Bavardage égocentrique depuis sa bulle
Bavardage égocentrique depuis sa bulle
C’est peu de dire que la gauche traverse une crise à l’approche de l’élection présidentielle. Son premier candidat pointe sous les 10%, à une peu glorieuse 5ème place, pour un total d’à peine un quart des sondés. Parmi ses cinq candidats, Arnaud Montebourg semble proche du retrait et Anne Hidalgo, après avoir refusé des primaires, a fini par en proposer, mais cela a été durement rejeté par le camp écologiste. Pire, aucune leçon ne semble tirée de cette complète déroute électorale.
Partisans dérisoires qui ont trahi leurs idéaux
La semaine dernière a permis une clarification du paysage politique en vue de l’élection présidentielle, entre l’annonce officielle et attendue de la candidature d’Eric Zemmour et la victoire de Valérie Pécresse lors des élections primaires de LR. Deux éléments qui viennent singulièrement compliquer la réélection d’Emmanuel Macron, qui est probablement le grand perdant de la séquence.
Un profond rejet des favoris
Malgré la vaccination de plus de deux tiers de la population, la 5ème vague est bien là, avec une circulation du virus qui progresse à une vitesse rarement atteinte. Résultat, l’Autriche se confine et les pays annoncent des rafales de nouvelles mesures contraignantes, pas plus tard que jeudi en France. Mais que dit cette cinquième vague de nos pays européens, du climat politique et de la vaccination ?
Se vacciner devrait être un choix individuel
A première vue, l’idée peut sembler saugrenue, tant la percée de Zemmour a accentué l’avance de Macron au premier tour, et tant il a semblé affaiblir Marine Le Pen, qui a perdu son statut d’opposante inéluctable du président sortant. Mais bien plus que par l’incertitude sur la composition du second tour, par l’effet qu’il a eu sur les thématiques de campagnes, Zemmour affaiblit Macron.
Macron prend-il le chemin de Jospin ?
L’image a circulé sur les réseaux sociaux : Ursula von der Leyen, présidente de la commission européenne, remettant très chaleureusement un leadership award de l’Atlantic Council au patron de Pfizer, sans le moindre geste barrière, malgré le rebond épidémique en cours sur le continent… Il y a tellement de choses qui ne vont pas dans cette cérémonie qu’il est presque difficile de savoir par où commencer.
L’oligarchie en roue libre
La semaine dernière, nous avons eu droit à une nouvelle intervention du résident de l’Élysée. Encore une fois, cette intervention s’est faite dans le plus pur style autocratique, sur d’innombrables chaines, et sans la moindre contradiction. Mais il n’y avait pas que la forme qui était hautement critiquable, le fond l’était au moins autant, entre campagne qui ne dit pas son nom, mensonges et stigmatisation.
Le macronisme est un oligarchisme extrémiste
Entretien donné à Front Populaire
Nous avons commémoré hier le 51ème anniversaire de la mort du général de Gaulle. De nombreuses personnalités politiques ont tenu à marquer leur filiation avec le fondateur de la Cinquième république. Une récupération qui ne trompe pas Laurent Herblay, qui tient le blog gaulliste libre depuis 2007 et auteur de l’essai « Le néolibéralisme est un oligarchisme ».
Front Populaire : De nombreuses personnalités politiques se sont rendues à Colombey cette année. Quelle place accorder à ce genre de procession en année électorale, entre hommage réel, folklore, théâtre et récupération ?
Le dit néolibéralisme est un ennemi complexe. Vilipendé par une grande partie de la classe politique, y compris par les partis de gouvernement pour certaines de ses dérives (inégalités, délocalisations, désertion fiscale, spéculation financière), rien ne semble pouvoir l’arrêter. En effet, par-delà les critiques, presque tous les gouvernements occidentaux poursuivent les politiques dites néolibérales en pilotage automatique. Ne faut-il pas alors se poser la question des failles de notre critique ?
Un nom trompeur qui biaise le débat public
Il y a quelques années, certains géants du luxe avaient annoncé une illusoire et révélatrice règle pour limiter la maigreur de leurs mannequins. Comme on pouvait s’y attendre avec une règle aussi insuffisante, pour rester poli, nos marques continuent de promouvoir un modèle de beauté profondément malsain, comme les récentes campagnes de Louis Vuitton, Hermès, Saint Laurent ou Lacoste le montrent.
Comment mettre les femmes mal dans leur peau