dimanche 20 avril 2014

Casser l’euro pour sauver l’Europe d’une impasse démocratique et sociale


Outre le fait d’avoir exposé tous les mécanismes qui font de la monnaie unique un monstre économique, les auteurs du livre présente une synthèse très convaincante de l’après-euro, mais le livre est également une intéressante réflexion politique sur l’Europe.


Le difficile problème allemand

Si l’euro a « des fondations bancales », c’est parce qu’il est « made in Germany », une copie du mark sur tous les plans. Et l’obsession allemande de l’inflation et des déficits des voisins les a poussé à promouvoir la libéralisation, qui impose la surveillance des marchés. Sur la base de nombreux témoignages, ils détaillent la genèse de la monnaie unique. Le journaliste du Financial Times, David Marsch confirme les propos de l’ancien président de la Bundesbank, Karl Otto Pöhl : « je pensais qu’il était très peu probable que les autres européens adoptent simplement le modèle de la Bundesbank ». Ce serait la chute du mur de Berlin qui aurait poussé la France à accepter les conditions drastiques des Allemands.

Comme Sapir, ils notent que « l’Allemagne obtient un droit d’accès sans restriction tarifaire à des marchés voisins qui ne peuvent plus dévaluer » et ils le citent en notant cela « leur offre la possibilité de s’endetter à bon compte pour… acheter des produits allemands ». Mais ils ne blâment pas l’Allemagne, qui ne fait que défendre ses intérêts dans le cadre que nous avons accepté. Ils notent aussi que la hausse des prix de l’immobilier, pousse Berlin à refuser l’assouplissement de la politique monétaire, qui n’est pas adapté à la situation du pays. Ils notent néanmoins la logique très culpabilisatrice et superficielle du pays en citant Angela Merkel qui disait fin 2013 : « la vie n’est pas juste : si vous avez trop mangé et trop grossi, mais que d’autres personnes sont toujours minces, je vous aiderai à payer le docteur ».

Un problème démocratique et social

Ils notent le caractère anti-démocratique de l’euro puisque « toute majorité démocratique, aussi bien au niveau national qu’européen, doit s’y soumettre, puisque les principes qui y sont inscrits ne peuvent être réformés qu’à l’unanimité ». Pour eux, « la nécessité de mettre fin à la monnaie unique ne nous est apparue que progressivement » du fait « de la détresse des millions de chômeurs et de nouveaux pauvres de la zone euro ». Ils dénoncent « le refus borné de certains, souvent parmi les plus favorisés, de remettre en cause, ne serait-ce qu’une parcelle de leurs certitudes ». Ils clament leur « révolte contre le dogmatisme et la pensée magique érigés en système clos, où rien ne doit venir contrarier le confort des certitudes rassurantes ». Pour eux, « poursuivre ainsi, ce serait risquer, outre la déflation généralisée, une explosion politique et sociale. Bien plus risqué, en fait, que cette sortie de la zone euro tant diabolisée ».

Ils citent Jean-Claude Juncker pour qui le TCE a été rejeté « parce que les électeurs – et c’est pourquoi nous avons besoin de cette période d’explication et de débat – n’ont pas compris que le texte du traité constitutionnel, la nature du traité constitutionnel visaient à répondre à leurs préoccupations ». Ils dénoncent une Europe qui prend ses distances avec la démocratie, refusant les référendums, poussant au changement de dirigeants sans élection en Grèce ou en Italie. Pour eux, « chaque avancée fédéraliste réalisée au nom du sauvetage de l’euro constitue en tout cas un recul démocratique, puisqu’elle se fait au profit de la seule technocratie européenne », notamment la BCE et la Commission dont ils se demandent si elles ne sont pas les « César du 21ème siècle ». Pire, ils notent que « la carence démocratique, à laquelle le peuple européen peut s’accomoder par temps faste, devient flagrante et insoutenable lorsqu’elle se traduit par l’obligation de payer le prix d’une crise financière dont il n’est que très partiellement responsable ».

