Affichage des articles dont le libellé est Jean Peyrelevade. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean Peyrelevade. Afficher tous les articles

mercredi 29 avril 2015

Bernard Tapie, escroc bonimenteur et pleurnicheur

Dimanche, l’homme d’affaires (nom bien trouvé pour lui) s’est répandu sur Europe 1 pour continuer à essayer de se faire passer pour une victime, entre argumentation juridique bancale et sentimentalisme destiné à émouvoir dans les chaumières. Quelle fraude !



Vis ma vie, romancée

Bernard Tapie a souvent construit son parcours sur la victimisation. Ses péripéties judiciaires lui fournissent une occasion en or pour continuer de la sorte. Il aurait donc été arnaqué par sa banque, qui lui aurait racheté à vil prix Adidas, alors qu’elle n’en avait pas le droit (ce qui est juste), pour faire ensuite un gros bénéfice sur son dos. D’ailleurs, l’ancien patron du Crédit Lyonnais, Jean Peyrelevade, serait un « escroc ». Puis, il serait victime d’un règlement de compte politique par des juges sous influence qui voudraient sa peau. Mais même si quelques médias tendent parfois à accréditer cette version de l’histoire, une étude un peu approfondie des affaires Tapie condamne cette interprétation.

D’abord, il est tout de même paradoxal que Bernard Tapie s’en prenne à Jean Peyrelevade, alors que la vente d’Adidas a été conclue avant qu’il arrive au Crédit Lyonnais. L’ancien patron de la banque n’a fait que vendre une entreprise que son prédécesseur avait rachetée à son créditeur dans des conditions douteuses. Dans un entretien donné en 2013, il note qu’Adidas et Bernard Tapie étaient au bord du dépôt de bilan fin 1992, et que l’entreprise avait été sauvée par une injection d’argent de ses créditeurs, démontrant de facto que sa valeur d’alors n’était pas très grande. D’ailleurs, le prix de session d’Adidas était conforme aux souhaits de Bernard Tapie, qui s’en tirait par une opération blanche.

Une double affaire d’Etat ?

samedi 14 septembre 2013

L’inexorable montée des inégalités


Quand il y a de la croissance, les inégalités augmentent : l’essentiel va à une infime minorité (les 93% de croissance des revenus qui vont à 1% de la population en 2010 aux Etats-Unis). Mais quand c’est la crise, les inégalités augmentent également, comme le montre cette nouvelle enquête.



L’appauvrissement du pays

Cette nouvelle enquête de l’INSEE démontre encore une fois la faillite du système économique actuel. Elle rappelle, de manière utile que le revenu médian des français (qui sépare les 50% qui gagnent le plus des 50% qui gagnent le moins) était seulement de 1630 euros par mois en 2011. Les 10% qui gagnent le moins disposent de moins de 900 euros par mois, les 10% les plus riches gagnent un peu plus de 3200 euros par mois. Des chiffres utiles à rappeler à une élite qui pense être beaucoup plus proche que la moyenne du fait de l’envolée des très hauts salaires, soulignée par Emmanuel Todd. Pire, il faut noter que les revenus des plus riches ont nettement progressé en 2011.

Aujourd’hui, 8,7 millions des Français vivent sous le seuil de pauvreté, 14,3% de la population, contre 14% en 2010. Pire, depuis 2008, notre pays compte pas moins de 900 000 pauvres de plus. Il faut noter que la pauvreté progresse fortement pour les chômeurs (38,9% contre 35,8%) et les jeunes de moins de 30 ans (19,4% contre 17,7%). De manière totalement hallucinante, la ministre déléguée en charge de la lutte contre l’exclusion a déclaré que ces chiffres « confortent le gouvernement dans ses choix », comme si ses choix allaient réduire d’une quelconque manière la propagation du fléau.

Un agenda anti-social