Affichage des articles dont le libellé est Karine Berger. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Karine Berger. Afficher tous les articles

dimanche 26 avril 2015

Le dérisoire congrès du Parti Socialiste

Martine Aubry qui signe la motion du premier secrétaire, les frondeurs qui seront représentés par un illustre inconnu et Karine Berger qui propose une motion « alternative » : le congrès à venir du Parti Socialiste sera un nouvel épisode démontrant la faiblesse de la réflexion dans la majorité.



Un pseudo débat d’idées

Pourtant, avec les départs d’Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à la rentrée, et les critiques récurrentes de Martine Aubry et des frondeurs depuis le début du quinquennat de François Hollande, on pouvait penser que le prochain congrès du PS serait l’occasion d’un débat sur la ligne de la majorité, la relative austérité ou l’effarante et dérisoire priorité donnée à la compétitivité des entreprises. La fronde d’une petite minorité des élus depuis des mois pouvait entretenir l’illusion que le débat d’idées avait une chance d’éclore, au moins partiellement, même s’il ne fallait pas s’attendre au moindre débat sur la monnaie unique, le libre-échange anarchique, l’UE, voir même les orientations budgétaires.

Après avoir soldé Alstom à GE, puis, ce qui est oublié, lancé une partie des chantiers de la loi Macron, la baudruche Montebourg s’est totalement dégonflée, ne restant plus qu’une critique auto-centrée de François Hollande. Benoît Hamon, privé des ors des ministères, préfère agir dans le sillage de Christian Paul, alors que lui avait la surface médiatique pour pousser le débat. Mais le comble du ridicule est sans doute atteint par la motion portée par Karine Berger, une des « têtes pensantes » des socialistes en matière économique qui dit vouloir renouveler son parti tout en trouvant que la motion des frondeurs va trop loin dans la critique du gouvernement, alors qu’elle n’a même pas voté la censure.

Le cirque de la fronde