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samedi 21 mars 2026

Protection de l’industrie européenne : l’UE se moque du monde !

Un « made in Europe » qui pourrait inclure le Canada et le Japon ! Heureusement que l’information vient du Financial Times et qu’elle a été confirmée ailleurs pour écarter l’option d’une intox ou d’une bonne blague du Gorafi. Le site d’humour aurait-il seulement pu aller aussi loin ? Malheureusement, il est clair depuis longtemps qu’il n’y a strictement rien à attendre de l’UE.


 

Des filets de protection toujours superficiels

 

samedi 13 mars 2021

Coronavirus : les 4 fiascos qui nous rapprochent de la fin de l’UE

Papier publié sur le FigaroVox vendredi

Pour ses défenseurs, l’UE était une union toujours plus étroite, plus grande, une union qui devait faire notre force, permettre de nous défendre et de nous protéger contre les crises. Mais avec le Brexit et la crise sanitaire, tous ces arguments ont été pulvérisés par la réalité. Comment cela ne pourrait-il pas avoir de grandes conséquences sur l’avenir de l’Union Européenne dans les prochaines années ?

 


Délocalisations et services publics exsangues

 

dimanche 15 janvier 2017

vendredi 15 mai 2015

Offshoring – Outsourcing des systèmes d’information: un abandon croissant de ces pratiques, et ce que leur échec a révélé (billet invité)

Billet invité de Marc Rameaux, auteur de « Portrait de l’homme moderne »


19 Juin 2012 : les systèmes de gestion de compte de RBS (Royal Bank of Scotland) tombent dans une panne qui durera 4 semaine, empêchant 17 millions de leurs clients de consulter leurs comptes, d’effectuer des retraits d’argent ou des virements. Certains clients durent payer des pénalités à des organismes dont les prélèvements automatiques avaient été bloqués. D’autres situations individuelles plus dramatiques furent provoquées par cette panne générale, qui valurent à RBS un article spécifique dans Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/2012_RBS_Group_computer_system_problems

Stephen Hester, PDG de RBS, nia que l’origine de ces problèmes fut une défaillance des systèmes d’information résultant d’un offshoring très important des activités informatiques de la banque en Inde.

Après avoir dû s’acquitter d’une amende de 56 millions de livres sterling en 2014, les véritables raisons de cet échec de RBS commencèrent à être publiées. La délocalisation en Inde d’une grande partie de la maintenance des systèmes d’information, y compris dans des activités de cœur de métier de la banque, était bien à l’origine de la panne. L’on apprit au passage que RBS avait dû faire revenir en catastrophe et à des salaires très élevés les employés anglais qu’elle avait licenciés quelques mois auparavant, afin de rétablir la situation :

lundi 2 décembre 2013

Moscovici et Montebourg, les deux faces du PS


 Jeudi, France 2 a donné la parole à deux des principaux ministres de Bercy, l’eurolibéral Pierre Moscovici et le démondialiste Arnaud Montebourg. L’occasion de mieux comprendre tout ce qui cloche dans cette équipe gouvernementale, mais aussi dans notre vie politique.



Moscovici, eurolibéral austéritaire coupé des réalités

Il faut reconnaître au ministre des finances un certain aplomb et de la répartie, à défaut d’honnêteté ou de sens des réalités. Si la France allait bien, son discours pourrait passer. Mais là, alors que la croissance vient de retomber, que le chômage continue de progresser dans sa définition large, son discours sonnait creux. On avait l’impression d’entendre le capitaine du Titanic, ignorant la catastrophe, qui justifiait sa route après avoir heurté l’iceberg ! Comment le gouvernement ne peut-il pas comprendre qu’il lui faudrait afficher beaucoup plus de modestie et de compassion dans un tel contexte ?

Finalement, le moment que l’on retiendra, c’est son cri du cœur libéral de soutien au travail dominical : « je pense qu’il est important de donner plus de liberté en la matière ». Le débat avec Valérie Pécresse a été effroyable. Il faut dire que faire débattre l’aile libérale du PS et l’aile modérée de l’UMP ne favorise pas le débat d’idées. Au lieu de cela, nous avons eu droit à une bagarre rangée où l’un accusait l’autre de choses qu’il avait pourtant également faites. D’où des situations inversées où Moscovici reprochait à Sarkozy l’excès de dépenses sous son mandat. ils jouaient à être différents.

Montebourg, beauparleur vaguement alternatif

mardi 1 octobre 2013

L’illusoire baisse des écarts de salaires dans le monde


Le cabinet d’audit PWC a publié une étude prospective sur le niveau des salaires en 2030. Une étude reprise par tous les médias comme une démonstration que tout finira bien avec la mondialisation du fait de la convergence des salaires. Une conclusion naturellement abusive.



