lundi 22 juin 2015

Pourquoi accepter le nouveau défaut Grec à venir

Le papier de samedi sur les trois scénarii de sortie de la Grèce de la zone euro a déclenché un débat dans les commentaires sur le nouveau défaut que cela impliquerait pour Athènes, et sur le caractère étonnant qu’un souverainiste soutienne une issue qui coûterait cher aux contribuables. Explications.



Retour sur les premiers défauts

D’abord, comme l’a souligné un autre commentateur, un prêt implique deux parties et un créancier porte une part de responsabilité dans la capacité de l’emprunteur de pouvoir rembourser ou pas les sommes qu’il lui a prêtées. Sans nier certains dysfonctionnements, auxquels Alexis Tsipras semble s’attaquer, il ne faut pas oublier plusieurs faits. D’abord, l’entrée d’Athènes dans la zone euro a été obtenue par le maquillage de ses comptes par Goldman Sachs et l’œil complaisant de toute l’Europe. Ensuite, l’entrée dans l’euro a provoqué un effondrement des taux auxquels la Grèce empruntait, générant une manne contre-productive : après tout, si les marchés prêtaient à bas coût, pourquoi changer ?

Ensuite, même si les taux payés par la Grèce avaient beaucoup baissé, ils restaient supérieurs aux taux que rapportait la dette allemande. En absence théorique de risque de change, ce décalage était une forme de prime de risque. Et on ne peut pas avoir le beurre (des taux plus élevés) et l’argent du beurre (aucun risque de défaut). En somme, les pertes qu’ont essuyées les banques privées étaient justifiées. Et on peut penser qu’elles auraient perdu encore plus si les Etats européens et le FMI n’avaient pas pris le relais pour refinancer la dette grecque. Enfin, il faut rappeler que nous étions nombreux à dire que le plan de 2012 n’était en aucun tenable et qu’Athènes ne pourrait pas rembourser.

Un autre défaut inévitable

Il est bien évident que, dans l’euro, et donc sans capacité directe de monétiser sa dette publique, la Grèce ne pourra pas rembourser les plus de 170% de PIB de dette publique que les plans européens lui ont laissée. Selon les scénarii jamais réalisés de la troïka, ce serait aussi difficile qu’inhumain (Joseph Stiglitz avait comparé le plan de début 2012 à « la pratique de la saignée dans la médecine médiévale »). Alors, dans la réalité, c’est juste impossible, et de facto encore plus inhumain. Pour relancer son économie en mettant fin à la saignée sociale, la seule solution est la sortie de l’euro, une dévaluation, et un défaut partiel sur la dette. A minima, il faudrait que la dette soit redénominée en drachmes, sachant que le Japon montre qu’avec l’appui de la banque centrale, un tel niveau est gérable.

Bien sûr, cela représenterait sans doute une décote d’environ 50%. Déjà, certains évoquent le coût que pourrait avoir un tel scénario pour la France : 68 milliards d’euros, 11 au titre du plan de 2010, 31 au titre de celui de 2012, et 26 au titre des créances détenues par la BCE. Mais il n’est pas inutile de noter que ce chiffre est une estimation haute. Après tout, la BCE pouvant créer de la monnaie, elle pourrait effacer la créance de la Grèce sans coût pour les autres pays européens. Ensuite, la Grèce ne fera peut-être pas un défaut complet. Une décote de 50% représenterait 21 milliards, soit 1% de la dette publique totale, une somme qui pourrait être oubliée si la banque centrale monétisait.

Accepter cela n’a rien de contradictoire avec le souverainisme. Y être attaché impose de respecter celle des autres pays, comme le Général de Gaulle. Il convient donc de respecter le choix de la Grèce. La manière du FN de traiter ce sujet est particulièrement révélatrice, car il perd son masque social et celui de sérieux qu’il veut se donner en réclamant un remboursement impossible et inhumain : « ne pas rembourser le principal de sa dette est un risque de réputation inacceptable et rembourser est un devoir éthique pour un état de droit ». Ce faisant, le FN démontre un raisonnement à courte vue mais aussi un souverainisme bien perméable à la pensée néolibérale austéritaire sur la dette…

