samedi 18 janvier 2020

Leçons sociales du Brexit : l’UE pousse à la régression, sa sortie au progrès…






Divergences d’outre-Manche



Pour qui prend un peu de recul, le contraste entre notre pays et notre voisin britannique est stupéfiant. Chez eux, un gouvernement de la droite qui a initié l’ultra-libéralisme le plus anti-social, avec Thatcher, qui annonce une forte hausse du SMIC et une forte augmentation des moyens humains pour le service public de la santé. Chez nous, une majorité menée par un ancien ministre d’une majorité dite socialiste, qui refuse toute hausse du salaire minimum et qui affronte une protestation massive des professionnels de santé des hôpitaux, las des plans d’économie qui ne leur donnent plus les moyens de mener leur mission dans des conditions décentes, tant humaines que matérielles…

Les chiffres sont très parlants : Boris Johnson a décidé d’augmenter le SMIC britannique de 6,2% au 1er avril, alors que l’inflation est à 1,5%, doit un coup de pouce de 4,7% ! Grand seigneur, Hollande, alors conseillé par Macron sur l’économie, avait accordé un coup de pouce de 0,6% en 2012, avant de refuser toute revalorisation par la suite. Bref, Johnson est 8 fois plus généreux que Hollande et propulse le salaire minimum britannique au-dessus du nôtre, malgré les protestations du patronat local ! Bien sûr, Londres avait du retard et le taux de chômage est faible, mais cela montre aussi que le niveau du salaire minimum est un choix politique, et que son gel n’est pas inéluctable.



Le contraste dans le domaine de la santé est également assez incroyable avec un Boris Johnson qui a fait de la hausse des moyens la deuxième priorité de sa campagne après la réalisation du Brexit, promettant l’embauche de 40 000 infirmières, 6 000 médecins et l’ouverture de 40 nouveaux hôpitaux. En France, nos hôpitaux souffrent depuis des années de programmes d’économie qui se répètent année après année, au point de provoquer la révolte actuelle. Bien sûr, là aussi, Londres part de loin, mais on peut quand même se demander si Boris Johnson ne va pas rendre son pays plus social que la France de Macron, un comble particulièrement révélateur venant d’un dirigeant conservateur…



La question de la sortie de l’UE est probablement centrale dans ces choix. En voulant appliquer le vote populaire du Brexit, Boris Johnson a décidé de mener la politique de ses électeurs, qui ne sont pas la City et Londres, qui voulaient rester. Il mène donc une politique pour les classes populaires, revalorisant leur salaire et améliorant le service public de la santé si important pour elles. Macron, lui, continue à appliquer la course au moins-disant social qui règne dans l’UE et l’euro pour gagner illusoirement en compétitivité, appliquant les politiques recommandées par Bruxelles. Nous avons ici la preuve presque chimiquement pure que l’UE pousse à des politiques anti-sociales et sa sortie à l’inverse…



Bien sûr, les partisans de l’UE pourront toujours pointer les exceptions ibériques, mais il y a fort à parier qu’elles confirment la règle. Le Portugal devrait sortir de sa logique de parasite fiscale pour les retraités de la zone euro, et si Madrid a pris un virage social récemment, c’est après une purge monstrueuse provoquée par l’euro, et dont la longévité, dans l’UE et l’euro, reste à démontrer.

81 commentaires:

  1. Le Brexit aura bientôt coûté au Royaume-Uni plus que tous ses paiements à l'UE au cours des 47 dernières années réunies.

    https://www.businessinsider.fr/us/brexit-will-cost-uk-more-than-total-payments-to-eu-2020-1?fbclid=IwAR0-nzuPwJNpYJBh0ntyuPrL2OADqR9Vil7SxNER6HVI8q7PLoy3b8buUc4


    L'Espagne est dans l'UE et ça ne l'empêche d'instaurer la gratuité de ses autoroutes :
    https://www.espagne-visite.com/fr/actualites-en-espagne/informations-2019/les-autoroutes-qui-vont-devenir-gratuites-en-espagne.html

    Ce n'est pas l'UE qui est le problème, mais bien les gouvernements nationaux des pays de l'UE.

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    1. Quelle inversion des rôles. Si, l'UE est le problème. Dois-je vous rappeler que le droit européen prime sur le droit national ? Les domaines réservés de l'UE ? Les GOPE ?

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    2. Ah bon, et pourquoi l'Espagne dans l'UE nationalise et rend gratuites ses autoroutes ? Dem même pour l'Allemagne dont les autoroutes sont publiques et sans péage.

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  2. Toutes les prophéties apocalyptiques et autres intimidations lancées par les technocrates européistes seront devenues définitivement risibles d'ici quelques mois.
    Les autres pays pourront alors commencer à suivre comme des dominos.

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    1. Mouarf, vous êtes d'une crédulité attendrissante.

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    2. @ Troll bremainer

      Vous êtes incroyables ! Avant le référendum, vous prédisiez un effondrement immédiat post vote du Brexit. Ce n’est pas arrivé. Ensuite, vous prédisiez un Brexit thatchérien, une calamité sociale. Boris Johnson fait l’inverse en donnant un gros coup de pouce au SMIC et en investissant massivement dans les services publics. Et vous continuez à faire des prévisions. Merci. Ce sera drôle de revenir dessus dans quelques années, alors que tout ce sera bien passé (l’énorme déficit commercial britannique avec l’UE fait que c’est Londres qui est en position de force dans les négociations)

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    3. Le Brexit a coûté déjà plus que toutes les contributions GB à l'UE, le Brexit n'est toujours pas fait que BoJO fait de la GB un vassal des USA, quelle réussite ! Et puis BoJo n'a pas supprimé les contrats de travail d'une heure et certainement pas revalorisé les revenus différés ou allocs chômage qui sont minables en GB.

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    4. Troll brexiter,

      Je n'ai jamais prévu un effondrement post vote Brexit contrairement à ce que vos fausses allégations prétendent. Quand votre mauvaise foi est amplifiée par le mensonge, c'est que vous avez vous même du mal à croire à vos propres sornettes. Vous vous racontez des salades pour mieux vous persuader.

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    5. Cher Laurent... Il faut juste être un peu patient.

      Il n'y aura pas besoin d'attendre aussi longtemps que pour l'évaporation d'un trou noir prédite par Stephen Hawking : la masse d'un atome tous les 10 milliards d'année, soit 10 puissance 67 ans pour la disparition d'un trou noir de masse solaire.

      Quelques mois suffiront et ils nieront rageusement avoir écrit le contraire. Un vrai régal.

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    6. "Quelques mois suffiront et ils nieront rageusement avoir écrit le contraire. Un vrai régal."

      En attendant, le vote Brexit a coûté plus cher que l'ensemble des contributions GB à l'UE. Je crains que ce ne soit vous qui ayez à nier vos âneries d'ici peu.

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    7. @ Troll brexiter

      « Le Brexit a coûté déjà plus que toutes les contributions GB à l’UE » : dans vos rêves de Bremainer contrarié j’imagine… Pour information, sur l’année 2019, la croissance de la GB reste légèrement au-dessus de celle de la zone euro, le chômage n’est pas remonté : je ne vois pas le moindre coût !

      Bien sûr que BoJo n’est pas revenu sur toutes les politiques anti-sociales de son pays en seulement 6 mois, sachant qu’il a géré également le Brexit et des législatives dans le même temps, mais il a pris deux grandes décisions profondément sociales, sur le SMIC et la NHS, mais cela coûte trop de l’admettre à un fanatique de votre espèce.

