jeudi 13 juillet 2017

Budget 2018 : 8 milliards pour l’oligarchie, 17 milliards pris aux autres




La taxe d’habitation comme arbre qui cache la forêt

Le procédé est malheureusement assez habile : pour faire passer une multitude de baisses d’impôts pour les plus riches et les multinationales, le gouvernement y glisse quelques mesures qui profitent au plus grand nombre. Mais déjà, sur les 11 milliards de baisse d’impôts, la suppression de la taxe d’habitation n’en couvre que 3, le même montant que la baisse de l’ISF, qui profitera à beaucoup moins… Enfin, le Prélèvement Fiscal Unique (PFU) sur les revenus du capital, à 30%, représente au moins 1,5 milliards de cadeau fiscal, chiffre que l’OFCE estime plutôt à 4 milliards pour un tel taux. Enfin, le taux d’IS, que Hollande avait déjà prévu de faire passer de 33 à 28%, devrait tomber à 25%.

Le partage, 8 milliards pour les entreprises et les plus riches et 3 milliards pour la plèbe devrait provoquer un vrai débat alors que dans nos sociétés, les inégalités battent des records, et que les profits des entreprises touchent des plus hauts historiques. Instinctivement, l’Etat devrait agir pour corriger ces déséquilibres, et donc plutôt accentuer la fiscalité sur les grandes entreprises et les plus riches pour donner à tous les autres. Pire encore, comme le note Marianne, l’exemption des revenus de valeurs mobilières sur l’ISF est effarante puisque plus la richesse croît, plus leur part croit (56% pour le 90ème décile, 86% pour le dernier). Bernard Arnault et Liliane Bettancourt comme premiers bénéficiaires du budget 2018 ?

Mais en poussant le raisonnement plus loin, il ne faut pas oublier que 20 milliards de dépenses publiques devraient être coupées l’an prochain. Or, cela n’affectera quasiment pas les multinationales et les plus riches, qui n’en bénéficient que d’une petite part. En réalité, cette coupe pèsera sur les classes moyennes et populaires, d’une double manière. D’abord, elle pèsera sur les fonctionnaires qui devront faire leur travail avec toujours moins de moyens, alors que la situation est déjà préoccupante dans bien des domaines. Et enfin elle pèsera sur tous ceux qui seront privés de ces services publics depuis trop longtemps au régime, et notamment la France périphérique décrite par Guilluy.


Résultat, ce n’est même pas un injuste partage entre la France d’en haut et la France d’en bas, mais en réalité, le budget 2018, c’est déshabiller le service public dont bénéficient la grande majorité des Français pour verser 8 premiers milliards à l’oligarchie, à contre-temps complet des évolutions des dernières décennies. La présidence Macron ne sert que les intérêts des milliardaires.

10 commentaires:

  1. La classe moyenne : toujours la grande oubliée !
    Dans ce pays à part prendre certaines mesures en faveur des moins gâtés dans la vie et donner un maximum d'avantages aux plus favorisés, la classe moyenne doit payer, ne rien réclamer et surtout ne rien avoir. Perso' j'en ai ma claque de payer un max' pour les cas sociaux et j'en ai marre d'être tondu par les richards ! Mais je dois m'estimer heureux et content d'être partiellement propriétaire de mon habitation (je n'ai pas fini de payer mon crédit), d'avoir un travail plutôt pas mal (c'est vrai qu'après 5 ans d'études payées de ma poche car droit à zéro bourse et de l'intérim puis du CDD pendant 3 ans, je l'ai volé mon taff' à plus malheureux que moi), d'avoir le confort moderne etc...je ne devrais pas me plaindre !

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    1. Je crois que nous sommes une majorité à en être arrivé au même point, au même constat et la même colère sourde !

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  2. "Perso' j'en ai ma claque de payer un max' pour les cas sociaux"

    Non, vous payez pour une gestion débile des gouvernements français, JO de Paris, opération sentinelle inutile de l'avis même de la Police et de l'armée, pénalisation du cannabis, Areva...

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  3. Pour les personnes comme moi qui gagne quelque Euros de plus que les 20 000 Euros annuel , nous devrons payer plein pot la taxe d’habitation !?
    Merci à notre chère président , Robin des bourses qui vole au pauvres pour donner au riches ...

