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jeudi 25 décembre 2025

Ce qui ne va pas avec le service, dit public, de l’oligarchie

La commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur le service public fait couler beaucoup d’encre et génère bien des commentaires. Les dirigeants et les journalistes de France Télévisions et Radio France présentent un front uni, de déni de toutes les accusations. Il ne faut pas compter sur eux pour admettre la moindre faute. Pourtant, il y a bien un problème majeur avec eux...


 

La diversité partout, sauf dans les idées

 

dimanche 13 mars 2022

France 2 occulte la présidentielle #MacronapprouveceJT

 Dimanche dernier, avec les meetings majeurs de 4 des 5 principaux candidats, deux jours après l’annonce officielle de la candidature du président sortant, il y avait une lourde actualité dans la campagne présidentielle. Pourtant, France 2 a décidé de n’y consacrer que 2 minutes, de manière biaisée qui plus est. Une couverture totalement révoltante de l’actualité qui rappelle le biais du service prétendument public en faveur de Macron, tant ce choix rédactionnel correspond aux désidératas de la majorité.

 


Masquer le nécessaire débat démocratique

 

lundi 27 décembre 2021

Les mauvais comptes de la 5ème vague

La montée de la 5ème vague fait revivre bien des aspects des précédentes, entre envolée des cas, mesures de restriction, et psychose médiatique qui ne souffre guère de contestation dans bien des grands médias. Nous avons même eu droit à la présentation d’une étude britannique selon laquelle deux doses de vaccins ne seraient efficaces que de 0 à 19% alors trois doses le seraient de 73 à 79%. Comme une impression de lavage de cerveau plutôt que d’un débat démocratique sain et équilibré.

 


Le droit d’être sceptique

 

vendredi 23 octobre 2015

DPDA : la faute de Marine Le Pen

Hier, Marine Le Pen était l’invitée de Des Paroles et Des Actes sur France 2. Après des jours de polémique sur sa participation à quelques semaines des élections régionales, le service public a annoncé à la dernière minute avoir invité ses deux principaux rivaux pour décembre. Du coup, elle n’est pas venue.



Abus de mauvaises polémiques

La nouvelle invitation de la présidente du Front National a beaucoup agité le milieu politique, certains allant jusqu’à y voir une promotion du parti d’extrême-droite par le service public. D’autres y ont vu un traitement inégalitaire de la campagne des élections régionales, quelques jours avant le début de la période d’égalité de traitement du CSA. Xavier Bertrand s’est agité en dénonçant la participation de sa rivale, rejoint ensuite par Nicolas Sarkozy et le Parti Socialiste. Tous ont écrit au CSA pour se plaindre. Puis, nous avons eu droit à la polémique sur les opposants refusés (Dany Cohn-Bendit) et acceptés par Marine Le Pen. Puis, coup de théâtre mercredi soir : France 2 annonce l’inclusion d’un débat entre les trois principales têtes de liste de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie à la fin de l’émission.

Dernier coup de théâtre : Marine Le Pen refuse le changement d’agenda de dernière minute et décide donc d’annuler sa participation. L’émission est carrément annulée. Au début, je trouvais que la polémique était assez ridicule. Même si la présidente du FN est souvent invitée, son quota de participation est parfaitement légitime étant donnés les scores de son parti lors des élections. Ses fréquentes invitations sont le reflet de son audience démocratique. Ce n’est pas la première fois qu’un leader national bénéficie d’une audience supérieure à celle de ses concurrents locaux. Et on peut imaginer que France 2 aurait davantage reçu la présidente d’un des trois premiers partis du pays plutôt que la candidate régionale. Toutes ces polémiques reposaient sur beaucoup de mauvaise foi du PS et de l’UMP.

Que penser de la réaction du FN ?

jeudi 9 avril 2015

Quand France 2 verse dans l’ultralibéralisme

Lundi soir, j’ai regardé le journal de 20 heures de France 2. Il me semblait que les journalistes étaient plutôt de gauche, mais deux reportages questionnent sérieusement ce postulat, sur les questions économiques au moins. Sans doute une nouvelle preuve de la dérive idéologique de notre époque.



L’effritement du droit du travail

Le premier reportage traitait des projets actuels sur le droit du travail. Ici aussi, la majorité « socialiste » semble vouloir dépasser l’UMP par sa droite en libéralisant des aspects de notre droit du travail que Nicolas Sarkozy n’avait pas remis en question au pouvoir… Voilà un angle qui aurait permis de singulièrement enrichir le reportage, à la tonaité bien neutre. Même s’il est vrai que les conditions de travail des journalistes sont souvent très difficiles, la neutralité dans le traitement de cette déconstruction de notre modèle social est assez effarante. Les indemnités de licenciement y étaient présentées comme un coût trop élevé pour les entreprises. Pour un peu, le Medef aurait pu faire la vidéo !

