samedi 16 juin 2018

Natixis, ou les contradictions des euroïnomanes

Les analyses de Natixis, pilotées par Patrick Artus, ne sont pas à un paradoxe près. Elles sont à la fois des critiques parfois féroces des dérives économiques, au premier rang desquelles cette construction artificielle et extravagante qu’est l’euro, mais également d’un conformisme idéologique désarmant, les poussant à des prises de position totalement contradictoires. Nouvel exemple.


L’UE, source de nos problèmes dont on ne pourrait sortir

Les analyses de Natixis ont très souvent démontré les failles de la construction européenne. Récemment, les analystes de la banque rappelaient que « la zone euro organise structurellement la divergence des pays » et se demandaient « la zone euro va-t-elle devenir un pays de rentiers ? ». Ce faisant, les analystes de la banque confortent les analyses des opposants à la monnaie unique, qui soutiennent justement que l’euro accentue les problèmes au lieu de régler quoique ce soit. Et la seconde analyse souligne justement que la zone euro pousse des politiques déflationnistes depuis la sortie de la crise financière, une critique intéressante des politiques menées depuis près de 10 ans.


Pourtant, même le défenseur le plus radical du libre-échange, The Economist, a reconnu le rôle de la Chine dans les pertes d’emplois des Etats-Unis, qui pèsent naturellement sur le partage de la valeur. La seconde phrase frise le comique car différencier le recul de la protection sociale des règles de l’UE est comique, tant les instances européennes poussent justement au recul de la protection sociale. Et comment l’Italie peut-elle investir avec les contraintes budgétaires que le monstre européen lui impose ? Enfin, refuser de voir le lien entre les l’enrichissement des plus riches et les inégalités est tout de même risible à l’époque de Piketty ou Stiglitz. Natixis dit n’importe quoi pour dénoncer les « populistes ».

La seconde note, « Un pays de la zone euro ne peut pas sortir de la zone euro », n’est pas moins ridicule. Bien sûr, c’est la ligne de Mario Draghi, mais tout le monde sait que la sortie était proche en Grèce en 2015. Pire, la note ose affirmer : « l’extrême droite française a fini par l’admettre, les partis populistes italiens et les marchés financiers devront l’admettre aussi. La correction du handicap de compétitivité-coût ne pourra pas se faire par la sortie de l’euro ». Mais depuis quand les oscillations idéologiques de Marine Le Pen seraient la boussole intellectuelle de Natixis ? Et que dire du refus du lient entre compétitivité-coût et sortie de l’euro, alors qu’elle permettrait à certains pays de dévaluer ?


Le grand écart entre les notes de Natixis est tout de même assez sidérant. Mais il est instructif. Autant les notes qui détaillent toutes les failles de la monnaie unique sont solides et factuelles, autant celles qui tentent de la défendre sont courtes, à l’emporte-pièce, et remplies d’arguments ridicules. Ce faisant, apparaît assez clairement que cette monnaie unique européenne est une absurdité.

13 commentaires:

  1. Il y a pourtant un point, qui fait débat en Allemagne, et dont on parle peu ici (sauf à l'UPR) : c'est le fait qu'un pays qui voudrait sortir de l'euro devrait régler sa position vis-à-vis de la BCE (la fameuse balance Target2). Pour un pays comme l'Italie, ça voudrait dire faire un chèque de sortie de plus de 400 milliards d'euros, mais inversement si l'Allemagne sortait, elle recevrait plus de 900 milliards d'euros... Je sais que ce point est contesté, mais lorsque je lis des économistes allemands réclamer un dispositif de sortie de l'euro dans les traités, je les soupçonne de vouloir y inclure cette modalité qui rendrait impossible une sortie pour tout pays déficitaire, mais possible pour l'Allemagne.

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  2. "Mais depuis quand les oscillations idéologiques de Marine Le Pen seraient la boussole intellectuelle de Natixis ?"

