    Grèce : après l'accord, les questions qui fâchent.

    Quelle forme prendra le "nouveau contrat" que la Grèce veut conclure avec ses partenaires d'ici fin juin ? Le journal allemand Rheinische Post faisait circuler mercredi un chiffre pour un éventuel troisième programme d'aide, 20 milliards d'euros, sur la foi de sources proches de la coalition au pouvoir à Berlin.
    Ce serait pour Athènes un sérieux revers que de devoir se soumettre à nouveau à un programme assorti de conditions draconiennes et alors que les précédents (en 2010 puis en 2012) ont transformé le pays en "colonie de la dette" et volé leur "dignité" aux Grecs, selon les dires du bouillant ministre des Finances Yanis Varoufakis.
    La Grèce préférerait une ligne de crédit, mais "il est plus probable qu'on aille sur un nouveau programme qu'une ligne de crédit", confiait mardi un haut responsable européen.

    http://www.lepoint.fr/economie/grece-apres-l-accord-les-questions-qui-fachent-25-02-2015-1907739_28.php

    Dette publique de la Grèce : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.

    Si le troisième programme d'aide est mis en place en juillet, la dette publique de la Grèce augmentera de 20 milliards d'euros.

    La dette atteindrait environ 335 milliards d'euros, soit environ 187 % du PIB.

    De toute façon, la Grèce est en faillite, alors un peu plus ou un peu moins ...

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  13. Le gouvernement grecques devrait mettre à profit les quatre mois accordés par les allemands; pour demander à la banque centrale de Gréce de fabriquer de la monnaie.Voilà un signe qui ne tromperait pas sur la détermination du gouvernement grecques.

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  14. "Les Grecs n'auront pas «un sou» avant la mise en place des réformes"

    "Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, a assuré qu'«aucune euro» d'aide ne serait versé à la Grèce tant qu'elle n'aura pas rempli tous ses engagements prévus avec ses partenaires européens dans le cadre du programme d'aide."

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/02/25/20002-20150225ARTFIG00238-pas-un-sou-pour-la-grece-avant-la-mise-en-place-des-reformes.php#xtor=AL-201

    La Grèce admet qu'elle aura du mal à rembourser la BCE et le FMI

    « le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a dressé un tableau sans concession de la situation financière de son pays. "Nous n'aurons pas de problème de liquidité dans le secteur public mais nous aurons vraiment un problème pour rembourser des échéances au FMI maintenant et à la BCE en juillet", a-t-il dit à Alpha Radio. Il n'a donné aucune estimation du montant des besoins de financement du Trésor pour cette période mais il est établi qu'Athènes doit verser environ deux milliards d'euros d'intérêts ce mois-ci à des créanciers publics et privés et rembourser un prêt du FMI de 1,6 milliard d'euros qui arrive à échéance en mars. Il lui faudra encore 800 millions d'euros pour assurer le service de la dette en avril et quelque 7,5 milliards en juillet et en août, notamment pour rembourser des obligations détenues par la BCE et pour payer des intérêts »

    https://fr.news.yahoo.com/la-gr-ce-admet-quelle-160128515.html

    Donc il va falloir que ses créanciers lui prêtent de l’argent rapidement pour que la Grèce puisse rembourser ses dettes à court et moyen terme et il est évident que si le gouvernement grec veut maintenir la dans la Grèce dans la zone euro, il va devoir intensifier sa soumission à la Troïka surtout supervisée par les allemands pour obtenir cet argent et faire ce qu’on lui dira de faire. Il n’y aura plus le choix pour éviter le défaut de paiement.

    Saul

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  15. Seule MLP aura le courage de tenir ses engagements.

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  16. Dans le fond, la question qui se pose est de savoir si Alexis Tsipras est le cousin de Frankis Hollandas ou pas. Comment se dit "ennemi de la finance" en langue hellène ?

    DemOs

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  17. A mettre à l’actif de nos bien-aimés dirigeants :
    « Ségolène Royal pire que la droite anglaise (qui a refusé de rétablir les coupures d’eau) ! Le Sénat a voté le retour des coupures d’eau – avec l’accord de la ministre.» (sur les crises.fr)

    DemOs
    Adressez vos remerciements aux gentils socialistes, en vous joignant aux multinationales-qui-ont-des-problèmes-de-fin-de-mois.

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  18. @ L’ami

    Moi, j’y croyais… Mais d’accord pour dire qu’il est trop tôt pour juger définitivement

    @ Un citoyen

    En sortant de la monnaie unique, la Grèce gagne deux choses fondamentales, outre son autonomie, ce qui est le plus important :
    - une dévaluation pour relancer son économie et sa croissance
    - la possibilité de monétiser sa dette, comme le font Tokyo, Londres ou Washington

    @ Saul

    Merci pour ces documents

    @ Guadet

    Pas faux

    @ Anonyme qui débat avec Un Citoyen

    Assez d’accord avec vous

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