Affichage des articles dont le libellé est Roland Berger. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Roland Berger. Afficher tous les articles

dimanche 18 janvier 2015

Demain : plus de robots, plus de chômage ?





Les conséquences de l’automatisation

Dans l’absolu, l’automatisation peut avoir de grands bénéfices. Elle peut épargner aux hommes des emplois durs. Elle permet aussi d’améliorer la productivité, et donc la richesse de la société, qui peut être investie dans une meilleure protection sociale, par exemple. Le patron de Roland Berger souligne qu’elle pourrait continuer à progresser du fait de progrès techniques permettant aux automates de communiquer entre eux, étendant leur champ d’action. Pour lui, « si on ne croit qu’au capitalisme pur, et donc à l’efficacité absolue, l’usine doit être sans ouvriers. Ce qui n’empêche pas d’avoir des êtres humains pour superviser le tout. Mais cela représente beaucoup moins de monde, d’où la disparition d’emplois ».

Il pense même qu’il pourra y avoir des relocalisations. Mais il pose la question de « qu’est-ce qu’on va faire avec sept milliards de personnes ? (…) Comment va s’effectuer la redistribution ? Par l’impôt négatif (sorte de revenu de base) ? Dans l’abondance, il  va bien falloir redistribuer la richesse. Il va falloir que les ultra-riches acceptent cette redistribution, sinon on se dirige vers des troubles sociaux majeurs » du fait de la disparition d’emplois et des révolutions technologiques. Il pose la question intéressante du contrôle de notre avenir, dominé par des grandes entreprises, mais où « ni les gouvernements, ni les salariés, ni même les citoyens n’y ont trouvé leur place » et de la détermination des règles du jeu et notamment du chômage de masse. Faut-il démanteler Google, comme cela se dit en Allemagne ?

Les dangers du laisser faire