Bien sûr, les eurogagas s’appuient sur l’argent français redistribué par l’UE à nos agriculteurs (avec une énorme retenue, distribuée aux autres pays et aux eurocrates) pour soutenir qu’ils dépendent de Bruxelles. Mais dans la réalité, depuis trente ans, l’UE sacrifie notre agriculture, en divisant par deux le budget alloué à la PAC, et en la soumettant à une concurrence étrangère toujours plus féroce.
Le triple massacre de notre agriculture
Et la descente aux enfers de nos agriculteurs n’est malheureusement pas finie. Le futur budget 2028-2034 fait apparaître une chute de 20% du budget consacré à la PAC : 300 milliards sur 7 ans au lieu de 386 ! Comme on pouvait le craindre, l’exécutif actuel ne semble pas se battre très sérieusement sur la question, comme tous les exécutifs précédents, qui ont laissé faire la saignée du budget de l’agriculture. De même, la plupart des médias, trop souvent prompts à défendre le machin européen, sont bien timides pour évoquer ce véritable scandale budgétaire, qui devrait être couvert de manière bien plus fréquente et vindicative. L’UE sacrifie délibérément notre agriculture, en soutenant essentiellement un modèle ultra-productiviste et peu qualitatif, et en renforçant sans cesse la concurrence internationale.
Il faut étudier la note de l’INSEE sur l’emploi agricole pour mesurer la détresse des agriculteurs. Il est frappant de noter à quel point les chiffres sont tordus pour amoindrir le problème, puis repris sans recul par l’audiovisuel public... La France ne compte plus que 366 mille agriculteurs, dont 79 mille au régime du micro-bénéfice agricole. Mais ces derniers ne gagnent en moyenne que 700 euros par mois ! Pire, 12,3% des restants, soit 35 mille ont des revenus nuls, ou même négatifs. De manière effarante, certaines moyennes, ou médianes, excluent la bagatelle de 114 mille agriculteurs, sans doute pour ne pas trop baisser les chiffres… Et 10% des restants (25 mille), gagnent à peine 610 euros par mois. En clair, près de 40% des agriculteurs ont des revenus dérisoires par rapport au service qui rendent à la société.
Alors que les scandales sanitaires se multiplient (la Chine venant de refouler de la viande de bœuf venue d’Argentine), il est révoltant de voir que l’UE continue à multiplier les accords de libre-échange avec des pays qui ont des normes bien moins rigoureuses que nous. Invariablement, l’ouverture de nos marchés agricoles est la contre-partie de l’ouverture des marchés étrangers aux voitures allemandes. C’était le cas pour l’accord avec le Mercosur. C’est aussi le cas pour l’accord avec l’Australie, et on peut craindre que ce soit le cas de l’accord avec l’Inde. Trop souvent, nos agriculteurs sont sacrifiés, au bénéfice des industriels allemands, dans une illustration très claire des priorités de cette UE, qui tourne d’abord pour Berlin, du fait de la capacité effarante de nos dirigeants à oublier de défendre nos intérêts nationaux.
Pour couronner le tout, derrière le discours sur la défense des AOP, en partie réel, bien des aspects des règles de l’UE handicapent la production de qualité venue de France. La première raison, c’est l’opacité permise par l’UE sur l’origine des matières premières agricoles, puisqu’elle permet de mentionner une « origine UE » bien vague. Pire, elle permet même un affichage « origine UE et non UE » totalement ridicule, qui revient à dire que le consommateur n’a doit à aucune information. En réalité, trop influencée par un modèle productiviste anglo-saxon peu qualitatif, l’UE défend surtout un modèle d’usines agricoles à rebours complet de la vision Française, qualitative, innovante, souveraine, qui promeut un rapport à la nature bien plus équilibré, défend les petites exploitations et une juste rémunération des agriculteurs.
Encore une fois, il n’y a rien à attendre d’une UE qui poursuit et poursuivra son œuvre malfaisante de destruction d’un modèle agricole qualitatif, équilibré, humain et souverain. Si nous restons, les agriculteurs toucheront toujours moins, de plus en plus de produits industriels et bien moins qualitatifs entreront sur nos marchés, sans réelle information pour les consommateurs. Encore une raison de sortir de l’UE.



Il faut revenir à l’agriculture vieillotte des années 50, c’est ça le progrès!
RépondreSupprimerLes jeunes devraient quand meme savoir que si on veut bien gagner sa vie, il vaut mieux devenir banquier d’affaires ou commandant de bord chez Air France plutot que paysan et choisir leur carriere professionnelle en consequence!
RépondreSupprimerIl est évident que l'on peut compter sur les banquiers et les commandants de bord pour nourrir la population.
SupprimerUne critique salutaire des causes de la misère de nos compatriotes agriculteurs ! A diffuser partout !