      Sur les prédictions des troll bremainers, je renvoie dans mon papier à tous les articles publiés sur le sujet, qui documentent clairement cela. Après, je ne sais pas si c’est vous personnellement, puisque vous êtes totalement anonyme. Je vous englobe donc dans la catégorie des trolls bremainers, et pour le coup, il y a eu beaucoup de prévisions qui se sont révélées complètement fausses.

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    8. Traiter vos contradicteurs de trolls démontre à quel point vos arguments son faiblards.

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    9. Traiter un troll de troll n'est pas un argument ? Non, en effet. C'est juste un constat.


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    10. "la croissance de la GB reste légèrement au-dessus de celle de la zone euro, le chômage n’est pas remonté : je ne vois pas le moindre coût !"

      Vous n'avez pas lu l'article, vous êtes un fainéant !
      N'importe qui peut faire baisser le chômage avec des salaires, un filet social et des revenus différés au lance pierre.

      Seulement, le taux de pauvreté y est magistral et l'espérance de vie y baisse.

      https://information.tv5monde.com/info/baisse-de-l-esperance-de-vie-au-royaume-uni-et-aux-etats-unis-quand-la-redistribution-ne

      Pour résumer, vous vantez les performances économiques actuelles de la GB qui applique depuis 40 ans une politique néolibérale et qui n'a eu de cesse d'influer l'UE dans ce sens. C'est juste absurde.

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    11. @ Troll

      Je ne vante en aucun cas le « modèle britannique », que j’ai toujours dénoncé, d’un point de vue social. Ce que je note, c’est qu’il n’y a aucun décrochage économique depuis la décision du Brexit, contrairement à ce qu’annonçaient de nombreux bremainers…

      Enfin Boris Johnson vient de décider de faire passer le SMIC britannique au-dessus du nôtre dans deux mois…

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  3. Ceci dit, attendons d'avoir un peu de recul avant de tirer des conclusions...
    Pour l'instant nous ne savons encore rien des relations futures du RU et de l'UE ni d'un possible accord de libre-échange entre le RU et les USA. L'idée d'un RU qui serait un nouveau paradis fiscal, un « Singapour occidental » n'est pas abandonnée. Il y a aussi une grand réforme de la fonction publique qui est annoncée, attendons de voir ce qu'elle va donner, je doute qu'elle aille dans le bon sens.

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  4. La GB sort de l'UE pour devenir un état des USA, si c'est pas beau ça !

    https://uk.reuters.com/article/uk-britain-eu-usa-trade-idUKKBN1ZG2JE?utm_campaign=trueAnthem%3A+Trending+Content&utm_medium=trueAnthem&utm_source=facebook&fbclid=IwAR2seGvvkaeqA1NoJZ7E3fVjhzebraOTRPZsYBJqRDncJA9joeOOFOhjthY

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    1. Pff comme si l’UE elle n’était pas un vassal des USA...La défense européenne par exemple est dépendante de l’OTAN via l’article 42 du TFUE.

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  5. @ Moi

    Guère de souci à avoir sur les relations avec l’UE : c’est Londres qui est le mieux armé pour les négociations à venir.

    Le concret pour l’instant, c’est le SMIC et l’investissement dans la NHS (et une simplification administrative annoncée mais dont le contenu n’est pas encore 100% clair).

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    1. Londres mieux placée face à 27 pays ? C'est une galéjade !

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    2. "En voulant appliquer le vote populaire du Brexit, Boris Johnson a décidé de mener la politique de ses électeurs, qui ne sont pas la City et Londres, qui voulaient rester. "

      Ah ouais !

      "Tous les participants en sont convaincus : le gouvernement de Boris Johnson va jouer la carte du dumping fiscal et réglementaire, après le 31 janvier, et renforcer un peu plus le statut de paradis fiscal de la City. C’est le grand rêve de certains des Brexiters les plus acharnés et nostalgiques de l’Empire : profiter de la sortie de l’UE pour transformer Londres en un « Singapour-sur-Tamise »."

      https://www.mediapart.fr/journal/international/180120/des-militants-de-la-justice-fiscale-redoutent-que-londres-devienne-un-super-paradis-fiscal-apres-le

      Et vous ne parlez même pas du bazar avec l'Irlande du nord et l'écosse qui va déstabiliser l'unité de la GB pendant un paquet de temps.

      Vous êtes complètement aveuglé par votre fanatisme.

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    3. @ Anonyme européiste

      Les 27 pays dont vous parlez ne constituent en rien un bloc soudé en termes d'intérêts économiques et politiques et cela commence à devenir un peu trop évident.

      Quant aux craintes relatives au futur statut de "super paradis fiscal" du Royaume-Uni, elles sont amusantes de la part de ceux qui se sont accrochés si longtemps encore à une Europe représentée par Juncker... La liste des dix meilleurs paradis fiscaux constituée par Forbes en 2010 comprenait quatre États de l'UE !

      Des militants de la justice fiscale conséquents demanderaient en fait le démantèlement de l'UE telle qu'elle fonctionne, à moins de réformes radicales. Est-ce trop demander que d'en tirer les conséquences logiques ? Vous ne pouvez pas défendre l'Europe telle qu'elle est, puisque c'est une impasse. Il ne vous reste qu'à la défendre sur la base de la possibilités hypothétiques de réformes dont tout, absolument tout, indique qu'elles ne se feront pas.

      Le problème de vos interventions n'est pas que vous critiquiez Johnson. C'est que vous vous révéliez incapables de comprendre qui sont ses adversaires : des libéraux souvent pires que lui ou des rêveurs perdus dans le fantasme d'un "Empire européen" ou de l'"Europe sociale" à venir et prêts à sacrifier la réalité au nom de leur utopie. On commence comme Piketty (la prétendue "autre Europe" à venir, plus sociale, plus démocratique, plus écologique, etc.) et on finit comme Tsípras. Dans le meilleur des cas. Il y a quatre-vingts ans, ce qui avait commencé avec Briand a fini avec Alphonse de Châteaubriand.

      YPB

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    4. "des libéraux souvent pires que lui"

      Vous pensez à Farage ? Les libéraux s'adapteront très bien au Brexit qui fera de la GB un super paradis fiscal de taille autrement supérieure à celle du Luxembourg.

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    5. Farage, pire que Johnson ? Pas forcément. Il s'est montré réticent depuis plusieurs années devant les projets de hausse du salaire minimum, mais en signalant que c'était parce qu'il redoutait que, dans un marché du travail ouvert aux flux migratoires, une telle hausse ne constituât un puissant appel d'air aux flux migratoires. Un ultralibéral aurait raisonné à l'inverse et poussé à encourager les flux migratoires pour faire pression sur les bas salaires.

      YPB

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  6. @ Troll brexiter

    Mieux placé que les 27 ? Je confirme : Londres vend 172 milliards de produits à l’UE et en achète 265 milliards. L’UE a donc bien plus à perdre que la GB et si l’UE venait à pénaliser les affaires britanniques, les moyens de rétorsion de Londres sont grands, même à l’échelle de l’UE, particulièrement à l’égard de l’Allemagne, qui vend pour 68 milliards de produits à Londres. Autant dire que la négociation se passera bien pour BoJo.

