Bien sûr, les
morts et les énormes dégâts causés par les intempéries dans le Sud-Est sont choquants.
Et il n’est pas illogique que
les médias aient largement traité le sujet. Mais n’en ont-ils pas fait un
peu trop et cela ne
montre-t-il la part trop importante des faits divers dans l’actualité ?
Déluge de
non information
Avec
quelques jours de recul, on peut se demander quel était l’intérêt de consacrer
jusqu’au trois-quart des journaux télévisés du dimanche soir et encore une part
très importante de ceux d’hier et d’avant-hier aux
conséquences des intempéries. Bien sûr, un tel événement est traumatisant
et marquant. Ces informations pourraient également permettre une
prise de conscience des problèmes d’aménagement du territoire ainsi que
sensibiliser les pouvoirs publics à agir. Mais tous les reportages
étaient-ils vraiment utiles ? N’y avait-il pas aussi une forme de
voyeurisme inutile dans cet étalage de destructions et de drames humains ?
Bien sûr, certaines personnes n’étaient pas mécontentes de passer à la
télévision, et ainsi rassurer proches et famille, mais qu’apportait
véritablement ce
déluge d’information ?
Ce que
cela dit de notre société