Le moment de vérité approche. Comme le note Romaric Godin, « les créanciers ont utilisé le bank run dans la négociation ». Dans quelques jours, nous saurons si Alexis Tsipras bluffait ou pas et s’il place le mandat démocratique qu’il a reçu avant tout. Après tout, l’Argentine a montré la voie à suivre en 2002

43 commentaires:

  1. Déjà, quand la Grèce a rejoint l'UE, j'avais lu dans France Soir (que je ne lisais que dans l'avion, à l'époque bénite où il y avait encore des journaux dans les avions, que les comptes de la Grèce étaient maquillés...alors que nos gouvernants n'essayent pas de nous faire croire, qu'ils l'ignoraient...

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  2. La dette grecque à l'égard des autres pays de l'Euro est libellée en Euros selon un contrat qui ne relève pas du droit grec, donc le retour à la Drachme alourdira la dette.

    De nombreux pays de l'Euro qui ont prêté à la Grèce ne sont pas plus riches que la Grèce, comme la Slovaquie, et vous croyez sérieusement que leurs citoyens vont accepter tranquillement de régler l'ardoise grecque ?

    " Y être attaché impose de respecter celle des autres pays, comme le Général de Gaulle. Il convient donc de respecter le choix de la Grèce."

    Elle bien bonne celle là, alors au nom de la souveraineté grecque vous demandez aux français, aux espagnols... de mettre la main à leur poche.

    Pourquoi donc le défaut grec serait justifié au nom de la souveraineté grecque et le défaut espagnol, portugais, italien ou français ne serait pas justifié au nom de leur propre souveraineté ?

    Préconiser le défaut grec, c'est donner le meilleur argument aux partis d'extrême droite européens qui ne manqueront d'expliquer comment les contribuables de leurs pays se sont fait dévalisés. Les citoyens de ces pays qui ne sont loin d'être tous des nantis seront ravis de payer pour la Grèce.

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    1. Ce sont les responsables politiques nationaux et européens qui ont voulu que les Etats membres de la zone euro se portent garants...

      Cessez donc de reprocher aux personnes qui se sont opposés aux Traités, qui se sont opposés au MES, la responsabilité de l'application des traités et accords en question !

      Cessez un peu de reprocher à ceux qui étaient contre prêter davantage à la Grèce pour la maintenir dans l'euro, les conséquences des choix politiques qu'ils combattent !

      Vous reprochez à ceux qui étaient pour une sortie de l'euro de la Grèce dés le départ, la conséquence de l'acharnement inhumain des eurocrates !

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    2. Vous reprochez à ceux qui prônent une sortie de l'euro, les conséquences du sauvetage de l'euro à tout prix !

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    3. Qu'est que c'est que ces affabulations ?

      Je dis simplement que le défaut grec entrainera des réactions en chaines économiques, financières et politiques considérables, je n'ai rien dit d'autre. Varoufakis lui même ne propose pas de défaut.

      Ceci dit, la souveraineté de la Grèce quand ses citoyens "patriotes" planquent leur magot hors de Grèce, comment dire...

      Et puis :

      " les dépenses de retraite grecques représentent 16 points de PIB, c'est deux fois plus qu'en Slovaquie par exemple ! Les salaires sont également moins élevés à Bratislava qu'à Athènes. Difficile pour les pays les plus pauvres de la zone euro de digérer le fait qu'ils doivent aider la Grèce...

      le pays investit essentiellement pour ses concitoyens âgés, ce n'est pas un signe positif pour sa croissance. Trente pour cent des employés du secteur public sont en retraite avant 55 ans !"

      http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/06/22/concernant-la-crise-grecque-plus-personne-n-agit-de-facon-rationnelle_4658798_3214.html

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    4. Le défaut grecque entrainera une réaction en chaîne voulue par les eurocrates... en effet.
      C'est le principe de la nasse.
      D'abord créer l'euro, et ensuite imposer aux pays de la zone euro des sacrifices qu'ils n'auraient jamais consenti s'ils avaient été informés clairement avant de ce qu'impliquait une monnaie unique ; et on leur dit : vous ne pouvez plus reculer, vous êtes dans la nasse de l'euro...