    Un article de Mediapart ne fait pas la stratégie de Londres. Ce qui est concret, ce sont ces premières décisions : hausse du SMIC de 6%, lourd investissement dans la NHS. Pas vraiment le genre de décisions cohérentes avec une stratégie de Singapour sur la Tamise au passage…

    @ YPB

    Merci

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    1. "Londres vend 172 milliards de produits à l’UE et en achète 265 milliards."

      Si la GB achète ces produits c'est qu'elle en a besoin et le Brexit n'y changera rien.

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    2. C'est curieux vous ne parlez jamais du problème de l'Irlande du nord et de l'Ecosse dans cette affaire. Vous croyez que ça va passer crème ?

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    3. Les irlandais du nord n'ont pas l'air d'accord du tout :
      https://www.thelondoneconomic.com/politics/stormont-rejects-pms-brexit/20/01/?fbclid=IwAR22DlzJMVFGhPLDsKAE3opJTFwpPZMhvp8OEQAY7428184ILFTa4SeLBgw

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    4. Oui, le Brexit embête des tas de gens. Et alors ? Un non-Brexit aurait aussi révolté plusieurs millions de citoyens qui le réclamaient à cor et à cri et ne manquaient pas d'arguments.

      Le mensonge des Remainers n'est pas de faire connaître les inconvénients de la sortie, puisqu'ils existent, mais de les exagérer jusqu'à la caricature grotesque, tout en tentant d'accréditer l'idée absurdement fausse selon laquelle tout baignait en Europe avant le référendum.

      L'incapacité des partisans de l'Europe à convaincre de l'évidence de l'intérêt à demeurer dans l'UE par d'autres moyens qu'un terrorisme intellectuell répugnant devrait aussi être questionnée. Farage et Jonhson sont des bonimenteurs irresponsables ? Peut-être... Et en face ? Rien que la crème de la crème de l'élite intellectuelle et morale européenne ? Tu parles ! Le genre de grands démocrates qui se félicitent du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans les Communautés européennes de 1975, tout en contestant la valeur démocratique de celui de 2016, sous prétexte qu'il ose contredire le premier... Qui considèrent un vote en faveur du projet européen comme définitif, tout en faisant en sorte que tout vote contraire à ce même projet fasse l'objet d'un second scrutin ou soit contourné par le biais de traités non soumis à l'approbation citoyenne...

      Juste une dernière remarque : ce que montraient jusqu'à présent les projections économiques pessimistes, ce n'est pas tant que l'économie britannique risquait de souffrir du Brexit en soi, mais plutôt que l'incertitude liée à la durée et la complexité du processus risquait de coûter cher. L'incertitude, c'est ce que les entreprises craignent le plus. Lorsqu'elle sera levée, on verra que bien des anticipations négatives ne se seront pas vérifiées.

      Antitroll

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    5. Gros troll

      "Lorsqu'elle sera levée, on verra que bien des anticipations négatives ne se seront pas vérifiées."

      C'est quoi la marque de ta boule de cristal ?

      "L'incapacité des partisans de l'Europe à convaincre de l'évidence de l'intérêt à demeurer dans l'UE par d'autres moyens qu'un terrorisme intellectuell répugnant devrait aussi être questionnée."

      Terrorisme, rien que ça, heureusement que le ridicule ne tue pas. Donc critiquer le Brexit c'est du terrorisme, on sent là un grand démocrate !

      Le Brexit, ça va faire 4 ans qu'il est voté et personne n'empêche la GB de partir, mais pas en emmenant le beurre, l'argent du beurre et la crémière, c'est pas plus compliqué que ça. Votre petit numéro victimiste est pathétique comme le sont toujours les souverainistes toujours en train de geindre, comme Calimero.

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    6. Le spécialiste de l'usage du futur pseudo-prophétique à deux balles, c'est toi mon biquet : "Les libéraux s'adapteront très bien au Brexit qui fera de la GB un super paradis fiscal". Tu ne peux pas m'en vouloir de te citer, parmi d'autres fantaisies nostradamiques. N'inverse donc pas les rôles ou je serai obligé de te moucher. Je n'ai été que trop indulgent avec toi et tu as pris de sales habitudes de garnement de ce fait.

      Terrorisme intellectuel ? Oui, parfaitement. Cela décrit tout à fait objectivement la campagne de peur qu'ont menée les plus fanatiques des Remainers avant le référendum et depuis. Y compris à coups d'études bidouillées.

      Pour ce qui est enfin de pleurnicher, ce sont les adversaires de Johnson et du Brexit qui ont aujourd'hui des motifs de gémir et ne s'en privent pas, vu la déculottée démocratique qu'ils viennent de recevoir. Ce sont eux les Calimeroremainers. Tu n'étais pas au courant, Calimerotroll ?

      Bisou et à la prochaine...

      Antitroll

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    7. Deux posts du troll publiés le même jour :

      - 18 janvier 2020 à 08:15
      "Le Brexit aura bientôt coûté au Royaume-Uni plus que tous ses paiements à l'UE"

      - 18 janvier 2020 à 12:36
      "Le Brexit a coûté déjà plus que toutes les contributions GB à l'UE"

      Du temps des faits à venir au temps des choses révolues en à peine plus de quatre heures... Monsieur Koulibaly, grand marabout féticheur n'a qu'à bien se tenir : la concurrence est là !

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    8. "N'inverse donc pas les rôles ou je serai obligé de te moucher"

      Essaye un peu de me moucher, avec mes 1,95 m et 110 kg de muscles, je t'écrases comme une mouche.

      Ce que tu comprends pas, c'est que les Remainers savent pour quoi ils ont voté, alors que les Brexiters ne savent absolument pas pourquoi ils ont voté, ils sont aussi stupides que ceux qui achètent une maison sans lire contrat de cession, ils ont signé les yeux fermés, si c'est pas débile ça... Avant le référendum, il aurait fallu que la GB négocie un Brexit puis fasse le référendum après que les clauses soient fixées, et c'est tout le contraire qui a été fait, d'où le bordel depuis 4 ans.

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    9. Tu ne mouchera physiquement personne parce que nous sommes sur Internet. Il s'agit ici d'un conflit de QI et de savoir-faire rhétorique, seul un malade dans ton gendre peut ne pas l'avoir compris. Je suppose que tu prends parfois la pose devant un grand miroir après t'être enduit d'huile... Tu aimes aussi les films de gladiateurs ?

      Sinon, blague à part (vu qu'essayer le second degré avec toi, c'est comme essayer de marier Coralie Delaume à Jean Quatremer), tu fais comment pour négocier un Brexit avant d'en avoir clairement reçu du peuple le mandat démocratique ? Cela suppose en effet d'être soutenu chez soi par une majorité claire et de pouvoir s'en targuer face à ses interlocuteurs étrangers. Autrement rien n'est possible. Le référendum ne peut pas suivre l'accord sur le Brexit, parce que c'est justement le référendum qui donne une crédibilité à la menace de Brexit. Tu ne comprends rien à la politique et l'économie t'échappe. C'est lourd.

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    10. Correction : "Tu ne moucheras". Désolé d'avoir rédigé un peu vite.

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    11. "Il s'agit ici d'un conflit de QI et de savoir-faire rhétorique"

      Et t'en as pas un seul échantillon sur toi.

      " Le référendum ne peut pas suivre l'accord sur le Brexit"

      Et pourquoi pas ? Rien ne l'empêche et rien n'aurait non plus empêché de prévoir un premier référendum suivi d'un second référendum concernant un accord négocié avec l'UE.

