Depuis
quelques mois fleurissent de nouveaux partis politiques, les deux plus
connus étant Nouvelle Donne, notamment fondé par
des dissidents du Parti Socialiste ou Nous Citoyens, le parti lancé par
Denis Payre, ancien
patron de Business Objects. Mais qu’apportent-ils vraiment au débat ?
Denis
Payre, enfant des années 1980
Partout en
Europe de nouveaux partis parviennent à convaincre les électeurs. Il n’était
donc qu’une question de temps pour que de nouveaux partis émergent en France, étant
donné le niveau de discrédit de la classe politique, FN compris. Discrédit
que Christian Salmon explique bien dans les
Inrocks en affirmant que « l’homme
politique est peut-être en train de disparaître ».
Denis Payre
a bénéficié d’une couverture médiatique hallucinante malgré son inexpérience.
Notamment, il est assez choquant qu’il ait participé à Des
Paroles et Des Actes avec Arnaud Montebourg,
soit une exposition de plus d’une demi-heure, quand Nicolas Dupont-Aignan,
pourtant 7ème candidat à l’élection présidentielle en 2012 n’y a pas
accès depuis près de deux ans…
Pire, son message est d’une banalité confondante,
entre soupe néolibérale dénonçant la dépense publique sans
la moindre prise de recul et adhésion sans réserve à un projet européen
pourtant en faillite depuis 2010. C’est sans doute ce qui lui ouvre les portes.
Malgré tout, Il est incroyable de lancer un parti politique avec un discours
libéral aussi simpliste alors que la crise de 2008 a démontré toutes les
carences du laisser-faire, comme
on le voit dans ce débat croisé entre lui et Marine Le Pen dans les Echos. En outre, la
droitisation de l’UMP en matière économique réduit son espace politique.
Nouvelle
Donne au milieu du gué