      On prête de l'argent à la Grèce pour aider les créancier, et une fois que la Grèce est dans la nasse de la dette, on leur dit : on vous a trop prêté, pour pouvoir éponger la dette !

      Vous vous exprimez en mettant en cause certaines personnes qui n'ont rien à voir avec les choix ultra-libéraux, qui sont contre les politiques ultra-libérales...
      et ensuite, vous esquivez.

      Pour attaquer une autre couche de propagande ultra-libérale. Bref, allumer un contre-feu.
      Mais ne jamais débattre.

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    5. Abdel

      Arrête de divaguer.

      "On prête de l'argent à la Grèce pour aider les créancier,"

      Les créanciers sont les contribuables des pays qui prêtent à la Grèce.

      "qu'ils n'auraient jamais consenti s'ils avaient été informés clairement avant de ce qu'impliquait une monnaie unique"

      On verra, si quand l'Euro explose, tu trouveras ça fun...

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    6. Non, les contribuables vont sauver les créanciers si la Grèce ne peut pas payer.
      Ne confonds pas justement, les créanciers qui réclament à la fois une prime de risque pour prêter et refusent en même temps le risque de défaut ; et les contribuables, qui seront convoqués pour sauver "les as de la finance".

      Je fais parti des gens qui sont contres l'euro... je suis contre l'euro, et je suis contre les idées débiles pour sauver l'euro...
      Ne me tiens pas pour responsable des conséquences des idées foireuses des eurocrates, qui ont mal conçu l'euro, et font n'importe quoi pour maintenir l'euro en place.

      L'euro était condamné dés le départ... car mal conçu !
      Tu persistes à vouloir blâmer les gens qui ont redouté les conséquences de la création baroque de l'euro, et qui sont terrifiés à l'idée que l'euro explose...

      Bref, on ne discute pas avec une idéologie.
      On peut débattre avec des individus, quand ils ne sont pas bornés (comme toi) ; mais on ne peut pas débattre avec une idéologie...

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    7. C'est toi l'idéologue borné.



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    8. @ Anonyme 22 juin 2015 14:20

      Il faut voir plus loin que la situation actuelle de la dette grecque.

      Pour ce qui concerne ce pays, continuer à lui imposer des sacrifices énormes pour rembourser une dette qu'elle ne pourra jamais régler, en plus d'être inhumain, ne fera que retarder l'échéance de l'explosion sauf si la dette est restructurée.

      Pour le reste, il faut être inconscient pour ne pas se rendre compte que la Grèce est le laboratoire de l'UE et que d'autres passeront à la moulinette après elle grâce à cette monnaie unique destructrice parce que servant de référence à des économies hétérogènes. Mais attention, il est interdit de le dire et même de le penser.

      L'absence de rationalité, qui préside à la prise de décisions par la Troïka, repose sur le dogmatisme des technocrates et des politicards, la cupidité des financiers et la peur des Allemands, toujours sous le choc de l'inflation qu'elle a connue dans les années 20. Alors, quand on entend certains qualifier les opposants à l'euro et, de manière plus générale, à l'UE, de conservateurs et peureux, on a envie de se marrer.

      Comment peut-on soutenir ces institutions et textes européens qui n'ont comme seul horizon que l'austérité jusqu'à la fin des temps dans une sorte de pénitence religieuse tellement dans l'air du temps ?

      DemOs

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  3. Un défaut grec, outre de faire payer les contribuables des autres pays, déclenchera une montée des taux d'intérêt des bonds sur les marchés.

    L'Italie, l'Espagne, la France seront ravis de payer pour la Grèce et cerise sur le gâteau de payer une prime de risque plus élevée, et pour finir des débuts de bank run amèneront la touche finale au tableau.

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  4. Il y a 2 genres de personnes et commentateurs: les Politiques avec lucidité et hauteur de vues et les partisans du système eurocratique avec leur vision comptable et petite bourgeoise.

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    1. Oui, c'est ca... Allez raconter vos salades à ceux qui ont déjà du mal à joindre les 2 bouts en France et numérotez vos abattis avant, ils vous feront un accueil spécial.

