samedi 5 juin 2021

Intervention au rassemblement de Génération Frexit du 29 mai

Mes chers compagnons,

 

En ce jour anniversaire de notre victoire au référendum sur le TCE, nous pourrions être résignés. Après tout, le traité est finalement passé. Et la sortie de l’UE ou de l’euro n’est plus à l’ordre du jour médiatique. Le combat que nous menons pourrait sembler perdu d’avance.

 


Pourtant, l’histoire nous dit tout le contraire. Souvenons-nous qu’en 2013, des sondages ne donnaient que 30% de soutien au Brexit. De même, 6 mois avant le référendum de 2005, des sondages ne donnaient que 31% au non. En dehors d’une campagne électorale, nous savons que le soutien à l’UE est largement surestimé. Le simple fait de se renseigner, et de réfléchir, fait s’effondrer le soutien à ce monstre institutionnel.

 

Mieux, pour le Frexit, nous partons de plus haut qu’il y a 16 ans ou que pour le Brexit. Début 2019, 40% des Français soutenaient une sortie de l’UE !

 

En outre, le contexte est encore plus porteur. Le coronavirus a démontré une nouvelle fois le caractère profondément nuisible de l’UE. L’UE, c’est abandonner la production de matériel médical et de médicament à l’Asie. L’UE, ce sont des frontières ouvertes à tous les virus. Et que dire du fiasco vaccinal européen, avec des commandes passées 4 mois plus tard que Londres et Washington ! L’UE a même démontré qu’elle est nuisible pour notre santé.

 

Et l’UE est aussi nuisible économiquement. La récession y est plus forte que partout ailleurs. Et alors que les Etats-Unis ont déjà mobilisé, et dépensé, 5000 milliards de dollars en un an, on attend toujours le premier centime venu du plan européen aussi byzantin, que chétif et tardif.

 

L’UE a tout raté dans cette crise. C’est un boulet pour les pays européens.

 

Et l’UE est aussi nuisible socialement. Ses réformes dites structurelles, ce sont des coupes dans les budgets sociaux ou dans les droits des travailleurs. L’UE, c’est une concurrence inhumaine entre les peuples qui détruit nos modèles sociaux.

 

Enfin, l’UE est aussi nuisible démocratiquement. Sarkozy et le Congrès ont trahi notre vote de 2005. Tsipras a renié le mandat donné deux fois par le peuple grec. Dans l’UE, « il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités », comme l’a admis Juncker.

 

Ce faisant, je crois que la nature profonde de l’UE devient de plus en plus claire pour les Français. C’est une entreprise de déconstruction de la démocratie. De plus en plus de choix, qui devraient être politiques, sont gravés dans le marbre de traités envahissants, ou confiés à des technocrates prétendument indépendants.

 

Plus globalement encore, l’UE est un projet profondément oligarchiste. Et par oligarchiste, j’entends un projet qui fait des seuls intérêts des multinationales et des 1% les plus riches l’unique boussole de l’action publique, prétextant un ruissellement qui ne vient jamais.

 

Heureusement, le mouvement des Gilets Jaunes nous a montré que sous les cendres des combats du passé, les braises de la révolte populaire restent vivaces. Elles ne demandent qu’à être rallumées, pour une cause juste. Et la sortie de l’UE en est une.

 

Mon espoir, c’est que ce rassemblement soit le point de départ de la campagne du Frexit. Le point de départ de la libération de notre pays. Merci à Génération Frexit de l’organiser. Merci à vous tous d’être l’avant-garde des troupes qui mèneront la mère de toutes les batailles pour la France, les Français, mais aussi tous les peuples européens.

8 commentaires:

  1. Les Gilets Jaunes ont surtout montré qu'un mouvement de protestation était voué à l'échec sans débouché politique. « Nuit Debout », deux ans plus tôt, avait abouti au même résultat.

    Et c'est bien ce qui manque aux eurosceptiques : un débouché politique à l'heure où les partis peu ou prou souverainistes ont abandonné l'idée de sortir de l'UE et de la monnaie unique, non seulement en France mais aussi en Italie où l'on voit la Ligue et le M5S derrière Mario Draghi ! Et ceux qui persistent comme l'UPR, les Patriotes ou la République Souveraine, restent marginaux et inaudibles.

