lundi 8 mars 2021

Que penser de la modération de Salvini et Le Pen ?

En 2015, Tsipras a été le premier opposant radical au système dominant élu par son peuple. Mais après quelques mois, il a fini par poursuivre les politiques qu’il dénonçait. Depuis, bien des alternatifs européens modèrent leur discours, au point de se rapprocher de la doxa dominante. Nouveaux exemples avec le gouvernement Draghi en Italie et la tribune de Marine Le Pen dans L’Opinion.

 


Ces alternatifs qui ne le sont qu’à la marge

 

La situation italienne était intéressante, quand le M5S et La Lega s’étaient alliés pour gouverner. Ce qui pouvait réunir des partis presque aussi dissembables que La France Insoumise et le Rassemblement National semblait être la remise en cause du cadre européen. Las, quand la commission retoqua leur premier budget, qui ne réduisait pas suffisamment le déficit à son goût, pour tenir les promesses de la campagne électorale, les deux partis ont rapidement accepté de revoir leur copie, alors même que Macron, en France, présentait un budget bien plus déficitaire qu’eux ! Cet épisode montrait déjà que la rupture avec le cadre européen ne passerait pas par eux. Et aujourd’hui, le M5S et Lega ont accepté de faire partie de la nouvelle équipe dirigée par Mario Draghi, dont on se demande pourtant quel est le point commun politique avec ces partis qui se présentaient comme des alternatives.

 

En France, j’ai toujours douté de la capacité de Marine Le Pen à rompre avec le cadre européen. Le virage à 180° sur l’euro réalisé entre les deux tours de 2017 a confirmé ce que je pensais d’elle depuis longtemps, puisqu’elle a rénoncé à l’élément le plus important de son programme économique, celui qui redonnait vraiment des marges de manœuvres à notre pays. Et depuis, elle ne cesse de dériver vers un conformisme bien-pensant sur beaucoup de sujets, ne voulant suspendre Schengen que pour les non européens et finissant par paraître un peu molle au ministre de l’intérieur. Macron et Le Pen sont engagés dans une course à l’asphyxie des dits Républicains, auxquels ils ne laissent plus le moindre espace politique, en se droitisant pour Macron, et en se modérant pour Marine Le Pen.

 

Nouvel épisode dans ce périple électoraliste avec la tribune sur la dette de Marine Le Pen dans L’Opinion au sujet du débat sur la dette et son remboursement. Si le papier, écrit par un autre, est assez solide techniquement, en revanche, idéologiquement, il est d’un conformisme stupéfiant. Pas une ligne de cette tribune ne pourrait pas être signée par la majorité actuelle. Après le livre de Darmanin que Le Pen dit pouvoir signer, voici la tribune économique de Le Pen que Bruno Le Maire pourrait signerLa monétisation des dettes publiques par les banques centrales est expédiée bien brièvement, en oubliant que c’est un choix, politique, sur lequel la France n’a plus de prise. Pourtant, le niveau de monétisation devrait être décidé démocratiquement, et non de manière arbitraire par des fonctionnaires. L’appel à davantage soutenir l’investissement est d’une banalité sans nom qui pourrait être signée par une grande part du spectre politique. Marine Le Pen donne ici des gages de continuité.

 

Certains y verront une forme de tactique un peu cynique pour faciliter l’accession au pouvoir, sans préjuger de la détermination à changer les choses s’ils y arrivaient. Ce qui se passe depuis 2015 me semble plutôt indiquer que trop de modération ou d’ambiguités dans l’opposition est en général un signe d’absence de détermination à changer les choses. Beaucoup de ces alternatifs ne valent pas mieux que ceux qu’ils disent vouloir remplacer. Ils veulent se réaliser eux-mêmes, n’ont que faire du fond, et se positionnent seulement comme des alternatifs, sans véritablement l’être. C’est ce qui relie Tsipras, Salvini et Le Pen : une quête de pouvoir totalement creuse, où tous les compromis semblent possibles pour servir leurs petits intérêts personnels, d’où une plasticité intellectuelle assez stupéfiante…