RépondreSupprimer@ Anonymes
RépondreSupprimerNon, il faut une agriculture de qualité, qui protège les agriculteurs et les consommateurs, qui remunère bien ceux qui nous nourrissent. Il faut donc rompre avec le libre-échange mortifère qui détruit notre agriculture et notre santé. C’est d’ailleurs le choix de bien des pays asiatiques, comme le Japon, la Corée du Sud ou la Chine, qui n’ont pas cédé à la folie du laisser passer.
Un agriculteur doit pouvoir bien gagner sa vie (ce que seule une petite minorité fait aujourd’hui).
@ Johnathan
Merci
1) Ni la UE ni l'état français n'ont à biberonner les agriculteurs pas plus que les ingénieurs, ou les routiers ou les infirmiers ou toute autre profession. On gagne sa vie en produisant des biens ou services de valeur. Et une nourriture de qualité en est certainement.
RépondreSupprimer2) Alors demandons nous plutôt pourquoi les revenus des agriculteurs français sont si faibles que vous le dites.
Est-ce la petite taille de leurs exploitations ? Si je ne possède que 10 vaches, je ne peux certes pas prétendre échanger le lait qu'elles produisent contre les biens industriels dont nous avons besoin aujourd'hui, voitures, ordinateurs, soins médicaux, vacances...
Est-ce l'exploitation exercée par les grandes surfaces et l'industrie agroalimentaires, qui pratiquent de prix d'achats trop bas ?
En tous cas il est absurde de donner la faute de la situation à la UE qui a beaucoup de défauts, mais pas celui d'appauvrir les agriculteurs français, sauf si l'on considère que les avoir habitués à de décennies de PAC les a rendu pu concurrentiels
@ Anonyme
RépondreSupprimerJe suis d’accord pour dire que les subventions ne sont pas le meilleur moyen d’assurer un bon niveau de vie pour les agriculteurs. Il faut, comme le font les pays asiatiques, permettre des prix bien plus rémunérateurs (le riz est 3 à 4 fois plus cher au Japon) par des mesures de protection fortes (quotas, taxes, normes…).
Il n’y a plus que 400 000 agriculteurs en France. Je ne pense pas que la quête du toujours plus grand soit la voie. C’est surtout une action sur les prix qui doit avoir lieu. Et, de manière intéressante, les prix de l’alimentaire ne sont pas si élevés au Japon, mais le pays parvient à faire en sorte que ses agriculteurs gagnent plus.
L’UE est au cœur du problème car elle a réduit les aides, tout en ouvrant toujours davantage.
Avez-vous des sources qui confortent votre position que les agriculteurs japonais gagnent davantage que leurs homologues français ?
SupprimerJ'ai pu constater moi même au Japon des prix alimentaires beaucoup plus faibles qu'en France...
Il faudrait évidemment que l’agriculture soit complètement ouverte.
RépondreSupprimerL'Indépendant
SupprimerToujours aussi stupide les commentaires du troll euro mondialiste. Les faits les chiffres vous donnent tort.
Supprimer@ Anonyme 18h26
RépondreSupprimerLa source, c’est The Economist, certes il y a quelques années, mais qui pointait que les prix du riz au Japon étaient beaucoup plus importants qu’en Inde ou en Thaïlande, par des mécanismes protectionnistes particulièrement poussés, permettant au pays de garder une agriculture locale plutôt que de choisir de s’approvisionner à bas coût en dehors de chez eux :
http://www.gaullistelibre.com/2016/02/du-riz-du-libre-echange-et-du-modele.html
@ Anonyme 22h41
Surtout pas :
- Les gains en prix ne sont pas toujours durables : une fois qu’un pays ou quelques pays deviennent dominants, alors, ils peuvent remonter les prix
- C’est une course au moins-disant social et règlementaire, du fait d’un monde trop ouvert
- Nul besoin d’ouvrir l’agriculture pour se développer, au contraire : la protection féroce de l’agriculture (et d’autres secteurs) est au cœur du modèle de développement asiatique, comme même The Economist le reconnait (cf plus haut)
- Enfin, cela nous expose à des chocs d’approvisionnement car un incident météorologique dans le (ou les) pays qui est (sont) devenu(s) le(s) principal(ux) producteurs a beaucoup plus d’impact que si la production est restée davantage répartie autour du monde
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RépondreSupprimer"La source, c’est The Economist, certes il y a quelques années, mais qui pointait que les prix du riz au Japon étaient beaucoup plus importants qu’en Inde ou en Thaïlande"
A partir du fait que il y a 10 ans le prix du riz japonais était plus haut qu'en Inde, vous déduisez que les revenus des agriculteurs japonais sont plus élevés que ceux des agriculteurs français.
J'avoue que la logique m'échappe.
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