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  4. La recherche et l'innovation, la transition énergétique... hop ! à la poubelle...

    https://valerierabault.com/2017/07/12/budget-2017-attention-aux-coupes-budgetaires-en-milieu-dannee-celles-sur-la-recherche-sont-equivalentes-a-la-remuneration-annuelle-de-5500-chercheurs/

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    1. On attends les réactions de Mr Villani quand à l'avenir de la recherche en France.

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    2. Cessons de parler de fiscalité elle trop compliqué à maitriser. La seule chose dont nous somme sur c'est qu'elle est incluse dans le prix des choses et prélevée directement ou indirectement à partir d'autres composantes du prix donné à nos consommations nationales

      Faire compliqué : c’est faire comme il se fait aujourd’hui pour construire le prix de nos consommations dont seuls les actifs en sont les auteurs.

      Si vous arrivez en moins de 1000 mots à nous expliquer la technique de constructions du prix de TOUTES les choses que nous consommons alors la méthode de construction des prix n’est pas compliqué.
      Si vous n’y arrivez pas c’est que la méthode est compliqué, alors que la détermination du prix de toutes les choses utiles et agréables à la vie, peut être simple en partant de l’usage que nous allons faire de ce prix.

      Pour le démontrer cherchons combien de mots il nous faut.
      Top départ

      L’usage du prix des choses nous permet, en premier, de donner des RETRIBUTIONS aux actifs ( physiques, intellectuel qus ou financier) c’est la valeur pour leurs participations à la production. La somme des productions faites par ces actifs devient notre PIB DE PRODUCTION qui va permettre nos consommations nationales.

      Notre fait sociétal est que les actifs ne consomme qu’une partie des de leur production et statistiquement en offre 60 % aux différentes catégories d’inactifs.

      Pour que ce partage des consommations, entre actif et inactifs, se fasse : supposons que nous attribuons des ATTRIBUTIONS aux Inactifs, lesquelles représente 6O% du prix des consommations. Nos consommations ont alors un prix se composant des RETRIBUTIONS des Actifs et des RETRIBUTIONS des inactifs Totale de nos consommations ont pour valeur notre PIB de CONSOMMATION.

      Nous avons deux PIB un de production et un autre de consommation nous ne venons que de rationalisé ce que nous appelons aujourd’hui HT et TTC.

      Dans ce cas notre PIB de consommations est statistiquement de 250% notre PIB de production en France et en Allemagne 166% ne faudra-t-il pas en tirer des conclusions plus tard ?

      Nous avons bien dans cette présentation, du prix des choses, rationalisé par les mathématiques son prix afin que l’équation écrite mette en corrélation les valeurs avec la finalité de notre vie sociétale : le partage des consommations nationale entre actifs et inactif s.

      Il en va de même quand il faut répartir nos 60% de rétributions aux inactifs en différentes catégorie d’inactifs puis aux ayants droit dans chaque catégorie.

      Il en va de même quand nous voulons que 100% des consommations nationale se partage en 13% en usage mutuels, 32% en usage collectifs, et 55% en usage familial dont profitent, a la fois les actifs et les inactifs ces usage représentant un % de leurs RETRIBUTIONS ou de leur ATTIBUTIONS.

      Il en va Il en va de même quand il faut distribuer les 32% d’usages collectifs aux différentes collectivités et services qui vont gérer les dépenses collectives.

      Il en va de même quand il faut distribuer les 13% d’usages mutuels entre les différents services qui vont gérer les dépenses mutuelle.

      Il en sera de même pour toutes les solidarités que notre vie sociétale voudra mettre en place.

      Dans tout les cas : nous n’avons besoins que des mathématiques pour remplir le devoir de notre vie sociétale : partager les consommations nationale une premier fois entre les actifs et les inactifs et une seconde fois entre les trois usages qu’ils font de ces consommations nationales.


      Ange LE RUAS

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  5. suite et fin du commentaire précédent


    Nous avons utilisés 421 mots pour boucler la boucle : la constructions du prix des choses faite en fonction de l’usage de ce prix et qui répons aux impératifs de notre vie sociétale et pour cela nous avons utilisé que des mathématiques. Rendant ridicule le besoin de fiscalité.que notre vie


    Nous comprenons mieux pourquoi Einstein nous a dit :
    « la chose la plus difficile à comprendre au monde est l’impôt sur le revenus » ou encore : « la politique est éphémère : le théorème est éternel. »

    Depuis la nuit des temps seuls les actifs ont produit à la fois pour eux mais aussi pour les inactifs, avant par solidarité familiale puis aujourd’hui par solidarité citoyenne dans une société qui met de plus en plus en commun des consommations soit mutuellement soit collectivement dont les mathématiques sont seule à pouvoir écrire les équations dont nous avons défini démocratiquement les théorèmes.

