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dimanche 7 février 2016

Nicolas Sarkozy, le candidat qui sent le renfermé

L’ancien président de la République poursuit sa rentrée politique en vue des primaires. Après la sortie de son livre, il a présenté son programme économique, puis a participé à Des Paroles et des Actes. Où l’on constate, s’il en était besoin, que son mea culpa n’est que de façade, tant le candidat de 2016 reprend les recettes de 2017, sur le fond comme sur la forme.



Le programme réchauffé du bonimenteur de service

dimanche 25 octobre 2015

Bons et mauvais procès faits à Marine Le Pen




Des médias et de la liberté de parole

Ma critique de l’annulation de sa venue jeudi soir sur France 2 a déclenché un torrent de commentaires de défense de sa position, y compris par des non sympathisants. Etonnament, le Monde lui tire son chapeau en disant qu’elle a « montré sa maitrise de l’outil médiatique » et « sait jouer avec l’outil en le contournant au besoin et en misant sur Internet ». Mais je persiste à penser qu’elle a fait une erreur, et pas seulement pour les personnes qui lui sont hostiles, comme moi. Même si le programme a été changé au dernier moment, il n’était pas illégitime qu’elle affronte les deux autres têtes de liste de sa région. Et il est tout sauf évident que ses électeurs jugent favorablement cette reculade devant l’obstacle. Enfin, je persiste à penser que cela révèle une vision des médias pas très démocratique.

Par ailleurs, le procureur de la République a réclamé la relaxe pour Marine Le Pen pour avoir comparé les prières de rue à l’Occupation nazie. Pour lui, elle n’a fait « qu’exercer sa liberté d’expression ». Le jugement a été mis en délibéré au 15 décembre. Et même si j’avais condamné alors ses propos et que leur teneur fait justement partie des éléments qui classent le FN est un parti d’extrême-droite, en revanche, je ne pense pas qu’il soit souhaitable que Marine Le Pen puisse être condamnée pour ces propos. Que les électeurs, comme moi, la jugent indigne du pouvoir pour de telles déclarations, c’est la loi de la démocratie. Mais, qu’elle soit condamnée pour les tenir, cela me semble excessif, comme l’instauration d’une censure un peu totalitaire qui ne me semble pas respecter les valeurs démocratiques.

Les critiques que l’on oublie trop

vendredi 23 octobre 2015

DPDA : la faute de Marine Le Pen

Hier, Marine Le Pen était l’invitée de Des Paroles et Des Actes sur France 2. Après des jours de polémique sur sa participation à quelques semaines des élections régionales, le service public a annoncé à la dernière minute avoir invité ses deux principaux rivaux pour décembre. Du coup, elle n’est pas venue.



Abus de mauvaises polémiques

La nouvelle invitation de la présidente du Front National a beaucoup agité le milieu politique, certains allant jusqu’à y voir une promotion du parti d’extrême-droite par le service public. D’autres y ont vu un traitement inégalitaire de la campagne des élections régionales, quelques jours avant le début de la période d’égalité de traitement du CSA. Xavier Bertrand s’est agité en dénonçant la participation de sa rivale, rejoint ensuite par Nicolas Sarkozy et le Parti Socialiste. Tous ont écrit au CSA pour se plaindre. Puis, nous avons eu droit à la polémique sur les opposants refusés (Dany Cohn-Bendit) et acceptés par Marine Le Pen. Puis, coup de théâtre mercredi soir : France 2 annonce l’inclusion d’un débat entre les trois principales têtes de liste de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie à la fin de l’émission.

Dernier coup de théâtre : Marine Le Pen refuse le changement d’agenda de dernière minute et décide donc d’annuler sa participation. L’émission est carrément annulée. Au début, je trouvais que la polémique était assez ridicule. Même si la présidente du FN est souvent invitée, son quota de participation est parfaitement légitime étant donnés les scores de son parti lors des élections. Ses fréquentes invitations sont le reflet de son audience démocratique. Ce n’est pas la première fois qu’un leader national bénéficie d’une audience supérieure à celle de ses concurrents locaux. Et on peut imaginer que France 2 aurait davantage reçu la présidente d’un des trois premiers partis du pays plutôt que la candidate régionale. Toutes ces polémiques reposaient sur beaucoup de mauvaise foi du PS et de l’UMP.

Que penser de la réaction du FN ?