Mardi 22
janvier, Gérard
Lanvin était invité sur le plateau du Grand
Journal de Canal Plus. Il a pris la défense de Gérard
Dépardieu, dénoncé les impôts confiscatoires du gouvernement et fait un
éloge de la liberté sans la moindre contradiction. Un condensé de l’esprit
libéral-libertaire.
Il est
interdit d’interdire (et de trop taxer)
Même si
cette émission est un condensé de la pensée unique et politiquement correcte
qui sévit dans trop de médias, cette interview en est sans doute un condensé
tellement parfait qu’il vaut le coup d’être regardé. Gérard Lanvin a affirmé
« défendre l’idée de la
liberté : on a le droit d’aller où on veut, quand on veut et avec ce qu’on
veut » pour justifier le
comportement de Gérard Depardieu et a estimé qu’une tranche marginale à 45%
est suffisante et qu’à 75%, cela est confiscatoire.
Naturellement,
Gérard Lanvin a le droit d’exprimer une telle opinion. Cependant, la solidarité
nationale devrait imposer de respecter les choix démocratiques faits par le
peuple. C’est
trop facile d’être là pour profiter de l’aide publique au cinéma et de déserter
quand les impôts sont augmentés temporairement pendant une crise (et encore
surtout pour les revenus allant au-delà d’un million d’euros par an, ce qui
laisse de la marge). Mais naturellement, personne ne lui a dit.
Michel
Denisot, partisan autoproclamé de la liberté, s’est permis de critiquer ses
concitoyens en affirmant : « les
Français n’aiment pas ce qui dépasse, et chez Depardieu, tout dépasse »
et Mouloud Achour a battu tous les records de complaisances avec l’introduction
de sa question sur le mariage pour tous (auquel Lanvin est favorable) en
disant : « je vous aime
beaucoup parce que vous êtes concernés par l’actualité, que vous n’hésitez
jamais à donner votre avis et qu’il est rarement inintéressant »,
confirmant que le Grand Journal n’est pas du journalisme, mais une église
libérale-libertaire.
L’oubli
du citoyen et de la République