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lundi 7 septembre 2020

Le plan-plan de relance, entre postures et impasses

J’ai emprunté à Charlie Hebdo le terme « plan-plan », tant il qualifie bien le pot-pourri énarchique présenté jeudi. Au mieux, on peut y voir la copie passable d’étudiants besogneux et convenus. Mais derrière cet édifice qui additionne des mesures de secrétaires d’état, la communication est bien trop grossière et les impasses bien trop grandes pour que notre pays y gagne grand chose...

 


Copier-coller tout ce qui n’a pas marché

 

lundi 2 décembre 2019

L’indécente charge de l’Obs contre Zineb El Rhazoui

Je n’ai jamais acheté l’Obs, ne partageant guère ses idées, mais il y a des moments où il est difficile de ne pas s’intéresser à ce qu’il ose publier. Dans un papier sur « Les ExMuslims, ces anciens musulmans qui fustigent l’islam », les pires communautaristes semblent avoir trouvé un port d’attache, dans un nouvel exemple de ce que Fatiha Agag-Boudjahlat dénonce bien dans ces livres.



Quand les « bien pensants » deviennent des racistes intolérants

mardi 28 février 2017

Quand le Canada, la Grande-Bretagne et la France font le jeu des islamistes

La semaine dernière nous a rappelé le danger des accommodements avec l’islamisme, typiques du monde anglo-saxon, de la Grande-Bretagne au Canada. Malheureusement, ils débordent de plus en plus dans notre pays, comme l’illustrent les dernières propositions de Terra Nova ou l’affaire du Bondy blog.



Le recul des libertés, au nom de la liberté !

dimanche 9 août 2015

La France : la dernière histoire d’amour de Bernard Maris

C’est un petit livre dont je me souviendrai sans doute très longtemps : le manuscrit envoyé le 2 janvier, cinq jours avant la tuerie dont il fut une victime, par Bernard Maris, économiste membre de Charlie Hebdo, donc plutôt anarchiste et internationaliste, véritable déclaration d’amour à la France.



Coup de foudre patriote

Ce livre conservera pour toujours un caractère particulier. En effet, voici un intellectuel a priori peu tourné vers son pays, qui semble découvrir son amour charnel pour sa patrie. Mais dans ce texte finalement assez brut, l’intellect et le rationnel font assez souvent place aux tripes et aux sentiments, le tout dans un style parfois un peu familier et provoquant, mais dont le fond témoigne d’une grande culture et d’une mise en perspective souvent originale et recherchée, entre l’empirique et le théorique. Cela donne une belle chaleur à cette véritable déclaration d’amour, à mettre au panthéon du patriotisme. Ce livre, assez méridional, donne aussi une envie, hélas malheureusement impossible aujourd’hui, de discuter avec son auteur, une invitation au dialogue et à la discussion et à lire ses autres ouvrages.

Il note, sans le formaliser pleinement, ce qui unit notre pays. Il cite Pierre Chaunu, qui, en 1982, parlait des « 800 millions de morts dormant sous la terre de la douce France » ou Marc Bloch, dans « L’étrange défaite » : « il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du Sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération ». Il parle avec émotion de son maître « très sévère » de CM1, qui « nous donnait simplement envie de lire (…) bras croisés, muets de terreur et d’émotion ». Il vante la richesse de notre débat intellectuel, reconnu par de nombreux Nobel, notre vision de la famille et de la femme, nos racines terriennes, notre diversité, notre tolérance, mais aussi nos contradictions.

La conversion d’un anarchiste internationaliste

mardi 20 janvier 2015

Les questions que posent ceux qui ne sont pas Charlie





Les raisons de la contestation

En un sens, le fait de questionner le mouvement largement majoritaire #JeSuisCharlie, auquel j’adhère, me semble être une forme d’hommage aux journalistes décédés, en remettant en cause l’ordre établi et en soulignant aussi l’esprit critique et la liberté qui existent dans notre pays. Et ces réactions nous imposent de réfléchir à leur sens. Même si je condamne les propos de Dieudonné et sa dernière provocation lamentable, je pense que la justice a raison de l’avoir autorisé à jouer à Strasbourg. En l’interdisant, nous serions allés dans le sens voulu par les assassins. N’est-ce pas en laissant s’exprimer la théorie du complot, tout en la contredisant quand elle dit faux, qu’on la combattra le mieux ? Réduite à la clandestinité, elle est renforcée. Mais cela signifie que les médias doivent veiller à être plus pluralistes.

Après, cela ne signifie pas naturellement qu’il faille laisser faire ceux qui ont perturbé les minutes de silence, qui doivent être sanctionnés. Et je n’ai aucune complaisance avec certaines remises en cause aux relents douteux. Le cas d’Olivier Berruyer, un blogueur star alternatif modéré que je respecte, est particulièrement intéressant. S’appuyant sur une interprétation que je n’avais pas décelée de la couvertue de Charlie Hebdo, il dénonce une manipulation et les juge irresponsables. Il cite Plantu, pour qui « observer des tabous, ce n’est pas forcément une régression, ce n’est pas un pas en arrière pour la liberté d’expression : c’est un pas en avant pour l’intelligence ». Ce faisant, il rejoint quelque part la contestation du pape François et de l’église catholique pour qui « on ne peut pas insulter la foi des autres ».

