lundi 3 juillet 2017

Illettrés, alcooliques, rien : Macron tombe dans le racisme social !

« Dans une gare, vous croisez des gens qui réussissent et d’autres qui ne sont rien » : pour l’inauguration du plus grand incubateur de start up au monde, Emmanuel Macron a une nouvelle fois dérapé, étalant un mépris de classe d’autant plus révoltant pour ceux qui ne ne réussissent pas qu’il est sensé être le président de tous les Français. Des propos absolument honteux !



Plus Schumpeter arrogant et insultant que Jupiter

Le pire, c’est que l’arrogant de la République n’en est pas à son premier dérapage. Arrivé à Bercy, il s’était déjà distingué en qualifiant une partie des ouvrières de l’abattoir de Gad « d’illettrées », puis, il avait affirmé que « l’alcoolisme et le tabagisme se sont peu à peu installés dans le bassin minier ». Questionné sur les rémunérations dérisoires d’Uber, il avait répliqué « Allez à Stains expliquer aux jeunes qui font chauffeur Uber de manière volontaire qu’il vaut mieux tenir les murs ou dealer ». Comme le rapporte Marianne, en janvier, à Lille, il avait dénoncé la paresse des chômeurs : « Je ne veux plus entendre ‘j’ai encore droit de rester un peu au chômage’ ou ‘on ne me propose rien’ ! ».

Qualifier ce propos de « mépris de classe » n’est-il pas insuffisant ? En tenant de tels propos, Macron dit de manière très directe que dans notre pays, où plus de 6 millions de personnes recherchent un emploi, tous ceux qui ne réussissent ne seraient rien. Rien, l’ouvrier ou l’employé qui perd son emploi parce que son travail est délocalisé en Europe de l’Est ou en Asie. Rien, l’agriculteur poussé à la faillite du fait des variations exubérantes et irrationnelles du marché… Quel manque de bienveillance, pour ne pas dire d’un simple humanisme à l’égard de ceux qui souffrent depuis si longtemps ! Ce faisant, Macron se montre totalement indigne de la fonction qu’il occupe.


Dans le monde du président, seuls ceux qui réussissent valent quelque chose puisque les autres ne valent rien, faisant fi de l’explosion des inégalités et du déterminisme social. Ce n’est pas la complexité de sa pensée qui justifie le refus de l’interview du 14 juillet, mais le corollaire de ce monstrueux complexe de supériorité qui le pousse à refuser la légitime remise en cause démocratique.

24 commentaires:

  1. A propos de la ministre des Armées Florence Parly :

    Florence Parly : « représentante » de la banque Edmond de Rotschild.

    Une info est omise par les médias, mais le chercheur à l’université de Liège Geoffrey Geuens nous a alertés :

    Dans le cursus de Florence Parly, on mentionne bien « l’ancienne directrice d’Air France et de la SNCF ». On signale également que « son mari, Martin Vial, dirige l’Agence des participations de l’Etat (APE), présente dans les grands groupes de défense français », qu’il est même « membre du conseil d’administration de Thales ». Ce qui, par parenthèse, en dit long sur l’endogamie de notre élite.
    Mais pour elle, on oublie une casquette : depuis janvier 2016, elle appartient au conseil de surveillance de l’entreprise Zodiac Aerospace. Elle y siège comme représentante du « Fonds Stratégique de Participation », qui n’a rien à voir avec le public Fonds stratégique d’investissement.

    Qu’est, en effet, ce FSP?
    C’est une émanation du groupe Edmond de Rotschild.
    On lit sur leur site:
    « Le FSP est géré par le groupe Edmond de Rothschild. Regroupant six assureurs majeurs en France (BNP-Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit agricole assurances, SOGECAP (groupe Société générale), Groupama et Natixis Assurances), le FSP est un actionnaire de long terme dans le capital de sociétés françaises ».
    Voilà donc une ministre (de plus) dont les liens avec la banque et l’industrie sont étroits. Ici avec le groupe Edmond de Rotschild, basé en Suisse, qui, comme le révélait Cash Investigations, dispose de 142 sociétés écrans dans des paradis offshore…

    Sans doute entre-t-elle au gouvernement par souci d’équilibre avec son président Macron qui, lui, oeuvrait, à la banque d’affaires Rotschild et Cie, basée à Paris. Voilà un gage de pluralisme.

