dimanche 27 septembre 2015

L’Isagogè

Billet invité de Marc Rameaux, qui vient de publier « Portrait de l’homme moderne »



Patriotisme : Amour de son pays et de ce qu’il porte : son histoire, sa culture, ses valeurs, son art de vivre. Puis reconnaissance de ce qu’il nous a apporté dans notre formation d’homme.

Nationalisme : Haine des autres, revendication agressive de son identité et de sa culture pensées comme compétition et relations de domination.

Universalisme : Atteinte de valeurs communes à toute l’humanité.

Relativisme : Pensée que toutes les convictions se valent. Prétend souvent être l’universalisme, du fait de son absence d’attachement à une culture particulière, qui le fait lui ressembler. Il n’en est rien, toute valeur étant pour lui interchangeable, contrairement au véritable universalisme. Masque une stratégie assez grossière de prise de pouvoir, faisant taire tout patriotisme en l’accusant de nationalisme, afin de rester le seul à avoir le droit de discourir. Ressemble en cela au nationalisme, bien qu’il s’en prétende l’ennemi privilégié, dans la mesure où l’un comme l’autre sont des stratégies d’accaparation du pouvoir. Remplace simplement la préservation du pouvoir d’une nation agressive par la préservation d’intérêts de caste.

Discernement : le patriotisme n’est en rien opposé à l’universalisme. Le patriotisme, c’est la façon dont une culture particulière est parvenue à atteindre des valeurs universelles, à travers son génie propre. Ainsi nombre de ceux qui auraient dû montrer l’exemple depuis des années en France ont redécouvert le 11 janvier 2015 que certains traits propres à la culture française prenaient la défense de valeurs universelles. Ce qu’ils croyaient n’être que l’histoire propre de leur pays était le chemin qu’ils avaient pris enfants pour se constituer en hommes. Ayant passé les années précédentes à cracher sur leur propre histoire, il reste à montrer que cette redécouverte a quelque chose d’authentique, ce qui n’est en rien certain.

Autorité : Capacité à faire respecter des règles de vie commune, ou à faire accomplir des actions collectives en vue de l’atteinte d’un objectif.

Domination : Perversion consistant à vouloir en permanence exercer un pouvoir sur les autres, en marquant de surcroît une forme d’infériorité de statut. Cache généralement la peur de la liberté des autres, et une conception des relations humaines fondée sur les seuls rapports de force. Aime l’exercice du pouvoir pour lui-même, non dans le but d’atteindre un objectif, contrairement à l’autorité.

Liberté : Capacité à déterminer et accomplir ses propres buts, dans le respect des règles communes, c’est-à-dire dans le respect de la liberté des autres. L’homme véritablement libre est heureux de la liberté des autres et la souhaite : il ne la craint pas.

« Tolérance » moderne : Habitude d’accepter toute forme de comportement, ou d’être exagérément complaisant face à des comportements inadmissibles, par le peu de sanctions qui y répondent. Se fait souvent passer pour le héraut de la liberté. Condamne toute forme d’autorité, en l’assimilant à de la domination (cf plus haut). Ne peut pourtant prétendre incarner la liberté, car ne tient pas compte du respect de la liberté des autres. Fait arbitrer les libertés contradictoires de deux personnes non pas selon des critères de justice, mais en avalisant la loi du plus fort. Se fait une spécialité de demander à ceux qui sont lésés dans ce rapport de force s’ils n’auraient pas un peu fait exprès de provoquer ceux qui ont abusé de leur force. Est en réalité une forme de fascination larvée pour la domination, derrière une apparence d’ouverture. Est pour cette raison une tactique insidieuse de la domination, dont elle prépare discrètement le terrain. Déteste l’autorité pour cette raison, parce que celle-ci est un rappel aux règles et à la justice, imposant le respect aux hommes assoiffés de pouvoir.

Discernement : Autorité et liberté ne sont en rien opposées mais condition l’une de l’autre. L’accomplissement de ses propres buts nécessite de s’assurer qu’ils ne seront pas barrés par d’autres de façon arbitraire ou pour de mauvaises raisons. Penser qu’ils se réguleront d’eux-mêmes relève de la naïveté ou de la malhonnêteté, et aboutit non à une liberté généralisée mais à la forme la plus aboutie de l’oppression, celle de la mafia et des caïds. La réalisation d’objectifs personnels passe par le respect  de buts collectifs, afin que lorsque l’un des membres de la communauté se trouve lésé dans ses droits élémentaires, ce soit l’ensemble de la communauté qui assure sa défense et préserve ses intérêts d’homme libre.