L’impossible fédéralisme

Ils font un parallèle intéressant avec l’histoire de l’unification des Etats-Unis à la fin du 18ème siècle puisqu’à l’époque deux conceptions s’affrontaient : celle d’Hamilton, qui défendait une unification financière entre les états et celle de Jefferson, qui refusait la péréquation entre états. C’est le premier qui gagnera et imposera la création d’une banque centrale commune, mais en 1829, cette dernière sera démantelée et les dettes étatiques seront à nouveau séparées. Il faut noter que le fait de partager une monnaie n’a pas empêché une guerre civile. Il faudra attendre Roosevelt pour retrouver un état central fort. Pour les auteurs, cela démontre qu’il faut un état central fort et un budget central important pour qu’une monnaie unique fonctionne. Ils notent d’ailleurs que Thomas Sargent, un prix Nobel d’économie, a affirmé que l’Europe était dans la situation des Etats-Unis en 1777, avant, lui aussi, de finir par changer d’avis.

Les auteurs parlent de « produits dérivés du fédéralisme ». D’abord, il y a les euro obligations mais ils notent que cela aurait renchéri à terme le coût de la dette de 20 milliards d’euros par an en France et de 46 milliards par an en Allemagne selon Natixis… Pas hostiles au fédéralisme par principe, ils le considèrent hors de portée. Ils notent ensuite l’apparition d’un « fédéralisme punitif », citant Jean-Pierre Jouyet en 2011, pour qui « le fédéralisme va se faire. C’est cela où le système saute » et qui appelait à une « mise sous tutelle » de la Grèce. C’est ce qui a produit les trois camisoles budgétaires européennes : le six pack, le two pack et le TSCG, s’appuyant sur le MES, « ce fond indépendant des Etats et des institutions européennes, dont les locaux et les archives sont inviolables et qui ne peut faire l’objet de poursuitres »…

Pour eux, la conclusion est claire le fédéralisme est impossible, reprenant une citation remarquablement adaptée du Général de Gaulle : « on ne fait pas d’omelette avec des œufs durs ». Ils reprennent les études de Sapir ou Artus, qui chiffrent à 9% du PIB tous les ans le coût pour l’Allemagne, deux fois la réunification. En conclusion, pour eux, « souverainistes et pro-européens pourraient se réconcilier autour d’une France intégrée dans une Europe resserrée, plus agile, mais aussi plus respectueuse des peuples et de leur diversité », avec un grand plan de réindustrialisation.

Je vous recommande donc vivement ce livre, malmené par les moines-soldats de l’euro. Au final, le démontage de la monnaie unique se fera car, pour les reprendre, comme le dit Alice : « le seul fait de refuser d’évoquer publiquement une hypothèse démontre bien à quel point on y pense ».

Source : « Casser l’euro pour sauver l’europe », Franck Dedieu, Benjamin Masse-Stamberger, Béatrice Mathieu et Laura Raim, édition LLL, Les Liens qui Libèrent

21 commentaires:

  1. @Laurent Pinsolle,
    Vous êtes agaçant, à la fin! Sortez de l'ambiguïté: c'est la France qu'il faut sauver, pas l'Europe! C'est déjà bien assez de travail comme ça que de remettre la seule France en marche, et le continent européen n'a pas besoin d'être sauvé, il existe déjà sans nous: une Europe des Nations, c'est une tautologie!
    Les mots ont un sens: DLR doit sortir de l'équivoque qui consiste à dire qu'il faut faire une AUTRE Europe: c'est une perte de temps, alors notre pays qui est en train de mourir à peu feu: il doit avoir priorité!
    En clair, je ne souscris absolument pas à la conclusion d'une réconciliation possible avec les pro-européens: pour moi, ce sont des ennemis de classe ET des anti-français. A l'heure actuelle, je ne peux pas croire qu'on veuille à la fois le bien de la France ET de l'Europe, c'est antinomique. Nous n'avons pas eu besoin de l'Europe pour faire des alliances avec d'autres nations au cours des siècles, et nous pourrons le refaire après la chute de l'UE (détruite ou auto-détruite). Je crois fermement à l'internationalisme (je l'écrirais inter-nationalisme), mais celui-ci doit être le résultat de coopérations entre nations LIBRES ET SOUVERAINES, libres de choisir les pays avec lesquels elles doivent s'associer. Mais pour se faire, la France doit retrouver confiance en elle, et assurer sa pleine souveraineté.


