dimanche 9 août 2015

La France : la dernière histoire d’amour de Bernard Maris

C’est un petit livre dont je me souviendrai sans doute très longtemps : le manuscrit envoyé le 2 janvier, cinq jours avant la tuerie dont il fut une victime, par Bernard Maris, économiste membre de Charlie Hebdo, donc plutôt anarchiste et internationaliste, véritable déclaration d’amour à la France.



Coup de foudre patriote

Ce livre conservera pour toujours un caractère particulier. En effet, voici un intellectuel a priori peu tourné vers son pays, qui semble découvrir son amour charnel pour sa patrie. Mais dans ce texte finalement assez brut, l’intellect et le rationnel font assez souvent place aux tripes et aux sentiments, le tout dans un style parfois un peu familier et provoquant, mais dont le fond témoigne d’une grande culture et d’une mise en perspective souvent originale et recherchée, entre l’empirique et le théorique. Cela donne une belle chaleur à cette véritable déclaration d’amour, à mettre au panthéon du patriotisme. Ce livre, assez méridional, donne aussi une envie, hélas malheureusement impossible aujourd’hui, de discuter avec son auteur, une invitation au dialogue et à la discussion et à lire ses autres ouvrages.

Il note, sans le formaliser pleinement, ce qui unit notre pays. Il cite Pierre Chaunu, qui, en 1982, parlait des « 800 millions de morts dormant sous la terre de la douce France » ou Marc Bloch, dans « L’étrange défaite » : « il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du Sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération ». Il parle avec émotion de son maître « très sévère » de CM1, qui « nous donnait simplement envie de lire (…) bras croisés, muets de terreur et d’émotion ». Il vante la richesse de notre débat intellectuel, reconnu par de nombreux Nobel, notre vision de la famille et de la femme, nos racines terriennes, notre diversité, notre tolérance, mais aussi nos contradictions.

La conversion d’un anarchiste internationaliste

Il revient sur les raisons qui l’ont poussées à écrire ce livre : « depuis peu, le french bashing me ravit, m’exalte ; je me sens bien. Je relève la tête et je souris ; et mes traits se durcissent, comme ces prisonniers giflés avant l’exécution. Tremblez ennemis ! Je me sens comme Ulysse de retour dans son pays occupé par les prétendants. J’ai vu (un peu) le monde. J’ai négligé mon pays. Je l’ai négligé comme une évidence. Et j’ouvre les yeux sur ceux qui lui ravissent… ce que vous voulez ». Il rappelle que cela fait 150 ans que certains de nos intellectuels dénoncent le déclin de la France, et ironise « incroyable que cette nation survive sous cette lancinante lapidation des pierres du désespoir ».

C’est aussi une déclaration d’amour aux Français « non, Français, vous n’êtes pas coupables, vous ne devez rien ; le chômage, la catastrophe urbaine, le déclin de la langue, ce n’est pas vous ; le racisme, ce n’est pas vous, contrairemet à ce qu’on veut vous faire croire. Vous n’êtes pas coupable. Retrouvez ce sourire qui fit l’envie des voyageurs pendant des siècles, au pays où Dieu est heureux* ». Pour lui « ceux qui brament à l’impossibilité de réformer la France sont des incapables, des lâches ou bien les deux ensemble. Ils cherchent à faire retomber leurs échecs et leur culpabilité sur ces pauvres Français qui n’en peuvent mais ». Il rapporte comment l’équipe de Charlie Hebdo lui a fait aimé la France.

Ce livre est porteur d’un immense espoir, à plusieurs titres. D’abord, il montre que l’amour de la patrie peut ressurgir dans des parties de l’opinion qui y semblent pourtant les plus rétives. Ce faisant, cela montre qu’un jour, tôt ou tard, une alternative finira par naître. Demain, je reviendrai sur les traits que donne Bernard Maris à son patriotisme et sa lecture de notre grand roman national.

* en Allemand, il existe une expression qui dit « heureux comme Dieu en France » !


