samedi 7 novembre 2020

Le reconfinement : brutal, injuste, infantilisant, kafkaïen et amateuriste

Heureusement pour lui que les Français se sont convaincus de la nécessité de ce second confinement. Car sans cela, il y a fort à parier que la gestion effarante du gouvernement aurait pu entrainer une véritable révolte de la population contre ce gouvernement qui démontre une nouvelle fois toutes les lacunes de cette équipe, autoritaire, profondément inégalitaire, et bien peu professionnelle.

 


Ni la santé, ni l’économie, ni la liberté

 

Bien sûr, l’augmentation du nombre de morts et des personnes hospitalisées et en réanimation justifie sans doute que des mesures fortes aient été prises pour contenir l’épidémie. Mais le confinement à la Française n’était probablement pas la seule option disponible, comme le simple tour d’horizon des autres pays européens le démontre. Pire, comment ne pas incriminer le gouvernement pour l’échec de sa stratégie de test, le moyen clé de la réussite d’autres pays ? En effet, si les résultats des tests étaient arrivés immédiatement, alors, il aurait été possible de « tester, tracer, isoler » et probablement de fortement réduire l’ampleur de cette seconde vague. A posteriori, il semble que ce gouvernement se soit satisfait de la hausse de la capacité de tests sans même s’assurer que les délais de traitement seraient suffisamment courts. Pourtant, le temps n’a pas manqué pour s’en assurer.

 

Il en va de même pour les capacités d’accueil des hôpitaux. La promesse estivale d’Olivier Véran de passer à 12 000 lits de réanimation n’a pas été tenue, malgré l’augmentation régulière de leur nombre, alors que d’autres pays ont montré qu’il est possible d’anticiper davantage, avec des hôpitaux de campagne… Les tests et l’augmentation du nombre de lits de réanimation sont deux échecs effarants de ce gouvernement étant donné qu’il y a eu du temps pour s’organiser, et que cette seconde vague était attendue, même si son accélération a été plus forte qu’anticipé. Et là encore, le gouvernement avait le temps de prévoir plusieurs scénarios et s’organiser en conséquent. Faute de l’avoir fait, on peut se demander s’il n’a pas réagi en mode panique, imposant un couvre-feu mi octobre, et lui ajoutant un vrai reconfinement deux semaines plus tard. Le pilotage de la crise semble se faire à très courte vue.

 

Bien sûr, Macron a mis en place des aides adaptées, comme le chômage partiel, et certains ajustements au confinement sont pertinents. En l’absence de dangerosité pour les enfants, et étant donné l’impact de leur confinement sur leur apprentissage et pour les parents qui les gardent, il a choisi de garder les crèches et les écoles ouvertes, ne fermant que les établissements d’éducation supérieure, des foyers majeurs de contamination à la rentrée. Même si ces deux points positifs sont importants, les autres modalités du reconfinement oscillent entre arbitraire révoltant, procédures ubuesques et amateurisme confondant. La semaine dernière, alors que Merkel et Johnson ont laissé cinq jours au pays entre annonce du confinement et mise en place, Macron n’a donné que 24 heures !

 

Annoncer mercredi soir aux restaurateurs qu’ils n’ont que le lendemain midi pour écouler leur marchandise en salle est révoltant et extraordinairement irrespectueux. Seule une minorité peut faire de la vente à emporter. Combien de nourriture a-t-elle encore été gâchée du fait de cette annonce intempestive ? Et comme au printemps, le choix des commerces dits essentiels pose question. Pourquoi laisser ouverts des hypermarchés où plus de 10 000 clients peuvent passer en une journée, avec toutes les possibilités de contamination que cela implique, et fermer de petits commerces où ne passent que quelques clients par jour ? L’arbitraire de ce confinement est d’autant plus choquant quand on constate qui va gagner (les grandes enseignes, Amazon ou Deliveroo) et qui va perdre (les petits commerces, et notamment les restaurateurs, déjà très éprouvés par le premier confinement).

