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mercredi 8 février 2017

L’hommage du Parti dit Socialiste à Nicolas Sarkozy

Un avocat beau parleur, aux idées parfois fluctuantes, ayant une très haute opinion de lui-même et grand pro de la langue de bois. Un ancien ministre de l’intérieur ayant mis en scène son autorité pour se construire un chemin vers l’Elysée. Un apparatchik se distanciant du bilan de sa propre majorité et proposant une forme de rupture. Comme des échos d’un ancien président…



jeudi 26 janvier 2017

Le crépuscule du Parti dit Socialiste

Bien sûr, le PS a montré une capacité stupéfiante à traverser des heures difficiles, de la fin crépusculaire des années Mitterrand, entre chômage de masse et affaires, les congrès haineux ou marqués par des irrégularités. Mais cette fois-ci, avec ces primaires, il semble en voie d’autodestruction, et que la concurrence de Macron et Mélenchon va signer son acte de décès.



Eurolibéral robotique contre apparatchik libertaire

lundi 23 janvier 2017

Le PS poursuit sa droitisation

Bien sûr, on peut retenir du résultat du premier tour la victoire d’un Benoît Hamon sur une ligne présentée comme marquée à gauche. Mais quand on prend un peu de recul, on peut aussi voir les plus de 40% réalisés par les tenants d’une ligne prétenduement « sociale-libérale », où l’on cherche le social. Et si ces primaires illustraient, elles aussi, la droitisation de notre vie politique ?



Valls toujours plus droitier, Hamon pas si à gauche

samedi 7 janvier 2017

Ce PS bien trop accommodant avec les islamistes


Certes, ce n’est pas nouveau, mais la primaire du PS agit comme un puissant révélateur du caractère profondément communautariste et accommodant vis-à-vis des dérives islamistes d’une partie de la gauche. En lisant le dernier livre de Natacha Polony, « Nous sommes la France », je la trouvais un peu pessimiste, mais ces dernières semaines ont confirmé son analyse sur les idiots-utiles des islamistes, qui semblent penser que notre problème, c’est plus l’islamophobie que les islamistes ou les terroristes. Benoît Hamon a ainsi trouvé le moyen de relativiser l’effarant reportage fait à Sevran, où les femmes ne sont pas les bienvenues dans les cafés, en maniant bien imprudemment l’histoire et les questions sociales, comme l’a bien dénoncé Joseph Macé-Scaron dans Marianne.


mardi 6 octobre 2015

Contresens dans la querelle des anciens et des modernes sur l'éducation nationale (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, qui vient de publier « Portrait de l’homme moderne »



Le 12 Juillet 2014, Benoît Hamon alors ministre de l’éducation nationale annonçait l’introduction de cours de programmation informatique sur la base du volontariat, en temps périscolaire, dès la rentrée 2014.

Notre pauvre ministre d’alors fit l’unanimité contre lui. Michel Onfray, tout à la construction de sa nouvelle image de penseur de gauche mais défenseur des valeurs traditionnelle se gaussa, et rappela avec gourmandise qu’il fallait peut-être commencer par apprendre à lire, écrire et compter.

Les tenants de l’introduction de technologies modernes à l’école ne furent pas plus indulgents, l’éducation nationale ne pouvant pour eux qu’être frappée du sceau de la ringardise troisième république. Il est vrai que notre Président faisait revivre au même moment tout le folklore politique de cette époque, demi-mondaines comprises.

Mais pour une fois depuis bien longtemps, un ministre de l’éducation nationale voyait juste, si tant est que l’idée soit venue de lui, ce qui est peu probable. Le débat factice qui suivit sa proposition est riche d’enseignements quant à la perte de la tradition de la pensée en France.