      Je te répète, triple buse, qu'un référendum concernant un Brexit dont aucune clause négociée avec l'UE n'est fixée, c'est n'importe quoi, c'est aussi con que de signer un contrat sans l'avoir lu ou bien signer un chèque en blanc.

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    12. Et moi je te répète, pauvre cruche, que prétendre négocier un Brexit sans mandat démocratique c'est courir à l'échec assuré : pourquoi l'interlocuteur européen aurait-il le moindre souci de négocier quoi que ce soit avec un gouvernement britannique totalement incertain de pouvoir faire approuver son action ? Et si ce qui a été négocié laborieusement en position de faiblesse (faute de ce mandat démocratique) est finalement rejeté par le référendum de ratification, on fait quoi ? La méthode que tu préconises est la plus sûre garantie de reproduire en pire les négociations que l'on connaît depuis 2016, avec encore moins de chance de finaliser un accord. En fait, ta méthode n'est pertinente que si le projet est d'enterrer l'idée même du Brexit. Si le but est de le mener à bien, il faut se garantir le soutien de l'électorat par un mandat démocratique clair.

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    13. "pourquoi l'interlocuteur européen aurait-il le moindre souci de négocier quoi que ce soit avec un gouvernement britannique totalement incertain de pouvoir faire approuver son action ?"

      Et pourquoi pas ?

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    14. @ Troll

      Les voitures allemandes, les britanniques n’en ont pas besoin. C’est un choix fait parmi d’autres alternatives, dont certaines fabriquées localement… Ce sont des centaines de milliers de voitures par an que la GB importe à l’Allemagne, un énorme pistolet sur la tempe de Berlin qui va assurer une négociation qui ira plutôt dans son sens, comme on le voit depuis l’arrivée de BoJo.

      Il se trouve que j’ai fait un papier sur l’Ecosse, il y a à peine un mois : les risques me semblent limités.
      http://www.gaullistelibre.com/2019/12/apres-le-brexit-les-nouvelles-illusions.html

      Les anticipations négatives, c’est une théorie économique, mais vu le niveau de votre argumentation, je comprends que cela est probablement trop complexe pour vous.

      @ Antitroll

      Merci pour votre commentaire, dont le contraste avec celui du troll est à mettre au crédit de notre camp.

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  7. @Anonyme21 janvier 2020 à 13:14
    Vous osez parler de démocratie vous l'euro-collabo anti-démocrate qui méprise la volonté d'un peuple de redevenir libre, maître de sa destinée et de voir son pays être indépendant. On voit bien là toute l'imposture des fédéralistes : inversion des rôles, mensonges, fanatisme, mépris du peuple.

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    1. "l'euro-collabo anti-démocrate qui méprise la volonté d'un peuple de redevenir libre"

      Volonté d'un peuple libre de se faire enfumer par les baratineurs du Brexit.

      Collabo ? Mais t'es vraiment un crétin, la GB n'est pas occupée militairement et personne ne l'empêche de partir de l'UE. T'as fait ton point Godwin en comparant l'UE au régime Nazi, ce qui est profondément dégueulasse au regard des victimes du régime Nazi, mais les souverainistes sont prêts à toutes les saloperies pour nourrir leur connerie insondable.

      "maître de sa destinée et de voir son pays être indépendant"

      Mais ouais, en signant un accord de libre échange avec Trump qui ne leur fera aucune concession ?

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    2. @Anonyme 22 Janvier 11h14. Encore une inversion des rôles. Ce sont les européistes qui, avec leur mensonges perpétuels, enfument les peuples depuis des années. Des exemples ? L'Europe qui protège alors qu'elle brade nos intérêts commerciaux par des traités de libre-échange mortifères qui génèrent chômage, misère, désindustrialisation et délocalisations. L'Europe "sociale" alors qu'elle fait tout pour niveler par le bas et car elle souhaite la mise en concurrence des systèmes de protection sociale; sans oublier son désir d'allonger le plus possible le départ à la retraite. L'Europe sanitaire qui protège le consommateur, alors que de nombreux scandales ont prouvé le contraire (huiles de vidange dans l'alimentation, importation de faux miel de Chine, de cerises turques aux pesticides, etc). Heureusement les peuples se réveillent face à vos mensonges. Il est évident que vous avez l'ame d'un collabo; vos positions voulant la dilution des Etats européens dans un vaste ensemble supra-national ou elle ne deviendrait que des provinces, le prouve. De plus, je vous rappelle que les sinistres nazis prônaient aussi une grande Europe supranationle avec marché et monnaie unique. Non seulement vous êtes un ignare en matière économique et politique, mais vous souffrez d'une ignorance crasse en histoire.

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    3. @ Indépendant

      "les sinistres nazis prônaient aussi une grande Europe supranationale avec marché et monnaie unique"

      Oui, et cela a beaucoup plu en France dans les milieux européistes : voir le livre de Julien Prévotaux, Un Européisme nazi - Le Groupe Collaboration et l'idéologie européenne dans la Seconde Guerre mondiale.

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    4. "L'Europe "sociale" alors qu'elle fait tout pour niveler par le bas et car elle souhaite la mise en concurrence des systèmes de protection sociale"

      Ah bon, et vous croyez que vos états souverains n'ont pas fait pareil autrefois ?

      "Un Européisme nazi"

      Faut vraiment être con et ignoble pour comparer l'UE au nazisme, vous êtes une saloperie puante, à vomir.

      " Il est évident que vous avez l'ame d'un collabo; vos positions voulant la dilution des Etats européens dans un vaste ensemble supra-national ou elle ne deviendrait que des provinces, le prouve."

      Ah encore des références au nazisme ! Je vous signale que les USA, la Chine et même la France ont constamment fédéré les provinces en un seul groupe politique. Les états nations ne sont qu'un tout petit épisode de l'histoire, et ils ne sont pas éternels pas plus qu'autre chose, tout a une fin...

      Le nazisme, pas plus l'URSS, ne faisait pas sur la base d'élections dans les pays de l'Europe, mais il imposait sa dictature, ce qui n'est pas du tout le cas de l'UE où les pays ont voix au chapitre via leurs élections nationales et leur participation aux institutions.

      Vous êtes tellement ignare et outrancier que plus aucun électorat ne rejoint vos idioties ordurières, votre parti est mort avant d'être né...

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    5. Prévotaux, que tu n'as manifestement pas lu, n'assimile en rien la construction européenne des années cinquante à nos jours au nazisme. Mais il rappelle, sur la base d'une enquête historique remarquable, que l'idée européenne ne saurait être confondue par principe avec la paix, la démocratie et les droits de l'homme. On en a fait un usage bien moins pur, qui a malheureusement séduit et attiré à la collaboration bien des amoureux de l'idée européenne. Rien d'ignoble dans ce rappel utile. C'est ta sottise rageuse qui est ignoble autant que ridicule dans sa haine fanatique de la contradiction.

      Tes rappels historiques sont d'une naïveté et d'un simplisme confondants. Les États-nations ne sont pas éternels. Mais qui l'a prétendu ? Ils se portent de plus plutôt bien à notre époque. Et le contraire des États-nations ? La Yougoslavie ou l'URSS avaient ta préférence sur l'émiettement actuel ? C'est fort dommage, car ces entités ont disparu il n'y a pas si longtemps pour laisser place à ce que tu présente comme condamné à terme, soit des États-nations. Leur existence, en frustrant le sentiment national, n'a finalement contribué qu'à le renforcer. Il faut croire que le sens de l'histoire est moins simple que ce que les nigauds comme toi supposent sur la base de clichés. Présenter un processus de construction impériale comme l'avenir inéluctable de l'Europe me semble autrement aventureux que parier sur l'avenir des États-nations comme formule politique.