 

Mais de même que les tenants du système déçoivent, ces alternatifs en carton sont de moins en moins convaincants, ce qui explique, en France, que les citoyens ne se satisfont pas d’un nouveau duel Macron-Le Pen. Sous les cendres des débats superficiels ou des postures, les braises du changement sont plus ardentes que jamais. Et gageons que le tri entre les alternatifs de pacotille et les vrais défenseurs d’un changement de système se fera rapidement, de bonne manière.

19 commentaires:

  1. "Si le papier, écrit par un autre, est assez solide techniquement, en revanche, idéologiquement, il est d’un conformisme stupéfiant."

    Bien sûr que cet article a été écrit par quelqu'un d'autre.

    Il aurait peut-être pu l'être par vous, et dans un autre sens.
    Il aurait peut-être pu l'être par Philippot. Mais le fait qu'en 2017 il n'y a pas eu autant de votes que souhaité lui a été imputé, et il est parti ou s'est fait éjecter.
    Si vous vouliez qu'il reste, il fallait apporter votre soutien sous forme de vote en 2017.

    Enfin, vous persistez à raisonner en terme de tout ou rien. Mais ce n'est pas le cadre adapté à une élection.

    Allez leur demander, à eux, ce qu'ils en pensent :

    https://www.marianne.net/economie/entreprises/cest-un-vrai-gachis-a-fessenheim-le-blues-des-habitants-avec-la-fermeture-de-la-centrale

    et demandez-vous à vous-même si vous souhaitez bien cela :

    https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/politique/benedetti-repentance-macron-sous-traitant-de-la-propagande-algerienne-129230

    et autres conséquences néfastes apparues depuis 2017.

    Donc non, vous n'êtes pas justifié rétrospectivement par cet article sur la dette.
    Vous n'êtes pas justifié car :
    - il y a bien d'autres éléments dans un mandat, et même si vous les considérez comme secondaires par rapport à votre objectif, ils sont en fait indispensables à votre objectif.
    - si Mme Le Pen avait été élue en 2017 et si elle avait déçu, votre volonté de trouver un autre candidat, sur une ligne différente, pour 2022 et après, en aurait été facilitée.

    Une France ayant perdu son indépendance énergétique ; une partie de ses savoirs-faire par la revente d'entreprises à l'étranger et les délocalisations ; etc, qui suivent ; et son patriotisme par la propagande incessante contre l'histoire de France ; une telle France sera moins en mesure de retrouver sa souveraineté.

    C'est bien pour cela que Macron mène la politique qu'il mène, en matière mémorielle et migratoire en particulier.

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    1. espérons que cela n'aboutisse pas :

      https://twitter.com/f_philippot/status/1369236729832615942

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    2. @ Anonyme

      « Il aurait peut-être pu l’être par vous, et dans un autre sens » : merci de pointer le problème avec Marine Le Pen. Vous avez raison de souligner que ses idées et ses propositions sont extrêmement fluctuantes. Ce n’est pas ma conception de la politique. Et cette forme de chiraquisme signifie qu’au pouvoir, elle pourrait bien être dans la continuité du passé, y compris sur des sujets où on ne l’attend pas.

      Pour que Philippot reste, il fallait que moi, je vote pour elle en 2017 ???!!! Vous m’accordez bien trop d’importance…

      Bien d’accord sur le fait qu’il y a beaucoup d’autres éléments dans un mandat et les questions de société et d’immigration en font clairement partie. Mais la légèreté et les variations de Marine Le Pen sur tellement de sujets font qu’il est impossible de la croire sur un quelconque sujet. Pas sûr qu’elle n’aurait pas fermé Fessenheim pour se donner une touche écolo, faire un symbole. Pas même sûr que sur l’immigration et la laïcité, pour se normaliser, elle ne fasse pas non plus du Tsipras. Sarkozy a beaucoup parlé, et semblait sur une ligne dure. Dans la réalité, sa politique a souvent été qu’un prolongement du passé et on lui doit la double peine.