Un affrontement trop prévisible se mit en place, avec la routine mécanique des fausses idées.

dimanche 26 avril 2015

Le dérisoire congrès du Parti Socialiste

Martine Aubry qui signe la motion du premier secrétaire, les frondeurs qui seront représentés par un illustre inconnu et Karine Berger qui propose une motion « alternative » : le congrès à venir du Parti Socialiste sera un nouvel épisode démontrant la faiblesse de la réflexion dans la majorité.



Un pseudo débat d’idées

Pourtant, avec les départs d’Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à la rentrée, et les critiques récurrentes de Martine Aubry et des frondeurs depuis le début du quinquennat de François Hollande, on pouvait penser que le prochain congrès du PS serait l’occasion d’un débat sur la ligne de la majorité, la relative austérité ou l’effarante et dérisoire priorité donnée à la compétitivité des entreprises. La fronde d’une petite minorité des élus depuis des mois pouvait entretenir l’illusion que le débat d’idées avait une chance d’éclore, au moins partiellement, même s’il ne fallait pas s’attendre au moindre débat sur la monnaie unique, le libre-échange anarchique, l’UE, voir même les orientations budgétaires.

Après avoir soldé Alstom à GE, puis, ce qui est oublié, lancé une partie des chantiers de la loi Macron, la baudruche Montebourg s’est totalement dégonflée, ne restant plus qu’une critique auto-centrée de François Hollande. Benoît Hamon, privé des ors des ministères, préfère agir dans le sillage de Christian Paul, alors que lui avait la surface médiatique pour pousser le débat. Mais le comble du ridicule est sans doute atteint par la motion portée par Karine Berger, une des « têtes pensantes » des socialistes en matière économique qui dit vouloir renouveler son parti tout en trouvant que la motion des frondeurs va trop loin dans la critique du gouvernement, alors qu’elle n’a même pas voté la censure.

Le cirque de la fronde

mardi 9 décembre 2014

Ces notes qui entravent la loi de la jungle


S’il semble encore résider de vagues différents idéologiques sur les questions économiques au PS (encore que le projet de loi Macron prolonge celui qu’avait présenté Montebourg…), une chose semble unir tous les courants du PS : la suppression des notes qui unit les deux locataires de la rue de Grenelle.



Quand c’est flou, il y a un loup

Déjà, il y a près de six mois, l’éphémère ministre de l’éducation Benoît Hamon avait défendu cette folle idée, aujourd’hui reprise par celle qui lui a succédé. Comme le souligne si bien Jean Paul Brighelli sur son blog du Point, cette idée n’a pas de sens. D’abord, le jugement par couleur revient simplement à noter sur 4 au lieu de 20, ne supprimant pas complètement l’évaluation, mais ne faisant que la rendre plus approximative car bien moins précise. En outre, cela compliquera la tâche des parents, qui n’auront pas leur repère en plus d’avoir un jugement très lapidaire. Ce faisant, au lieu de réduire la pression que pouvaient représenter les notes, le nouveau système pourrait bien les accentuer.

En effet, alors que la frontière entre le 9 et le 10 était fine, celle entre le vert et le rouge sera sans doute bien plus tranchante. Pire, comme le souligne bien Brighelli : « un enseignant note un devoir, un exercice, une performance. Il note l’instantané. Il ne note pas l’élève. On a une note, on n’est pas une note », alors que la grandissante évaluation des compétences des enfants est un jugement plus personnel, finalement peut-être plus dur. Bien sûr, il reste toujours la solution de noter de plus en plus large pour acheter la paix des élèves et des parents, comme on le fait avec le baccalauréat, où il est plus facile d’avoir mention très bien qu’une mention bien il y a 20 ans. L’école des fans semble se profiler…

La jungle institutionnalisée

jeudi 23 octobre 2014

Aubry, Hamon : les postures dérisoires de l'aile "gauche" du PS


C'est le feu dans la maison socialiste. Avec un président de la République qui bat des records d'impopularité à mi-mandat, une partie des camarades hésitent de moins en moins à tirer contre l'ambulance. Vrais désaccords de fond ou postures destinées à préparer leur avenir personnel ?



