Lors
des élections municipales, Robert Ménard a été l’une des attractions du scrutin
puisqu’il a remporté la plus grande ville gagnée par une personne soutenue par
le Front National. Adepte de la provocation, il
s’est encore fait remarquer par un hommage qu’il a rendu le 5 juillet dans sa
ville.
Souvenirs
d’Algérie…
Bien sûr, le
parcours de la famille de Robert Ménard, pied noir, explique sans doute en
partie pourquoi il a choisi de rendre un tel hommage. Mais cela ne le rend pas
pour le moins choquant, surtout de la part d’un élu de la République. En effet,
il
a prononcé un discours et s’est incliné sur un stèle du cimetierre de Béziers
qui rend hommage à quatre morts de l’OAS, deux à l’origine de l’assassinat
du commissaire d’Alger, le fondateur des commandos Delta et Jean-Marie
Bastien-Thiry, organisateur de l’attentat manqué contre le Général de Gaulle au
Petit-Clamart. Le maire de Béziers se défend : « ce
n’est pas une stèle en l’honneur de l’OAS, mais de fusillés comme il y en a
tant eu, avec un certain nombre de noms qui figurent sur cette plaque. Je suis
né à Oran, mon père a failli être tué ce jour-là. Il y a un déni de réalité sur
ce qui s’est passé… Les critiques ? Je m’en contrefiche ».
Sa ligne de
défense est tout de même contradictoire puisqu’il commence par nier l’aspect
politique tout en finissant par y retomber en parlant de « déni
de réalité sur ce qui s’est passé ». Même s’il faut reconnaître
que beaucoup ont souffert, de tous les côtés, il n’en reste pas moins effarant
qu’un élu de la République rende un hommage à une organisation terroriste qui
était alors en lutte contre la France, signe d’un profond mépris de notre
histoire et de ce que nous sommes. C’est aussi une façon de mettre du sel sur
les plaies de notre histoire mais aussi de raviver les tensions au sein de
notre société, finalement
une démarche assez peu surprenante de la part d’une personne qui a été élue
avec le soutien de l’extrême-droite et qui
a pris quelques proches plus extrêmes encore que le FN !
Un acte
anti-gaulliste