      « Si Marine Le Pen avait été élue en 2017 » ! Cela s’est joué à 10 millions de voix ! Avec des si, on peut mettre Paris en bouteille aussi.

      @ Anonyme 17h57

      J'ai relayé. Tristement prévisible.

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  2. Une sortie unilatérale de l'UE n'est de toute façon pas envisageable à court ou même à moyen terme, seule une minorité de Français la souhaite. Electoralement, c'est l'échec assuré. La meilleure stratégie consiste à miner les institutions européennes de l'intérieur jusqu'à l'implosion finale du carcan européen. La France devrait jouer le rôle d'un "Etat-voyou" au sein de l'UE en s'inspirant du modèle de la Hongrie.

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    1. Rester dedans et dire NEIN le plus souvent possible !

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    2. Étant donné la dégradation de la situation sur tous les plans (économique, sécuritaire...), je ne suis pas sur qu'une majorité de Français soit encore très satisfaits de l'UE. Mais on ne nous a jamais posé la question! Et on se garde bien de la poser!

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  3. @ Marc-Antoine,

    Pas du tout d’accord. C’était probablement ce que pensait Cameron en 2015… Un Frexit est parfaitement possible dès 2022. Certes, seule une minorité des citoyens y est probablement déjà favorable, mais l’adhésion à l’UE ne cesse de baisser, elle ne repose plus que sur une majorité qui croit qu’en être est sans doute moins pire que de ne pas en être, ressort qui s’amenuise avec le temps, le Brexit, et les derniers mois, où l’UE s’est décridibilisée plus encore. Je vais développer samedi. Je pense au contraire qu’une majorité pourrait accepter un Frexit. Souvenons-nous de 92 et 05 : le non partait de loin. Et aujourd’hui, le passif du bilan de l’UE s’est considérablement alourdi.

    Je ne suis guère convaincu par la stratégie de désobéissance en restant dedans : cela imposerait tellement de contraintes sans une monnaie nationale, et une possibilité de contrôle des mouvements de capitaux par exemple. Et l’issue est incertaine. Après tant de déceptions et de revirement, je pense que cela la clarté pourra passer.

    @ Antoine

    Bien d’accord

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  4. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  5. Après la capitulation de Tsipras, je pensais que les électeurs (de gauche notamment) allaient ouvrir les yeux et se rendre compte qu'une politique alternative n'est pas possible dans le cadre européen. Mais c'est exactement l'inverse qui s'est passé : le ralliement à l'euro aussi bien à gauche qu'à droite des principaux partis dits souverainistes. Et ceux qui persistent dans la volonté de sortir de l'euro sont marginalisés.

    Nous sommes donc dans une impasse puisque l'échec de l'euro est patent, mais les électeurs ignorants des questions économiques, et maintenus dans cette ignorance par les médias, n'accordent leurs suffrages qu'aux partisans de l'euro, tout en pratiquant un « dégagisme » électoral qui montre pourtant leur insatisfaction de l'offre politique.

    Je crois de plus en plus qu'il faudra une crise grave et l'effondrement de l'euro pour que les yeux et les esprits s'ouvrent. Et je pense que l'on n'en est plus très loin, car la crise sanitaire, et l'expansion monétaire et budgétaire démesurée, vont bientôt nous conduire à une nouvelle crise financière plus importante que les précédentes.

