samedi 10 décembre 2016

En Grèce, Tsipras fait du Fillon



Les grèves générales en Grèce ne semblent plus vraiment intéresser les média, qui les rapportent à peine, comme celle qui a eu lieu ce jeudi. Certes, cela fait 6 ans et demi qu’Athènes serre la ceinture des Grecs, à la demande des créanciers auxquels le pays a choisi d’obéir depuis trop longtemps, mais après tout, à la base, Alexis Tsipras semblait être le Mélenchon local et, les syndicats manifestent contre lui. Il faut dire qu’il propose une nouvelle hausse des impôts de 1,07 milliard d’euros (l’équivalent de plus de 10 milliards pour notre pays), et 5,7 milliards d’euros de baisses de dépense, tout en prévoyant des privatisations pour un montant de 2 milliards. Enfin, il prévoit de libéraliser le marché du travail. Bref, Tsipras mène une politique que ne renierait pas François Fillon. Quel drôle de destin pour un tenant de la gauche radicale.

8 commentaires:

  1. En fait rien de neuf sous le "soleil" grec depuis juillet 2015. Tsipras fait la même politique que la droite Samaras, et les socialistes du Pasok Papandreou si bien qu'Olivier Delorme romancier, auteur de "30 bonnes raisons de quitter l'UE" le qualifie de Tsipandreou.

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  2. C'est bien le problème de la candidature Mélenchon. Il affirme bien qu'il a un plan B si l'Europe refuse la renégociation des traités, mais aura-t-il le pouvoir et le courage de l'appliquer ? Ou ne risque-t-il pas de faire une renégociation Potemkine qui ne changera les choses qu'en apparence ?
    Bien des points le rapprochent de la gauche libérale-libertaire, ce qui rend moins crédible son anti-libéralisme. Il dit vouloir renforcer la démocratie mais veut donner le droit de vote à partir de 16 ans et sans doute aux étrangers, ce qui tuera l'idée de citoyenneté responsable qui est la base de la démocratie.
    Mélenchon est peut-être pourtant le seul candidat acceptable parmi ceux qui ont une chance.

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    1. Mélenchon ne veut sortir ni de l'UE ni de l'euro.

      Il adopte simplement un discours suffisamment flou pour duper ceux qui veulent en sortir afin qu'ils votent pour lui.

      S'il n'a jamais renié son "père" Mitterrand, ce n'est pas pour rien.

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    2. J'oubliais : Mélenchon n'a aucune chance.

      Son objectif est simplement d'arriver devant le PS afin d'incarner la "gauche" après l'élection.

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  3. Pas d’inquiétude, l'UE de Bruxelles nous proposera le bon candidat qui par défaut sera élue et en fera un super préfet!

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  4. Le programme économique de Fillon est parfaitement compatible voire indispensable au maintien de l'euro et l'UE sous tutelle de l'ordolibéralisme allemand.

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  5. En même temps, voilà ce qui lui arrive quand il essaie de faire un peu de social:

    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211595029442-leurogroupe-punit-alexis-tsipras-pour-ses-mesures-sociale-2050510.php

    Berlin semble vouloir faire d'Athènes un exemple destiné à terroriser ceux qui voudraient sortir de ses clous ordolibéraux. Alors même que Tsipras a fait mieux que prévu rayon sabrage antisocial.

    JZ

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