Source : Bernard Maris, « Et si on aimait la France », Grasset

33 commentaires:

  1. Etant français, je pense connaitre la France et j'en apprécie certains aspects, mais je n'en ai pas une vue totalisante ou personnificatrice. On peut y voir des problèmes comme Bloch l'a fait à son époque.

    Je ne vois pas bien pourquoi je devrais me sentir plutôt français que terrien. J'ai séjourné dans d'autres pays et j'y ai trouvé aussi des aspects sympathiques et d'autres moins.

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    1. Bin si vous vous sentez "terrien" assumez et mettez-vous au niveau de vie moyen du terrien, c'est à dire bien moins que le vôtre.

      Et si par contre vous tenez à votre niveau de vie actuel, convenez qu'il a quelque chose à voir avec le fait que vous êtes français et pas terrien.

      C'est fou de devoir expliquer ces évidences, mais chez une partie des classes moyennes françaises (et pas d'autres pays occidentaux) c'est devenu nécessaire. Donc je passe bénévolement les cinq minutes de tapage de clavier pour vous rendre moins bête. Appréciez...

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    2. @ Anonyme

      Parce que l’identité française est bien plus forte que l’identité terrienne, que la solidarité s’organise à l’échelle de la nation et que la démocratie s’organise aussi à cette échelle.

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  2. ses antimanuel d'économie montraient une grande lucidité et modestie à face à "l'assurance" habituelle des tenants de la science économique

    il est coauteur d'un livre plus ardu "capitalisme et pulsion de mort" où on découvre une culture et une curiosité naturelle chez lui pour expliquer notre époque sous divers angles..

    sans préjuger des postions politiques ou idéologiques de chacun, cette manière qu'il avait de décrypter et sa vision du système déviant actuel me rappellent et après coup un lordon ou un steve keen avec son "imposture économique"..

    Stan

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  3. @ Stan

    les tenants de la science économique ont une profonde aversion envers ceux qui les contredisent, compte tenu à leur difficulté à renié leurs savoirs pour persévérer dans l'erreur et pour eux il suffit qu'il est un pouvoir pour le transformer en pouvoir nuire et ainsi par la censure priver ceux qui s'interrogent sur la réalité avoir leurs réponses.

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  4. Bernard Maris nous manque beaucoup....Je l'appréciais depuis longtemps .. et encore plus depuis ses critiques sur l'€ !
    Quand aux français Il y'a les régionalistes, les européens, les internationalistes, les patriotes et ...les indifférents.
    Moi je suis patriote et à ce titre je 'souffre' de voir l'état dans lequel se trouve notre pays.
    En tant que patriote par exemple je vois gros comme une maison que Hollande va se servir de la chartre des langues régionales à des fins de politique politicienne.
    L'organisation européenne actuelle, le régionalisme politique 'détricotent' les liens qui unissent les français depuis des siècles.
    Le vrai combat politique actuel est entre les patriotes et .. les autres.

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  5. « Retrouvez ce sourire qui fit l’envie des voyageurs pendant des siècles, au pays où Dieu est heureux ».

    Oui, l'envie des voyageurs. Et pas forcément en visitant la France.

    En 1853, l’explorateur britannique Richard Burton entreprend un voyage d’exploration de la péninsule arabique sous le déguisement d’un médecin indien. Il embarque à Alexandrie sur un vapeur qui doit le conduire au Caire.