 

Bien sûr, le gouvernement propose un crédit d’impôt pour les bailleurs qui abandonnent au moins un mois de loyer, et de nouvelles discussions ont été lancées entre foncières de centres commerciaux et fédérations d’enseignes, après le sermon de Bruno Le Maire mercredi. Mais plusieurs choses posent problème. D’abord, le mécanisme du ministre n’a rien d’automatique et dépend du bon vouloir des bailleurs. Et pour rappel, les concertations du printemps n’avaient abouti à rien. Ici encore, il est navrant que le gouvernement n’ait pas davantage anticipé, se contentant de réagir à l’apparition des problèmes, alors même qu’il s’agit du deuxième confinement. Le sujet aurait déjà du être traité au début du printemps et en sept mois, Bercy n’a été capable que de produire un mécanisme optionnel. Un peu court pour des petits commerçants et restaurateurs, véritables sacrifiés de ce reconfinement.

 

Plus globalement, tout ceci pose la question de la méthode du gouvernement. Jean Castex s’était présenté comme un homme de dialogue et de concertation. Pour le coup, sur ce second confinement, qui devait être une hypothèse sur laquelle travailler cet été et à la rentrée, on voit que ce ne sont que des postures. Les mesures tombent d’en haut, en réaction, parfois panique, aux failles des décisions précédentes, trahissant le manque criant de concertation en amont. La tragi-comédie de la fermeture des librairies, suivi de l’annonce de la fermeture des rayons livres des grandes surfaces et de la FNAC, suivie par l’annonce du paiement par l’Etat des frais de livraisons de livres par les libraires révèle une nouvelle fois l’incapacité du gouvernement à anticiper, alors même qu’il s’agit du second confinement !

 

Autre couac : l’annonce par Gabriel Attal d’un couvre-feu à Paris, tout de suite infirmée par Matignon. Puis, la majorité, faute de mobilisation interne, s’est retrouvée minoritaire à l’Assemblée pour prolonger l’état d’urgence à sa guise, provoquant une colère bien peu démocratique d’Olivier Véran, illustrant la perte de sang froid du gouvernement. Au final, c’est toute la gestion du gouvernement qui est en question, avec ses procédures kafkaïennes, qui s’empilent les unes aux autres, telles ces attestations que le reste de l’Europe ne semble pas nous envier. Ne créent-elles pas un climat de méfiance, pour ne pas dire de défiance, auquel la majorité ne semble vouloir répondre que par la sanction autoritaire, tel ce projet de contrôle plus étroit des cas positifs avec des amendes allant jusqu’à 10 000 euros.

 

Le hiatus entre les tâtonnements ou les mensonges du gouvernement et la dureté des mesures par rapport aux autres pays reflète l’infantilisation des citoyens. Ne valait-il pas mieux assurer le service public, anticiper et réagir vite, en étant transparent et honnête ? Cela nous aurait permis de compter sur le civisme des citoyens. Et cela aurait probablement évité à notre pays de cumuler mauvais bilan sanitaire, mauvais bilan économique et une remise en cause très forte de nos libertés.

26 commentaires:

  1. "En l’absence de dangerosité pour les enfants"

    Vous racontez encore que de la daube, tout comme vous avez minimisé la seconde vague qui se révèle pire que la première.

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    1. Les moins de 14 ans représentent moins de 1 % des patients hospitalisés. Leur mortalité est proche de zéro. Même cette faible mortalité reste une tragédie, mais il n'est malgré tout pas si excessif que cela de dire que le virus fait courir vraiment très peu de risques aux enfants. Il reste qu'ils sont vecteurs du virus et peuvent être responsables directement ou indirectement de la contamination de personnes vulnérables. Mais récemment, SOS Médecins a noté une baisse du nombre d'intervention pour suspicion de COVID-19 chez des enfants.

      La gravité de la diffusion de l'épidémie est également difficile à apprécier du fait que les tests pratiqués ne mettent en évidence que la contamination, sans mesurer la charge virale (qui détermine la contagiosité du contaminé). Il en découle une vision biaisée de la réalité de l'épidémie : une très forte proportion de contaminés ne sont en fait pas contagieux, du fait d'une charge virale trop faible. Ces difficultés d'appréciation de la réalité du danger aboutissent à une surcharge du système de santé (le personnes à isoler et dont les contacts doivent être tracés surpassant très fortement le nombre de personnes réellement contagieuses), risque que le New York Times avait signalé au public dès août dernier :

      "In three sets of testing data that include cycle thresholds, compiled by officials in Massachusetts, New York and Nevada, up to 90 percent of people testing positive carried barely any virus, a review by The Times found.