Beaucoup de bruit pour rien

La Tribune met en avant le fait que « les salaires indiens 8 fois inférieurs aux français en 2030, contre 28 fois en 2013 ». Tout le monde a également repris la prévision selon laquelle les salaires chinois atteindraient la moitié des salaires espagnols. On fait également grand cas du fait que les salaires moyens mensuels en Inde devraient passer de 132 à 616 dollars d’ici à 2030. Bref, comme le conclut l’étude, « les entreprises pourraient relocaliser certaines activités de production ou de service dans leur pays d’origine, comme ont déjà commencé à le faire certaines sociétés américaines ».

Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un tel raisonnement est un peu court. Tout d’abord, si les salaires progresseraient de près de 500 dollars par mois et de 1500 dollars en Chine, il faut noter que la progression des salaires réels en France, en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis serait de l’ordre de 1200 dollars par mois. En clair, l’écart en valeur absolue continuerait à augmenter avec l’Inde et baisserait à peine par rapport à la Chine. En clair, en aucun cas de telles évolutions permettraient la relocalisation d’activités des pays en voie de développement dans ceux dits développés…

Pire, cette étude décidemment bien superficielle oublie un aspect essentiel : la productivité. Même si les salaires progressent plus vite en Chine ou en Inde, il est probable que leur productivité augmentera aussi plus que dans les pays dits développés. Et il n’est pas du tout sûr qu’au final, les écarts de coût salarial unitaire disparaîtraient, voir même baisseraient avec de telles hypothèses.

Une présentation biaisée et partisane

jeudi 26 juillet 2012

PSA : le gouvernement aboie, le plan social passe


Comme on pouvait l’anticiper, la montagne a accouché d’une souris. La virulence des critiques portées contre la direction de PSA par Arnaud Montebourg et François Hollande n’a aboutit qu’à une addition de mesurettes uniquement destinées à donner le change à l’opinion.

PSA dans l’impasse

Hier matin, PSA a annoncé ses résultats semestriels : ils sont très mauvais puisque le constructeur affiche une lourde perte de 819 millions d’euros (contre un bénéfice de 806 millions en 2011). L’entreprise brûle près de 200 millions d’euros de liquidités par mois. Malgré l’internationalisation des ventes et le succès des nouvelles gammes plus haut de gamme (DS pour Citroën, 3008 et 5008 pour Peugeot), le retournement du marché européen a été fatal pour les deux constructeurs.

Car quel constructeur pourrait résister à un retournement aussi violent de son principal marché ? N’oublions pas que GM et Chrysler ont fait faillite, que Nissan avait été sauvé par Renault, et d’autres ont disparus ou été rachetés… En outre, PSA est resté beaucoup plus patriotique que Renault, puisque 44% des véhicules sont encore produits en France (où le coût du travail est le plus cher pour le groupe) contre à peine 23% pour l’ancienne régie, malgré la présence de l’Etat au capital…

Grande bouche, petits bras

Depuis quinze jours, le gouvernement n’a pas eu de mots assez durs pour dénoncer le comportement de la direction de PSA, n’hésitant pas à dire tout et son contraire. Montebourg a dénoncé des carences dans la stratégie. Est-ce à dire qu’il fallait délocaliser plus vite et plus fort ? Et le développement des ventes à l’étranger n’est pas toujours profitable quand la production doit se faire localement, comme en Chine. Enfin, la critique sur la taille implique-t-elle qu’il fallait se laisser gober par un autre ?

Bizarremment, nous n’avons plus de nouvelles de l’expert qui devait rendre son avis hier, comme l’avait annoncé le ministre de l’effondrement productif il y a quinze jours. Le gouvernement a donc annoncé des mesures assez stupéfiantes avec une augmentation des bonus pour les véhicules électriques, qui peuvent sembler excessifs (l’Etat va payer un tiers du prix de la futur Zoé de Renault, qui a beaucoup plus délocalisé que PSA). Et surtout, le plan social ne sera pas amendé.

Paralysie intellectuelle

vendredi 10 février 2012

Usine Renault : Tanger sera-t-il le Vilvoorde de Sarkozy ?


On ne pouvait pas rêver plus mauvais timing pour le président de la République, qui essaie en vain de conjurer de mauvais sondages. Renault inaugurait hier une nouvelle usine au Maroc, où sera produit le nouveau monospace de la marque Logan.

Quand Dacia cannibalise Renault

La stratégie de Carlos Ghosn est compréhensible dans le cadre actuel de la globalisation néolibérale. Le marché automobile est un marché difficile, plus concurrentiel que la plupart, où les marges sont donc nettement plus faibles et où le moindre retournement de marché se traduit par des pertes. Même PSA, malgré une gamme très dynamique et un renouveau spectaculaire de Citroën, a fait des pertes en 2011, du fait de la mauvaise conjoncture économique.