    Comme le disait (presque) Jean Gabin : « Ce n’est plus un gouvernement, c’est un gigantesque Conseil d’administration ! »

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  2. Il faut dire qu'il a de qui tenir : François Hollande et ses "sans-dents."

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    1. Sauf que la médiasphère n'en fait pas autant, toute contente d'avoir enfin un pro-business totalement assumé à l'Elysée. Au-delà de toute considération politicienne ne pas avoir fait attention aux mots fait tache pour quelqu'un qui avait pris la posture du président lettré afin de mieux se distinguer de Sarkhollande.

      JZ

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  3. Il ressemble à Trump qui s'exprime en format tweet d'une ou deux phrases. Sauf qu'on ne parler de certaines choses en 2 phrases. Il a aussi probablement lu ce texte de Mitterand qui emploie une expression similaire, mais dans un texte de 1 page, ce qui change tout :
    https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/19554407_10155867730974311_5977665027321397227_n.jpg?oh=9db25df68de9f7ec522cdc972bc4f533&oe=59DC9259

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    1. Vous dites que si la phrase de Macron n'était pas isolée mais s'inscrivait dans un texte plus long où il prend le temps de développer sa pensée contrairement à la communication de Trump par tweet, cela changerait tout ?

      Je suis bien d'accord avec ça.

      Et justement, il se trouve que c'est le cas.

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  4. Pendant ce temps là, les RSIstes sont traqués comme des fraudeurs :
    https://www.bastamag.net/Pas-de-droit-a-l-erreur-pour-les-allocataires-de-la-Caf-soumis-a-des-controles

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  5. Je ne sais pas comment on peut analyser ces propos en termes de psychanalyse ou de psychologie profonde. Emmanuel Macron est un homme intelligent et n’a aucun intérêt à affirmer car c’est une forme de mépris total, surtout maintenant qu’il est Président de la République, qu’il y a des gens qui ne sont rien en les opposants de surcroit à ceux qui réussissent. Dire de quelqu’un qu’il n’est rien est une bévue qui viendrait en quelque sorte de l’Ego qui l’a forcé (en quelque sorte à l’insu de son plein gré) à dire ce qu’il estime vraiment être (que des gens en quelque sorte ne sont rien) alors que ce qu’il estime vraiment aurait dû être dissimulé, mais quelque chose de plus fort dans sa personne l’a piégé en lui faisant dire ce qu’il pensait vraiment au moment où il parlait.

    Maintenant que la bêtise est dite, il ne devrait rien en résulter rien de grave pour lui, il a été élu, il a une majorité absolue à l’Assemblée nationale et surtout il est soutenu par le système oligarchique, mais il ne devrait pas trop tarder à rejoindre le niveau de popularité de son prédécesseur à l’Élysée et pas seulement pour les bêtises qu’il dit. Le simple fait qu’il fera toujours passer les « intérêts supérieurs » de l’Europe à ceux de la France et donc la soumission de cette dernière à la précédente, le condamne à l’échec. On ne devrait pas trop tarder à s’en rendre compte.

    Saul

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  6. Le qualificatif de "Rien" s'applique aussi aux gens qui travaillent sans gagner grand-chose, je crois. N'a t-il pas insulté au mons 80% de la population?

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  7. Il a beau être intelligent, malin, ça ne l'empêche pas de dire régulièrement de grosses conneries et de laisser transparaître son arrogance et son sentiment de supériorité, trait commun à tous les larbins des grands intérêts économiques et financiers.

    Hep le Mac jupiterrien d'opérette, redescends, tu n'es qu'un larbin mon gars !

    ça a l'air plus fort que lui, au bout d'un moment, son 2ème visage finit toujours par apparaître, et il se lâche comme s'il se croyait peinard en déjeûner avec des potes à la pensée tellement "complexe" n'est-il pas, style Attali, Minc, Rotschild and co.

    C'est vrai que les psys ont un nouveau sujet d'étude qui peut les occuper pendant au moins 5 ans.