      On Thursday, the United States recorded 45,604 new coronavirus cases, according to a database maintained by The Times. If the rates of contagiousness in Massachusetts and New York were to apply nationwide, then perhaps only 4,500 of those people may actually need to isolate and submit to contact tracing." (https://www.nytimes.com/2020/08/29/health/coronavirus-testing.html).

      Voir aussi https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/07/covid-19-des-biais-amplifient-artificiellement-le-nombre-de-cas-positifs-et-faussent-la-perception-de-la-gravite-de-l-epidemie_6058857_3232.html

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  2. Confinons sévèrement les vieux (j'en fais partie), les malades.Urgence ,trouvons les moyens de ne pas les isoler socialement.Laissons les autres se contaminer, ils n'en mourrons pas et la pandémie vexée s'en ira.

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    1. "ils n'en mourrons pas et la pandémie vexée s'en ira"

      Mais ouais, vieux con !

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    2. Vous vous faites partie des vieux.
      Moi je fais partie des malades chroniques oups ! pardon ! des personnes vulnérables !
      Vous préconisez que nous restions chez nous et qu'on nous trouve les moyens de ne pas nous isoler socialement.
      Parlez pour vous si vous voulez.
      J'ai 51 ans, je suis cheffe d'entreprise. J'emploie 11 personnes + 2 apprentis (un BTS en alternance et un master première année en alternance). Et puis moi. Alors oui ce n'est pas la grande entreprise avec des enjeux énormes en terme d'emploi, d'activités économiques ou de statut social. Mais voyez-vous je ne vais pas me mettre à l'isolement et laisser tomber mon entreprise en attendant que cela se passe car je suis une personne vulnérable. Je ne vais pas mettre mes 11 collaborateurs sur le carreau (même si je n'ai aucun doute de leurs capacités de rebond) parce que je vais m'isoler et attendre que l'épidémie vexée s'en aille. Car elle va mettre du temps à se carapater. Je suis très fière car malgré le 1er confinement, le déconfinement raté et ce nouvel entre-deux, j'ai gardé mon apprentie en BTS et j'ai engage une nouvelle apprentie en master I.

      Le télétravail je le pratique ainsi que mes collaborateurs. Mais je ne peux pas faire tout à distance, en tant que cheffe d'entreprise je me dois de me déplacer au moins 2 fois par semaine pour travailler en présentiel. Un truc très con ! L'impression de certains documents en version papier que mon imprimante maison ne peut faire. Et puis d'autres tâches ! Mes collaborateurs, certains font 4 à 5 jours de télétravail. Pas de problèmes, d'autres veulent venir 1 à 2 fois par semaine. Pas de soucis ! Tout est prévu sur au niveau protocole sanitaire et planning pour éviter le brassage. Quant à mes apprentis ils sont à distance mais continuent à bosser et à étudier.

      Sur le plan perso' : j'ai 4 enfants. Mon fils aîné a 23 ans, il est en 2ème année de master en alternance. Il a eu une chance de dingue car à la différence de beaucoup de ses camarades de fac' il a pu finir son contrat d'apprentissage l'année dernière (1ère année) malgré le confinement mais contrat non renouvelé. Il a réussi à en trouver un autre (alors moindre par rapport à ses espérances et sa 1ère année mais il a sauvé ses fesses ce qui n'est pas le cas de tout le monde dans sa classe). Je m'enferme dans mon garage pour ne pas le croiser, je me paye l'hôtel, je m'isole en m'installant sur mon lieu de travail etc...Après, j'ai une fille de 19 ans en 2ème année de fac mais elle dès la 1ère année elle a choisi le total distanciel. Donc elle prépare sa licence à distance. A côté, pour gagner un peu d'argent elle a le bafa et bosse en centre aéré et elle a été en 1ère ligne pour aider les soignants (garde d'enfants). Même question que pour mon fils .
      Puis j'ai jumelles de 12 ans en 5ème. Elles vont au collège tous les jours (mais ne mangent pas à la cantoche ouffff). Même question qu'avec mes 2 aînés.
      Enfin mon mari est podologue-pédicure. Pendant la 1ère vague, il s'est porté volontaire comme soignant on n'a pas craché sur sa candidature rien que pour orienter, réguler le flux de malades et aider les familles dans les démarches. Il est retourné dans son cabinet. Il consulte toujours. Il reçoit tout type de population dont des diabétiques pour leur bilan podologique. Même question que pour mes enfants !

