Billet invité de l’œil de Brutus
La plupart des réflexions ci-après sont issues de la lecture du Crépuscule
de la France d’en Haut de Christophe
Guilluy (Flammarion 2016)
Pier Paolo Pasolini
soulignait déjà en 1974 (!) qu’en abandonnant la question sociale, la gauche
chercherait à instrumentaliser un « antifascisme facile qui a pour objet un fascisme archaïque qui n’existe plus et
n’existera plus jamais ». Lionel Jospin reconnaîtra plus tard que
cette « lutte antifasciste en France
n’a été que du théâtre » et que le « Front national n’est pas un parti fasciste ». Et ce n’est pas
un hasard si de BHL à Pierre Bergé, du MEDEF au entreprises du CAC 40, de
Hollywood à Canal plus, les plus grands pourfendeurs du « fascisme »
sont aussi les meilleurs zélateurs de la mondialisation. On remarque également
que bien souvent les groupes « antifa » recrutent leurs membres non
parmi les ouvriers mais parmi les jeunes diplômés de la bourgeoisie.


