« Vraisemblable
à très vraisemblable » : c’est ainsi que l’Agence Nationale
de Sécurité Alimentaire a qualifié le lien entre deux crises cardiques ayant
provoqué un décès et la consommation de boissons énergisantes ! Retour sur
une libéralisation contestable venue de l’Europe.
Danger au
rayon soda ?
Longtemps,
la France a résisté à la commercialisation du Red Bull, l’AFSSA brandissant le
principe de précaution pour refuser à la célèbre marque aux taureaux ailés de
commercialiser son cocktail de sucre, de taurine et de caféine. La polémique a
rebondi cette semaine, comme
le rapporte Le Monde, avec « deux nouveaux décès par crise cardiaque en lien avec la consommation de
boissons énergisantes »
selon l’Agence de sécurité sanitaire pour l’alimentation (Anses).
Ces
deux cas viennent s’ajouter à d’autres puisque depuis 2008, et
l’autorisation de la commercialisation de la célèbre boisson en France, « 24 (ont été) rapportés, treize pour lesquels
un lien de causalité possible ou probable a pu être établi ». Bref,
tout ceci pose un vrai problème car il est gênant de constater que la
surveillance de la commercialisation de ses boissons semble indiquer qu’il
pourrait y avoir un risque à les consommer en excès, surtout avec de l’alcool.
Ne
faudrait-il pas privilégier le
principe de précaution, comme cela était le cas avant la décision de 2008 et
mener des études plus approfondies avant d’autoriser de telles boissons, ou
alors, imposer une diminution drastique ou même une suppression des substances
qui font polémiques, comme la taurine ? Pourquoi laisser vendre des
produits dont l’innocuité ne semble pas aussi incontestable qu’elle devrait
l’être, et que les autorités sanitaires françaises refusaient d’autoriser…
Libéralisation
et Europe