Bien sûr, les
Echos ont cru bon devoir défendre les LBO
après les dernières annonces de Vivarte, qui
va fermer pas moins de 147 magasins La Halle aux chaussures ainsi que vendre
André et Naf Naf, avant de nouvelles cessions. Les
syndicats parlent de 2000 postes menacés, après les fermetures de 250 magasins
et 1500 postes en 2015 et 2016, pour un groupe qui réalise un peu plus de 2
milliards de chiffre d’affaires (en baisse de 8% sur un an) et compte
16 000 salariés. Vivarte
supporte encore une dette de 1,3 milliards, malgré la montée de 4 fonds au
capital en 2014, en faisant une croix sur 2 milliards de créances. Deux
nouveaux fonds ont apporté 500 millions de dettes supplémentaires. Aujourd’hui,
6 membres du conseil d’administration sur 9 sont des représentants des fonds.
Affichage des articles dont le libellé est LBO. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est LBO. Afficher tous les articles
vendredi 27 janvier 2017
samedi 26 novembre 2016
Quand la finance saigne nos entreprises
C’est une
information qui a fait le tour des médias, d’Europe
1 à France
Culture, et qui laisse songeur quand
on pense au programme économique des deux finalistes des primaires des
Républicains, qui veulent aller encore plus loin dans l’agenda du Medef.
Quel immense paradoxe quand on voit ce qu’il est possible de faire
aujourd’hui ! Même la
très libérale radio Europe 1 parle de
« mauvaise finance ».
Le
groupe Vivarte, qui emploie 17 000 personnes en France, et rassemble des
enseignes très connues comme André ou la Halle, Caroll, Kookai, Naf Naf, a
été repris il y a quinze ans par un fond, en LBO, ce
mécanisme qui devrait être illégal et qui permet au fond de faire payer son
achat par l’entreprise qu’il rachète. Puis
l’entreprise a été à nouveau rachetée en LBO il y a neuf ans, puis une
quasi-faillite en 2014, suivie par l’arrivée de fonds vautours, qui font payer
à l’entreprise qu’ils aident des taux de 11%. Bref, ces fonds se comportent
comme des sangsues qui sucent l’argent de leurs proies…
samedi 12 juillet 2014
La caste cannibale (Coignard – Gubert) : PS, UMP et LBO (billet invité)
Billet invité de l’œil de Brutus.
Le leveraged buy-out,
abrégé en LBO, terme anglais pour acquisition avec effet de levier,
ou encore acquisition par emprunt ou rachat d'entreprise par
endettement1,
est une technique financière parfois utilisée pour acheter une entreprise. Le
« LBO » consiste à financer une fraction du rachat d'une entreprise
en ayant recours à l'endettement bancaire ou obligataire, ce qui permet
d'augmenter la rentabilité des capitaux propres. La dette d'acquisition, bancaire ou non, est remboursée par une
ponction plus importante sur les flux de trésorerie de la société achetée[i].
L’ensemble des faits relatés ci-après sont extraits de La Caste
cannibale de Sophie Coignard
et Romain Gubert (Albin Michel 2013).
Les victimes …
En 2006, Novasep, une société lorraine en pointe dans la chimie fine, est
rachetée par un fonds néerlandais. 5 ans plus tard, l’entreprise est en
difficulté … L’Etat s’en mêle et vient à son secours par le biais du FSI qui y
injecte 30M€ tout en laissant les hedge
funds américains qui avaient prêtés l’argent de l’acquisition prendre le
contrôle de Novasep. Pourtant Minafin,
un autre spécialiste français de la chimie, avait un projet de reprise. Mais le
FSI lui a préféré les Américains !
Pages Jaunes représentait un fleuron de l’internet français et
dégageait de forts bénéfices. Jusqu’à ce que Goldmans Sachs et KKR s’en empare par le biais d’un LBO. Complètement vampirisées par ce système qui l’a contraint à
rembourser le coût de l’investissement de ses nouveaux actionnaires, Pages
Jaunes est tombé au plus bas et ne s’en est jamais remis.
Le LBO a eu ses précurseurs en
France : Les frères Willot avaient
fait de même dans les années 1970 pour créer un empire qui sera par la suite
repris par Bernard Arnault pour
devenir LVMH. Saut qu’à l’époque ces
pratiques étaient illégales et que les quatre frères ont fini en prison (pages
278-279) !
Le système des LBO est d’autant plus aisé que les
cadres dirigeants de la proie sont complices, ce qui peut aisément s’arranger
en les intéressant à l’opération par le biais de carried interest. Et c’est parfaitement légal !
Les prédateurs …
Inscription à :
Articles (Atom)