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    2. Sauf erreur de ma part, celui qui a 150€ sur son compte en banque n'a que faire du défaut Grec comme il n'a que faire des intérêts de la haute finance. Pour ma part, si les grecs ne remboursent pas les prêts fait par la France cela m'est parfaitement égal ; en revanche, qu'un peuple perde sa liberté sous l'effet d'instances anti-démocratiques et de personnages osant indiquer qu'il n'y a pas de démocratie possible hors ces traités de la misère et de l'asservissement, cela me pose un problème ; car, en effet, après la Grèce, c'est la liberté des français qui sera dévorée. Je n'ai que faire des intérêts de la finance, de la grande banque et des multinationales, je préfère la liberté. La liberté est une valeur, l'argent n'est qu'un moyen, et jamais une vertu. Vous avez le droit de préférer l'argent à la liberté.

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    3. Prendre de la hauteur n'intéresse pas les petits Trissotins comme notre nouvel intervenant, qui donne des leçons à chacun d'entre nous, avec des injures comme seuls arguments.

      DemOs

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  5. 2015 : une série de 25 raz-de-marée va venir s'abattre sur la Grèce.

    Ces raz-de-marée, ce sont les échéances de remboursement.

    L'un après l'autre, ces 25 raz-de-marée vont percuter la Grèce.

    Dette publique de la Grèce : 317,094 milliards d'euros, soit 177,1 % du PIB.

    Echéancier de remboursement : pour cette année, dans le menu déroulant, cliquez sur « 2015 » :

    http://graphics.wsj.com/greece-debt-timeline/

    30 juin : la Grèce doit rembourser 1,539 milliard d'euros au FMI.

    10 juillet : la Grèce doit rembourser 2 milliards d'euros de bons du Trésor.

    13 juillet : 450,475 millions d'euros au FMI.

    17 juillet : 1 milliard d'euros de bons du Trésor.

    20 juillet : 2,095 milliards d'euros à la BCE.

    20 juillet : 1,360 milliards d'euros aux banques centrales nationales.

    20 juillet : 25 millions d'euros à la Banque Européenne d'Investissement.

    7 août : 1 milliard d'euros de bons du Trésor.

    14 août : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

    20 août : 3,020 milliards d'euros à la BCE.

    20 août : 168 millions d'euros aux banques centrales nationales.

    4 septembre : 300,317 millions d'euros au FMI.

    4 septembre : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

    11 septembre : 1,6 milliard d'euros de bons du Trésor.

    14 septembre : 337,856 millions d'euros au FMI.

    16 septembre : 563,094 millions d'euros au FMI.

    18 septembre : 1,6 milliard d'euros de bons du Trésor.

    21 septembre : 337,856 millions d'euros au FMI.

    9 octobre : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

    13 octobre : 450,475 millions d'euros au FMI.

    6 novembre : 1,4 milliard d'euros de bons du Trésor.

    7 décembre : 300,317 millions d'euros au FMI.

    11 décembre : 2 milliards d'euros de bons du Trésor.

    16 décembre : 563,094 millions d'euros au FMI.

    21 décembre : 337,856 millions d'euros au FMI.

    Question :

    Avec quel argent la Grèce va-t-elle rembourser ces 25 échéances ?

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  6. "Sauf erreur de ma part, celui qui a 150€ sur son compte en banque n'a que faire du défaut Grec"

    Eh bien tu fais erreur, car l'état français ira chercher le pognon partout où il peut, la TVA, la réduction des prestations sociales et autres allocations ou remboursements de frais de santé, la réduction des forces de police et de justice, l'augmentation des charges sociales et du chômage...et tout ça tu vas te le prendre direct dans la face, malgré tes que 150 euros sur ton compte. Réfléchi un peu plus loin que le bout de ton nez avant de déblatérer des âneries.

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    1. Anonyme22 juin 2015 20:43

      Vous restez enfermé dans les rets de la même "pensée" économique. Quand les postulats sont faux les développements ne mènent qu'à des erreurs d'analyse et de mauvaises solutions. Il faut changer de cadre de pensée - de paradigme pour employer du jargon. Si toutes les solutions sont fausses c'est que le cadre portant ces solutions est lui-même erroné. Sortez du champ de la doxa économique et vous retrouverez des perspectives.