Exigence éducative : Principe consistant à demander un haut niveau de réflexion et de concentration à des élèves dans le cadre de l’école. Demande en particulier à des élèves n’ayant pas bénéficié du bagage culturel de leur classe sociale d’acquérir les connaissances qui leur manquent. Puise pour cela dans des disciplines se ramenant aux racines millénaires du savoir, telles que l’étymologie grecque ou latine des mots français, permettant à tout élève de n’importe quelle classe sociale d’acquérir la culture qu’il n’a pas nécessairement reçue dans sa famille.

Esprit de caste : Réflexe de protéger et interdire l’accès à sa classe sociale par des codes culturels et sociaux ne nécessitant pas de talent particulier mais seulement l’habitude de s’en servir. Confond la morgue et le mépris avec la distinction. Ne comprend pas que la simplicité est la marque des grands. Pense que les bonnes manières garantissent d’être un homme de bien, ne voit pas en cela que la préservation de tous les signes extérieurs de … est le meilleur paravent de l’ignominie et de la bêtise intérieure.

Egalité des chances : Principe selon lequel tout enfant à la naissance bénéficie de conditions égales ou équivalentes pour faire valoir son travail et son talent propre.

Egalitarisme : Principe étrange selon lequel tout talent qui se distingue doit être rabaissé et éradiqué. Prétend agir au nom de l’égalité des chances, sans faire la différence entre conditions égales pour faire valoir son talent et imposition forcée de performances égales. S’attache à discréditer l’exigence éducative, en la confondant volontairement avec l’esprit de caste. Fabrique pour cette raison une sous-culture d’adaptation simpliste aux mécanismes du monde, sans la conceptualisation des principes du droit, de l’histoire ou de la philosophie qui permettraient de les critiquer. Fait par exemple apprendre par cœur les lourds modes de fonctionnement des différentes instances de l’Union Européenne, sans avoir expliqué au préalable le principe de séparation des trois pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et les raisons de cette séparation. Se veut d’inspiration humaniste, mais aboutit en réalité à reproduire l’esprit de caste. Sait pertinemment que les clés d’explication du monde ne résident pas dans sa sous-culture, et que ces clés ne seront plus enseignées au sein de l’école à tous les élèves, mais seulement transmises par reproduction sociale au sein de familles privilégiées. Prive les élèves d’enseignements exigeants qui auraient permis aux plus doués d’échapper au déterminisme social.

Discernement : L’exigence éducative n’est pas à opposer à l’égalité des chances, elle est au contraire le moyen le plus efficace pour faire que celle-ci devienne réalité. Les savoirs puisés dans notre histoire et dans notre langue permettent d’acquérir ce que la culture n’a pas donné aux enfants qui ne sont pas nés dans des classes privilégiées. L’égalitarisme ne recherche pas le respect et l’élévation des élèves, il est la marque d’un mépris pour eux.

Identité : Caractéristique d’une personne ou d’un pays faisant partie de son être, sans laquelle il ne serait plus lui.

Exclusion : Comportement condamnable visant à rejeter voire persécuter une personne ou un groupe de personnes pour des raisons illégitimes, telles que la couleur de peau, l’origine ethnique, nationale ou culturelle, la croyance religieuse.

Ouverture aux autres : Capacité à savoir apprécier des cultures, pays, civilisations, autres que les siens. Comprend également l’envie d’explorer ces autres cultures.  N’est pas incompatible, au contraire, avec la sincérité quant à des aspects qui nous dérangent ou suscitent notre désaccord dans d’autres cultures : une appréciation véritable et honnête inclut le droit à la critique. Capacité enfin à apprécier les différences et voir une certaine beauté et une source de joie dans la diversité des modes de vie que l’on trouve dans le monde.

« Humanisme » moderne : Discours visant à dénier toute identité à un peuple ou un pays, sous prétexte que définir et affirmer son identité serait une forme d’exclusion des autres. Se fait souvent passer pour l’ouverture aux autres (cf ci-dessus), à tort car celle-ci suppose la reconnaissance des différences et des identités avant de savoir les apprécier. Cache une certaine lâcheté devant la rencontre avec l’autre, y compris dans la discussion critique sincère, et cherche pour cette raison à aplanir tout conflit en se privant d’exister, déguisant cette attitude en humanisme. Comme pour la tolérance moderne, cède aux revendications de ceux qui crient le plus fort, non aux plus justes. Aboutit à encourager les communautarismes agressifs qui ne raisonnent qu’en termes de territorialité, au lieu de faire respecter les règles de vie commune par l’autorité (cf plus haut). Aboutit au règne de communautés féodales, qui pratiquent l’exclusion sous sa forme la plus archaïque.