    « Notre petit bateau à vapeur, surnommé l'asthmatique, était rempli d'une foule d'autant plus mêlée qu'il n'y régnait aucun ordre. Deux officiers de l'armée des Indes se bornaient naturellement à boire du mauvais thé, à fumer des cigares et à causer entre eux comme de vrais Anglais. Une bande de cavouas courdes [kurdes ?] escortait un trésor. Une troupe de Grecs bruyants se rendait spécialement désagréable aux solennels musulmans par les boissons fermentées et les jus de tabac, dont ils menaçaient à chaque instant de souiller les sacs et les paquets. La seule jolie femme qui fût à bord, une jeune Espagnole, y semblait aussi déplacée qu'une rose au milieu des épines. De graves Italiens se tenaient silencieusement assis sur leurs bancs ; ils étaient chargés d'acheter des chevaux pour le roi de Sardaigne. Il y avait encore un Allemand, chope de bière le matin et chope de bière le soir ; un négociant syrien, l'homme le plus riche et le plus laid d'Alexandrie ; enfin des peintres décorateurs qui, venus de France, allaient travailler au palais du pacha, à Choubra. Ces vrais enfants de Paris, voltairiens, montagnards, sans-soucis, étaient bien les plus heureux de nos compagnons. Tout le long du jour, ils étaient assis sur le pont, jacassant comme leur nation seule sait jaser, jouant à l'écarté pour l'amour du jeu, se faisant des «  punch un peu chiques », racontant toute espèce d'aventures mirobolantes, ou bien chantant, dansant, dormant ; puis se relevant pour boire, causer, danser et chanter encore. Ils étaient étrangers à cette morgue occidentale que prennent si promptement les Européens en Orient, et il se montrèrent assez polis à mon égard pour vouloir m'apprêter quelque forte boisson. Je fus loin de rencontrer partout un semblable accueil. Même un de ces officiers anglais, qui étaient de la même arme que moi, fit entre ses dents la remarque que sans doute je n'y voyais pas clair, parce que je lui avais par hasard touché le coude. Je lui en sus gré comme d'un compliment, adressé à la façon dont je m'étais déguisé. » (Voyages du capitaine Burton, abrégés par J. Belin-Delaunay, 2e éd., Paris, hachette, 1873, p. 4-5).

    YPB

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  6. Depuis 50 ans, la France c'est aussi le mauvais goût et la médiocrité vulgaire de nombreux élus locaux, son patronat rétrograde, ses syndicalistes ringards qui ont pour toute ambition d'aller pantoufler dans une commission paritaire.

    L'impérialisme de ses hypermarchés, ses ZAC hideuses aux panneaux publicitaires criards qui agressent l’œil en permanence, ses ronds points ridiculement décorés à grand frais :

    http://www.telerama.fr/monde/comment-la-france-est-devenue-moche,52457.php

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    1. c'est aussi les bobos de télérama, journalistes et lecteurs.

      Hélas...

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  7. Anonyme9 août 2015 16:31

    Et les commentaires de beauf à la Dupont Lajoie aussi.

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  8. "La circulaire Guichard de mars 1973 arrête huit opérations gigantesques qui étaient en train d'être construites, et interdit de construire par la suite des grands ensembles trop importants, disproportionnés par rapport à la population de la ville dans laquelle ils sont construits"

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Guichard

    Ces grands ensembles qui n'ont jamais été construits n'étaient ni trop importants ni disproportionnés pour la simple raison que la démographie est la seule science humaine exacte. Ils étaient destinés à loger des enfants qui étaient déjà nés et dont on connaissait le nombre avec précision : les gros bataillons des baby-boomer, la génération la plus nombreuse que nous ayons jamais eu et aussi la première qui fut impitoyablement sacrifiée en temps de paix.

    Le baby-boom a culminé en 1967. Il n'y a pas plus baby-boomers que ceux qui sont nés cette année là. Quand ils sont arrivés 18 ans plus tard en 1985 sur le marché du travail et du logement cela faisait déjà 10 ans que tout était bouché.

    C'est la première génération qui aura vécu moins bien que celle de ses parents. Et elle est déjà condamnée à la misère pour ses vieux jours du fait du démantèlement de l'assurance vieillesse. Les longues années de chômage non indemnisé avant de trouver enfin un vrai travail (pour ceux qui ont fini par en trouver un) vont venir amputer une nouvelle fois de maigres retraites déjà amputées par l'allongement de la durée de cotisation.

    Si les grands ensembles nécessaires pour loger les baby-boomer avaient été construits il y aurait eu beaucoup moins de chômage.

    Ivan

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  9. que la France soit "bashinguer" est bien dommage, c'est peut être la preuve que l'artillerie lourde de la presse détenue par les trusts et le matraquage de nos donneurs de leçon d'élites et experts en tous genres, mais surtout en boniments, portent leurs fruits à notre détriment collectif......

    pour ne pas tomber dans ce piège, il faut garder en tête quelques éléments sérieux et d'autres plus drôles, en tâchant d'éliminer autant que possible les interférences dans l'esprit qu'on veut nous infliger par la même occasion....

    l'intox et la désinformation est aujourd'hui bien plus épaisse qu'une purée de patate au chewing gum...

    d'abord s'enlever du crâne :

    - la culpabilité d'être moins bon que la terre entière, celle d'être responsable de ce qui nous arrive..