      Dans l'UE, les pays ont droit au chapitre par le biais d'élections nationales et d'une participation aux institutions ? Oui, tu as raison. La preuve, c'est que quand ils votent mal, on leur demande de revoter, on contourne leur vote, cherche à remplacer leurs dirigeants indociles par des technocrates aux ordres du projet européen, leur signale qu'il n'y a pas de recours démocratique contre les traités européens, ou fait savoir qu'on ne sera jamais assez bête pour poser aux citoyens des questions auxquelles ils pourraient répondre dans un sens ne convenant pas aux européistes...

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    6. "Prévotaux, que tu n'as manifestement pas lu, n'assimile en rien la construction européenne des années cinquante à nos jours au nazisme."

      Ce que tu passe ton temps à faire, c'est de comparer l'UE au nazisme.

      La conséquence est que le RN ou DLF ont complètement largué la sécession de l'UE, donc tu es à poil car aucun parti en France ne préconise la sortie de l'UE, tu es Gros-Jean comme devant.

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    7. Une chose est sûre c’est que tu n’as pas lu le livre pour comprendre que les nazis étaient pour une grande Europe supranationale et ressemblable à l’UE..Mais cela déplait aux eurofédéralistes
      Bref tu n’es qu’un crétin��
      Maintenant troll ailleurs

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  8. À lire :

    https://www.lefigaro.fr/vox/economie/brexit-pour-le-fmi-l-apocalypse-promis-n-aura-pas-lieu-20200121

    YPB

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    1. "Concernant l’année 2021, le Royaume Uni est affiché à 1.5 % contre 1.4 % pour la zone euro."

      Houlà, ça décoiffe en GB, sachant que personne ne sait ce que seront les clauses du Brexit et la situation politique de la GB avec l'Ecosse et l'Irlande du nord qui va être une sacrée épine de la GB ou ce qu'il en restera.

      Sachant que le FMI s'est régulièrement planté dans ses prévisions.

      Les souverainistes me font marrer, ils fustigent le FMI depuis des décennies et le prennent pour un oracle quand ça les arrange.

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    2. Les européistes sont amusants ; ils prennent le FMI pour un oracle lorsque cela leur convient et le fustigent lorsqu'il les contredit.

      Je suis loin de considérer le FMI comme une référence absolue. Il n'a pas été à la hauteur en amont et au début de la crise financière de 2007. Pourtant cette institution, tout au moins par ses chercheurs, sinon par sa direction, s'est beaucoup moins trompée que la Commission européenne dans ses anticipations économiques et a su parfois faire volte-face pour reconnaître ses erreurs d'appréciation (voir le papier de Leigh et Blanchard de janvier 2013 sur la question du multiplicateur des dépenses publiques et le commentaire intéressant de Gabriel Colletis : https://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/28/erreur-de-calcul-du-fmi-ou-exces-des-zelateurs-de-l-austerite_1823437_3234.html). Cette mise en cause du zèle borné des austéritaires est probablement la raison pour laquelle les européistes ont pris par la suite leur distance vis-à-vis des travaux réalisés pour le FMI. Celui-ci s'est vu ignoré aussitôt qu'il a cessé de servir leur propagande.

      YPB

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    3. "les européistes ont pris par la suite leur distance vis-à-vis des travaux réalisés pour le FMI"

      Ce qui est évidemment faux, comme toutes vos allégations jamais sourcées, car de nombreux pro-UE comme Piketty et bien d'autres ont toujours critiqué la politique austéritaire, non pas de l'UE, mais celle approuvée et décidée par les gouvernements des états membres.

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    4. Vos propos sont grotesques. Parmi les intervenants de ce blog, je suis l'un de ceux qui sourcent le plus sérieusement ses affirmations, notamment pour ce qui est des références à la littérature économique académique.

      La politique austéritaire pratiquée a été celle d'États MEMBRES de L'UE, c'est-à-dire tout sauf des entités souveraines (voir, pour les moins paresseux que vous, les analyses de Christopher Bickerton, European Integration: From Nation-States to Member States). Qu'ils aient adhéré par conviction à ce qu'on attendait d'eux ou qu'ils l'aient accepté sous la contrainte n'y change rien.

      C'est démontrable a contrario par l'exemple du Portugal, qui, après s'être distancié de la logique austéritaire depuis 2015, s'est vu aussitôt promettre la catastrophe par Bruxelles, bien qu'il n'ait mis en œuvre qu'une hétérodoxie bien timide, excluant tout retour rapide sur l'effondrement des revenus salariaux et la dégradation du droit du travail : https://www.bastamag.net/miracle-portugais-bloc-de-gauche-radicale-parti-socialiste-Antonio-Costa-chomage-salaire-minimum-austerite ; ou encore https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/03/les-limites-du-miracle-portugais_6013998_3234.html.

      Sur la question des politiques austéritaires, Piketty, dont les convictions eurofédéralistes sont par ailleurs connues, n'est en rien une référence. Si vous voulez convaincre sur ce point, référez-vous à des auteurs qui se sont plus précocement et plus longuement penchés sur la question.

      La distance prise par les européistes avec les rapports du FMI dès lors qu'ils se sont détachés de la monomanie austéritaire est tout autant un fait objectif parfaitement observable dans le fait que la remise en cause de Leigh et Blanchard des politiques pratiquées sur la base de calculs boîteux a été immédiatement contestée par la Commission européenne, bien que celle-ci par la suite ait bien été contrainte et forcée, sans vraiment faire son mea culpa, de de modérer son hystérie austéritaire (https://www.lepoint.fr/economie/comment-les-tenants-de-l-austerite-ont-mis-de-l-eau-dans-leur-vin-17-08-2013-1714833_28.php). Autrement dit, on a tenu compte partiellement de ce que signalaient Leigh et Blanchard, mais seulement après avoir fermement contesté la validité de leurs conclusions.

      Bref, des gouvernements européistes adhérant totalement à la doxa de l'UE et travaillant en parfaite entente avec les institution européennes ont mis en œuvre des politiques d'une orthodoxie euro-austéritaire irréprochable (ils sont susceptibles d'être "remplacés" aussitôt qu'ils se mêlent de s'en affranchir un tant soit peu : voir la fameuse lettre d'août 2011 de Trichet à Berlusconi, quelques mois avant l'éviction de ce dernier). Et vous appelez cela "décider souverainement de son destin", alors que même le FMI est contesté par les institutions européennes dès lors que, revenant sur ses erreurs passées, il se mêle de préconiser des politiques plus adaptées aux idiosyncrasies économiques nationales...

      YPB

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    5. "La distance prise par les européistes avec les rapports du FMI dès lors qu'ils se sont détachés de la monomanie austéritaire est tout autant un fait objectif parfaitement observable dans le fait que la remise en cause de Leigh et Blanchard des politiques pratiquées sur la base de calculs boîteux a été immédiatement contestée par la Commission européenne,"

      Donc vous réduisez les "européistes" à la commission européenne, j'ai rarement lu une assertion aussi stupide et mensongère, vous êtes écœurant de bêtise et de malhonnêteté.