      Des malades chroniques qui travaillent dans toutes les strates de la société, dont certains sont dans des situations socio-économiques difficiles leur empêchant de se mettre à l'isolement, d'autres qui se mettent en télétravail , d'autres qui pratiquent un métier essentiel etc...etc...il y en a. Donc pour que les autres puissent vivre, se contaminer et s'immuniser en les attendant nous devons nous isoler...Je crois que c'est un difficile comme solution. Pour tout plein de paramètres et pas uniquement relatifs aux libertés individuelles et à la Constitution.

      Noëlle

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    3. @ Anonyme 9h33

      Bonjour le niveau d’argumentation. Il est FAUX de dire que j’ai minimisé la seconde vague. Je relaie des analyses factuelles, notamment celles d’Olivier Berruyer et Nicolas Meilhan, plus solides que celles du gouvernement. « Pire que la première » : pas évident à date.

      @ Anonyme 12h19

      Merci de ramener du factuel dans le débat.

      @ Noëlle,

      Merci pour ce témoignage. En fait, le sens de mon papier, c’est dire que dans l’idéal, je pense qu’avec un gouvernement qui serait honnête et préparerait bien notre service de santé, il serait possible de compter d’abord sur le civisme des citoyens car il y a beaucoup de situations particulières qui ne peuvent pas être anticipées et vouloir tout régenter aboutit à des absurdités (sans pour autant renoncer à certaines règles et interdictions). Mais j’ai l’impression que la plupart des pays vont moins loin que nous dans les interdictions et règles ubuesques. Et certains étaient bien mieux préparés, et ont su réagir plus vite.

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    4. Berruyer n'est pas biostatisticien ou épidémiologiste. Allez voir du côté de Catherine Hill ou de Costagliola. Qu'est ce que c'est que ce pays de bons à rien débiles qui croient les foutaises de gens qui n'y connaissent rien genre Raoult qui ne comprend rien à ce qu'est un essai clinique RCT.

      https://pbs.twimg.com/media/EmQ9DoGXIAcCatherine%20HillD7_T?format=png&name=medium

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    5. Anonyme 8 novembre 2020 à 10:55

      C'est manifestement vous qui ne savez pas de quoi vous parlez. Berruyer est actuaire. Il est donc exactement dans son job ici : analyser des statistiques de morbidité et mortalité pour en tirer des projections. Les analyses de Berruyer ne contredisent en rien celles de Catherine Hill, mais au contraire vont dans le même sens. https://twitter.com/zanfr/status/1321597919762489352

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    6. Un actuaire n'est pas un épidémiologiste, vous êtes idiot ou bien ?

      C'est aussi con que de prétendre que Raoult a une quelconque connaissance en essais cliniques, il raconte que de la merde depuis le début.

      Voilà la France, où des incompétents prétendent s'y connaître dans des domaines dont ils n'ont aucune connaissance, comme ce trou du cul de Mucchielli, le sociologue qui s'est transformé médecin en 1 mois.

      Ce pays part complètement en vrille car peuplé de vantards ignorants et hâbleurs.

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    7. "Elle va monter plus haut et va durer plus longtemps. La situation qui est déjà assez catastrophique dans les hôpitaux va devenir complètement impossible."
      https://news.upday.com/fr/covid-19-on-court-a-la-catastrophe-alerte-lepidemiologiste-catherine-hill/?utm_source=upday&utm_medium=referral

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    8. "Un actuaire n'est pas un épidémiologiste, vous êtes idiot ou bien ?"

