samedi 25 mars 2017

Les manipulations des Décodeurs du Monde sur l’euro


Regarder le doigt pour ne pas regarder la réalité

Le dérisoire angle choisi par le Monde pour attaquer ce graphique, c’est critiquer le fait de prendre un indice 100 en 2001. Et pour appuyer sa ridicule démonstration, le quotidien vespéral présente un graphique où la base 100 date de 2010 ou 1999. Et même si la chose apparaît un peu moins clairement, il n’en reste pas moins qu’après l’introduction de la monnaie unique, les productions industrielles de la France, l’Italie ou l’Espagne décrochent par rapport à celle de l’Allemagne d’une manière spectaculaire comme l’explique Emmanuel Lévy. Depuis 2001, la production industrielle des trois premiers a chuté de 16 à 25% quand celle de l’Allemagne a progressé de plus de 20% sur la même période.


A l’œuvre, les réformes Schröder, mises en place du fait de l’euro, qui empêche les ajustements monétaires du passé, qui permettaient aux productions industrielles des grands pays de progresser de concert. Jacques Sapir et Olivier Passet ont bien analysé les mécanismes à l’œuvre, largement développés par l’excellent livre de Coralie Delaume et David Cayla « La fin de l’Union Européenne ». La chance du Monde, c’est que Marine Le Pen a jeté ce graphique dans le débat bien superficiellement, sans être capable de l’expliquer. Le Monde se focalise sur un détail insignifiant plutôt que de regarder en face, sans parler d’accepter, les malfaçons structurelles de leur veau d’or monétaire européen.

12 commentaires:

  1. Comment pourrait-il en être autrement? Il me parait évident que les financiers mondialistes feront tout pour ne pas perdre l'euro. Ce n'est pas la monnaie unique qui les interesse, mais le fait qu'ils la contrôlent au travers de la BCE, comme ils contrôlent le dollar avec la FED. On voyait bien qu'on s'acheminait, grâce au TAFTA et au traité trans-pacifique, vers une fusion dollar-euro. Trump, dont l'élection n'était pas prévue, retarde ce beau plan. Encore faut-il que l'euro et surtout la BCE subsistent pour le mener à bien. Le libre-échange n'est qu'un grand mot pour permettre aux mondialistes d'asservir par la monnaie-dette l'ensemble de la planète. Les peuples le découvrent un peu tard, donc il leur faut accélérer le processus et tous les moyens, même les pires, seront employés.

    RépondreSupprimer
  2. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

    RépondreSupprimer
  3. Merci pour ce rappel Laurent.

    Ton lien vers l'excellent article d'Olivier Berruyer (http://www.les-crises.fr/encore-du-grand-decodeurs-sur-leconomie/), achève de les ridiculiser, en montrant ce qu'est une véritable rigueur intellectuelle.

    La "correction" des "décodeurs" relève d'une faute de débutant en statistiques sur les calculs d'indices.

    Il faut dire que la fine équipe de Samuel Laurent a donné tous les bâtons pour se faire battre.

    Olivier Berruyer est actuaire : les ignares du "monde", pourvus de vagues diplômes en communication, ne peuvent pas même concevoir le niveau de maîtrise économique et mathématique que cela représente.

    Et ce sont ces bons à rien, ces professionnels de la solution de facilité et du simplisme, qui prétendent corriger les erreurs de personnes infiniment plus qualifiées qu'eux... signe des temps.

    RépondreSupprimer
  4. C'est faux, le franc ne dévaluait plus par rapport au Mark depuis la fin des années 80 et la fin des fortes inflations en France, ce qui n'a pas empêché la France de produire des biens manufacturiers au même rythme que l'Allemagne jusqu'en 2006, donc votre corrélation avec l'Euro ne tient pas la route, faudra trouver une autre explication moins foireuse.

    Par ailleurs, il est parfaitement stupide ne tenir compte que de la production manufacturière pour comparer 2 pays qui produisent bien d'autres choses. Tout cela montre votre fétichisme de l'industrie, gros nul que vous êtes !

    RépondreSupprimer
  5. @ Marc Rameaux

    Très juste !