    CVT

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  2. http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2014/04/19/sortie-de-leuro-bernard-maris-vire-sa-cuti-2/

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  3. Merci à CVT, je suis content de constater n'être pas seul. Se profile le scénario que je crains, "Autre Europe, glop, glop" et basé uniquement sur l'échec actuel. Quelle est cette obsession française à sucer l'Allemagne jusqu'à plus soif?
    Allions-nous à des peuples qui ont les mêmes intérêts que nous, allions-nous à des amis, les Latins, la Francophonie, les égalitaires. Faisons des trucs avec le Brésil, par exemple.
    On fait cette union des nations libres et souveraines d'Europe et les Boches votent pour Hitler II. On fait quoi? Oh, c'est merveilleux, l'Allemagne assassine ses Juifs, Tziganes, communistes, homosexuels, handicapés. Comme cette différence est enrichissante!
    La Bochie actuelle est raciste, ne fait plus d'enfants, est revenue à l'esclavage, pratique une politique économique qui pose d'immenses problèmes aux autres pays d'Europe et on veut s'associer à ça!

    jard

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    1. @Jard,
      je suis assez germanophile (sauf en football: je n'ai pas oublié France-RFA à Séville en 82, j'exècre la Mannschaft à jamais), et je respecte la volonté des Allemands d'être eux-mêmes. Pour le moment, ils n'ont rien fait d'autre que de défendre leurs intérêts! Ceux à qui j'en veux le plus, ce sont nos dirigeants, toujours aussi inconséquents et légers!
      La création de l'euro me rappelle furieusement un épisode de notre longue histoire, celui de la gestion de la Bataille de Fontenoy en 1745, où la France vainquit l'alliance Austro-anglais, alliée à la Prusse. Louis XV, loin de profiter de cette victoire, concéda les territoires conquis au roi de Prusse, au motif que celui-ci était un ami dont s'était entiché la Pompadour, et que je cite "nous ne gouvernons en marchand mais en roi". Les conséquences de cette décision furent incalculables pour les siècles suivants: la petite Prusse devint alors l'un des plus puissants royaumes d'Europe, à l'égal des autres puissances de l'époque. D'où l'expression "avoir travaillé pour le roi de Prusse"...
      Vous voyez où je veux en venir? La Prusse est devenue l'Allemagne, et par la légèreté de nos dirigeants, nous avons armé un concurrent devenu notre ennemi mortel (trois guerres Franco-Allemandes)! Et bien, pour l'euro, c'est pareil: nous avons encore travaillé pour le roi de Prusse! Nos dirigeants ne changent jamais...Comme quoi, il y a toujours une permanence des nations!
      Sinon, les Allemands ne sont plus officiellement racistes, et Hitler est bien mort en 45.

      CVT

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    2. L'Allemagne n'est pas officiellement raciste mais les Allemands le sont et c'est délirant d'avoir de plus en plus de Français d'origine africaine en étant liés à l'Allemagne. Todd ose enfin parler du racisme allemand.
      jard

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    3. Mitterrand (et Attali) voulaient le beurre et l'argent du beurre en forçant l'union monétaire. L'esprit d'Attali à l'époque: "Maastricht, c'est Versailles sans guerre".
      Tous voulaient avoir le pouvoir d'achat du mark, mais sans remplir les conditions, en espérant des transferts massifs venant de l'autre côté du Rhin.
      Il ne faut jamais oublier non plus que le gain en pouvoir d'achat dans les pays "du sud" (€ monnaie surévaluée) est en relation directe avec la perte massive du pouvoir d'achat en Allemagne (sousévalué, car DM serait 20%-30% plus fort), créant l'extrème imbalance des comptes courants (voir les charts avant l'intro de l'€ ! ).
      Se défausser de la responsabilité que sur l'Allemagne est trop facile.