      Cordialement.

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  7. @ Axel

    La moitié des pays ne devaient pas rentrer selon les critères de Maastricht

    @ Anonyme 9h43

    La dette peut être en euro et de droit grec. Et de toutes les façons, cela n’empêche pas le défaut. Le fait que des pays moins riches prêtent montre aussi un des nombreux vices de forme de cette zone euro.

    Il ne fallait pas prêter à la Grèce dans ces conditions. Si nous avions laissé faire les choses en 2010, la Grèce aurait fait défaut, quitté la zone euro, avec un coût bien moindre pour les contribuables. Les autres défauts ne seraient pas moins justifiés, mais ils sont bien moins nécessaires étant données leurs situations. Il y aura forcément un autre défaut car la situation est intenable.

    Vous critiquez les conséquences de choses que j’ai, parmi bien d’autres, dénoncées, comme le financement des dettes publiques par les seuls marchés, le fait d’avoir sauver les banques (en leur évitant des pertes bien pires) en faisant payé les Grecs, puis de proposer des plans intenables et inhumains que les peuples européens doivent assumer.

    @ Anonyme 19h46

    En effet, il n’y aura pas de conséquences très concrètes

    @ Abd_Salam

    Bien d’accord

    @ BA

    Rappel qui montre que nous ne sommes pas loin de l’issue

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  8. "le fait d’avoir sauver les banques (en leur évitant des pertes bien pires) en faisant payé les Grecs"

    Sauver les banques en leur imposant 70% de pertes sur la dette grecque et faire payer les grecs en leur faisant une ristourne de 70% sur leurs dettes, voilà de la belle et bonne novlangue. Non mais vous vous foutez de la gueule du monde Herblay ! Arrêtez de nous prendre pour des idiots.

    Les prêts concédés à la Grèce par les états de la zone euro ne le sont pas sous droit grec, donc cessez vos mensonges.

    "Le fait que des pays moins riches prêtent montre aussi un des nombreux vices de forme de cette zone euro."

    Ça montre surtout que ces pays ne vont pas lâcher un radis à la Grèce qui fait sa diva en maintenant des retraites à 55 ans.

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  9. "Sauver les banques en leur imposant 70% de pertes sur la dette grecque et faire payer les grecs en leur faisant une ristourne de 70% sur leurs dettes, voilà de la belle et bonne novlangue."

    S'il faut choisir entre une personne physique et une personne morale, je choisis une personne physique, j'ai tort ? Ca a faim une personne morale ? C'est quoi le cri de la personne morale ? Le cri de douleur de la Banque c'est répertorié ? Où ?

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  10. "S'il faut choisir entre une personne physique et une personne morale, je choisis une personne physique, j'ai tort ?"

    C'est juste que t'es à côté de la plaque. Les grecs c'est une personne morale, pas physique, c'est un ensemble d'intérêts statistiques, pas un seul gus. Dans ce genre de débat, il n'y a pas une personne physique que tu représentes à toi tout seul au milieu de ton nombril.

    Quand tu parles de personne physique, c'est simplement que gros abruti que t'es tu te crois au centre du monde.

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    1. @ Anonyme 22 juin 2015 21:49

      Je propose que tu prennes un pseudo qui t'ira comme un gant : dugland. Qu'est-ce que t'en penses, neuneu ?

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    2. @Anonyme22 juin 2015 21:49

      Sauf erreur de ma part, un peuple n'est pas une personne, même morale, il est un peuple. En revanche, l'Etat est bien une personne morale, de droit public. Je me demande si vous ne confondez les notions de peuple et d'Etat. Ca peut expliquer certaines choses. La notion de peuple précède celle d'Etat, voire lui est concomitante, notamment dans le cadre de la modernité politique. Il y a des peuples sans Etat, mais régis néanmoins pas des formes d'autorité traditionnelle, pré-étatiques, chargées de la gestion des affaires communes - penser aux traditions et à l'expression institutionnelle de celles-ci. Il y aussi des "Etats" sans peuple ; on appelle cela en Europe l'UE. Je ne suis pas sûr que cette forme institutionnelle soit conforme à nos traditions démocratiques.

      Cordialement.