    Dans ces conditions, vos sondages sont bien jolis mais resteront sans lendemain tant qu'ils ne s'exprimeront pas concrètement dans les urnes.

    RépondreSupprimer
  2. Dans votre billet précédent, vous critiquiez l'utilisation de l'anglais. Et voilà que vous utilisez un acronyme en anglais comme drapeau...je comprends le symbole, mais n'est-ce pas un peu dommage, Tatanka ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quel mot faudrait-il utiliser selon vous ?

      Supprimer
    2. Quel acronyme anglais ? Frexit ?

      "France" + "exit" "("il sort" en latin, couramment utilisé dans le théâtre français comme didascalie indiquant la sortie d'un personnage) = Frexit. Du franco-latin en somme. Où est le problème ?

      Supprimer
  3. J'ai bien peur que vos amis de Génération Frexit cultivent toujours la même illusion. Bien évidemment une majorité de français sont septiques quand aux bénéfices réels de l'UE. Mais ils ne voteront pour un nouveau projet politique que si celui-ci se définit en termes positifs, comme une vision d'avenir.
    Dire NON est très facile. Pour être crédible il faut apprendre à énoncer un projet.
    Vous l'avez reconnu vous-même dans un autre échange : le Frexit est un moyen, pas une fin en soit. Alors ?? Quel est le projet ? Que vise-t-il ? Quelle constitution ? Quelles relations avec nos voisins ?
    Vaste chantier de réflexions qui n'est que très mal abordé par les "souverainistes" de tout poil.

    RépondreSupprimer
  4. @ Moi

    Je pense que les Gilets Jaunes resteront dans l’histoire politique de notre pays, et que leur poids se verra en 2022.

    Après, c’est juste sur les débouchés politiques. Pour l’instant, les vrais souverainistes sont marginaux, mais cela a été le cas de UKIP pendant un temps. On ne peut pas extrapoler d’un poids à un moment donné le poids futur. Notre combat est juste. Je pense que beaucoup de Français le partagent. Tôt, ou tard (certes), il finira par peser dans notre vie politique.

    @ Anonyme 18h58

    Merci

    @ Alain M

    Il se trouve que j’ai beaucoup donné sur la rédaction de projets. J’ai contribué à rédiger un nouveau plan Fouchet en 2007-2008, un traité européen totalement alternatif. J’ai également coordonné le programme de NDA en 2012, dont le projet était probablement un des mieux chiffrés de tous les candidats d’alors. Et aujourd’hui encore, je continue à agir dans ce sens.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Certes, nul ne sait de quoi sera fait l'avenir. Ce que je dis, c'est que l'évolution politique française depuis plusieurs années ne va pas dans le sens d'une sortie de l'UE et de l'euro puisque ces idées sont moins défendues aujourd'hui qu'hier. Ce n'était pas le cas au Royaume-Uni, même lorsque l'UKIP était minoritaire. L'opinion publique anglaise a toujours été plus hostile à l'UE dans ce pays qu'en France. Et surtout, le Brexit a été pris en charge par le principal parti de gouvernement, ce qui ne risque pas d'arriver chez nous.

      Elaborer des projets, c'est très bien, mais la difficulté est d'être capable de créer une dynamique de rassemblement autour de ces projets. Aujourd'hui, le mouvement souverainiste est fragmenté entre plusieurs groupuscules qui s'affrontent, il n'y a pas de front commun autour d'un même programme politique (programme qui devrait concerner l'ensemble des questions politiques et pas seulement la sortie de l'UE.)

      Je crois davantage à une sortie de l'euro à la suite d'une crise financière que par une victoire électorale des pro-Frexit.

      Supprimer
  5. Ciao a tutti. Conoscevo il signore Virgolino Claudio creditore in particolare in un forum che è davvero onesto e veloce, non posso che ringraziarvi per il vostro lavoro serio, ma file elaborato in meno di una settimana e ho ottenuto un credito di 45.000 euro. Testimonierò anch'io per aiutare i bisognosi. Il suo indirizzo e-mail: virgolinoclaudio7@gmail.com

    RépondreSupprimer