    @ JP JP il n’appartient pas à l’Etat de décider du partage de la richesse mais aux citoyens démocrate de le faire sans individualisme ni corporatisme s’il ont pris en considération que chacun de nous produit les consommations des autres et nous consommons les productions des autres suivant des équations qui prennent en compte nos théorèmes d’équités :
    • devoir produire pour les autres autant que les autres produisent pour nous
    • chaque nation doit produire pour les autres nations autant que les autres nations produisent pour elles
    • Ceux plus aptes à capter les progrès de la société, doivent être solidaire de ceux qui par handicap sont moins aptes à le capter.

    Ange LE RUAS

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  6. Cette annonce de baisse de la taxe d'habitation est vraiment une arnaque de plus.
    Car si bien utilisée, comme tout autre impôts d'ailleurs, elle sert avant tout la collectivité, et crée de l'activité et des emplois.
    "La taxe d'habitation est prélévée par l'Etat pour le compte des collectivités locales. Le montant est versé aux recettes du budget des communes ou communautés de communes pour financer les services publics qui ne sont pas à la charge de l'Etat. Sont notamment concernés les écoles, les crèches, les centres de loisirs, les musées, théâtres et salles de concert. Elle finance également la création de nouveaux équipements et l'entretien des voiries." (http://www.boursorama.com/actualites/a-quoi-sert-la-taxe-d-habitation-9522c1c5bedbc751e2ad846e1dd8acfc).


    Ce Macron est une synthèse pour l'instant très performante :

    1) Du discours libéral-libertaire, dans la droite ligne des schyzophrènes de service du style Attali et Cohn Bendit.

    La liberté, c'est trop beau !
    Voir à ce sujet un article intéressant du Comité Orwell
    https://comiteorwell.net/2017/06/23/lavertissement-du-president/


    2) Du langage orwélien qui retourne toutes les valeurs

    - "On veut flexibiliser le monde du travail pour libérer les énergies et créer une génération d'auto-entrepreneurs"
    Traduction : casser le code du travail pour diminuer les acquis sociaux, faciliter les licenciements et créer des employés hors sol et hors protection.

    - "L'Europe c'est la paix"

    Mais on continue les expérimentations sociales sur le peuple grec pour voir jusqu'où on peut aller avant qu'un peuple ne se révolte.
    On veut faire chèrement payer la trahison des british redevenus des ennemis.
    On renomme le ministère de la Défense le ministère des Armées (dans 5 ans, ministère de la Guerre, dans 10 ou 15 ans ministère de la Paix pour boucler la boucle orwélienne...)
    On donne des signaux aux USA pour les assurer que l'on continuera la politique de bons petits valets de Sarko et Hollande.

    - "On représente la voix du peuple, on est hors système, loin de la vieille politique"

    Quand on voit le profil des députés REM à l'assemblée, on rigole doucement.
    Quand on voit le parcours (fils de médecins, lycée jésuite de province, Henri IV, IEP Paris, ENA, Inspection des Finances, banquier d'affaires chez Rotschild, Secrétaire Général Adjoint à l'Elysée, ministre de l'Economie) et les soutiens de Macron (Attali, Minc, Jouyet, Hermand, Rotschild, Institut Montaigne, Bilderberg), on rigole et on pleure


    3) De la décomplexion assumée

    Franchement, Sarko et Coppé, à côté de Macron, ce sont des petits joueurs. Ils peuvent aller se rhabiller

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    Dans un entretien à Tétu en février 2017, Macron disait "Pour être honnête, je ne m'aime pas beaucoup. C'est peut-être pour cette raison que je fais tout cela"
    http://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/dans-tetu-macron-affirme-pour-etre-honnete-je-ne-m-aime-pas-beaucoup-4823118

    Et bien tu n'es pas le seul, d'autres personnes ne t'aiment pas beaucoup non plus.

    A moins que ce soit encore un de ses trucs de sophistes, et qu'en définitive, Macron n'aime en définitive que lui.

    ***Jacko***

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  7. @ Anonyme

    Le problème vient du haut bien plus que du bas… Les 60 milliards de désertion fiscale des multinationales, la baisse de la progressivité des impôts.

    @ Banzaï

    Je supprime votre commentaire xénophobe et caricatural, et certaines réponses grossières qui n’ont pas leur place sur ce blog

    @ Jacko

    C’est assez évident

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