Il y a
quelques semaines, l’étude
du docteur Séralini qui établissait la dangerosité d’une souche de maïs OGM
Monsanto utilisée avec du Round Up a déclenché une sacrée polémique.
Depuis, des avis contradictoires s’expriment, brouillant sévèrement le débat.
Une
remise en cause sévère
Dans tous
les médias ont fleuri des
critiques sévères de l’étude du docteur Séralini, y
compris des papiers cosignés par des dizaines de scientifiques. Tout est
remis en cause dans cette étude. Certains évoquent tout d’abord une démarche
plus médiatique et engagée que véritablement scientifique, accréditée par un
plan média très professionnel. Ensuite, le choix des rats est contesté puisque
la souche retenue est une souche qui développe naturellement beaucoup de
tumeurs.
En outre, certains
scientifiques demandent à avoir des précisions sur le reste de l’alimentation
des rats pour pouvoir étudier plus précisément les résultats. Certains
soulignent aussi que le niveau de mortalité et la présence de tumeurs n’est pas
proportionnelle à la quantitié de maïs OGM consommée. Mais Le Monde avait indiqué dans
son premier papier que cela n’était pas anormal car les perturbateurs
endocriniens n’ont pas d’effet proportionnel à la dose d’exposition.
Enfin, il
est évoqué des échantillons de taille trop limitée pour être véritablement
significatif puisque s’il y avait 200 rats, ils étaient répartis en une dizaine
de groupes, soit des lots de dix femelles et dix mâles qui seraient trop petits
pour donner des résultats scientifiquement justes. Tout ceci peut alors
expliquer que malgré la publication de cette étude dans une revue avec comité
de lecture, l’agence
européenne de la santé ait décidé de ne pas donner suite, comme
l’Allemagne.
Qui
croire ?