jeudi 28 mars 2019

Macron, décidément Sarkozy en pire



Pire sur le fond, pire sur la forme

Travail du dimanche, double démantèlement du droit du travail, baisse des taxes pour les entreprises et les plus riches, suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, propositions de supprimer les allocations des familles de délinquants, contre-parties au RSA, lois sécuritaires de circonstances, ou restriction au droit de manifester : décidément Macron met ses pas dans ceux de celui qu’il avait conseillé avec le rapport Attali sur la libération de la croissance, guère libérée dix ans après. Mais le plus incroyable est le revirement d’une partie de la gauche intellectuelle et médiatique, virulente contre ces mesures quand elle venait de Sarkozy et qui ne dit plus rien aujourd’hui.

Il ne me semble pas que France Inter faisait partie des soutiens indéfectibles de Sarkozy de 2007 à 2012. Pourtant, aujourd’hui, le pseudo service public de l’information se fait bien souvent la Pravda du pouvoir en place, sur le fond des mesures s’entend. Sur le fond, tout ceci pose un problème démocratique : les alternances ne sont que des alternances de personnes et d’ego, la direction politique reste trop largement la même, à quelques nuances près. Pire, comme lors du rachat par General Electric, Macron va plus loin encore que ses prédécesseurs dans bien des domaines, abandonnant notre industrie avec moins de regret qu’un Sarkozy, qui, au moins, s’était battu pour Alstom.

Avec le recul, ce qui est extravagant, c’est que Sarkozy apparaît comme bien plus modéré que Macron dans des domaines où son prédécesseur apparaissait comme ayant dépassé toutes les limites antérieures. En effet, déjà, Sarkozy était vu comme le président des riches, avec son paquet fiscal plutôt favorable aux classes supérieures, mais aussi comme le président des excès de langage, entre « karcher » et « casse-toi, pauvre con ». Dix ans après, nous sommes passés du président des riches au président des ultra-riches, qui a donné 6% de pouvoir d’achat en plus aux 1% les plus riches, comme un article du Monde, peu suspect d’anti-macronisme primaire, doit bien le reconnaître.

Jamais avant Macron un président avait autant assumé une politique favorisant les « premiers de cordée », ne cessant par ses outrances verbales de dévaloriser tous les autres Français, « gaulois réfractaires », « gens qui ne sont rien ». Ainsi, il donne des milliards aux plus riches et aux entreprises, alors que les riches n’ont jamais été aussi riches depuis longtemps, et que les entreprises n’ont jamais gagné autant, tout en trouvant le moyen de dénoncer le « pognon de dingue » que coûtent les aides sociales. Mais qu’auraient dit tous ces média et ces éditorialistes qui soutiennent de facto Macron si Sarkozy avait fait il y a dix ans ce que Macron fait aujourd’hui ? Quel deux poids, deux mesures !


Y-a-t-il un domaine où Macron est moins mauvais que Sarkozy ? Même sur les affaires, avec Benalla, ou le niveau des ministres, il est difficile de dire que cela est le cas. Ce n’est pas pour rien qu’il est encore plus impopulaire que celui qu’il avait conseillé, ce qui rend la complaisance, pour ne pas dire la défense, de tant de média à son égard, encore plus insupportable.

15 commentaires:

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  2. Je n'ai pas la même perception des choses que vous. Selon moi, Sarkozy n'était pas mieux, et même son bilan est pire que celui de Macron pour l'instant (mais le quinquennat n'est pas terminé et il peut encore le rattraper...)

    Je me permets donc de vous rafraîchir la mémoire :
    -réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN ;
    -traité de Lisbonne qui a bafoué le référendum de 2005 ;
    -révision constitutionnelle calamiteuse ;
    -accord Merkozy (TSCG) qui oblige les pays à soumettre leur budget à la Commission européenne ;
    -intervention catastrophique en Libye ;
    -bouclier fiscal, etc. (j'en oublie certainement).

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    1. j'ai oublié :
      - le recul de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans;
      - la hausse énorme du chômage et de l'endettement public (que la crise de 2008 ne suffit pas à expliquer)...
      La liste n'est pas exhaustive.

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    2. Sapir a bien montré qu'après la crise de 2008, il y a eu une reprise en 2009 et que celle-ci a été sabordée par la politique Merkozy et nous avons replongé dans la récession alors que les autres zones du monde connaissaient la reprise.

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  3. Macron a aussi été élu pour obtenir des modifications de l'UE et de la zone Euro, mais en définitive, il n'a rien fait bouger, échec complet :

    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2019/03/27/berlin-paris-crise-de-couple/

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  4. Giscard le descendant des rois de France par les soubrettes, Mitterrand l'intrigant, Chirac le goinfre, Sarkozy et mamie shampoing, Hollande le ridicule, et maintenant Macron l'arrogant pervers narcissique.
    La France ne serait capable que de produire ça et d'en redemander à chaque élection ?