    ça ne m'étonne pas qu'il ne va pas s'exprimer au 14 juillet, il serait capable de dire une connerie plus grosse que lui (dans la même veine que celle sur le crime contre l'Humanité ou sur les Comoriens) et de fragiliser leurs si chères réformes qu'ils sont sur le point de faire passer après 30 ans de tentative, alors qu'ils ont un boulevard devant eux.

    Feuilleton à suivre.

    ***Jacko***

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  8. Les français sont prévenus, Macron n'endossera pas la responsabilité de l'échec de sa politique économique et sociale.

    Ceux qui perdront leur emplois ou verront baisser leurs salaires seront tenus pour seuls responsables de leur destin. Il y a d'un côté ceux qui réussissent, de l'autre ceux qui ne sont rien, c'est comme cela et que voulez-vous que Macron y fasse ?

    Cela pose toutefois un problème de logique qui semble être passé inaperçu : à quoi sert la politique économique et sociale dans ces conditions ?

    Ivan

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  9. Il n'est ni intelligent, pour preuve son obstination à faire des réformes stupides, ni lettré, pour preuve son manque total de maîtrise du style de la forme orale française où il extirpe des bouts de phrases de différents textes hors contexte, comme le cancre qui ne sait pas copier sur son voisin sans se faire repérer.

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    1. Tu fais peut-être référence à son discours aujourd'hui devant le Congrés ?
      C'était d'un ennui, en effet, sans aucun souffle, truffé de lieux communs inintéressants. Avec de Rugy derrière lui, le tableau était parfait. On est décidément tombés bien bas.

      Mais bon, le système ne lui en demande pas tant. Il lui demande simplement d'être bien propre sur lui et bien obéissant, à l'image de ses clones députés.

      ***Jacko***

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  10. @ JZ

    En effet, il est choquant que l’on n’en parle pas plus…

    @ Saul

    Très révélateur en effet

    @ Jard & Jacko

    Très juste !

    @ Ivan

    Bien vu

    @ Anonyme

    Bien d’accord : j’avais résumé le débat d’entre deux tours au choix entre deux superficialités

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  11. "Le qualificatif de "Rien" s'applique aussi aux gens qui travaillent sans gagner grand-chose, je crois."

    C'est plus marche ou crève, c'est #enmêmetemps marche et crève.

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  12. Illettrés avec 2 t, ce serait mieux (dans le titre comme dans l'adresse html).

    Pour le reste, rien à redire...

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  13. "Illetrés, alcooliques, rien : Macron tombe dans le racisme social !"

    Prendre le temps d’écouter l’intégralité du discours d’Emmanuel Macron d'inauguration de la Station F, capter le contexte, les messages, et continuer de prétendre que cette phrase est l’illustration d’une pensée selon laquelle soit on réussit soit on n’est rien est ... ahurissant.

    Deux façons de réagir à cela.

    L’électeur de Macron que je suis pourrait être tenté de penser, de manière assez cynique, que l’avenir est radieux pour notre mouvement. Car tant que l’opposition continuera de se livrer à ça, elle continuera d’être inaudible. Peu importe ce qu’elle a à dire ou pas.

    Mais malheureusement ce n’est pas ça le sentiment qui domine quand je lis les commentaires sur cette phrase. C’est plutôt la sidération et la consternation devant cette hystérisation du débat public.

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    1. Ben voyons, les passages sur le crime contre l'Humanité et sur les Comoriens, ainsi que ceux que rappelaient Laurent en titre, tout ça c'était aussi c'était de l'interprétation fallacieuse.

      C'est bien mon petit gars, reprend aussi le thème de "cynisme" pour faire écho à ton "dieu" romain de pacotille.
      La manière dont il en a parlé dans son discours m'a fait pensé à la manière dont mes anciens chefs dans les multinationales où j'ai travaillé utilisaient la notion.
      Et ce sont ces gens là qui fustigent le cynisme, autant en rire vraiment... L'inversion des valeurs dans les beaux discours, c'est tellement facile et dégueulasse.

      Soit dit en passant, ce n'est pas de l'hystération, redescend sur terre, comme ton Jupiter. Ce sont de simples constations, qui conmmencent à s'accumuler.
      Et on en est qu'au début...

