Les chiffres
font froid dans le dos : un
enfant sur huit serait victime de harcèlement au primaire. Les cours de
récréation semblent se transformer en une
loi de la jungle de plus en plus dure et cruelle, sous l’influence de plus
en plus délétère des réseaux sociaux, sans sortir nos dirigeants de la
passivité.
Le
seigneur des mouches sur Facebook
Bien sûr, la
ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a déclaré vouloir
lutter contre ce fléau et a mis en place aujourd’hui la première journée
nationale de lutte contre le harcèlement. Mais, comme
le note Le Figaro, les mesures
annoncées sont bien timides, entre clips de sensibilisation et numéro vert.
Bien sûr, cela vaut mieux que rien. Mais les chiffres sont quand même
effrayants : 12%
des enfants victimes de harcèlement au primaire, dont 5% de manière
« sévère à très sévère ».
L’enfance ne devient-elle pas une forme de prison pour un enfant sur
vingt au primaire, une horreur inacceptable ? La proportion diminue avec
le temps, puisque
10% des adolescents en seraient victimes au collège et 3,4% au lycée, une
baisse qui semble indiquer que le temps et l’âge améliorent les choses.
Où l’on voit
encore une fois que les technologies modernes ont décidemment un côté obcur,
puisque les réseaux sociaux, Facebook et Instagram,
seraient des véhicules majeurs du harcèlement, qui ne trouverait ainsi plus de
répit, même sous le toit familial. Comme le rapporte le Figaro, « via
les téléphones portables, la cyberviolence toucherait environ 20% des jeunes
scolarisés et le cyberharcèlement 6% d’entre eux » : entre
photos publiées sans autorisation, actes de violence filmés et diffusés. Les
téléphones portables et Internet semblent avoir démultiplié, autant pour le
bien que pour le mal, les capacités d’action de la jeunesse, dans
des cours de récréation qui semblent se rapprocher d’une forme de jungle
dérégulée et donc parfois violente et cruelle, en absence de toute
régulation de l’Etat.
Faut-il
interdire les réseaux sociaux avant le lycée ?