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  5. Comme ses prédécesseurs E.Macron ne fait que de l'idéologie pure !La France doit réformer ses fonctions publiques et plus largement son secteur public mais penser qu'en cassant le statut de la fonction publique, de recourir à du CDD, appliquer les règles du droit du travail à toutes les tâches publiques etc...etc...permettront de faire des économies et moderniser la FP. NON ! A mon sens on en revient toujours à 3 grandes questions:
    - quelles fonctions, au-delà de l'Etat régalien, doivent rester la prérogative absolue de l'Etat et de ses 3 FP avec des agents publics recrutés par concours ou par dossiers (pourquoi pas) avec un statut à vie, un traitement proche du privé ou aligné sur le privé, avec assermentation pour pas mal de fonctionnaires (outre la Police, la douane, les impôts, la justice on pourrait se (re)poser la question pour l'Education Nationale ou encore des secteurs stratégiques comme le nucléaire mais là c'est du ^reve voire du fantasme);
    - quels secteurs pourraient faire l'objet d'un vrai secteur public répondant aux critères de gestion, de RH etc...du privé (possibilité de licencier, de recruter selon les règles totales du privé, développement accru de l'apprentissage etc... );
    - les secteurs passables au privé avec le droit pour l'Etat de reprendre la main (sanctions applicables, renationalisation) si difficultés, défaillances, gestion hasardeuse etc...( la Suède a mis plus de 20 ans à réformer sa FP en se gardant ce type de mesure régalienne).
    Par ailleurs, en considérant ce qui a été transféré ces 20/30 dernières années à la fonction publique territoriale, se pencher sur la question de l'inflation de l'emploi dans cette FP. Pas que tout soit injustifié mais il est reconnu notamment par la Cour des comptes que pour cette FP il y a des problèmes recrutements inutiles, de postes en surnuméraires, d'agents n'effectuant pas leurs 35 h etc...
    Juste une question : une secrétaire de mairie a-t-elle besoin du statut à vie ? D'aucuns me diront qu'elle ne l'a pas. Mais c'est un secret de polichinelle de dire que les maires ont d'énormes difficultés voire ne peuvent pas licencier un fonctionnaire territorial (il ne s'agit pas de mettre tout le monde à la porte). Quand on sait que les assistants sociaux des départements ou régions n'ont pas le statut de fonctionnaire alors qu'ils remplissent une mission cruciale pour la collectivité.
    Je prendrai 1 exemple de FP calquée sur la FP française qui a été déformée comme veut le faire E.Macron pour 2022 : le Portugal.
    Le Portugal connaît le système des concours avec statut à vie. Avec la crise 2008, application de l'austérité. Coupes budgétaires drastiques dans la FP. Possibilité de recruter par CDD, par intérim etc....Sauf qu'en remisant le système du concours et en recourant aux CDD, contractuels alignés sur le privé, cela a fait flamber les finances de l'Etat. Cela a sérieusement ébranlé les institutions prévues par la Constitution, tellement ébranlées que même l'UE a alerté le Portugal sur ce point. Résultat : le Portugal a fortement diminué cette méthode en revenant aux concours (moins fréquents). Néanmoins, le gouvernement portugais est confronté à des procédures engagées par ces CDD et autres contractuels qui estiment qu'ils devraient être titularisés.

    Enfin je terminerai sur un constat bien intégré maintenant en France: sous N.Sarkozy, au nom de la baisse des dépenses publiques : moins 12500 postes policiers, gendarmes. Pour la douane : rendre en moyenne 200 postes par an.
    Ces diminutions ont désorganisé certains services (et pour la police c'est la réorganisation de certains services qui ont entraîné ces coupes budgétaires entraînant à son tour de la désorganisation).Avec les attentats terroristes nouvelle génération (2012 ou 2015) on a recruté à tour de bras du douanier et du policier. Sauf que du recrutement en masse pour rattraper des coupes budgétaires drastiques c'est s'exposer à des recrutements très moyens.
    Bonne journée
    Sylvie

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    1. @Sylvie

      "Mais c'est un secret de polichinelle de dire que les maires ont d'énormes difficultés voire ne peuvent pas licencier un fonctionnaire territorial (il ne s'agit pas de mettre tout le monde à la porte)."

      Mais si ! Un fonctionnaire peut être licencié pour insuffisance professionnelle, même quand il n'y aucune faute à lui reprocher, même quand son insuffisance professionnelle n'est due qu'à des problèmes de santé indépendants de sa volonté.

