Martine
Aubry qui signe la motion du premier secrétaire, les
frondeurs qui seront représentés par un illustre inconnu et Karine
Berger qui propose une motion « alternative » : le congrès à
venir du Parti Socialiste sera un nouvel épisode démontrant la faiblesse de la
réflexion dans la majorité.
Un pseudo
débat d’idées
Pourtant, avec
les départs d’Arnaud Montebourg et Benoît Hamon à la rentrée, et les
critiques récurrentes de Martine Aubry et des
frondeurs depuis le début du quinquennat de François Hollande, on pouvait
penser que le prochain congrès du PS serait l’occasion d’un débat sur la ligne
de la majorité, la relative austérité ou l’effarante
et dérisoire priorité donnée à la compétitivité des entreprises. La
fronde d’une petite minorité des élus depuis des mois pouvait entretenir
l’illusion que le débat d’idées avait une chance d’éclore, au moins
partiellement, même s’il ne fallait pas s’attendre au moindre débat sur la
monnaie unique, le libre-échange anarchique, l’UE, voir même les orientations
budgétaires.
Après
avoir soldé Alstom à GE, puis, ce qui est oublié, lancé
une partie des chantiers de la loi Macron, la baudruche Montebourg s’est
totalement dégonflée, ne restant plus qu’une critique auto-centrée de François
Hollande. Benoît Hamon, privé des ors des ministères, préfère agir dans le
sillage de Christian Paul, alors que lui avait la surface médiatique pour
pousser le débat. Mais le comble du ridicule est sans doute atteint par la
motion portée par Karine Berger, une des
« têtes pensantes » des socialistes en matière économique qui
dit vouloir renouveler son parti tout en trouvant que la motion des frondeurs
va trop loin dans la critique du gouvernement, alors qu’elle n’a même pas voté
la censure.
Le cirque
de la fronde