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    6. Il ne vous reste évidemment que le mensonge, une fois épuisée l'argumentation. Non, je ne réduis en rien les européistes à la Commission européenne en donnant l'exemple probant de la réaction de cette dernière au papier de Leigh et Blanchard. Mais que sont réellement les européistes prétendument critiques de la Commission, sinon les idiots utiles impuissants d'un système qu'ils refusent de condamner avec la fermeté nécessaire, notamment du fait du point aveugle que constitue dans leur réflexion la question de l'euro, sous prétexte qu'ils espèrent le voir un jour se réformer ?

      Vous croyez ou faites semblant de croire au mythe de l'autre Europe possible, réformée en profondeur, enfin sociale, enfin réellement démocratique, du fait de réformes judicieuses, sur fond d'approfondissement fédéraliste. Pas moi. Je m'accorde tout à fait sur ce sujet avec Frédéric Lordon, dont la pensée n'est pourtant pas forcément ma tasse de thé : il faut être aveugle ou profondément hypocrite pour croire à des projets de changement qui ne sont qu'un moyen de ne surtout rien changer (https://blog.mondediplo.net/apres-l-europe-sociale-l-europe-democratique-ou-l).

      YPB

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    7. Le mensonge est de votre côté, vous ne faites que mentir. Je l'ai démontré, nul besoin de me répéter. Le souverainisme archaïque ne changera rien, et vous le savez, même si vous le déniez, le souverainisme est archaïque, obsolète, terminé, comme les dinosaures comme vous.

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    8. @ Troll

      Merci d'être un exemple aussi criant de la nullité de l'argumentation eurolibérale, reposant souvent sur la déformation d'un élément de réponse comme seul argument.

      @ YPB

      Et merci pour vos réponses. Le contraste avec le discours de l'eurotroll est à notre honneur.

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  9. Mon pauvre, vous vous bercez d'illusions. Vous n'avez jamais, dans aucune de vos interventions, pu démontrer un seul mensonge de ma part. Des mensonges, j'en ai signalé au contraire d'innombrables de votre part, depuis le temps que vous polluez ce blog, avec l'entêtement d'un gamin obstiné. Le coup de la mise en cause soi-disant "systématique" des multinationales US que vous m'avez attribuée, par exemple, et que je vous ai demandé tant de fois d'appuyer sur une seule citation, en vain évidemment, puisque vous n'aviez rien. Pour ce qui est de vos erreurs factuelles, je rappellerai simplement ceci : vous êtes le grand oracle économique qui a cru pouvoir appeler "triplement" le passage de l'euro de 17,9 % à 26 % des réserves internationales de change entre 1999 et 2013, sur la base de la lecture pressée d'un mauvais graphique d'une de vos médiocres références, ecointerview, tout en me conseillant, avec une suffisance comique, de "mettre mes lunettes"... Cela date de mars 2017 et j'en ris encore.

    YPB

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    1. Bla bla bla... de quoi parlez vous ? Personne n'en sait rien...

      L'Espagne après la nationalisation des autoroutes augmente son salaire minimum et tout ça en restant dans l'UE, vous en dites quoi, que je mens ?

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    2. https://www.elconfidencial.com/economia/2020-01-22/gobierno-subida-salario-minimo-950euros-consenso-patronal-sindicatos_2423687/?fbclid=IwAR18NKLnpzTH9jjtkxfPzP-6VfknR6criro2WUWJtiLFXz_3IbOy7Wq2_rI

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    3. "L'Espagne après la nationalisation des autoroutes augmente son salaire minimum et tout ça en restant dans l'UE, vous en dites quoi, que je mens"

      De un, vous n'assumez rien, dans le confort de votre lâche anonymat. Mais continuez ainsi, les occasions de rire n'étant pas si courantes. De deux, oui, vous mentez. Effrontément et bêtement, comme à votre habitude, avec l'indifférence tranquille à l'absurdité des paralogismes que vous énoncez. La certitude fanfaronne d'avoir en face de vous des idiots vous a piégé dans des raisonnements d'imbécile.

      Vous cherchez à nous faire gober quoi ? Que puisque quelques modestes augmentations salariales y sont possibles, c'est la preuve que l'UE n'est pas fondamentalement attachée à une doxa néolibérale et que les réformes radicales exigées par les économistes dont vous vous réclamez (Piketty) sont à la veille d'être réalisées ? J'ai cité l'exemple du Portugal qui démontre la vacuité de cette illusion : dans le contexte des institutions européenne, on peut s'écarter un moment des clous, mais on finit toujours par y revenir, tant qu'on n'assume pas la possibilité d'une rupture intellectuelle radicale.

      Vous êtes en droit de relativiser les mesures "sociales" prises par le gouvernement Johnson. Elles ne sont pas une preuve suffisante de la rupture avec les dogmes néolibéraux. Mais il faut alors appliquer le même raisonnement aux mesures prises en Espagne. Elles ne nous disent rien sur la possibilité de l'"autre Europe" sur laquelle fantasment les européistes de gauche. Vous tournez bêtement en rond en croyant avoir réfuté une critique qui dépasse largement la question de la possibilité ou non de hausses salariales limitées. Cela fait maintenant une décennie que les européistes critiques comme Paul de Grauwe et tant d'autres proclament que l'UE doit se réformer AU PLUS VITE et de manière RADICALE sous peine d'aller dans le mur !

      YPB

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    4. "De un, vous n'assumez rien, dans le confort de votre lâche anonymat."

      Et vous n'êtes pas anonyme ? Pauvre crétin de YPB qui reproche aux autres ce qu'il pratique lui même ! Vous êtes totalement malhonnête.

      "Elles ne nous disent rien sur la possibilité de l'"autre Europe""

      Et le Brexit ne nous dit rien d'une autre GB, vous êtes tellement naze qu'il est si facile de vous retourner dans votre pauvre tronche d'idiot vos arguments stupides.

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    5. Mes posts sont signés YPB et j'en assume le contenu. Une recherche sur YPB permet de les retrouver, même des années en arrière et de les invoquer éventuellement contre moi. Et les vôtres ? La pratique débridée de l'invective trollesque, votre marque de fabrique, suffit à les repérer, mais cela ne vous empêche pas de refuser d'assumer les plus grotesques qui vous discréditent de manière risible.

      Bien sûr que si, le Brexit nous dit quelque chose d'une autre Grande-Bretagne : non qu'elle est certaine ou même probable, mais qu'elle sera au moins possible. Parce qu'elle ne sera pas entravée par les rigidités non seulement institutionnelles, mais aussi idéologiques qui caractérisent le cadre européen. Personne ne peut garantir que les Britanniques feront un bon usage de la souveraineté. Et les souverainistes qui s'expriment ici ne l'ont pas prétendu. Ils ont juste souligné que rien ne sera possible sans cette liberté recouvrée.

      YPB

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    6. Le troll YPB c'est de l'anonymat, point barre !

      "Ils ont juste souligné que rien ne sera possible sans cette liberté recouvrée."

      Ce qui est faux, l'Espagne et le Portugal démontrent que vous racontez des sornettes.

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    7. J'ai largement répondu sur le cas portugais. Y compris, fin novembre 2018, en citant l'analyse par William Mitchell de sources portugaises qui démontent complètement la légende d'un succès éclatant de l'expérience de "flexibilité" portugaise (rompre avec l'austérité, tout en demeurant dans le cadre de l'UE) : http://bilbo.economicoutlook.net/blog/?p=40910.