      Par contre il y a une procédure à respecter pour empêcher les abus et les détournements. Et cette procédure exaspère les élus qui voudraient pouvoir licencier pour des raisons crapuleuses, personnelles ou politiques.

      C'est pour cela qu'ils attaquent sans cesse le statut de la FP, affirmant mensongèrement qu'il les empêche de licencier, comme ceux qui veulent noyer leur chien l'accusent d'avoir la rage.

      "Quand on sait que les assistants sociaux des départements ou régions n'ont pas le statut de fonctionnaire alors qu'ils remplissent une mission cruciale pour la collectivité."

      A mon avis cela dépend des départements ou des régions, mais le grade d'ASE territorial et les concours pour y accéder existent, les recrutements abusifs de contractuels pour pourvoir des emplois permanents d'ASE territorial pourraient être retoqués par le contrôle de légalité préfectoral si ce dernier faisait son travail.

      Cordialement,

      Ivan

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    2. @Ivan

      Bonsoir Ivan,

      Merci pour vos précisions qui alimentent d'une façon intéressante le débat.
      Nous sommes d'accord le licenciement dans la FP existe. Il est très peu pratiqué. Comme vous le précisez, il ne s'agit pas de détourner la procédure et de saquer tout le monde. Surtout si les personnes ont des problèmes de santé. Loin de là ma pensée....en revanche quand un ou plusieurs cas de licenciement se présente.nt il est très difficile voire quasi impossible d'agir. Cela est un fait qui est souvent reproché par les autres fonctionnaires. Et c'est aussi pour cela que les 3 FP ne communiquent pas de chiffres sur ce point. Attention ! il ne s'agit pas de faire le concours de quel secteur vire plus que l'autre. Mais une forme de transparence ne pourrait pas être inutile. Le truc: présenter correctement et sans idéologie la chose. Là...on est un peu mal parti !

      Concernant les assistants sociaux, nous sommes d'accord, il y a des assistants sociaux avec concours + un statut à vie mais de moins en moins. Comme vous le soulignez il y a du contractuel à la pelle. Il y a 4 ans maintenant, j'ai repris une formation à distance en AES et parmi les inscrits, 1/4 étaient des assistants sociaux (dont une grande majorité de jeunes femmes). Pas de statut de fonctionnaire, du CDD, de la vaction etc...sans compter des moyens ridicules (quand ils vous expliquaient qu'ils avaient en charge notamment des mineurs étrangers multi-toxicomanes ou pour d'autres des personnes âgées en EPAD avec des problèmes de fric). Ils reprenaient leurs études pour...passer des concours de catégorie B notamment pas mal pour le Ministère des finances car pas mal de concours ouverts (voire même ils allaient sur du catégorie C) car le social pour elles et eux...fini ! Game over comme disait une des jeunes femmes sans un brin d'humour.

      Bonne soirée et au plaisir de vous relire vite ;-)
      Sylvie

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    3. Vous parlez bien d'ASE contractuelles avec le Diplôme d’État ? Sur postes permanents ou en renfort/remplacement ?

      Si on ne crée plus de poste ces dernières sont coincées.

      Bonne soirée à vous aussi.

      Ivan

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  6. Il ne faut pas tomber dans le travers qui consiste, dans le but de s'opposer au pouvoir actuel, de le décrire comme le pire de tous. C'est faire preuve d'amnésie politique. Je tiens Sarkozy pour le pire président de la Ve république. Macron ne rivalise pas encore avec lui, mais comme je le disais plus haut, son mandat n'est pas terminé...

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  7. @ Moi

    En effet, je me suis un peu emporté, il y a eu l’OTAN, Lisbonne, la Libye, les coupes dans la fonction publique, le chômage ou le TSCG, ce qui fait beaucoup, mais ce qui me frappe malgré tout, c’est le caractère plus oligarque et plus vulgaire dans ce qui est dit aux Français de Macron. Au global, j’ai tout de même l’impression que Macron est parti pour être pire.

    @ Sylvie

    Cette idéologie a un nom : l’oligo-libéralisme

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  8. "Y-a-t-il un domaine où Macron est moins mauvais que Sarkozy ? Même sur les affaires, avec Benalla, ou le niveau des ministres, il est difficile de dire que cela est le cas. Ce n’est pas pour rien qu’il est encore plus impopulaire que celui qu’il avait conseillé, ce qui rend la complaisance, pour ne pas dire la défense, de tant de média à son égard, encore plus insupportable."

    La principale différence avec Sarkozy, c'est que Macron n'a pas créé de ministère de l'identité nationale, n'a pas prononcé le discours de Grenoble. Sinon, il ne bénéficierait pas de cette complaisance médiatique.