#JeResteCharlie, sans état d’âme

mercredi 14 janvier 2015

Aujourd’hui, #JachèteCharlie


Aujourd’hui, après le raz de marée populaire de dimanche, où nous avons été près de quatre millions à défiler pour la liberté d’expression et contre les horreurs commises la semaine dernière, on peut espérer un nouveau raz de marée chez les libraires, avec la sortie du nouveau Charlie Hebdo.


Un petit geste pour la liberté

Il faut être honnête, ce sera la première fois que j’achèterai Charlie Hebdo, mais en faisant ce geste, c’est un moyen de rendre hommage aux victimes des barbares islamistes et signifier mon attachement aux valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Plus Charlie Hebdo se vendra, plus les fondamentalistes perdront. Et le fait que le grand mufti d’Egypte soit choqué pousse plutôt à en faire la publicité au nom de la liberté d’expression, d’autant plus que cette une, expliquée par Luz au Figaro, est assez remarquable. Non seulement, en dessinant Mahomet, le journal ne recule pas, courageusement, démontrant que la barbarie n’a pas gagné. Mais en plus, il le fait d’une manière très élégante, la réaction de vrais républicains qui ne tombent pas dans la logique du pire.

Un vrai message d’espoir

samedi 10 janvier 2015

Les vrais démocrates ne sont-ils pas tous Charlie ? #JeSuisCharlie


Demain sera un jour de recueillement, avec les manifestations de souvenir aux victimes de l’odieux carnage à Charlie Hebdo. Mais même maintenant, il est difficile de rester silencieux devant les réactions de certains à ces horreurs, qui amènent forcément à se poser des questions sur leurs motivations.



Quand Voltaire renie Charlie

Internet est véritablement devenu le dépotoir de notre société : quelle indignation et quelle honte de voir des personnes, souvent derrière la protection de l’anonymat que peut offrir Internet, se réjouir des assassinats de mercredi ! Mais un fumet bien peu ragoutant se dégage également de la réacosphère, souvent herbégée Boulevard Voltaire. Dominique Jamet écrit : « les tueurs aux gages d’une religion de ténèbres ne se sont pas trompés de cibles », comme si les assassins de mercredi étaient les représentants de la religion musulmane, globalisant ce qui ne devrait pas l’être, surtout en ce moment !

Toujours sur ce triste boulevard, Robert Ménard soutient : « non la rédaction de Charlie Hebdo n’a pas été attaquée par des gens adversaires de la liberté de la presse. Elle a été attaquée parce qu’elle avait osé, courageusement, librement, critiquer l’islam ». Comme si on pouvait dissocier les deux ! C’est bien parce que ces barbares sont des adversaires radicaux de la liberté de la presse et des fous heureusement marginaux qu’ils ont réagi de telle manière contre ceux qui ont critiqué leur religion. Il est totalement absurde de prétendre le contraire, comme Robert Ménard.

Cela est d’autant plus incompréhensible que Dominique Jamet et Robert Ménard sont aussi des journalistes et qu’il est bien évident que Boulevard Voltaire pourrait être une victime des terroristes islamistes. Comment ne peuvent-ils pas comprendre que, peut-être plus que d’autres, ils sont Charlie ? Ce faisant, on peut se demander s’ils ne sous-entendent pas en fait que tous les musulmans sont capables demain de faire la même chose, dans leur ligne de guerre de civilisation.

Plus intolérant que quoi que ce soit ?

jeudi 8 janvier 2015

Une pensée pour Charlie Hebdo, une pensée pour notre démocratie


Hier, la barbarie a frappé le journal Charlie Hebdo. Douze personnes ont été assassinées parce qu’elles s’exprimaient librement et avaient osé critiquer l’Islam. Un acte abominable tellement inhabituel dans notre pays qui a provoqué une réaction bienvenue.

Ma première pensée va naturellement aux familles, aux proches et aux collègues des victimes, ainsi qu’à tous les journalistes qui étaient les cibles de ces terroristes, dont l’ambition est de faire peur et d’imposer une censure. Ce faisant, c’est la démocratie qui était visée puisque leur objectif est de restreindre la liberté de penser et d’écrire en créant des interdits qui ne sont pas ceux de notre République. Du coup, Charlie Hebdo est devenu un marqueur très important de ce qu’est une véritable démocratie, où les médias doivent pouvoir remettre en cause les institutions, y compris de manière très irrévérencieuse. C’est parce qu’il est possible de faire cela que nous vivons vraiment dans une démocratie.