Un
jugement à sens unique
Comme
l’écrivait The Economist il y a deux
ans : « la sentence est
dure (…) La somme dénie son argument selon lequel la banque partage une partie
de la responsabilité de ses placements parce qu’elle n’avait pas agi de la
sorte quand ses positions étaient positives. Heureusement pour la Société
Générale, cela rend plus difficile pour ses actionnaires de la poursuivre ».
L’hebdomadaire dénonçait « son
faible contrôle qui a permis à un employé relativement jeune de faire des paris
supérieurs en montant à la capitalisation de la banque » et
évoquait une amende pour manque de suivi…
En effet, le
fait de le condamner (virtuellement) à payer l’intégralité des sommes qu’il
aurait perdues revient de facto à lui attribuer 100% de la responsabilité. Sans
nier son rôle (qui doit être sévèrement condamné), il est un peu fort de café
de paraître exonérer totalement la banque de toute responsabilité dans cette
affaire. Certes, il était sans doute habile, mais il était seul dans un
établissement de plusieurs dizaines de milliers de salariés, dont certains étaient
chargés de le surveiller.
Une
triple responsabilité niée