      ***Jacko***

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  14. Salut tout le monde ! J'ai écouté le discours de E. Macron et je crois qu'il faut l'écouter en entier car il ne s'arrête pas à cette phrase. Il explique ce qu'il souhaite faire pour que cela s'améliore. Après on est d'accord ou pas avec lui. Personnellement, l'expérience m'a démontrée qu'il ne fallait pas tout attendre et qu'il fallait se bouger dans la vie. Et ce n'est pas parce que vous venez d'un milieu social bas ou très bas que vous ne pouvez avoir mieux. Moi je suis fils d'une famille monoparentale. Mon père m'a élevé tout seul. Ma mère est un fantôme (je la vois peu elle a préféré une autre vie tant mieux pour elle. De temps en temps elle pense à moi). J'ai vécu en très grande banlieue parisienne, celle des campagnes à 45/50 km de paris avec une ligne SNCF mais pas super bien desservie. Mon père était cuisinier mais pas en restau' gastronomique. En chaîne de restauration et après en cafétaria sur autoroute. Il a toujours bossé et même si l'argent coulait pas à flot chez moi, jamais dans la mer** mon père faisait gaffe. Moi je suis allé en LEP (lycée professionnel) où j'ai passé un cap-bep mécanicien et un autre en électro-technique. A 18 ans j'ai trouvé mon 1er taff'dans un centre auto qui vous change vos pneus et vos plaquettes de frein en une heure. J'ai bossé là-bas 3 ans payé au lance-pierre le smic avec travail le samedi. A 21 ans, l'usine à côté de chez recrute. J'y vais je suis embauché. Usine d'embouteillage et de fabrication de bouchons de liège. On m'a dit plein de trucs du style tu vas évoluer, il y a des promo' pour des jeunes comme toi. Super en plus payé un peu plus que le smic. 9 ans plus tard au même point. Que dalle de promo'. En plus l'usine qui fait des charrettes tous les 2 ans en moyenne. Avec 2 autres collègues on s'est pris en main, on a cherché une formation qui nous plairait. Moi c'était agent conducteur-médiateur pour transports collectifs. Je suis parti 10 mois en formation. J'avais 30 ans. Mon autre collègue 41 ans ça a été la vente et l'autre collègue, une dame de 47 ans, ça a été aide-soignante. On a galéré pour se remettre aux études mais on est arrivé à décrocher nos certificats et autres diplômes. Et on est sorti de l'usine et de notre condition. On a bien fait car 4 ans après l'usine a dégraissé à mort en virant quais tout le perso' en vendant une partie de son site pour se consacrer à la création de bouteilles de haute qualité + bouchons pour les grands vignobles et pour l'exportation. Quand on a demandé notre CIF mes 2 collègues et moi on s'est fait agressé par les représentants syndicaux car on leur cassait leurs affaires et on avait mauvaise influence sur les autres qui se disaient que la lutte syndicale ok mais pourquoi ne pas se trouver une reconversion. Aujourd'hui j'ai 40 ans cela fait 10 ans que je suis sorti de l'usine et du job' au smic. J'ai recommencé comme conducteur de bus puis coordinateur et maintenant responsable de réseau dans une société de bus. Mes 2 autres collègues : le gars est directeur d'un magasin de vêtements à Paris et ma collègue est responsable animation-accueil dans une maison d'accueil de jour pour personne âgée. Mes autres collègues de l'usine en grande majorité se sont retrouvés sur le carreau sauf ...ceux qui se sont bougé et n'ont pas attendu la lutte finale. Et eux aussi ont été menacés par les délégués syndicaux. Tout le monde peut pas réussir je suis d'accord mais une majorité peut choisir de ne pas végéter 10-20-30 ans dans une usine.
    Bonne soirée à tous
    Marco

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    1. @Marco

      De toute façon si j'ai bien compris ceux qui ont "choisi" de végéter 10-20-30 ans dans l'usine on leur a pas demandé leur avis, et ils ont été virés quand même.

      Félicitations pour votre CDI ! Vous avez eu raison de vous bouger et de vous battre pour l'obtenir. Mais maintenant tout est à recommencer, car Macron veut supprimer le CDI. S'il "réussit", vous vous serez battu pour rien.