Mots durs pour désaccords superficiels

Menace sur la République ! L'ancien ministre de l'éducation n'est pas allé avec le dos de la cuillère dans sa critique de la politique du gouvernement. Bien sûr, devant les critiques de ses camarades, il a précisé que ce sont les politiques de réduction des déficits qui menacent la République, parce qu'elles affaiblissent l'Etat et pourraient favoriser Marine Le Pen pour les élections présidentielles en 2017. Mais cette présentation des choses est profondément surprenante, pour ne pas dire malhonnête. En effet, les déficits publics seront stables entre 2013 et 2015, à 4,3% du PIB et le gouvernement a réduit l'étau de l'austérité suite à la révolte fiscale de 2013. Bref, il est curieux d'exprimer une telle critique alors même que la majorité va plutôt dans la direction de Benoît Hamon, sur la question précise des déficits.

Martine Aubry a également exprimé ses divergences avec la politique menée par celui qui l'a battu en 2011. Elle propose de réduire le montant des baisses de charges à destination des entreprises, en le ciblant sur les entreprises innovantes, qui embauchent et qui investissent. Une idée qui peut sembler intéressante, mais qui ressemble furieusement aux usines à gaz souvent conçues par les énarques, autant d'occasions pour les grands groupes d'échapper à l'impôt. La mise en place serait sans doute un cauchemar. Ensuite, elle propose de réinvestir 20 milliards ainsi économisés dans la demande, en s'appuyant notamment sur les collectivités locales. On n’est jamais mieux servi que par soi-même... Une bonne illustration du caractère tribal de ces politiques qui ne voient pas plus loin que leur mandat.

Le théâtre des ambitions prédomine

vendredi 27 juin 2014

La remise en question des notes, la nouvelle folie du PS

Il y a quelques jours, Benoît Hamon a précisé ce qu’il compte apporter au ministère qu’il occupe : la remise en question des notes ! Encore une idée complètement fumeuse et absurde qui révèle la pensée mais aussi les contradictions profondes de ce gouvernement.


Cohérence et incohérences

L’idée de remettre en question les notes n’est malheureusement pas nouvelle. En effet, elle est assez cohérente avec la dialectique des associations de parents d’élèves (qui se sont pressées d’applaudir l’idée) pour laquelle les élèves seraient de pauvres petits êtres opprimés par tous les cadres de l’école et pour qui cette dernière ne devrait être qu’une gigantesque garderie où ils devraient pouvoir faire tout ce qu’ils souhaitent pour permettre à leur personnalité de s’épanouir. Le tout, naturellement, sans la moindre sanction, que ce soit disciplinaire, ou finalement académique. Supprimer les notes représenterait l’aboutissement logique de décennies de mauvaises réformes qui feraient de l’école un espace qui serait l’héritier sans nuance de l’esprit de mai 1968.

Ce faisant, cela illustre peut-être une fois de plus le biais libéral du PS. Mais critiquer les « notes sanctions » est tout de même culotté étant donné le grand relâchement dans la notation depuis 20 ans : en 1990, il y avait 0,8% de mention très bien au baccalauréat, elles sont 7% en 2010, plus que les mentions bien 20 ans avant. Malheureusement, il ne semble pas vraiment que le niveau des élèves explique cela… Ensuite, il est curieux que le PS construise en même temps une école de plus en plus Bisounours alors qu’il souscrit à la logique économique la plus guerrière en faisant de la compétitivité son cheval de bataille. Curieux avenir que nous dessine le PS avec une enfance et une adolescence dans une bulle ouatée avant d’affronter un monde adulte digne de la pire jungle, avec chômage et concurrence des chinois ou des indiens.

Une mauvaise réforme

samedi 5 avril 2014

Un gouvernement entre reniements et machiavélisme


La composition du gouvernement de Manuel Valls a quasiment unanimement déçu. Le peu de nouveautés, le rassemblement façon synthèse des courants du PS et un certain clanisme sont les reproches les plus courants, mais deux autres aspects peuvent également être critiqués.