      Voici ce que concluaient de leurs analyses chiffrées, en novembre 2018, deux économistes de Coimbra, Luís Lopes et Margarida Antunes (http://www2.euromemorandum.eu/uploads/02_2018_lopes_antunes_the_alternative_nature_of_the_portuguese_economic_policy_since.pdf) : "The Portuguese fiscal policy in 2016 may be judged as a government political triumph over the European institutions, in the sense that it questioned some of their economic policy guidelines and economic forecasts, even having narrow leeway, taking into account the European budgetary rules. However, the Portuguese fiscal policy since 2017 seems to be a political triumph for the European institutions, since the government, on facing the trade-off between reducing public debt according to the European budgetary rules and meeting the Portuguese citizen’s expectations, has chosen the former. In this respect, it seems there has been in both years a tacit connivance between the loser and the winner. There is a permanent loser after all: the collective choices of the Portuguese who rejected, in the October 2015 legislative elections, the austerity policies and trusted in the current government to reverse the direction of the fiscal policy.".

      Les hausses du salaire minimum au Portugal n'ont d'ailleurs pas affecté le fait que le salaire minimum y reste le plus faible de toute l'Europe occidentale... Ces petits accrocs à la doctrine austéritaire en Espagne ou au Portugal ne constituent donc en aucun cas la démonstration qu'une politique radicalement autre est possible dans le cadre de l'UE, mais bien plus modestement que la doxa de l'UE commence à perdre de sa crédibilité après avoir dévasté des sociétés entières, laissant le champ libre à quelques aménagements.

      Vous ne vous êtes pas donné la peine d'étudier la question et vous ne ferez pas cet effort à l'avenir, pas plus que sur n'importe quel sujet que vous abordez ici. Vous n'êtes qu'un cerveau vide affublé d'une grande gueule, ce dont tout le monde se contrefiche sur Internet : plus vous braillez pour autoproclamer, sur fond de rodomontades niaises, la vérité de vos affirmations péremptoires sur des sujets dont vous ignorez tout, plus vous en faites sentir le ridicule.

      YPB

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    8. Oh la la, vous êtes très très méchant et j'ai vraiment très très peur... Pauvre con ! Vos borborygmes d'escroc ne m’impressionnent nullement, vous pouvez vous les carrer dans le fion.

      Le cas espagnol, vous en dites quoi ? Au juste ? Nationalisation des autoroutes, augmentation du salaire minimum, tout ça en étant dans l'UE.

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    9. Ne vous inquiétéez pas YPB, quand on signe de son vrai nom, le mec vous menace d'emvoyer vos commentaires à votre employeur...
      Quelle que soit la modalité adoptée, ça se retournera contre vous avec les gens comme ça.

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    10. Eh ouais, YPB me demande mon identité, en bon petit flicaillon, et moi je l'envoie balader.

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    11. Je ne cherche pas du tout à vous impressionner : c'est vous le spécialiste des rodomontades idiotes. Je constate juste votre vacuité totale. Que vous le présentiez comme une menace n'est qu'une drôlerie de plus.

      Vous avez laissé tombé votre "preuve" portugaise pour vous en tenir exclusivement à l'Espagne ? Pourquoi ? Voilà qui est étrange tout de même. Vous sembliez très attaché à l'exemple portugais. Supérieurement intelligent comme vous l'êtes, vous devriez être capable de démolir mes arguments et de ridiculiser mes sources sans trop d'effort... Non ? Et donnez-moi une raison de répondre à vos injonctions en procédant à une démonstration dont vous-même prétendez faire l'économie. Une démonstration, c'est que fait Mitchell, à partir de Lopes et Antunes. Où est-elle votre démonstration ? Rien que des affirmations brutes du type "l'exemple espagnol prouve...". Mais une preuve de quoi ?

      En fait, nationaliser les autoroutes et augmenter le salaire minimum sont des mesures limitées tout à fait comparables à ce qui s'est fait au Portugal. Le gouvernement espagnol a-t-il clairement rompu avec les règles budgétaires européennes ? Non, pas plus que le gouvernement portugais. Le jugement de Lopes et Antunes sur les limites de la flexibilité portugaise est applicable à l'Espagne. Cette dernière ne peut se permettre les mesurettes qui font vos délices que parce qu'elle a préalablement satisfait les exigences européennes en matière de déficit public et absolument pas parce qu'elle s'autorise à désobéir à ces dernières. La preuve : "Le Conseil a mis fin ce jour à la procédure concernant le déficit excessif de l'Espagne, confirmant que ce pays a ramené son déficit sous la barre des 3 % du PIB, la valeur de référence fixée par l'UE." (https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2019/06/14/excessive-deficit-spain-exits-procedure-as-deficit-reduced-below-3/).

      Voilà. L'Espagne n'est pas rebelle. Elle ne fait pas la nique à Bruxelles. Elle n'apporte pas la preuve que des politiques hétérodoxes sont possibles sans sanction de l'UE. Elle a simplement satisfait aussi longtemps que nécessaire les exigences de la doxa européenne ; on le lui fait savoir en juin 2019 et on l'autorise donc à se laisser aller un peu, ce qu'elle a bien mérité, au vu de la cure d'austérité qui l'a dévastée depuis dix ans. Un calque exact du cas portugais.

      Vous constatez que l'on autorise une personne mise au régime le plus draconien dix ans durant et réduite à l'état de squelette à grignoter un petit Lu. Emerveillé vous criez au banquet, à l'orgie romaine... Ben non. C'est juste un petit Lu. Une exception qui ne contredit pas la règle. Surtout lorsque l'on sait que le salaire minimum espagnol était le plus faible d'Europe en pourcentage du salaire moyen (https://www.socialeurope.eu/the-new-spanish-minimum-wage)... C'est à cette réalité qu'il faut rapporter l'augmentation décidée. Et cela suffit à en relativiser fortement la portée.

      Vous pouvez bien proclamer que mes démonstrations reposent sur du vent, je suis certain d'une chose : vous ne vous risquerez pas à les réfuter par une argumentation serrée, fortement documentée. Non, un crachat dédaigneux vous suffira. Vous avez raison. À défaut de pouvoir prouver quoi que ce soit, cela vous permettra au moins de ne pas vous fatiguer. S'économiser intellectuellement lorsqu'on est bête, c'est après tout une forme de sagesse, comme vous nous le prouvez ici au quotidien.

      YPB

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    12. @ Troll stupide

      Je ne vous ai JAMAIS demandé votre vrai nom, dont je n'ai que faire. JAMAIS. Que m'apporterait de savoir que vous vous appelez Dupont ou van der Schmoll ? Vous êtes vraiment stupide au point de ne pas comprendre ça ou c'est que le mensonge chez vous est devenu seconde nature ? J'utilise moi-même un pseudo de trois lettres qui permettent simplement d'identifier mes posts et de limiter la confusion née de la multiplication d'interventions anonymes. Qui veut critiquer mes posts passés peut les retrouver et me confronter à mes contradictions, s'il en trouve. Je peux aussi corriger certaines erreurs, même longtemps après avoir posté. Ceux qui s'intéressent à mes sources peuvent de même les retrouver bien après une première lecture par ce biais. Vous pourriez procéder ainsi, et c'est ce que ferait tout intervenant régulier. Mais c'est justement cette responsabilité vis-à-vis de vos interventions, sur un blog où vous ne venez que dans le but d'emmerder le monde et vous flatter de l'illusion de votre supériorité, que vous ne voulez pas assumer. Parce que vos êtes un troll.