Bien sûr, le reportage se raccrochait au fait que les licenciés auraient une priorité en cas de rémbauches, mais ne s’agit-il pas d’un gadget destiné à faire passer cette réforme ? Car, en pratique, la plupart de ces licenciements sont probablement définitifs. Il s’agit donc d’un engagement qui ne coûtera pas grand chose et qui permettra peut-être de faire passer des mesures bien plus importantes. Il est tout de même incroyable que les journalistes ne soulignent pas l’immense paradoxe qu’il y a à ce qu’un gouvernement dit de gauche libéralise le marché du travail laissé par une majorité précédente de droite. Et il est dommage aussi de ne pas laisser la parole à ceux qui s’opposent à cette réforme.

Le romantisme des minis maisons

lundi 19 mai 2014

Le cauchemar de l’euro


Pourquoi et comment démonter l'euro : Entretien... par dlrtv

Jeudi, France 2 a diffusé une émission baptisée « le roman de l’euro ». Sapir l’a qualifié de « scandaleuse soirée de propagande », dénonçant un exercice à sens unique. Quelle ironie de diffuser une émission de propagande digne des régimes totalitaires, au moment où tant de médias font le procès de Poutine…

La zone euro, malade de l’euro

Je n’ai vu qu’une partie de l’émission, mais ce que j’en ai vu confirme totalement le très bon papier de Jacques Sapir. Ce dernier rappelle cruellement quelques faits qui n’ont pas été évoqués sérieusement jeudi, à savoir que depuis la mise en place de la monnaie unique, la zone euro affiche le taux de croissance le plus faible de l’OCDE (1,1% sur 2001-2011 contre 1,9% en moyenne). Pire, le phénomène s’aggrave et la situation des différents pays ne cesse de diverger entre une Allemagne dont le PIB a progressé de 3,3% depuis 2008 et la Grèce, où il a baissé de 23,3%. Encore pire, l’investissement s’est effondré depuis 2008 (de -26,6% en Italie à -74,8% en Grèce), ce qui augure mal pour l’avenir.

Ce faisant, Jacques Sapir tord aussi le cou à l’idée selon laquelle la situation s’améliorerait du fait du redressement des balances commerciales des pays du Sud, en soulignant que ce rééquilibrage s’explique principalement par la baisse drastique de la demande. Enfin, il remet à sa place ceux qui évoquent l’idée d’une baisse de la monnaie unique du fait de l’action de la BCE du fait de ses statuts et de l’opposition allemande à un assouplissement monétaire. On peut noter qu’en Italie également, on s’interroge sur les mauvais résultats de la zone euro par rapport au reste de l’UE, qui avait aussi été mis en avant par le livre « Casser l’euro pour sauver l’Europe ». Un fait qui mène un nombre grandissant d’économistes à s’opposer à la monnaie unique européenne, dont 9 « prix Nobel d’économie » à date.

Refus des faits et de la contradiction

lundi 2 décembre 2013

Moscovici et Montebourg, les deux faces du PS


 Jeudi, France 2 a donné la parole à deux des principaux ministres de Bercy, l’eurolibéral Pierre Moscovici et le démondialiste Arnaud Montebourg. L’occasion de mieux comprendre tout ce qui cloche dans cette équipe gouvernementale, mais aussi dans notre vie politique.



Moscovici, eurolibéral austéritaire coupé des réalités

Il faut reconnaître au ministre des finances un certain aplomb et de la répartie, à défaut d’honnêteté ou de sens des réalités. Si la France allait bien, son discours pourrait passer. Mais là, alors que la croissance vient de retomber, que le chômage continue de progresser dans sa définition large, son discours sonnait creux. On avait l’impression d’entendre le capitaine du Titanic, ignorant la catastrophe, qui justifiait sa route après avoir heurté l’iceberg ! Comment le gouvernement ne peut-il pas comprendre qu’il lui faudrait afficher beaucoup plus de modestie et de compassion dans un tel contexte ?

Finalement, le moment que l’on retiendra, c’est son cri du cœur libéral de soutien au travail dominical : « je pense qu’il est important de donner plus de liberté en la matière ». Le débat avec Valérie Pécresse a été effroyable. Il faut dire que faire débattre l’aile libérale du PS et l’aile modérée de l’UMP ne favorise pas le débat d’idées. Au lieu de cela, nous avons eu droit à une bagarre rangée où l’un accusait l’autre de choses qu’il avait pourtant également faites. D’où des situations inversées où Moscovici reprochait à Sarkozy l’excès de dépenses sous son mandat. ils jouaient à être différents.

Montebourg, beauparleur vaguement alternatif