Reniements et communication

Pas grand monde ne s’illusionne sur la promotion de Montebourg, qui co-dirigera Bercy avec Michel Sapin. C’est le second qui tiendra les cordons de la bourse, ce qui veut tout dire. Le candidat à la primaire qui dénonçait (et dénonce toujours) l’euro cher, partisan de la démondialisation, favorable à une politique de la demande et qui dénonce les politiques de l’austérité, reste sur un bateau qui fait l’exact inverse de tout ce qu’il prônait économiquement lors des primaires socialistes. Plus avocat que ministre, il se contente du magistère de la parole, sans avoir la moindre prise sur le cours des choses. Montebourg accepte de ne rien pouvoir faire contre l’euro cher ou les vagues de délocalisations, si ce n’est faire des déclarations qui lui assurent un petit moment de gloire, à défaut de changer quoique ce soit.

Comme je l’avais exprimé jeudi, il y a quelque chose de tragique à ce que Michel Sapin ait été nommé ministre du budget, lui qui a développé une communication audacieuse pour défendre le bilan du gouvernement en matière d’emplois, malgré la non atteinte des objectifs présidentiels. Il restera à jamais le ministre qui a vanté la baisse de la hausse du nombre de demandeurs d’emplois à défaut de parvenir à le faire baisser. Bruxelles doit rire jaune sachant que la France ne parvient pas à réduire son déficit budgétaire à la vitesse à laquelle elle s’était engagée. Nul doute que Michel Sapin pourra trouver une manière positive de présenter la non atteinte des objectifs de son ministère…

Machiavélisme mitterrandien

mardi 30 juillet 2013

Monsanto, huile de palme : la mobilisation contre l’agro-business progresse


On en a trop peu parlé, mais le 25 mai, dans toute l’Europe, des milliers de personnes ont manifesté contre Monsanto et la commercialisation des OGM dans une mobilisation inédite contre les agissements d’une multinationale. Et le 2 juin, France 5 diffusait un reportage très instructif sur l’huile de palme.



Les scandales de l’huile de palme

Le reportage de France 5 était édifiant à plusieurs titres. Il rappelait les conséquences de l’exploitation des palmiers sur la forêt équatoriale, montrant bien également que ce sont essentiellement les multinationales qui profitent de son exploitation, et non les paysans, parfois réduits à une condition proche de l’esclavage au nom du progrès économique. Le reportage dénonçait également l’utilisation de pesticides Syngenta extrêmement dangereux pour la santé et dont la multinationale fait pourtant une promotion cynique, la population pensant s’en protéger avec du lait concentré Nestlé…

Problème, les industriels peuvent camoufler aujourd’hui l’utilisation d’huile de palme sous le nom générique d’huile végétale ou matière grasse végétale. Pourquoi l’Europe ou nos gouvernants n’imposent-ils pas d’indiquer s’il s’agit d’huile de palme ou non ? Les consommateurs ne devraient-ils pas pouvoir choisir de consommer tel ou tel produit en toute transparence ? Il est difficile de ne pas voir dans cette possibilité offerte par le législateur le lobbying des grandes entreprises…

Le reportage évoque le label RSPO, créé par les industriels (et auquel Syngenta et… le WWF sont associés) qui garantirait une exploitation responsable de l’huile de palme, assurant respect des forêts et des paysans. Malheureusement, il est difficile de vérifier sur place ce qu’il en est en réalité puisque les exploitations RSPO ne peuvent pas être visitées. Les journalistes ont réussi à le faire en caméra cachée et pas grand chose ne semble distinguer l’huile de palme « responsable » de l’huile de palme ordinaire, dont le principal bénéfice est d’être la matière grasse la moins chère du marché.

Des politiques aux abonnés absents ou du mauvais côté