Mais
qu’est-ce que le ministère de l’éducation nationale a contre l’histoire ? Après
la lamentable suppression de l’histoire-géographie par le gouvernement de
Nicolas Sarkozy (heureusement remise en question), les programmes sont soit
conçus de manière ubuesque soit charcutés, comme
à cette rentrée.
Un
nouveau mauvais coup
En 2012,
c’était déjà le
programme de Première qui avait subi des coupes. Là, il semble qu’une
grande partie des enseignants se plaignaient de la lourdeur du programme
puisque, selon
le Monde, « cinq syndicats – aux tendances très diverses
– avaient lancé une pétitition pour dénoncer ‘un survol indigeste de thèmes qui
s’enchaînent à un rythme effréné’ ». Du coup, les ciseaux ont frappé :
sur
l’échafaud du programme de Troisième, la première partie sur le 20ème
siècle, et l’évolution du capitalisme et du système de production. En
Terminale, c’est la construction européenne et le Général de Gaulle qui
sont sacrifiés pour garder du temps pour les guerres mondiales et les
régimes totalitaires.
Il semble
effarant de choisir de couper la partie sur le capitalisme en Troisième en
pleine crise, et qui pouvait servir d’introduction à l’économie. Concernant
les coupes du programme de Terminale, il semble étonnant de supprimer la
partie sur l’Europe, à moins de vouloir cacher sa faillite et zapper le Général
de Gaulle est particulièrement étonnant du fait de la Cinquième République. Et outre,
le débat persiste entre les partisans d’une histoire chronologique
(aujourd’hui, on étudie séparément la Seconde Guerre Mondiale et la vie
politique française de 1940 à 1946) et sur les priorités du ministère. On se
souvient de la
polémique sur la disparition de François 1er, Henri IV, Louis XIV et
Napoléon du collège.
Des choix
idéologiques ?