Discernement : Identité et ouverture aux autres ne sont pas contraires l’une à l’autre, mais conditions réciproques indispensables. L’on ne peut apprécier d’autres cultures qu’en étant ferme dans la sienne. L’on ne peut commencer d’aimer les autres qu’en aimant ses propres origines.

Objectifs collectifs : Buts que se donne une communauté d’hommes lui permettant de mettre en pratique ses projets et ses valeurs.

Collectivisme : Idéologie visant à dénier le droit à tout individu de se donner des objectifs individuels. Rend obligatoirement collective toute initiative d’un individu.

Excellence personnelle : Travail sur soi permettant d’atteindre un niveau hors-norme dans une discipline que l’on s’est choisie.

« Réussite » moderne : Obtention d’argent ou de position sociale, considérés comme des fins en soi, quels que soient les moyens de leur obtention. Se fait passer pour l’excellence personnelle, à tort car ne prend pas comme critère de réussite le niveau atteint dans une discipline donnée mais l’obtention d’argent et de positions comparativement aux autres, qui sont censées refléter ce niveau. Méconnaît un effet pervers de tout indicateur de performance : tout individu cherchera à « coller » au plus près de cet indicateur, quitte à fausser totalement l’esprit dans lequel il a été conçu. La réussite dans une discipline nécessite toujours une certaine forme de gratuité, d’exploration de la connaissance et de la discipline pour elle-même. Dès lors qu’une mesure de performance selon l’intérêt est introduite, des stratégies déviantes de récupération de l’excellence des autres en lieu et place de l’excellence cultivée par soi-même deviendront des jeux gagnants dans la société.


Discernement : Une société peut se donner comme objectif collectif de faire respecter l’aspect méritocratique des objectifs individuels. Objectifs collectifs et individuels ne sont donc pas à opposer mais sont des compléments indispensables. L’homme qui n’agit que par pur intérêt finira par s’abaisser à des comportements serviles ou des manœuvres basses pour obtenir les colifichets que la société lui fait miroiter. L’homme qui agit pour atteindre l’excellence pour elle seule dans la discipline qu’il s’est choisi ne sera pas prisonnier des indicateurs extérieurs de la société. Il s’associera avec des hommes libres comme lui, pour se regrouper en défense de leur recherche personnelle si celle-ci est menacée par ceux qui usurpent leur mérite. Une communauté d’hommes libres garantit ainsi par sa solidarité le fait que chacun de ses membres peut continuer d’être libre à titre individuel.

18 commentaires:

  1. Je ne partage pas votre opposition patriotisme / nationalisme.

    je dirais plutôt que le patriotisme est un sentiment, le nationalisme une doctrine politique. Dans les deux cas, il y a une version saine et une version frelatée où s'insinue la haine des autres.

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    1. "Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres." : on peut bien entendu adopter ses définitions propres, mais il n'est pas étonnant que j'aie employé celle du Général dans le blog "Gaulliste libre".

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    2. Mais d'une part c'était une opposition de circonstance pour le général de Gaulle, d'autre part vous développez de manière peut-être non justifiée.

      Par exemple, en ce moment il est assez clair qu'il y a effectivement une compétition qui se joue en Europe pour savoir qui va décider. Et le manque de "nationalisme" français, au sens où vous parlez d'esprit de compétition, risque de lui poser de gros problèmes face à une Allemagne qui impose ses choix dans différents domaines (et qui d'ailleurs fait n'importe quoi).

      Même hors de l'Europe, il ne faut pas perdre de vue qu'il y a aussi des rivalités avec les US par exemple. Il faut bien sûr que ces rivalités restent saines et modérées, mais passer entièrement la compétition dans la partie "nationalisme" par ailleurs diabolisée n'est pas une bonne idée.

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    3. @ Anonyme,
      Vous confondez "haine" et "compétition"...

      Il n'est pas nécessaire de haïr les autres pays pour s'en défendre.

      Le nationalisme est souvent défini comme la haine des autres pays.

      Le patriotisme non seulement n'exclut pas de se battre contre les prétention de domination des autres pays, mais au contraire, le patriotisme est une excellente raison et une excellente motivation pour refuser de se laisser marcher sur les pieds comme on dit.