    - l'impression de n'avoir autour de moi que des ennemis...(fonctionnaires, inactifs, pauvres, retraités, étrangers) qui viendraient nous bouffer notre gamelle

    - croire que les déclarations courantes des politiques de gouvernements de quelque bord qu'ils soient, sont une vérité première, ce ne sont plus que des petits bonshommes serviles à toutes les causes qui leur permet de déplier le parapluie et surtout d'avoir à prendre des responsabilités..

    Stan


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  10. suite 1

    nous sommes confronté à une lutte des classes et des places en temps de pénurie organisée, où ceux qui sont censés nous protégé sont ceux qui nous vendent au marché ..

    les éléments sérieux vite fait

    1° se souvenir que notre redistribution sociale est celle qui a fait que la France a moins sombré que les pays voisins après la crise

    2° le tissu social composé de fonctionnaires, territoriaux et d'actifs du privé constitue un ciment solide. Tout salaire repart dans l'économie sous forme de distribution, de recettes publiques.. L'envie en regardant la gamelle de l'autre ne sert qu'à nous diviser, ce qui doit faire rire nos dirigeants de nous voir nous étriper pendant qu'ils se serrent les coudes en nous demandant leurs suffrages..

    3° nous sommes un pays de 65 millions d'habitant, encore solide, 21 eme puissance mondiale démographique (rare démographie dynamique dans le secteur et 7eme puissance mondiale économique quoi qu'on en dise...ça ne s'invente pas. Pas besoin d'envier la suède, l'allemagne, la GB, les USA ou je ne sais qui, cherchez les bonnes infos, ils n'ont rien de plus que nous...leurs stats sont truandées depuis belle lurette..

    4° les réseaux de banques, multinationales et l''organisation de l'UE sont des suceurs d'énergie, ils se sont constitué de telle manière qu'ils puissent nous enlever un maximum de richesses créees par notre seule existence...et par l'inverse. Un PDG de multinationale de créée rien, il gère comme un comptable laligne des bénéfices;.
    les créateurs sont les PME, les artisans, les commerçants et tout autre individu qui joue de la musique, peint, chante ou danse...

    Stan

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  11. "C'est la première génération qui aura vécu moins bien que celle de ses parents. Et elle est déjà condamnée à la misère pour ses vieux jours du fait du démantèlement de l'assurance vieillesse."

    Eh bien ce beau système de retraite corporatiste-usine à gaz qui prend l'eau, sachez que, contrairement à la légende en cours, il a été produit en majeure partie par le régime de Vichy et non pas par le CNR. Il y avait déjà avant 1940 un système de retraite, depuis 1910 et modifié en 1930.

    "Ceux qui montent sur leurs grands chevaux dès qu’il s’agit de réformer la sécurité sociale sont aussi les meilleurs ennemis de son universalité, ambition pourtant affichée en 1945. Quelle organisation syndicale prône aujourd’hui la fusion des régimes complémentaires de retraites avec le régime général? Quelle organisation syndicale propose de supprimer les caisses de prévoyance professionnelle au profit d’une prise en charge globale par l’assurance-maladie?

    Le génie français, une fois de plus, est parvenu à sacraliser un héritage historique tout en modifiant radicalement son sens. Lorsque les défenseurs de la sécurité sociale prennent la parole, c’est généralement pour défendre un système à rebours de celui que les rédacteurs de l’ordonnance de 1945 prônait. Ou, pour le dire autrement, les plus grands défenseurs du jacobinisme social sont des girondins convaincus."

    http://www.eric-verhaeghe.fr/les-racines-vichystes-de-la-securite-sociale/

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    1. Les retraites c'est "corporatiste" ?
      Vous avez une définition très, très personnelle du corporatisme.

