Billet invité de Marc Rameaux, auteur
de « L’homme moderne »
Patriote. Combien de fois le mot ne fut-il
pas maudit dans les dernières décennies, stigmatisé, rabroué, accusé de tous
les maux, considéré comme cause de toutes les violences, en regard d’un monde
idéal et moderne qui s’en serait débarrassé.
La place que le monde post-moderne lui a
assignée était d’être ad vitam aeternam le troisième pilier de la devise de
Vichy. La cocarde ne pouvait plus être l’insigne des hommes épris de liberté,
en lutte contre l’injustice et l’arbitraire, mais au mieux la marque de
nostalgies surannées et douteuses, au pire le fait de fascistes et d’esprits
étroits.




