La
mort en mer de centaines de migrants africains qui cherchaient à rejoindre
l’Europe a logiquement suscité une énorme émotion. Aujourd’hui, se tient un
conseil européen sur le sujet. Mais l’angélisme des réponses apportées par Daniel
Cohn-Bendit, le
Monde et Libération
est une impasse.
L’illusion
des frontières ouvertes et des emplois vacants
Pour
Daniel Cohn Bendit, la solution à ce drame est simple : il faut davantage
ouvrir les frontières. D’ailleurs, les pays européens auraient des besoins
de main d’œuvre (pas moins de 7 millions de personnes en Allemagne à long
terme). Libération
et Le
Monde ont dégoté des chercheurs qui soutiennent qu’une plus grande
ouverture des frontières n’augmenterait pas le nombre de migrants puisque, de
toutes les façons, ceux qui viennent sont prêts à risquer leur vie, ce
qui ne semble pas vraiment avoir convaincu les lecteurs étant donnés les
commentaires. Puis, parce que c’est une contre-vérité trop souvent
répandue, comme
L’œil de Brutus l’avait démontré sur
le blog, il convient d’abord de faire un sort à l’idée selon laquelle il y
aurait beaucoup d’emplois non pourvus en France.
D’abord, Alternatives Economiques montre que,
nous avons un des plus faibles taux d’emplois non pourvus en Europe : 0,6%
contre 1,6% dans l’UE. En outre, il
ne faut pas oublier que toute offre d’emploi intégrée, alors que ne
devraient être prises en compte que celles qui n’est pas possible de satisfaire
au bout d’un certain temps, sans parler du fait que peuvent
être prises en compte des offres de 2 heures de ménage par semaine… Bref, à
quelques rares exceptions près (médecins, bouchers), nous ne manquons pas de
travailleurs, comme
le suggèrent les chiffres du chômage. Bien au contraire, cette situation
plaide pour réduire au minimum l’immigration et ne pas déséquilibrer plus
encore le marché du travail, au bénéfice des entreprises, comme
le souligne Jack Dion dans Marianne.
L’humanisme,
c’est de fermer les frontières

