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dimanche 19 mai 2024

Rachat de Société Générale : la haute trahison verbale de Macron

Papier publié en avant-première sur Front Populaire

 

Interrogé par un journaliste de Bloomberg sur sa position si Santander voulait racheter Société Générale, Macron a répondu « oui bien sûr, c’est possible. Cela fait partie du marché. Agir en européens signifie avoir besoin de consolidation en tant qu’européens ». Une réponse hallucinante et irresponsable qui en dit long sur ce président post-national qui se désintéresse à ce point du pays qui l’a élu.

 


Le parti de l’oligarchie étrangère

 

jeudi 25 octobre 2012

Affaire Kerviel : un verdict politique ?


Hier, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement de première instance d’il y a deux ans à l’encontre de Jérôme Kerviel. L’ancien trader de la Société Générale est donc condamné à cinq ans de prison dont trois fermes et à 4,9 milliards d’euros de dommages et intérêts, à moins d’un pourvoi en cassation.

Un jugement à sens unique

Bien sûr, il est totalement normal que Jérôme Kerviel écope d’une peine, et même d’une peine très sévère. Il a falisifié des documents pour enfreindre les règles de son entreprise et lui a fait prendre, in fine, des risques colossaux puisqu’il aurait tout simplement pu la mener à la faillite en jouant sur des sommes équivalentes au double des fonds propres de la banque. Il est normal qu’il écope d’une peine sévère, de même que les banquiers des caisses d’épargne il y a 20 ans aux Etats-Unis.

Comme l’écrivait The Economist il y a deux ans : « la sentence est dure (…) La somme dénie son argument selon lequel la banque partage une partie de la responsabilité de ses placements parce qu’elle n’avait pas agi de la sorte quand ses positions étaient positives. Heureusement pour la Société Générale, cela rend plus difficile pour ses actionnaires de la poursuivre ». L’hebdomadaire dénonçait « son faible contrôle qui a permis à un employé relativement jeune de faire des paris supérieurs en montant à la capitalisation de la banque » et évoquait une amende pour manque de suivi

En effet, le fait de le condamner (virtuellement) à payer l’intégralité des sommes qu’il aurait perdues revient de facto à lui attribuer 100% de la responsabilité. Sans nier son rôle (qui doit être sévèrement condamné), il est un peu fort de café de paraître exonérer totalement la banque de toute responsabilité dans cette affaire. Certes, il était sans doute habile, mais il était seul dans un établissement de plusieurs dizaines de milliers de salariés, dont certains étaient chargés de le surveiller.

Une triple responsabilité niée