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    1. C'est certainement un facteur important dans le rapport de Macron à une certaine intelligentsia médiatique. Mais cela ne suffit pas à l'expliquer, à moins de croire que le positionnement des médias est pure affaire de conviction. Sarkozy incarnait une vision du monde peut-être un peu plus populiste. Mais l'essentiel à mon sens est la peur. Il y avait des alternatives à Sarkozy compatibles avec les intérêts de ces gens-là. La preuve empirique est qu'effectivement lui ont succédé des responsables qui n'ont pas affecté significativement les intérêts de leur classe, parce qu'ils appartenaient au fond au même monde, socialement et culturellement : Hollande, Macron. On pouvait être critique contre Sarkozy, au nom de certaines valeurs, souhaiter même son remplacement, sans pousser à une remise en cause des rapports de force structurant le débat d'idées en France. Macron peut jouer par contre de l'argument « moi ou le chaos », parce que les alternatives pleinement compatibles avec les intérêts de son monde ont été significativement amoindries. Je n'entends nullement par là que j'ai la conviction absolue que le Rassemblement national ou la France insoumise mèneraient, une fois au pouvoir, une politique effectivement révolutionnaire. Mais la simple éventualité de cela est insupportable pour des gens qui vivent, à tous points de vue, d'une situation de rente. Dans leur univers mental, c'est effectivement Macron ou le chaos, parce que les solutions de remplacement clairement eurolibérales (la droite de Fillon ou Juppé, comme les pseudo-socialistes à la Hollande, Valls et compagnie), qui semblaient encore crédibles il y a quelques années, ont été soit absorbées soit affaiblies.

      YPB

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  9. François Lenglet vient juste de publier « Tout va basculer ! ». Selon lui, le cycle libéral a commencé en 1969. C'est un cycle libéral dans tous les domaines : libéralisme politique, libéralisme économique, libéralisme sociétal, libre-circulation, libre-échange mondial, abaissement des frontières nationales, privatisations, etc.

    Commencé en 1969, ce cycle libéral va se terminer en 2019. Un nouveau cycle va lui succéder : ce sera un cycle anti-libéral, avec l'arrivée au pouvoir des populistes, le retour des frontières, le retour de l'Etat, le retour des protections, etc.

    Lisez cet article :

    En matière d’économie, on connaissait les cycles purement mécaniques de Kondratiev, longs de cinquante ans, où les phases de dépression succédaient aux phases de croissance. Après la parution de « Tout va basculer ! » (Albin Michel), il va peut-être falloir ajouter le cycle de Lenglet. Un cycle plus large, englobant politique, finance et géopolitique.

    L’économiste François Lenglet ne cautionne pourtant pas une vision de l’Histoire où celle-ci serait condamnée au « retour du même ». Si radicale soit-elle, son analyse, qui réhabilite la psychologie collective et la démographie, est convaincante. Pour lui, ce qui se joue en 2019 témoigne de l’achèvement du dernier cycle libéral inauguré à la fin des années 1960, un cycle générationnel porté par les baby-boomers.

    La fuite en avant financière du surendettement après la crise de 2008, la remise en question tous azimuts de la multinationalité et de la souveraineté partagée, le retour des frontières et de l’espace national, les frictions économiques exacerbées entre Etats … autant de symptômes d’un cycle libéral dont les funérailles ont débuté. On pourrait appeler cela le « grand retournement ».

    En remontant le temps, François Lenglet constate que ce libéralisme a déjà vécu par deux fois des fins de cycle aussi abruptes : en 1873 et en 1929. Ponctués chaque fois par deux krachs monumentaux, ces cycles ont été suivis, remarque-t-il, d’une même demande : rétablissement de l’ordre et de l’autorité étatique.

    Notre modernité serait donc prise dans un jeu de culbuto, où l’humanité oscille entre des phases d’ouverture, de dilatation et d’expansion euphoriques, … et des phases de régression et de protection.

    A son insu, Lenglet nous livre un ouvrage hybride d’anthropologie économique. Mais quelles sont les principales étapes de ce dernier cycle libéral ?

    Clin d’oeil des chiffres, il débute en 1969, s’achève en 2019 et passe par quatre bornes, toutes situées en fin de décennie :
    1979 (la force de l’âge avec la révolution ultra libérale de Thatcher),
    1989 (l’apogée avec la chute du Mur),
    1999 (la démesure),
    2009 (la chute avec la crise des subprimes).

    Pour Lenglet, les signes de l’entropie, autrement dit du retour des frontières, des contrôles et d’un Etat interventionniste, sont déjà légion, y compris en France. Un nouveau cycle antilibéral a débuté. Il voit même, à terme, l’Etat reprendre la main sur les banques centrales.

    https://www.lepoint.fr/politique/francois-lenglet-2019-annee-fatidique-28-03-2019-2304406_20.php

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