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  11. J'en reviens pas du niveau d'agressivité des commentateurs sur ce blog. Y a que les imbéciles qui croient dominer les autres en les insultant...

    Sinon, j'attire votre attention sur le fait que le 18 Juin dernier, un nouvel appel très solennel a été lancé. Sachez-le, nous ne sommes plus gouvernés par François Hollande qui est officiellement destitué!

    http://www.conseilnational.fr/index.php?page=2

    Au delà de la boutade, ce serait intéressant de prendre cette initiative, avec laquelle je suis ma foi bien d'accord, au sérieux, non?

    C'est pas le fond du désir de chacun de nous?

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    1. Le problème c'est le niveau d'agressivité de ta bêtise qui pique vraiment les yeux. Si le désir c'est être aussi nul que ta déclaration de merde, alors il va falloir se résigner à bander mou comme un eunuque.

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  12. Anonyme22 juin 2015 22:27

    Ton pseudo est tout trouvé, c'est Ducon la branlette.

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    1. Mr Dugland is back. Applaudissons Mr Dugland et ses analyses de haut vol ! Tu as plusieurs solutions à ta disposition, Mr Dugland.
      1. Tu es lucide et tu assumes,
      2. Tu as d'autres possibilités, le naze et la truffe, qui t'iraient très bien également,
      3. Mais si vraiment tu préfères l'anonymat, te fais pas de bile, on te reconnaîtra immédiatement grâce à ta vulgarité et ta stupidité pleine de morgue,
      4. Dernière solution, mais pas la plus inintéressante, tu disparais et tu vas jouer ailleurs avec ton seau et ta pelle.

      Bien le bonjour chez vous, Mr Dugland.

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  13. @ Anonyme 21h14

    Si les banques ont accepté, c’est parce qu’elles craignaient perdre plus sans ces plans… Je n’ai pas dit qu’ils étaient sous droit grec. Lisez au lieu d’erructer ! Qu’ils ne cèdent pas, cela ne changera rien : il y aura tôt ou tard un nouveau défaut. De suite ou dans quelques années.

    @ Anonyme 21h24

    Bien vu. Et si les banques ont accepté aussi vite, c’est qu’elles n’étaient pas mécontentes de cette solution.

    @ Jauresist

    De temps en temps, il y a des cas, mais ils se déconsidèrent par leur ton.

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  14. "Je n’ai pas dit qu’ils étaient sous droit grec. Lisez au lieu d’erructer !"

    Si, vous prétendez que la Grèce peut se défaire de ses dettes avec une drachme dévaluée, comme Sapir. Sauf que les dettes nouvelles grecques souscrites ne tombent pas sous la lex monatae.

    C'est vous qui éructez en répondant des conneries invraisemblables, pas moi, et pas tout confondre.

    Il n'y aura pas de défaut parce que le gouvernement grec ne le revendique plus depuis des mois et qu'un accord sera signé sur des bases raisonnables, et caramba encore raté pour les souverainistes nationalistes.

    Vous éructez d'autant plus que vous soutenez les thèses inverses du gouvernement grec. Vous êtes pathétique en vous prétendant au service d'une Grèce qui se moque complètement de votre avis de gugus inconnu.

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    1. "votre avis de gugus inconnu"

      Toi, ce qui est sûr, c'est que tu gagnes à le rester, inconnu.

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    2. Et toi encore plus, à part ton petit pet foireux, t'as 2 idées à présenter ?

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    3. Wharf, wharf .... Mr Dugland is back.

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  15. Tsipras capitule, brave petit ! (B. Bertez) :

    https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2015/06/23/tsipras-capitule-brave-petit-b-bertez/

    Tsipras, mais peut-être pas la totalité de Syrisa ( il y a parait-il une partie favorable à la sortie de l’euro amenée par le député et économiste le député et économiste Costas Lapavitsas, ce qui pourrait simplement nécessiter une recomposition de la majorité soutenant Tsipras, en faisant appel aux centristes de To Potami, voire avec la droite au parlement. C’est parait-il dans les cartons des créanciers, car l’accord ne devrait comporter aucune concession majeur de leur part sur la restructuration de la dette grecque, à part une promesse d’examiner cette question le moment venu qui avait déjà été faite au précédent gouvernement. Il ne devrait donc y avoir aucun plan précis de restructuration. Voir :