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    4. @rpc,
      si l'Allemagne a sa part de responsabilité: en 2003, les lois Hartz IV n'ont été possibles que parce que les pays voisins se sont endettés pour acheter allemand! C'est un comportement de passager clandestin et non coopératif: si tout le monde avait appliqué les mêmes mesures que les Allemands en même temps, nous serions en dépression depuis 10 ans!
      Oui, l'Allemagne a aussi sa part de responsabilité dans la crise actuelle, et ne pas le reconnaître, c'est alimenter le ressentiment, voire la haine des pays en difficulté.


      CVT

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    5. @CVT

      L'Allemagne a sa part de responsabilité, bien sûr. Mais déjà avant l'€, les pays participants avaient des taux d'inflation très différents. Comment les dirigents aient pu penser que cela ne continuerait plus une fois l'€ établit, n'est pas compréhensible. L'€ était et est prédestiné à faire naufrage.

      La population Allemande dans sa majorité n'est pas gagnante de l'€. Les profits sont faits par les groupes exportateurs, les bénéfices vont aux actionnaires partout au monde.

      L'€ ne produit que de la haine entre les peuples d'Europe. Grand temps de l'abolir.

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  4. jard

    C'est le genre d'idiots comme vous qui contribuent à décrédibiliser ceux qui contestent la politique économique actuelle, vous racontez beaucoup de conneries, avez largement dépassé le point Godwin. Votre place est au FN et même là, je ne suis pas sûr qu'ils vous acceptent tellement vous leur casseriez leur plan com.

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    1. Vous pouvez argumenter?
      jard

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  5. jard

    Vos chers amis latins en sont à demander à la France de se serrer la ceinture à son tour :

    Résultat, François Hollande est privé de trois appuis méditerranéens: l'Espagnol Mariano Rajoy, le Portugais Pedro Passos Coelho et le Grec Antonis Samaras. Leurs trois pays ont souffert sur l'autel de l'austérité. Mais leurs comptes se rétablissent et ils ne voient pas pourquoi Paris s'exonérerait de l'effort. «Il n'y a pas de sympathie pour un pays qui joue de sa grandeur pour nourrir ses faiblesses», dit-on du côté ­allemand.

    C'est de l'Italie qu'est venue l'estocade. Matteo Renzi, premier ministre de centre gauche que l'Élysée courtisait avec insistance, a laissé tomber le président Hollande au milieu du gué. Même si Rome vient de demander à Bruxelles d'attendre 2016 pour le retour à l'équilibre, elle entend rester dans les clous et ramener son déficit à 1,8 % du PIB en 2015.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/04/19/20002-20140419ARTFIG00023-comment-paris-a-perdu-la-bataille-europeenne-du-deficit.php

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    1. Enfin, c'est ce que le Figaro raconte...

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    2. @anonyme,
      en gros, des pays qui ont profité de NOTRE argent durant vingt ans nous sommes de devenir aussi pauvres qu'eux?
      C'est le monde à l'envers: je refuse de sauver ce système absurde!
      Oui, les dettes doivent être remboursées, mais dans la mesure du raisonnable. Je ne crois pas que les PIIGS aient beaucoup de leçons à donner aux Français. La seule et unique raison de l'endettement de la France, c'est de s'être endettée à la place des ménages français, ce qu'ont refusé de faire les pays du Sud!
      Nous faisons d'autres choix, et nous voulons rester souverains: je refuse que des pays qui se sont payés sur la bête nous dictent notre façon de gérer nos dépenses: se rendent-ils compte que si les Français sont traités comme eux, l'euro explose?

      CVT

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  6. Anonyme20 avril 2014 12:16

    Et alors... Si il y a de la pluie et que le Figaro dit qu'il pleut, ça veut dire qu'il fait beau ?

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  7. CVT

    Ils sont idiots, car si la France fait de l'austérité, à qui vont ils vendre ?

