Le 12 Juillet 2014, Benoît Hamon alors
ministre de l’éducation nationale annonçait l’introduction de cours de
programmation informatique sur la base du volontariat, en temps périscolaire,
dès la rentrée 2014.
Notre pauvre ministre d’alors fit l’unanimité
contre lui. Michel Onfray, tout à la construction de sa nouvelle image de
penseur de gauche mais défenseur des valeurs traditionnelle se gaussa, et
rappela avec gourmandise qu’il fallait peut-être commencer par apprendre à
lire, écrire et compter.
Les tenants de l’introduction de technologies
modernes à l’école ne furent pas plus indulgents, l’éducation nationale ne
pouvant pour eux qu’être frappée du sceau de la ringardise troisième
république. Il est vrai que notre Président faisait revivre au même moment tout
le folklore politique de cette époque, demi-mondaines comprises.
Mais pour une fois depuis bien longtemps, un
ministre de l’éducation nationale voyait juste, si tant est que l’idée soit
venue de lui, ce qui est peu probable. Le débat factice qui suivit sa
proposition est riche d’enseignements quant à la perte de la tradition de la
pensée en France.
Un affrontement trop prévisible se mit en
place, avec la routine mécanique des fausses idées.