      Berruyer est compétent pour analyser des statistiques de mortalité et de morbidité. C'est ce qui compte ici. Vous n'êtes pas plus épidémiologiste que lui, ni statisticien démographe, ni virologue. Vous ne savez pas lire non plus semble-t-il, puisque les dernières analyses de Berruyer ne contredisent pas celles de Hill, dont il a toujours approuvé les conclusions. Berruyer signalait juste le 3 novembre qu'une inflexion de la courbe des contaminations quotidiennes était sensible depuis le 17 octobre, sans garantir pour autant que cette tendance se confirmerait.

      Berruyer, avec Hill, fait partie de ceux qui ont eu raison en contredisant l'optimisme du discours officiel. L'opposition que vous prétendez établir entre eux est fondée sur du vent. Pour l'essentiel, ils ont la même analyse de la situation, à partir de la même lecture des données.

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    9. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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    10. @ Anonyme 13h01

      Merci de remettre l’église au milieu du village. Quelle ironie de voir cet incompétent dénoncer l’incompétence…

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    11. Vous n'y connaissez rien, Herblay le clown Covidiot.

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    12. C'est sûr que vous avez démontré de grandes capacités... dans l'insulte, vous.

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  3. Noëlle ,vous êtes exceptionnelle, donc vous faites partie d'une minorité.Vous êtes indispensable et vous ne savez pas déléguer donc vous mourrez ni du covid ni de votre vulnérabilité mais de surmenage ,dépression etc...,à moins que cela soit ça votre vulnérabilité.

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    1. Je ne crois pas une seconde à la véracité de ce témoignage de "Noëlle". On en lit régulièrement ici des semblables, toujours soi-disant rédigés par des femmes (un moyen de neutraliser les trolls ?), et toujours dans le même style.

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    2. Comme on lit régulièrement des commentaires Anonyme comme le vôtre sur le présent site.

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  4. Pourquoi le port du masque n'a t'il pas été imposé dans les zones non fumeurs depuis le déconfinement? Là on aurait eu une règle facile à intégrer et avec du sens.
    Au lieu de ça le port était optionnel dans les commerces par exemple.

    Ensuite dans certaines zones le port du masque systématique en extérieur a été rendu obligatoire.
    Cette messure a t'elle fait preuve de son efficacité en Espagne, ou dans les départements/villes l'ayant mis en place. J'ai tendance à penser que cette mesure aura réduit les rencontres en extérieur au profit des rencontres en intérieur (sans masque).

    On en arrive à des situations ubuesques où dans les parties communes (couloirs/escaliers) d'une résidence les gens ne portent pas de masque puis le mettent quand ils vont dehors (dans une rue vide).

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  6. J'étais déjà contre le premier confinement, je suis donc contre le second. Mais je ne comprends pas qu'on puisse valider le premier et condamner le deuxième.
    En fait, contre le coronavirus, il y a trois stratégies :
    1) l'éradication complète du virus, stratégie chinoise, gagnante pour l'instant ;
    2) l'absence de restrictions, stratégie suédoise, aux résultats moyens pour le moment sur le plan sanitaire, mais aux résultats positifs sur le plan économique ;
    3) le confinement et les restrictions avec l'objectif, non pas d'éradiquer le virus, mais simplement de le freiner pour éviter aux hôpitaux d'être saturés.
    C'est à la fin de la pandémie qu'on pourra comparer les bilans sanitaires et économiques, mais je doute que le nôtre et celui de nos voisins européens qui ont fait grosso modo comme nous, arrive en tête du classement...

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  7. Un petit tweet illustrant parfaitement la mentélités des séides de Macron, Blanquer et Castex... le mec s'affiche, dans mon département, comme le défenseur, "depuis 30 ans", du "commerce de proximité". Avec des amis comme celui-ci, le petit n'a pas besoin d'ennemis.
    https://twitter.com/PhilippeMathot/status/1322642528978554880

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  8. @ Anonyme 9h00

    Trop de règles et de mensonges tuent les règles…

    @ Moi

    Ce qui est difficile ici, c’est qu’avec une réaction plus rapide, un meilleur investissement dans le service public et l’absence de mensonges, il aurait probablement été possible de compter sur le civisme avec des mesures moins liberticides…