      Le plus dur sera d'expliquer aux jeunes qui se battent de toutes leurs forces pour décrocher un CDI, supportent toutes les humiliations, acceptent tous les sacrifices, serrent les dents et sacrifient toute l'énergie et la santé de leur jeunesse à cette conquête du CDI que ce n'est plus la peine de se battre, qu'ils peuvent baisser les bras comme les jeunes anglais l'ont fait depuis Thatcher, car Macron va supprimer le CDI.

      "Tout le monde peut pas réussir je suis d'accord"

      Moi, je ne suis pas d'accord. Quand il y avait assez de travail pour tout le monde chacun pouvait réussir, tous progressaient, même, et cela a duré jusqu'en 1973.

      Puis il y a eu rapidement 1 million d'emplois manquants. Un million de chômeurs, de gens qui mystérieusement, tout à coup, ne peuvent plus réussir.

      Aujourd'hui ce n'est pas parce qu'il y a 6 ou 8 millions de français incapables de réussir que nous avons autant de chômeurs. C'est parce qu'il manque 6 ou 8 millions d'emplois qu'on feint de croire qu'autant de français seraient incapables de réussir.

      Mais cette manière de raisonner est absurde. Quand il ne restera plus qu'un seul emploi, osera-t-on encore soutenir que l'heureux élu a "réussi" parce qu'il a fait ce qu'il fallait pour cela, et que les autres n'avaient qu'à faire comme lui, s'ils en avaient été capables ?

      C'est ridicule, puisque cela n'aurait pas fait un seul emploi en plus, et donc pas un seul chômeur en moins.

      Bonne nuit

      Ivan

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  15. Marco & Ivan

    Marco,
    Félicitations ! C'est très encourageant de voir des salariés comme vous. En plus, dans votre message pas de jugements de valeurs ni de leçon de morale. C'est cash mais pas malveillant. En France nous avons un dispositif de formation continue et pro' intéressant et étoffé mais quasiment inconnu des salariés qui pourtant cotisent pour ce système. Je pense que vous avez peut-être mal galéré pour vous reconvertir. J'ai 33 ans je suis titulaire d'une double licence professionnelle. J'ai fait mes licences en alternance.J'ai trouvé du travail très rapidement. 11 ans après ma sortie des études je considère que ma formation initiale est dépréciée. En plus, j'ai connu le chômage.Pendant cette période j'ai demandé à bénéficié d'un financement pour un master I. Refusé Pas prioritaire, aucune preuve de reconversion etc...m'a-t-on répondu. Par contre comme j'avais tapé à toutes les portes au bout de 8 mois de chômage pôle emploi m'a forcé à aller en stage de formation de 2 mois où j'ai passé en revue le programme de compta' du CAP gestion. Si je refusais on me rayait de la liste. J'y suis allée j'ai perdu 2 mois et l'Etat a gaspillé de l'argent (car le cabinet privé qui donnait la formation se palpait pas mal). Cette formation ne m'a servi à rien et ne me sert toujours pas. Au final, je me suis débrouillée autrement en prenant un travail à temps partiel et en m'inscrivant en candidate libre dans une fac' pour mon master I. Ça a bien marché car j'ai eu mon master et j'ai retrouvé un travail mieux payé et plus sympa'. Du coup, le système débrouille m'a beaucoup appris, comme vous, et là je fais un master 2 à distance pour compléter le tout. Mais j'ai pas mal tâtonné, cherché et j'ai pris des râteaux. Vous trouvez à boire et à manger en termes de formation et l'Etat n'est pas disposé à vous aider vraiment. Cela fait 3 ans que j'ai commencé à me (re)former. Et je ne pensais pas que j'allais être confrontée à un monde très compliqué. Donc imaginez quelqu'un qui a quitté l'école depuis X années, qui n'a jamais eu droit à autre chose qu'une emploi au smic ou un peu plus. Puis après il y a les enfants, la maison à payer etc...Vous vous avez réussi et c'est vraiment très bien. Mais si l'on veut que les gens se bougent il faut revoir le système et leur donner la possibilité d'accéder à la formation car tout le monde la paye par les impôts, les cotisations sociales etc...Et dans à ce moment-là on pourra se réjouir du fait que beaucoup de personnes comme vous, comme vos collègues ou comme moi peuvent réussir, peuvent se reconvertir. En tout cas merci de partager votre expérience.