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    1. Vos échanges semblent montrer que la construction européenne (UE + UEM) finit bien par dresser les nations du continent les unes contre les autres.
      - D'abord au travers de leurs intérêts fondamentaux, puisque la polarisation économique et industrielle autour de l'Allemagne, au détriment de ses voisins surtout latins, conduit mécaniquement les Allemands à considérer leurs anciens partenaires comme des incapables ou des fainéants, et les "alliés" latins à se manger le nez en cherchant à désigner les autres comme responsables de leur situation, ou espérer que leurs cousins culturels avalent la même potion à base de ciguë.
      - Une logique mortifère accentuée par, dans chaque pays, la domination crépusculaire de dirigeants qui considèrent encore ce machin (la construction européenne) comme l'horizon indépassable de leur temps, surtout dans les pays du Sud qui en ont profité... un moment, et qui payent aujourd'hui une addition salée.
      C'est un retournement complet de cycle historique qui me fait penser aussi comme CVT qu'il n'y a pas lieu de reprendre ce processus après la destruction ou l'autodestruction de l'UE. Les futurs dirigeants de la France auront d'autres chats à fouetter. L'idée de construction européenne a été portée par une génération qui a cru et croit encore que la guerre fut la conséquence du nationalisme. Cette génération a failli puisque son analyse de départ était fausse. Une fois partie, la nôtre n'a aucune obligation à poursuivre ne serait-ce que l'ombre de cette chimère. Pour faire plaisir à qui ? Pour éviter de faire peur ? Mais à qui également ?..

      Francis Commarrieu.

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  8. @ CVT

    « Sortez de l’ambiguité » : c’est ridicule. Vous lisez suffisamment le blog pour connaître ma position sur la question. Ici, je rapporte les positions des auteurs. Et je ne suis pas opposé par principe à tout projet européen. S’il respecte à 100% notre souveraineté, je pense que c’est une bonne chose.

    Merci pour la réponse à Jard

    @ Jard

    Deux excès :
    - entre l’UE et rien, il y a des variantes, dont quelques unes que je pense acceptables
    - une germanophobie latente

    @ Anonyme

    Il me semble un peu tôt pour dire que les pays du Sud ne vont pas nous aider. Madrid ne cesse de repousser ses objectifs et l’Italie semble se poser la question.

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    1. Les ultra-libéraux ont sali et gâché l'idée de projet européen... ils ont pourri l'intérieur même de la chose.
      Pour qu'une autre Europe politique soit possible, il faudrait d'autres peuples à mettre à notre place !
      Des travailleurs/simples citoyens pas dégoutés et des patrons/investisseurs qui ne seraient pas contaminés jusqu'à la moëlle par l'idéologie ultra-libérale (qui ne doit pas grand chose au libéralisme d'ailleurs, en passant).

      P.S. : et si seulement, certains prenaient l'ultra-libéralisme pour ce qu'il est : une idéologie ; et non, la réalité elle-même.
      (ce serait un début qui rendrait possible une autre organisation politique de l'Europe)

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  9. Je ne prétends pas -loin s'en faut- connaître la Vérité.
    Néanmoins, je pense que la lecture de certains ouvrages peut permettre de s'en faire une idée.
    Il s'agit de:
    La stratégie du choc Naomi Klein
    Le complot de la réserve fédérale Anthony Sutton
    Wall Street et la révolution bolchévique Anthony Sutton
    Wall et l'ascension d'Hitler Anthony Sutton
    Les secrets de la Réserve Fédérale Eustace Mullins
    La guerre des monnaies Hongbing Song
    Ce dernier étant une tres bonne synthèse des précédents.
    Cela permet de situer le problème de l'euro dans un ensemble plus vaste.

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  10. Hier samedi soir sur Canal + chez T. Ardisson dans son émission "Salut les Terriens", Benjamin Masse-Stamberger était invité pour parler de son livre. Après un excellent résumé de la monnaie unique par "L'édito de Blako", M. Masse-Stamberger a échangé avec E. Guigou sur l'euro et l'Union Européenne : il faut voir cette émission, tant la pauvre député PS, après s'être faite dégommée par Onfray sur d'autres sujets, a eu du mal face à l'argumentation de Masse-Stamberger.

    En tout cas, le débat commence à s'inviter dans des émissions "mainstream", et ça, c'est une très bonne nouvelle !


    Olivier

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  11. @ Abd_Salam

    Pas besoin d’autres peuples, simplement que le château de cartes s’effondre à la prochaine crise et cela devrait nous pousser à construire autre chose (cf 1932 aux Etats-Unis ou 1958 en France).

    @ Olivier

    Il faut que je regarde

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