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-pourquoi-la-question-de-la-dette-est-desormais-centrale-486327.html

    Saul

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    Réponses
    1. La colère gronde au sein de Syriza en Grèce :

      https://fr.news.yahoo.com/la-col-gronde-au-sein-101222250.html

      « Le scepticisme pointe aussi au sein des Grecs indépendants, un parti souverainiste partenaire de Syriza au gouvernement."Le gouvernement est tombé dans un piège, je ne sais pas dans quelle mesure tout cela peut être mis en oeuvre", a dit Pavlos Haikalis, député de cette formation, à Antena TV. »

      Saul

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  16. @ Anonyme

    Mais cela n’empêche pas le défaut

    @ Saul

    En effet…

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  20. Témoignage d'offre de prêt entre particulier chez une dame très gentille



    Bonjour/bonsoir

    Il serait injuste de ma part de ne pas faire l'éloge de celui qui m'a permis d'obtenir un prêt d'argent. la semaine dernière dont j'avais besoin d'argent pour sauver la vie en danger de mon père. Au départ je n'y croyais pas un seul instant mais ma curiosité ma poussé a essayer et finalement j'ai pu obtenir ce prêt qui ma sortie de cette impasse dans laquelle je vivais, j'ai accepté remplie les conditions et sans tracasseries, mon compte a été crédité de 70.000€ que j'ai demandée.Vous qui avez besoin de faire un prêt, je vous prie de prendre contact avec Mme BEDET à son adresse E-mail: bedet.francoise1@outlook.fr
    Merci de faire comme moi et envoyer votre demande pour obtenir votre Prêt en 72 heures au maximum. Voici encore une fois son E-mail : bedet.francoise1@outlook.fr



    Merci

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  21. Témoignage d'offre de prêt entre particulier chez une dame très gentille



    Bonjour/bonsoir

    Il serait injuste de ma part de ne pas faire l'éloge de celui qui m'a permis d'obtenir un prêt d'argent. la semaine dernière dont j'avais besoin d'argent pour sauver la vie en danger de mon père. Au départ je n'y croyais pas un seul instant mais ma curiosité ma poussé a essayer et finalement j'ai pu obtenir ce prêt qui ma sortie de cette impasse dans laquelle je vivais, j'ai accepté remplie les conditions et sans tracasseries, mon compte a été crédité de 70.000€ que j'ai demandée.Vous qui avez besoin de faire un prêt, je vous prie de prendre contact avec Mme BEDET à son adresse E-mail: bedet.francoise1@outlook.fr
    Merci de faire comme moi et envoyer votre demande pour obtenir votre Prêt en 72 heures au maximum. Voici encore une fois son E-mail : bedet.francoise1@outlook.fr



    Merci

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  22. Bonjour, Mme/ Mr

    Je suis une particulière française qui offre des prêts à l'international. Disposant d'un capital qui servira à octroyer des prêts entre particuliers à court et long terme allant de 2000 à 500.000 Euros à toutes personnes sérieux étant dans le réel besoin :
    - J'octroie des prêts financiers
    - prêt immobilier
    - prêt à l'investissement
    - prêt automobile
    - prêt personnel.
    Je suis disponible à satisfaire mes clients en une durée maximale de 48 Heures suivant la réception de votre formulaire de demande financières.
    Pas sérieux s'abstenir.
    E-mail : lawrence_jeanna@yahoo.com

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  23. Bonjour, Mme/ Mr

    Je suis une particulière française qui offre des prêts à l'international. Disposant d'un capital qui servira à octroyer des prêts entre particuliers à court et long terme allant de 2000 à 500.000 Euros à toutes personnes sérieux étant dans le réel besoin :
    - J'octroie des prêts financiers
    - prêt immobilier
    - prêt à l'investissement
    - prêt automobile
    - prêt personnel.
    Je suis disponible à satisfaire mes clients en une durée maximale de 48 Heures suivant la réception de votre formulaire de demande financières.
    Pas sérieux s'abstenir.
    E-mail : lawrence_jeanna@yahoo.com

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