vendredi 10 mars 2017

Glyphosate : l’UE, soutien intéressé de Monsanto




Leurs intérêts avant notre santé

Ici, il faut remercier le Monde de nous informer d’une manière assez objective, présentant les arguments des deux parties. Le 6 mars, une soixantaine d’ONG et d’associations, dont Greenpeace, ont affirmé que « nous sommes préoccupés par le fait que plusieurs membres, ainsi que le président, du comité d’évaluation des risques de l’ECHA apparaissent avoir des conflits d’intérêts ». En cause, un expert qui défendait les dossiers des industriels devant l’ECHA et le président de l’Agence, qui a travaillé pendant vingt ans, et jusqu’à la veille de sa nomination, comme consultant pour l’industrie chimique. Pas de problème pour l’Agence, les deux experts pointés n’étant ni rapporteur ni réviseur sur la question.



Mais cela est trop facile. Pourquoi donc un pays ne pourrait-il pas choisir librement et indépendamment de prendre des mesures contre un produit qu’il estime dangereux ? Pourquoi faudrait-il attendre si longtemps l’avis opaque et pas vraiment indépendant d’experts pour agir ? Il y a urgence à changer notre manière de faire dans le domaine. D’abord, reprendre en main la protection de notre santé au niveau national et rendre à nouveau nos dirigeants responsables des règles en vigueur en France. Ensuite, imposer la transparence dans l’évaluation de la dangerosité des produits, pour permettre des avis contradictoires. L’opacité des avis favorables au glyphosate est extraordinairement suspecte.


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