    @ Rodolphe

    Merci pour l’info. « Le minimum de brassage de population » !!! Visiblement, il n’est jamais allé dans un hypermarché un samedi après-midi : plus de 10 000 clients (je ne parle pas des gens qui y travaillent) peuvent y passer dans une journée…

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  9. Bonjour Laurent !
    J'espère que vous allez bien ! Je suis contente de vous retrouver. Le coronavirus cela a pas semé le boxon jusque dans nos vies !
    Merci pour ce nouveau billet intéressant et suscitant le débat (républicain toujours ;-)).
    Pour ma part, quelques remarques sur le Portugal, pays souvent cité en exemple pour la gestion de la crise :

    - lors de la 1ère vague le Portugal a été moins touché. Je ne sais si ce sont les dispositions gouvernementales qui ont contenu la crise mais on peut considérer les facteurs suivants :
    de par sa situation géographique, le Portugal n'est pas un pays de transit. Le fait que l'Espagne est fermée totalement ses frontières dont celle avec le Portugal a réduit drastiquement les arrivées au Portugal. Si on ajoute la chute voire la fermeture du trafic aérien et maritime, le Portugal e retrouve très isolé.
    Par ailleurs, si l'on considère certaines données géographiques établies en France notamment le fait que la façade atlantique a été une des aires géographiques françaises les moins touchées, rapporter cette donnée au Portugal qui est un pays de l'ouest Atlantique (plus que méditerranéen), se retrouve aussi dans cette configuration d'aire géographique.

    Ensuite, le Portugal n'a pas le même système sanitaire, médical et social qu'un pays comme la France. Au Portugal vous avez une santé à 2 vitesses : secteur privé, plutôt bien équipé mais payant et cher et secteur public, plutôt indigent. Si une forme d'Etat providence s'est développé ces 4à dernières années, il n'atteint pas le niveau français et comme la Grèce, les services publics de santé, sanitaires et sociaux ont pris très chers dès 2011 à cause de la crise financière. Aussi, la population, notamment les plus exposées ou sur le fil sur un plan socio-économiques se sont fortement auto-disciplinées notamment sur les déplacements, les gestes barrières et le port du masque. Les Portugais.es de France qui sont revenu.es au pays cet été ont été surpris de cette auto-discipline par rapport à la France.

    Ensuite, j'ai suivi les débats de l'Assemblée nationale portugaise pendant que nous déconfinions en France. Et franchement c'était très remuant. Les partis de gauche notamment ont rué dans les brancards pour dénoncer le système très faible portugais et le manque de volonté et de moyens du gouvernement. Pour ces partis, le gouvernement a eu de la chance notamment du au facteurs exposés ci-dessus et à la discipline et à la résignation de la quasi totalité de la population.

    Enfin, le Portugal connaît la 2ème vague qui pour le coup est plus forte et présente. Une des explications (qu'on retrouve en France sur le brassage de la population cet été), la réouverture des frontières et notamment des frontières aériennes avec des vols directs Paris-Porto, Paris-Lisbonne, Paris-Faro ayant permis aux Portugais.es de France de revenir au pays. Or, ces Portugais.es ont beaucoup moins respecté les gestes barrières et notamment le port du masque. Ce qui a heurté une partie de la population. Aujourd'hui, ce relâchement venu de l'extérieur est un des facteurs d'explication d'une expansion du virus dans le pays.

    Bonne journée
    Sylvie

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  10. Rien sur de Gaulle pour les 50 ans de sa mort ?

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  11. @ Bonjour Sylvie,

    Merci. Intréressant point de vue sur le Portugal.
    - En effet, il me semble que la position plus périphérique du Portugal l’a probablement un peu protégé : cette crise sanitaire est particulièrement forte dans les plus grandes métropoles
    - Tristement prévisible sur l’état du système de santé pour quelqu’un comme moi qui a chroniqué la crise de la zone euro… Intéressant sur la discipline, ce qui me confirme dans le fait que les citoyens peuvent parfaitement adopter un comportement très civique, mais il me semble que cela dépend aussi du comportement du gouvernement

    @ Anonyme

    J’ai déjà pas mal écrit sur le sujet, et je ne souhaitais pas juste me répéter

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