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  6. Vous écrivez : "..le tri entre les alternatifs de pacotille et les vrais défenseurs d’un changement de système se fera rapidement..". De vrais défenseurs d'un changement de système ?? Audibles d'une large part de l'électorat ?? Des noms ! des noms !!
    En plus, je crains qu'il n'y ai pas de consensus sur le "changement de système". Dans l'UE ou hors l'UE ? Pour faire quoi ? Le Frexit n'est pas un fin en soit que je sache, au mieux un moyen. Mais un moyen pour faire quoi ? Des tripatouillages de la monnaie à la Raymond Barre ? Merci, j'ai connu, c'est pour les gens de ma génération un ragout peu attrayant.
    Oui, il faut urgemment réformer l'UE (j'ai bien dit réformer, pas la détruire complétement), mais qui en parle ? Qui propose des pistes claires pour cette réforme en profondeur des Traités que nous attendons et qui serait surement plus acceptable que bête Frexit ??

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    1. Moi aussi, j'ai connu l'époque de Raymond Barre. Et je n'ai pas non plus aimé. Mais je ne vois pas ce que vous voulez dire par ses « tripatouillages de la monnaie »... Je me souviens plutôt d'un Premier ministre qui tentait de lutter contre l'inflation par de l'austérité, bref pas très différent de ce qui se fait aujourd'hui.
      Quant à réformer l'UE, ça fait aussi très longtemps que j'entends ça, et le fait est que l'on a beaucoup réformé l'UE depuis 30 ans, mais pas en bien : marché unique, monnaie unique, libre circulation, pacte de stabilité, troïka... Et il faut être bien naïf pour s'imaginer que l'UE puisse évoluer dans un autre sens que ce qu'elle ait, et qui fait partie de son ADN.

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    2. Raymond Barre appelait cela des "dévaluations compétitives". Quand il faut dévaluer deux fois pour éviter la banqueroute et qu'en outre on doit supporter une inflation à deux chiffres, il faut être béat pour considérer cela comme une politique économique et monétaire saine.
      C'est à tout cela que je fais allusion avec ma formule (lapidaire je le reconnais) de tripatouillages de la monnaie.
      Réformer l'UE, c'est justement changer son ADN : proposer une ++confédération++ d’États indépendants, fonctionnant sur le principe de la subsidiarité. Dans cette logique supprimer la plupart des "politiques communes", et garder l'euro et la libre circulation des biens et des citoyens (citoyens, pas "résidents"). Il faudrait écrire des manifestes de propositions en ce sens au lieu de pleurer inutilement sur la perte de souveraineté (qui est évidente, oui et alors, que fait-on ?)
      J'attends l'émergence d'une offre politique intelligente, pragmatique, qui propose un avenir à la France et à l'Europe qui ne soit pas un retour impossible sur une souveraineté idyllique, théorique, naïve.
      Bon, à part ça, j'aime bien votre blog, merci pour vos articles qui m'incitent à réfléchir même et surtout lorsque je ne suis pas complétement d'accord :-)

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    3. Il n'y a pas eu de tripatouillage mais une sortie du serpent monétaire qui a permis au franc de flotter. Un tripatouillage, c'est une intervention. Laisser une monnaie flotter, c'est au contraire ne pas intervenir sur son cours. Je pense que le tripatouillage, c'était le serpent, puis le SME, et maintenant l'euro. L'euro est un tripatouillage permanent car on impose à des pays un taux de change qui ne leur convient pas et qui pénalise leur activité économique.

      Quant au principe de subsidiarité que vous mettez en avant, là aussi ce n'est pas nouveau, ça existe déjà dans les traités mais c'est une vaste blague. Vous dites qu'il faudrait supprimer les politiques communes et garder l'euro, mais c'est impossible car ça briserait la cohésion européenne. Un marché unique et une monnaie unique impliquent des convergences, sinon l'union monétaire éclate.

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    4. Votre dernier paragraphe (marché unique + monnaie unique = convergences croissantes obligées) est une pétition de principe à laquelle je n'adhère pas du tout. Je n'ai jamais lu une analyse rigoureuse qui la démontre.
      Je crois à la possibilité d'une entité ++confédérale++, vous non. C'est là l'essence de notre divergence.
      Une question subsidiaire : une confédération durable est-elle possible sans une bonne dose de démocratie ++directe++ qui fasse contrepoids aux tentations de contrôle bureaucratique et technocratique de la structure dirigeante ? C'est un vrai débat, l'histoire de la confédération helvétique est intéressante même si le modèle n'est pas directement transposable.
      Bonne soirée et merci pour cet échange !