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  12. suite fin

    les éléments les plus drôles

    les tronches qui nous donnent des leçons de conduite ou de gestion , n'en n'ont pas une once sur eux

    - faillite financière de l'UMP, mais le parti ne coule pas, parce que ce sont les banques qui tiennent le bazar

    - la ville d'évry gérée il y a peu par un de nos politiques les plus en vue, a été laissé en état de déficit assez extraordinaire

    - des expertset j'en passe tellement il y en a, ont déclaré en 2009 que la crise était derrière nous (j'ai les noms)...on les voit encore au plus haut niveau proposer des solutions pour sauver la France

    - entre les ministres qui nous disent qu'on pourrait être milliardaire en faisant un effort

    ceux qui nous veulent prendre un vélo quand l'essence est trop chère,

    ceux qui nous disent que le chômage est la lutte prioritaire que les courbes vont s'inverser et qui truandent les chiffres pour que ça arrive

    ceux qui nous racontent que les chômeurs sont responsables de leur sort..
    .......................

    nous nous sommes perdus par nos désirs déçus, nos frustrations de voir une bande de types sans scrupules nous enlever l'espoir, notre impossibilité de voir surgir devant nos yeux des gens capables de prendre vraiment notre destin collectif en main, en envoyant péter tous les parasites qui nous sucent, à commencer par les junckers et toute la clique;..

    la France est belle, elle est forte, elle est grande de ses citoyens, qui ne demandent pour beaucoup qu'à travailler, qu'à vivre correctement avec une vision moyen terme, faire vivre leurs familles au lieu de dépendre de la collectivité...la collectivité est organisée pour faire vivre ses membres qui veut la voir disparaitre pour dépendre de la jungle ?

    les suceurs d'énergie, les assistés sont ceux qui ont sorti l'artillerie médiatique pour nous faire croire que c'est nous qui sommes de trop à nourrir

    mais à chacun de croire ce qu'il veut et de faire tourner les labos pour leur fournir les calmants et anti dépresseurs

    j'ai fini...pardon d'être long

    Stan


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    1. " la collectivité est organisée pour faire vivre ses membres qui veut la voir disparaitre pour dépendre de la jungle ? "

      Ceux qui ne veulent plus être solidaires de leurs concitoyens et que leur puissance financière met à l'abri des aléas économiques . La solidarité ne leur bénéficiant pas, est donc seulement perçue comme une charge par ces personnes. D'ou leur gout pour l'individualisation de la couverture sociale et leur sacralisation de la mondialisation qui cache habilement une volonté bassement cupide, d'échapper à la solidarité envers leur nation d'origine.

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    2. TeoNeo

      exactement mais pas que. ce qui devrait nous causer le plus de soucis c'est que les gens réagissent vertement à l'info d'une "fraude de cent millions " de la part de chômeurs ou de bénéficiaires de prestations de survie, ou de je ne sais qui..

      alors que lorsque vous évoquez la fraude massive des groupes multinationaux à l'URSSAF ou la disparition de centaines de milliards dûe à une fiscalité accomodante ou à des arrangements de nos politiques ou de la supra nationale UE ...rien absolument rien.

      pas un mot lorsqu'un juncker a signé ce qui a permis de baisser les recettes fiscales nationales de l'ordre de 60 à 80. milliards par an (ce qui aurait payé nos intérêts de la dette et quelques grosses babioles en plus) , il est toujours au pouvoir à faire le guignol pendant que les gens focalisent sur les bricoles qu'on leur agite devant les yeux...

      notre collectivité nationale s'érode sous les coups de boutoir du système concentré des médias et du pouvoir complice qui oriente les regards de la masse vers des leurres....

      l'appauvrissement collectifest autant mental que matériel...

      le modèle est connu : une seule classe moyenne qui va du SDF à 7 000 balles par mois, comme il n'y a qu'une UE qui va de la bulgarie en passant par la grèce et l'allemagne

      Stan

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    3. @ Teo Neo

      "Ceux qui ne veulent plus être solidaires de leurs concitoyens et que leur puissance financière met à l'abri des aléas économiques ... d'où leur gout pour l'individualisation de la couverture sociale."