    Ivan,
    d'accord avec votre commentaire. Nous vivons une mutation technologique profonde ponctuée de crises socio-économiques. Le problème c'est le décalage de plus en plus grand entre ce développement technologique et la possibilité de formation et d'adaptation d'une grande partie du salariat.J'ai pris une claque quand je me suis dit qu'il fallait que je retourne en formation. Et une 2ème claque quand j'ai passé un temps fou à faire aboutir mon projet. Je l'ai financé personnellement et cela a un coût. Même les mieux armés devront s'y remettre un jour, changer de métier etc...En espérant qu'ils auront toujours les bonnes clés. Les désarmés, c'est une véritable catastrophe pour eux. En plus, si l'on ajoute le fait qu'il y a moins de travail car l'évolution technologique supprime de l'emploi à long terme...Pourquoi pas passer à autre chose que le CDI mais on a une vraie politique de flexi-sécurité comme dans les pays du Nord . Et surtout, l'Etat suit et ne fait pas de l'affichage. Il y a du donnant-donnant. Mais je doute fortement...

    Bonne journée à vous 2
    Et ne désespérons pas
    Niny

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  16. @ Anonyme 10:08

    En effet

    @ Claribelle

    Merci

    @ Anonyme 20h15

    Je crois que c’est surtout révélateur d’une pensée de « winner » de la mondialisation qui non seulement oublie les autres, mais les méprise au plus haut point

    @ Ivan

    Merci pour la réponse à Marco

    @ Niny

    Bien sûr, la nature de l’homme est de s’adapter, mais attention à ne pas faire de cette adaptation un but en soi et l’homme une variable d’ajustement, ce qui est en train de se passer à mon sens.

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    1. Quand j'ai lu les commentaires de Marco et de Niny je ne suis pas parvenue à la même conclusion que vous. Vous avez raison lorsque vous écrivez que l’homme ne doit pas devenir une variable d'ajustement et que s'adapter n'est pas une fin en soi. Mais pour moi les témoignages de Niny et de Marco visent plus tôt à expliquer que les salariés ne doivent plus être passifs et attendre que l’État ou la providence leur viennent en aide. Au contraire, s'ils ne veulent pas être des variables ni faire de l’adaptation une fin en soi, il faut qu'ils prennent leurs carrières, leurs métiers etc...en main, ne pas attendre la dernière minute fatale et surtout ne pas croire que parce qu'ils ne sont pas capables ou dépréciés jamais ils ne pourront évoluer. Le temps de la carrière d'un trait dans la même usine, le même bureau ou la même entreprise c'est fini. La reconversion est devenue un élément concret dans le monde du travail (même chez les fonctionnaires, j'en ai un exemple très parlant chez moi). Donc le but ce n'est pas de subir mais d'anticiper, d'affirmer vouloir évoluer même si on part de très bas.Et du coup contredire magistralement le déterminisme de notre nouveau président (et de bien d'autres).
      Bonne après-midi
      SSDPI
      PS: Merci pour votre blog, je le lis régulièrement

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    2. Je suis à 99% en phase avec votre analyse SSDPI.

      Pour arriver à 100%, j'ajoute un complément et émet un bémol.

      Le complément, c'est le témoignage de Marco sur la pression que certains représentants syndicaux exercent sur ceux qui sont dans cette démarche.

      Le bémol, c'est la contradiction avec le président. Bien au contraire. EM fait exactement le même constat que celui que vous développez. Je comprends qu'on ne soit pas être d'accord avec le chemin qu'il propose pour permettre à tous d'être en capacité au moins de s'en sortir et idéalement de s'épanouir dans ce contexte. Ce désaccord ne démontre pas que le président serait en fait déterministe, ce qu'il n'a jamais dit, mais qu'on aimerait bien essayer de lui faire dire notamment en accumulant des petites phrases sorties de leur contexte.

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