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    5. C'est pourtant simple : un marché unique avec une monnaie unique, donc sans pouvoir se protéger, induit une concurrence terrible qui pousse les pays à être les plus compétitifs et donc à suivre des politiques économiques de l'offre. Dans ce contexte, celui qui ferait une relance de la consommation dégraderait ses comptes. On a connu ça en France en 1983 lorsque Mitterrand n'a pas voulu sortir du SME, il a été contraint de mettre un terme à sa politique de gauche initiée en 1981. Avec l'euro et le marché unique, c'est la même chose puissance 1000.

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    6. Cher Monsieur, votre réponse est effectivement très simple, voire simpliste, et en tout cas ignore quelques réalités historiques.
      Je vous engage à regarder attentivement la vidéo d'un ami disponible ici:
      https://www.youtube.com/watch?v=1RsYJIa0ZJM
      A.M.

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    7. C'est une vidéo sur la dette publique, donc sans rapport avec mon propos. Je parlais de la compétitivité des entreprises dans le cadre du marché unique et de la monnaie unique, du commerce extérieur autrement dit.

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  7. @ AlainM

    Pour l’instant, en effet, il n’y a pas de nom. Ce que je dis, c’est que lors de l’élection présidentielle, je pense qu’une voix réellement alternative pourrait émerger rapidement face aux alternatifs de pacotille. Après, s’il n’y a personne de mieux que FA, rien ne se passera, mais je pense que l’attente est là.

    Bien sûr, le Frexit n’est qu’un moyen. Pour moi, il n’y a aucun changement possible de l’UE, dans l’UE : les négociations à rallonge du Brexit l’ont montré. Il faut quitter ce cadre pour pouvoir, comme la GB, reprendre une liberté d’action politique.

    Après, je pense qu’une organisation européenne serait utile, une Communauté des Etats Européens, mais il faudrait la construire sans la moindre bureaucratie centrale. Ce serait un lieu de rencontre des chefs d’Etats pour échanger sur leurs projets communs, qui seraient organisés par des Agences, sachant qu’il pourrait y avoir plusieurs agences sur le même sujet, en fonction des différences de vue des pays : une PAC protectrice et une PAC marchande par exemple.

    Il y a 13 ans, j’ai contribué à écrire un traité alternatif, inspiré du Plan Fouchet, et nous avons tenu une conférence pour présenter le plan, un petit livre a été édité.

    L’euro, cela ne pourra jamais marcher. Après 70 ans de vie monétaire commune, même la Slovaquie et la République Tchèque ont jugé bon de se séparer monétairement. Alors, à l’échelle de la zone euro…
    http://www.gaullistelibre.com/2013/03/le-demontage-de-leuro-possible.html

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  8. Cher Monsieur,
    Votre dernière réponse, très mesurée, me convient (presque) tout à fait :
    - le frexit n'est qu'un moyen, pas une fin en soit ;
    - une personnalité politique, pour trouver le soutien d'un grand nombre de français, doit non seulement expliquer en quoi l'UE et l'euro sont toxiques, mais surtout pour quel projet en sortir. Quels échanges commerciaux, avec qui, quelle politique douanière, quid d'une monnaie commune (pas unique mais commune) pour les échanges internationaux, garantie sur quoi et par qui, quel contrôle des changes et pour quelle durée, etc.
    Pour l'instant nous n'avons pas (à ma connaissance) d'offre politique audible qui entre dans tous ces "détails", pourtant essentiels pour tracer les contours d'un avenir non anxiogène.
    Merci pour ces échanges et pour votre blog, que je suis avec intérêt.
    A.M.

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