      Mais ceux-là bénéficient du système en place, car un système, quel qu'il soit, n'est jamais neutre.
      Un exemple : ceux qui exercent une profession bien rémunérée après avoir bénéficié de notre système scolaire dans lequel ils n'ont pas eu un centime à débourser l'oublient parfois et se plaignent d'être imposés trop lourdement, alors que, dans bien des pays, leurs homologues remboursent les prêts qu'ils ont consentis quand ils étaient étudiants.
      Un autre exemple : ceux qui sortent des grandes écoles pour passer allègrement du public au privé et inversement oublient ce qu'ils doivent à l'Etat, donc à leurs concitoyens. Et je ne parle même pas des multinationales qui sont choyées par nos politiciens et s'enrichissent à nos dépens, n'est-ce-pas Vinci ?

      Pour le reste, je suis bien entendu en phase avec ce qu'écrit Stan et j'ajoute que nous, à commencer par les politiciens et les médias, devrions mettre régulièrement en avant le terme "solidarité" au lieu de légitimer les pleurnicheries des privilégiés (ouin ! les impôts, ouin-ouin ! les charges ...) et de ne le ressortir des armoires que quand il s'agit de nous faire faire des sacrifices au nom d'un dogme dépassé.

      DemOs

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  13. "Vous avez une définition très, très personnelle du corporatisme."

    Au lieu de raconter n'importe quoi, renseignez vous au sujet du fonctionnement des multiples régimes de retraites en France qui relève d'une logique parfaitement corporatiste, d'une complexité inefficace et inégalitaire.

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    1. Encore le monsieur qui ne veut pas utiliser le bouton "repondre". Tout ça pour prendre plus de place sur le blog je suppose.

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  14. "Encore le monsieur qui ne veut pas utiliser le bouton "repondre". Tout ça pour prendre plus de place sur le blog je suppose. "

    Imbécile !

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    1. Alors pourquoi vous ne vous en servez pas de ce bouton ?
      Je suis imbécile peut être mais je suis capable d'expliquer mes choix.

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  15. @ Stan

    Suite demain et après-demain. Bien d’accord avec la suite, même si je pense qu’il y a beaucoup d’inconscient dans la façon d’agir des médias.

    Merci pour ces rappels

    @ Anonyme 12h35

    Il y a patriotes et patriotes…

    @ YPB

    Merci

    @ Ivan

    Réflexion intéressante

    @ Anonyme

    La complexité corporatiste est malheureusement bien pire ailleurs, cf les USA avec leur système fiscal qui impose un expert comptable pour faire ses impôts ou les tonnes de porc attachées à tout projet de loi pour acheter le vote des élus…

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  16. "Alors pourquoi vous ne vous en servez pas de ce bouton ?"

    C'est une obsession, t'as rien d'autre à foutre que de t'occuper d'un bouton ?

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    1. "Je fais ce que je veux."

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    2. Le monsieur te demande où tu as rangé le bouton. C'est quand même pas difficile, saperlipopette, de retrouver le bouton. Où t'as mis ce bouton ? Tu vas répondre ou quoi ?

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  17. "tonnes de porc attachées à tout projet de loi pour acheter le vote des élus…"

    ?

    Par ailleurs, comparaison n'est pas raison, dédouaner les corporatismes français sous prétexte qu'il y en aurait ailleurs, c'est franchement débile.

    C'est comme si vous justifiez la pollution des nappes phréatiques en France sous prétexte que les USA polluent avec l'exploitation des gaz de schistes. C'est complètement stupide, votre raisonnement.

    Vous êtes à l'image de votre ex-idole, Dupongnangan, complètement à côté de la plaque. Comment voulez vous que les souverainistes soient pris au sérieux quand ils tiennent des raisonnements aussi nases et pourris que les vôtres.

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    1. Anonyme 9 août 2015 22:20

      "tonnes de porc .... pour acheter le vote des élus…"
      T'a fumé des champignons hallucinogènes, pépé, ou t'as non seulement un problème de bouton, mais aussi de copier-coller ? Et c'est quoi, cet exemple de nappe française polluée par des gaz de schiste américains ? Tu pourrais un peu te creuser la tête avant de taper sur ton clavier à moins que tes doigts soient plus rapides que ton cerveau. Réfléchis, nom d'une pipe.