    @ Eurotroll

    Il faut dire que vos interventions ne sont pas foireuses elles, toujours aussi bien argumentées factuellement que calmes et polies. Mais votre ton détestable ne fait que prouver que vous êtes un euro-ayatollah, qui, incapables de trouver de vrais arguments étayés pour défendre ses idées, n’a plus d’autre choix que de se tourner vers l’insulte. Vos insultes vous discréditent, et c’est pour cela que j’en laisse une partie.

    Sur la production industrielle, votre discours est ridicule. Le graphique montre que le rattrapage de la France par l’Allemagne commence dès le milieu des années 1990, et pas 2006 (on passe d’une avance de 7/8 points de l’indice 100 pour la France mi-1990 à une avance de 10 points pour l’Allemagne en 2006). Mais bon, la réalité n’a pas une grande importance pour un troll anonyme éructant comme vous…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mr Herblay

      Vous avez un admirateur contrarié qui cherche une pénible reconnaissance qu'il ne trouve certainement pas dans son quotidien en faisant autant de tapage qu'il peut pour montrer qu'il est là.

      A l'expérience, je pense que le raisonnement n'a aucune prise possible sur l'amour ; or votre interlocuteur est féroce parce qu'il répond à l'injure que vous faites à son amour....

      Stan

      Supprimer
  6. Votre fanatisme de souverainotrolliste vous rend idiot, vous n'avez qu'un marteau anti-Euro, alors vous voyez des clous Euros partout.

    Votre pseudo démonstration grotesque n'explique toujours pas qu'un franc non dévalué par rapport au mark bien avant 2000 ait permis une production industrielle française équivalente à l'Allemagne et vous oubliez que le creux allemand début années 90 correspond à la réunification, eh ouais mon gros, l'Allemagne de l'Est a ralenti l'indice de production de l'Allemagne réunifiée.

    De surcroit, vous êtes sourd comme un pot, alors je vous répète que l'industrie ne représente pas toute la richesse d'un pays et de ses habitants, sinon les chinois auraient un pouvoir d'achat supérieur à celui des français, ce qui est loin d'être le cas.

    Donc, vous ne comprenez rien à rien, analyse foireuse sur toute la ligne.

    Votre ton, vos pseudo analyses et vos sobriquets à mon égard vous décrédibilisent complètement, sauf vis à vis des membres décérébrés de votre secte obscurantiste.

    Vous n'êtes qu'un guignol ignare et borné.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et toi connard, t'es quoi ? Pas intelligent en tous cas, mais plutôt un guignol nul en économie qui ne fait que répéter d'éternelles idioties. D'autre part, non seulement tes potes euro-mondialistes détruisent l'industrie française, mais aussi son agriculture quant on voit votre débilité à soutenir le Ceta (et auparavant le Tafta). Dégage et va chez tes potes du Taurillon and co.

      Supprimer
  7. On sent, comme une "tension", entre "européiste" et ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette union, qui n'est, qu’après tout, qu'administrative et ne veut qu'une convergence facile en appauvrissant tout le monde!

    RépondreSupprimer
  8. "La chance du Monde, c’est que Marine Le Pen a jeté ce graphique dans le débat bien superficiellement, sans être capable de l’expliquer. "

    Non, tout le monde a très bien compris de quoi il s'agissait. Arrêtez de prendre Marine Le Pen pour une idiote !

    RépondreSupprimer
  9. Graphique bidon de la Marine nationale :

    https://ecointerview.wordpress.com/2017/03/21/le-graphique-bidon-de-marine-le-pen-sur-leuro/#comment-3147

    RépondreSupprimer
  10. @ Eurotroll

    Je me répète : la divergence des productions industrielles démarre au milieu des années 1990, juste après la décision de faire l’euro, et donc de ne plus dévaluer. On ne peut pas faire plus clair. De 1995 à 2006, la production industrielle est stable en France, et progresse de plus de 20% en Allemagne, alors qu’avant, elles évoluaient de concert.

    Et je n’ai jamais dit que l’industrie représente toute la richesse d’un pays. Mais, en bon politicien de bas étage, vous détournez le débat.

    @ Marc-Antoine

    Elle l’a très mal expliqué, encore une fois

    RépondreSupprimer