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  2. @MR,

    La nation n'est pas une page blanche, raison pour laquelle je reste méfiant à chaque tentative de réécrire ce qui a eu lieu, ce qui nous a été transmis ; autant de choses qui apparaissent comme un travail de l'idéologie sur la culture commune. Le premier parmi les biens d'une nation, enfin à mon avis, c'est sa langue. Avant même les Codes de lois il y a le Code des codes, c'est à dire la langue et son grand livre qu'est le dictionnaire. La question qu'il convient de poser concerne donc l'idéologie et ses voies et moyens. Les voies et moyens de l'idéologie libérale, comme des autres d'ailleurs, c'est aussi une action sur la langue, les mots et leur définition. Cette nation qui est la nôtre a déjà ses dictionnaires et ses définitions, lesquels contiennent cette part de culture héritée. Quand je cherche une définition, je me munie d'un dictionnaire de référence attaché au savoir consensuel. On a même en France une institution, parmi d'autres, dédiée à cela : l'Académie.

    Le libéralisme n'est pas une solution, il est un problème ; il est le problème de ce monde contemporain qui sape les bases des sociétés traditionnelles et dont l'organisation parfois il est vrai, un peu figée, a conféré au libéralisme cet air de modernité se confondant à tort avec la liberté. Aujourd'hui livré à lui-même, enté sur lui-même, le libéralisme n'a quasiment plus rien à déconstruire et nous amène tranquillement vers la jungle et la licence. L'idéologie du neuf, du moderne et de l'homme nouveau, nous ramène vers l'an zéro de la civilisation.

    A trop redéfinir peut-on encore hériter ?

    http://www.cnrtl.fr/definition/

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    1. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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    2. Le but de l'article n'est pas de réétablir des définitions : je ne remets pas en question le dictionnaire. Le but est de démasquer les récupérations et déformations du langage auxquelles se livrent le néo-libéralisme. En assimilant le patriotisme au nationalisme, l'autorité à la domination, l'exigence éducative à l'esprit de caste, .... et dans l'autre sens l'égalitarisme à l'égalité des chances, le pseudo-humanisme à l'ouverture aux autres.

      "L'Isagogè" était l'ouvrage de Porphyre destiné à introduire aux "Catégories" d'Aristote : il s'agit donc de redresser un art du raisonnement et non des définitions.

      Par exemple, le patriotisme n'est pas l'opposé de l'universalisme, mais la façon propre à un peuple, avec son génie personnel, d'avoir atteint des valeurs universelles. Ainsi du peuple français avec les valeurs de liberté, égalité, fraternité; universelles mais auxquelles la France a été jusqu'à s'identifier.

      De pseudo penseurs tels que BHL ont crû intelligent d'opposer universalisme et patriotisme, alors que le rapport n'est pas celui du contraire, mais du genre à l'espèce (pour reprendre des termes aristotéliciens). Ceci était évident pour les cités grecques, qui définissaient des catégories universelles à l'homme, mais n'en étaient pas moins très patriotes.

      Sur ce sujet de l'héritage et de la conservation de la mémoire des enseignements précédents :

      http://le-troisieme-homme.blogspot.fr/2015/09/contresens-dans-la-querelle-des-anciens.html

      Au passage, j'étrille les soixante-huitards...

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    3. "la façon propre à un peuple, avec son génie personnel"

      Quel peuple ? Il n'y a pas de peuple, il n'y a que des classes sociales. Vous personnifiez le "peuple" en l'unifiant, vision holiste ridicule, ce que font tous les tyrans.

      Votre laïus pontifiant est comme celui de Onfray, cette grosse feignasse de la pensée :

      Lorsqu’il se pique d’histoire, Onfray est tout aussi peu rigoureux. Son apologie de Charlotte Corday (La Religion du poignard, Galilée, 2009) est décrite par l’historien Guillaume Mazeau comme « un medley de textes qui relèvent eux-mêmes d’interprétations et de compilations, pour la plupart écrites au xixe siècle… Or l’“auteur” ne s’interroge jamais sur leur nature. Cette paresse de la pensée conduit Onfray à paraphraser, durant de longues pages, des récits tout simplement apocryphes, issus… de la droite la plus conservatrice

      http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110615/la-petite-usine-de-michel-onfray?page_article=4

      Et qu'est ce que viennent foutre encore une fois les soixantehuitarde dans cette chasse aux sorcières complètement puérile et ringarde ?