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  18. Mr Herblay

    " même si je pense qu’il y a beaucoup d’inconscient dans la façon d’agir des médias..............."


    je ne le pense pas, en tout cas, il ne s'agit pas d'inconscient, simplement d'une organisation progressive de ce que j'appelle la fameuse "caste" (cette fois inconsciente) de dominants

    il serait d'ailleurs intéressant de développer ce sujet : comment peut se développer une caste de dominants. ?

    Pour s'en convaincre il suffit de regarder à qui appartiennent les principaux groupes de presse.

    https://www.youtube.com/watch?v=-mOK7oVTT3U
    (c'est juste pour illustrer mon propos)

    à partir de là, un quelques principes de management très simples vont pouvoir orienter l'info :

    - le noyautage N- 1 : un patron de presse va choisir un dirigeant de journal qui colle quelque peu à ses principes de pensée ou d'idéologie *

    - le noyautage N- 2 : un directeur de journal va choisir un chef de rédaction qui soit en phase avec la ligne du président..

    - ensuite il y a les journalistes qui vont être progressivement en phase avec la ligne du journal....ou qui devront partir.
    Il est tout de même probable, comme partout, qu'il y ait des remous, en interne, à propos de certains sujets...

    - nombre d'analyses le soulignent, les formations en journalisme et/ou en économie sont majoritairement verrouillées par les porteurs de l'orthodoxie officielle.

    - la presse perd de l'argent : outre le fait qu'un figaro soit subventionné au tirage ce qui fait beaucoup d'argent public pour lire la doctrine du moins d'état, tout le monde sait que la publicité participe à l'orientation de l'information....

    - pour améliorer le tirage, vous choisissez un expert reconnu pour illustrer votre sujet, et des experts qui font vendre, il y en a peu même s'ils se sont contredits en moins de dix ans, la foule des lecteurs n'a pas de mémoire..

    peu ou pas d'inconscience dans la presse....un mouvement moutonnier et croyant par verrouillage, économie et apprentissage....

    Stan

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    1. Pour le coup je serais d'accord avec Le Figaro pour qu'il y'ai moins d'Etat, mais sur un point précis.
      Qu'on arrête de subventionner la presse détenue par des milliardaires.
      Qu'on réserve ces subventions aux journaux qui ne sont pas détenus par des grands groupes ou des personnes qui ont des affaires ailleurs représentant x fois la valeur du journal.

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  19. "Parce que l’identité française est bien plus forte que l’identité terrienne, que la solidarité s’organise à l’échelle de la nation et que la démocratie s’organise aussi à cette échelle."

    Ça c'est votre religion, pour d'autres ça se passe au niveau de la région, pour d'autres c'est le village, pour d'autres c'est la famille, surtout les familles riches d'ailleurs.

    Autrefois c'était la tribu, au paléolithique, puis les duchés au moyen âge...

    Vous voyez bien que l'histoire n'est pas figée et que c'est pas vous avec vos petits bras musclés qui allez la figer en sautant sur son siège comme un cabri en disant la nation, la nation, mais ça n'aboutit à rien, c'est terminé, de Gaulle est mort depuis 45 ans. Il faut tourner la page, il est temps.

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  20. @ Anonyme 22h20

    Le porc, en anglais, qualifie les ajouts à des projets de loi pour financer des projets afin d’acheter des votes. Je ne dédouane pas les corporatismes français, je les remets en perspective avec des pratiques bien pires.

    @ Stan

    Oui, mais ils ne peuvent pas pleinement contrôler tous leurs journalistes… J’ai l’impression que tout n’est pas organisé sciemment, pour connaître un peu le milieu

    @ Anonyme

    Il n’y a pas d’identité européenne, ni terrienne. Au niveau européen ou international, pas de solidarité, mais la concurrence et la guerre économique. Et le projet européen montre bien qu’aller au-delà de la nation hypothèque la démocratie.

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