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    13. Ben voilà. J'ai oublié de signer...

      YPB

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    14. Oh un acte manqué, en attendant vous êtes toujours un anonyme qui fustige les autres anonymes...

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    15. YPB

      Je n'ai pas mis au rencart l'exemple portugais, et pour le dire crûment vous êtes un crétin qui me fait chier. Allez vous vous faire foutre, je perds mon temps avec des connards de votre genre qui ne sont que des merdes sans aucun parti politique, allez crever dans votre enfer de bêtise.

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    16. Si, vous avez bien mis au rencard l'exemple portugais, faute de munitions. Et l'Espagne vient aussi de passer à la trappe, pour les mêmes motifs. Mais vous avez toute licence d'engager une brillante démonstration pour me montrer tout ce que je ne sais pas et n'ai pas compris à cet égard. Et vous vous ferez fort de ridiculiser ma réfutation de votre réfutation, etc. Vous êtes un coriace après tout et en avez les moyens intellectuels, n'est-ce pas ?

      Ah non... OK.

      Vous perdez votre temps ici ? Non, ne dites pas ça. Vous vous faites du mal. Et puis je commence à peine à m'amuser avec vous. Par contre, je suis déçu de votre non réponse à l'anonyme (décidément...) qui vous avait demandé si vous aimiez les films de gladiateurs. Finalement, vous les aimez ou pas ?

      YPB

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    17. @ YPB

      Désolé, mais on écrit mettre au rencart. Vous laissez pas aller, l'autre zboub va vouloir s'incruster ;)

      Anonyme et fier de l'être

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    18. @ Anonyme et fier de l'être

      J'avoue : l'esprit de contradiction l'a emporté...

      YPB

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    19. "Si, vous avez bien mis au rencard l'exemple portugais, faute de munitions. Et l'Espagne vient aussi de passer à la trappe"

      Bon, vous racontez que du nawak, vous confirmez que vous êtes un crétin. Ni l'Espagne, ni le Portugal ne sont passées à la trappe et je vous signale que la bulle immobilière qui a frappé l'Espagne n'a rien à voir avec l'UE, mais a tout à voir avec l'incurie des gouvernements espagnols qui ont laissé faire n'importe quoi.

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    20. Le cas de la bulle immobilière espagnole n'est pas éloigné du scandale Dexia et des élus locaux français qui ont été suffisamment cons pour emprunter avec indexation sur le franc suisse, et ça non plus l'UE n'y est pour rien.

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    21. 1. personne n'a jamais dit que les gouvernements nationaux étaient parfaits et que toutes les erreurs de politique économique venaient forcément de l'UE. Mais si vous avez besoin d'attribuer mensongèrement à vos adversaires des arguments caricaturaux qui n'ont jamais été les leurs pour les réfuter, c'est clairement que vous n'avez pas d'arguments solides.

      2. Nous en avons déjà parlé sur ce blog il y a des années de cela : la bulle immobilière espagnole relève de choix espagnols en faveur du marché de l'immobilier, mais n'aurait jamais été possible sans l'union monétaire et le lissage des taux d'intérêts qu'elle a permis à l'échelle de l'eurozone. L'Espagne s'est retrouvée avec des taux quasiment "à l'allemande", mais a conservé une inflation "à l'espagnole". De ce fait les taux d'intérêts réels ont plongé, encourageant ainsi à des stratégies d'endettement inconsidérées, d'autant plus que l'argent des banques européennes, allemandes et françaises notamment, affluait pour nourrir la bulle.

      Je reprend ci-dessous, ce que j'avais déjà signalé sur ce blog le 31 décembre 2013 à 23:59 (comme quoi, ce sont toujours les mêmes débats qui reviennent lorsqu'on a en face de soi des gens qui ne veulent pas ou ne peuvent pas comprendre...).

      Richard Koo, Chief Economist chez Nomura, a mis en évidence dans une note de 2012 la responsabilité allemande (et un peu française), via la BCE, dans la constitution des bulles spéculatives en Irlande et en Espagne. Voir le résumé qu’en fait Business Insider :

      « A careful examination of the facts shows a key cause of the housing bubbles in Ireland and southern Europe was the ECB’s decision to lower short-term interest rates to 2% to boost a moribund German economy. (Germany had fallen into a balance sheet recession after the IT bubble collapsed in 2000.)
      Circumstances at the time were the opposite of what they are today: Ireland and southern Europe had sidestepped the IT bubble and were posting strong economic performances. The ECB policy rate of 2% was too low for them, leading to housing bubbles that were further exacerbated by capital inflows from German and French banks seeking higher yields.
      Not only were short-term interest rates in these countries too low, but long-term rates dropped as funds flowed in from Germany and France, adding more air to the bubble.
      If Germany had addressed its balance sheet recession with greater fiscal stimulus, the ECB would not have had to lower interest rates as much as it did, and the housing bubbles in Spain and Portugal would not have expanded to the extent they did.
      In the event, however, Germany chose to observe the Maastricht Treaty’s 3% cap on fiscal deficits. That prevented the government from administering needed fiscal stimulus and shifted the burden onto the shoulders of ECB’s monetary policy. The ECB then lowered short-term interest rates, triggering bubbles in Ireland and southern Europe. »

      http://www.businessinsider.com/richard-koo-explains-how-in-the-end-it-really-is-all-germanys-fault-2012-5

      Bref, les Espagnols ont fini par payer le prix fort pour l’éclatement de leur bulle immobilière. Mais ils n’avaient pas décidé de se lancer dans cette entreprise par caprice. Ils y ont été poussés avec une force irrésistible parce que les taux d’intérêts étaient faibles. Et ceux-ci étaient faibles parce qu’ils avaient été fixés à un niveau compatible avec les besoins de l’Allemagne, dont l’économie était alors atone. L’afflux de capitaux issus des banques françaises ou allemandes a ensuite contribué à gonfler la bulle. Quant à la possibilité d’investir plutôt dans l’industrie, elle s’est évanouie aussitôt que l’Allemagne s’est lancée dans une course à la compétitivité que ses partenaires-concurrents n’étaient pas en mesure de disputer avec les mêmes armes.

      YPB

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    22. J'aurais pu signaler que l'analyse de Koo rejoint largement celle de Krugman, lequel (comme l'avaient signalé à plusieurs reprises des papiers de Laurent) avait signalé le lien entre l'appartenance à la zone euro, la baisse des taux réels et la stimulation de la circulation des capitaux encourageant la constitution de bulles d'une part et, d'autre part, une difficulté particulière à affronter les chocs asymétriques que constituent ces mêmes bulles spéculatives.

      YPB

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  10. Boris Johnson menace déjà l'UE et l'Allemagne de taxes sur l'automobile s'ils ne sont pas raisonnables. Le rapport de force est bien en faveur de Londres...

    https://europe.autonews.com/automakers/uk-considers-high-tariff-threat-raise-pressure-trade-negotiations-paper-says

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  11. Une idée commune aux détracteurs de l’union européenne est que c’est une organisation anti-démocratique faite par les élites pour les élites.

    Parmi ces détracteurs, certains font l’effort d’argumenter. Et il faut bien reconnaitre que leurs démonstrations sont brillantes.

    Le hic, c’est qu’en l’état, seules les élites peuvent les comprendre.

    Je vois pas bien comment on va s’en sortir …

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