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    4. Pourtant, Michel Onfray a répondu de façon géniale au guignol de Moix sur la définition du peuple, en clouant le bec à tous la meute de journalopes :

      le peuple, c'est l'ensemble de ceux qui subissent les pouvoirs et les décisions de l'oligarchie ; ce sont ceux qui vont bosser le matin (et subissent les radars, ajouterais-je pour faire couiner contre mon "populisme"). Et Onfray d'ajouter "vous êtes du côté du manche".

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    5. Les 68tards ont parfaitement leur place dans cette affaire.

      Loin d'être "ringard", lutter contre eux est d'actualité : ce sont eux qui tiennent toutes les manettes du pouvoir et maintiennent la domination idéologique, médiatique.

      Comme les bourgeois de Brel, ils ont mal vieilli et sont passés du libertaire au libéral, du permissif au répressif. Il faudrait une machine à remonter le temps : ils se cracheraient à leur propre gueule en voyant ce qu'ils sont devenus.

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    6. Onfray sait très bien définir le peuple, pour lui c'est "l'ensemble des individus sur qui s'exerce un pouvoir dans un pays". En gros le peuple c'est celui qui ne décide pas mais qui doit désigner les personnes qui doivent le diriger. Or ce peuple aujourd'hui se sent trahis par ses élites qui sont incapable de le protéger de la mondialisation (alors qu'elles, au contraire en tirent plutôt des avantages).

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    7. "ce sont eux qui tiennent toutes les manettes du pouvoir et maintiennent la domination idéologique, médiatique. "

      En plein délire complotiste... Onfray lui même se définit en libertaire et a largement courtisé le tout Paris pour assurer ses ventes et sa promotion. Onfray est un pauvre crétin opportuniste qui s'enrichit avec ses prêches populistes.

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    8. "Complotiste"... Décidément tilo121 adore tout le vocabulaire à la mode chez les faux-intellectuels pour désigner quiconque s'oppose à cette minable oligarchie...

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    9. Rodolphe DUMOUCH27 septembre 2015 19:05

      Toi tu m'as l'air d'un vrai faux intellectuel, comme Onfray, un connard en fait.

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  3. @Anonyme 15:38 : un peuple est simplement l'ensemble des hommes qui sont réunis par une histoire commune, à laquelle ils considèrent appartenir. Cela suppose l'adhésion de chaque individu, donc nullement une vision "holiste" mais un acte de liberté individuelle. Ce seront les seules quelques minutes que je peux vous consacrer, vous n'en méritez pas plus : votre commentaire est caractéristique d'une sous-culture et d'une incapacité à former une seule connaissance. Votre niveau de langage et vos lectures sont à l'avenant.

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    1. "un peuple est simplement l'ensemble des hommes qui sont réunis par une histoire commune"

      Quelle histoire commune ? Vous êtes ridicule comme un cureton qui prêche sa bonne parole. Votre mépris de faux cultivé et penseur, vous pouvez vous le mettre dans le cul, et profond.

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    2. Anonyme 27 septembre 2015 20:45

      Encore un homo refoulé !

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  4. @ Marc Rameaux

    Je comprends bien votre propos et je l'approuve assez, mais je suis d'accord avec Rodolphe DUMOUCH sur votre utilisation péjorative du terme "nationalisme", utilisation qui donne raison à ceux que vous combattez.
    La diabolisation du nationalisme est assez récente et tient surtout du discours européiste.
    Jusqu'au années 1970, les guerres mondiales étaient très justement considérées comme ayant été causées par une lutte entre impérialismes. Depuis le virage libéral, dans le discours politico-médiatique, le terme "impérialisme" a disparu au profit de "nationalisme". Par une avalanche de lieux communs à ce sujet, le but est clairement d'empêcher toute alternative à l'intégration européenne et à la mondialisation.
    Le nationalisme n'avait rien de négatif à l'origine. Au XIXe siècle, il désignait la lutte des peuples opprimés par les grands empires autoritaires : irlandais, slaves d'Europe centrale, grecs, … Au XXe siècle il a malheureusement été repris pour déguiser les politiques économico-racistes des grands empires coloniaux. En effet, en 1914, il n'y avait plus de terres vierges à conquérir et les empires devaient s'affronter pour s'assurer le contrôle de ce qui était de fait la première mondialisation. D'où une suite de guerres qui continue aujourd'hui. Le bloc Otan se montrant le plus agressif et totalitaire, il lui est utile de rendre négatif le concept de "nationalisme" qui ne peut plus servir sa cause mais au contraire la détruire.

    Guadet

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