La théorie de la fin du travail s'oppose légitimement aux
thèses productivistes, dont elle pointe et résout les incohérences, en
préconisant notamment une diminution progressive du temps de travail.
Cependant, la faiblesse de cette théorie vient justement des prémisses qu'elle
partage avec la thèse productiviste, prémisses desquelles sont éludées les
questions de la pollution et de la rareté des ressources naturelles. Si l'on
peut raisonnablement plaider en faveur de la réduction du temps de travail –
conjoncturellement pour lisser l'activité et structurellement pour favoriser –
la prise en compte de la contrainte environnementale incite à penser qu'un phénomène
tel que la fin du travail ne pourra pas se produire au cours du prochain
siècle, au moins.
L'oubli des
ressources naturelles et ses conséquences

