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mercredi 2 octobre 2013

Red Bull : le poison venu de Bruxelles ?


Il était une fois une fois un village hexagonal, qui résistait encore et toujours à l’envahisseur autrichien, un drôle de taureau rouge, ailé. Malheureusement, avec l’aide des autorités européennes, dogmatiquement laisser-fairistes et toujours ouverts aux lobbys, ils ont pu pénétrer notre pays.



Les craintes des autorités sanitaires

C’est tout de même une aberration de plus apportée par cette mauvaise europe : alors que nos autorités sanitaires ont toujours exprimé une forte critique à l’égard des boissons énergisantes, au point d’interdire longtemps la vente du Red Bull en France, les règles européennes ont fini par nous imposer de ne pas les écouter. Adieu le principe de précaution avec l’Union Européenne ! Pourtant, l’intransigence de notre pays avait imposé au fabricant autrichien de commercialiser une version différente, sans la fameuse taurine, avant que nous ne capitulions devant les risques judiciaires.

Le jugement de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation n’est donc malheureusement pas vraiment une surprise. Elle recommande d’éviter la consommation de ces produits avec de l’alcool ou lors d’un exercice physique. Malheureusement, les sports extrêmes sont justement l’axe de communication de l’entreprise leader dans le domaine. Et beaucoup de jeunes la consomment avec de l’alcool. Un professeur affirme que « c’est très préoccupant. Ces boissons ne sont pas du tout anodines » du fait de graves effets indésirables, tant comportementaux que neurologiques.

Qu’est-il possible de faire ?

mardi 30 juillet 2013

Monsanto, huile de palme : la mobilisation contre l’agro-business progresse


On en a trop peu parlé, mais le 25 mai, dans toute l’Europe, des milliers de personnes ont manifesté contre Monsanto et la commercialisation des OGM dans une mobilisation inédite contre les agissements d’une multinationale. Et le 2 juin, France 5 diffusait un reportage très instructif sur l’huile de palme.



Les scandales de l’huile de palme

Le reportage de France 5 était édifiant à plusieurs titres. Il rappelait les conséquences de l’exploitation des palmiers sur la forêt équatoriale, montrant bien également que ce sont essentiellement les multinationales qui profitent de son exploitation, et non les paysans, parfois réduits à une condition proche de l’esclavage au nom du progrès économique. Le reportage dénonçait également l’utilisation de pesticides Syngenta extrêmement dangereux pour la santé et dont la multinationale fait pourtant une promotion cynique, la population pensant s’en protéger avec du lait concentré Nestlé…

Problème, les industriels peuvent camoufler aujourd’hui l’utilisation d’huile de palme sous le nom générique d’huile végétale ou matière grasse végétale. Pourquoi l’Europe ou nos gouvernants n’imposent-ils pas d’indiquer s’il s’agit d’huile de palme ou non ? Les consommateurs ne devraient-ils pas pouvoir choisir de consommer tel ou tel produit en toute transparence ? Il est difficile de ne pas voir dans cette possibilité offerte par le législateur le lobbying des grandes entreprises…

Le reportage évoque le label RSPO, créé par les industriels (et auquel Syngenta et… le WWF sont associés) qui garantirait une exploitation responsable de l’huile de palme, assurant respect des forêts et des paysans. Malheureusement, il est difficile de vérifier sur place ce qu’il en est en réalité puisque les exploitations RSPO ne peuvent pas être visitées. Les journalistes ont réussi à le faire en caméra cachée et pas grand chose ne semble distinguer l’huile de palme « responsable » de l’huile de palme ordinaire, dont le principal bénéfice est d’être la matière grasse la moins chère du marché.

Des politiques aux abonnés absents ou du mauvais côté

samedi 9 juin 2012

Boissons énergisantes : quand l’Europe tue ?


« Vraisemblable à très vraisemblable » : c’est ainsi que l’Agence Nationale de Sécurité Alimentaire a qualifié le lien entre deux crises cardiques ayant provoqué un décès et la consommation de boissons énergisantes ! Retour sur une libéralisation contestable venue de l’Europe.

Danger au rayon soda ?

Longtemps, la France a résisté à la commercialisation du Red Bull, l’AFSSA brandissant le principe de précaution pour refuser à la célèbre marque aux taureaux ailés de commercialiser son cocktail de sucre, de taurine et de caféine. La polémique a rebondi cette semaine, comme le rapporte Le Monde, avec « deux nouveaux décès par crise cardiaque en lien avec la consommation de boissons énergisantes »  selon l’Agence de sécurité sanitaire pour l’alimentation (Anses).

Ces deux cas viennent s’ajouter à d’autres puisque depuis 2008, et l’autorisation de la commercialisation de la célèbre boisson en France, « 24 (ont été) rapportés, treize pour lesquels un lien de causalité possible ou probable a pu être établi ». Bref, tout ceci pose un vrai problème car il est gênant de constater que la surveillance de la commercialisation de ses boissons semble indiquer qu’il pourrait y avoir un risque à les consommer en excès, surtout avec de l’alcool.

Ne faudrait-il pas privilégier  le principe de précaution, comme cela était le cas avant la décision de 2008 et mener des études plus approfondies avant d’autoriser de telles boissons, ou alors, imposer une diminution drastique ou même une suppression des substances qui font polémiques, comme la taurine ? Pourquoi laisser vendre des produits dont l’innocuité ne semble pas aussi incontestable qu’elle devrait l’être, et que les autorités sanitaires françaises refusaient d’autoriser…

Libéralisation et Europe