Moscovici,
eurolibéral austéritaire coupé des réalités
Il faut
reconnaître au ministre des finances un certain aplomb et de la répartie, à
défaut d’honnêteté ou de sens des réalités. Si la France allait bien, son
discours pourrait passer. Mais là, alors
que la croissance vient de retomber, que
le chômage continue de progresser dans sa définition large, son discours sonnait
creux. On avait l’impression d’entendre le capitaine du Titanic, ignorant la
catastrophe, qui justifiait sa route après avoir heurté l’iceberg !
Comment le gouvernement ne peut-il pas comprendre qu’il lui faudrait afficher
beaucoup plus de modestie et de compassion dans un tel contexte ?
Finalement,
le moment que l’on retiendra, c’est son cri du cœur libéral de soutien au
travail dominical : « je
pense qu’il est important de donner plus de liberté en la matière ».
Le débat avec Valérie Pécresse a été effroyable. Il faut dire que faire
débattre l’aile
libérale du PS et l’aile modérée de l’UMP ne favorise pas le débat d’idées.
Au lieu de cela, nous avons eu droit à une bagarre rangée où l’un accusait
l’autre de choses qu’il avait pourtant également faites. D’où des situations
inversées où Moscovici reprochait à Sarkozy l’excès de dépenses sous son
mandat. ils jouaient à être différents.
Montebourg,
beauparleur vaguement alternatif