    Votre reproche habituel au FN, qui ne serait pas assez ferme sur l'euro, ne tient pas plus la route hier qu'aujourd'hui :
    - il vaut mieux un président ne procédant pas à de nouveaux transferts de souveraineté, même sans sortie de l'euro, qu'un président bradant par exemple l'industrie de la défense (bradage que vous avez vous-même admis il y a quelques jours).
    - la sortie de l'euro ne va pas se faire comme cela : quel que soit le parti souverainiste qui arriverait au pouvoir, il devrait préparer l'opinion, ce qui prendra du temps. Il devrait par exemple changer les dirigeants et orientations des chaînes publiques, ce qui causerait les mêmes protestations qu'en Pologne, etc.
    - l'horloge tourne : vous ne pourrez pas mener une politique souverainiste avec un électorat de plus en plus souvent d'origine immigrée, qui par conséquent est majoritairement indifférent à la continuité historique de la France.

    Face à cela, la seule attitude cohérente en 2017 pour un souverainiste était de voter pour le candidat le plus souverainiste, qui était clairement celui du FN. Or :
    - vous ne l'avez pas fait
    - vous n'avez rien d'autre à proposer : ni candidat alternatif, ni parti, ni médias. Rien, le désert absolu, orné de 2 ou 3 réunions dans des bistrots ou salles municipales.

    Ceci montre clairement que votre attitude envers le FN est irrationnelle (dans l'hypothèse où vous souhaitez de bonne foi éviter la disparition de la France dans l'UE).
    On peut toujours penser qu'il n'est pas assez ceci ou trop cela, mais en 2017 c'était le moins mauvais choix et vous avez refusé de le faire.

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    1. «la sortie de l'euro ne va pas se faire comme cela : quel que soit le parti souverainiste qui arriverait au pouvoir, il devrait préparer l'opinion, ce qui prendra du temps.»

      Surtout pas ! Si l’opinion soupçonnait ne serait-ce qu’une velléité de sortie de l’euro il se produirait une fuite des capitaux tellement immense que notre solde target2 serait déficitaire de plusieurs centaines de milliards d’euros, comme ceux de l’Italie et de l’Espagne ! Au lieu de sortir de la zone euro avec la seule dette des billets émis nous aurions en plus la dette colossale des target2 qui accroîtrait l’endettement de la France dans des proportions extravagantes. Ce serait de la folie furieuse et pire encore, un crime contre le pays tout entier !

      Il faut sortir de l’euro sans crier gare et pour cela il faut faire campagne pour le maintien dans l’UE et dans l’euro. Surtout pas comme cet imprudent d’Asselineau qui chausse ses gros sabots d’europhobe et constitue un repoussoir pour tous les détenteurs de capitaux. Il faut un politicard roué qui fasse passer Merkel pour une gauchiste et Macron pour un dangereux souverainiste. Et très peu de temps après son élection et sans prévenir quiconque, il sort et de l’UE et de l’euro, sans aucune négociation a priori. La souveraineté volée à la France provient du peuple français, pas de négociations avec des racailles européistes. Une fois sorti de l’UE il faudra immédiatement dévaluer la monnaie nationale de 35 %, instaurer un contrôle des changes et des flux de capitaux féroce avec menace peine de mort pour les contrevenants. De plus le cours de la monnaie devra être administré afin d’éviter que l’afflux de capitaux étrangers venus s’investir dans l’économie pour profiter de la main d’oeuvre bon marché ne fasse pas remonter le cours.

      Contrairement à cette nouille d’Asselineau le nouveau président devra avoir une politique industrielle avec des investissements massifs dans le nucléaire de quatrième génération (le MSFR de conception français) et dans des secteurs stratégiques à développer. L’objectif c’est que la France produise elle-même ses processeurs, ses téléphones portables, ses ordinateurs, ses mémoires, ses écrans, ses avions de ligne, ses fusées, ses missiles, ses voitures, ses médicaments, etc. Bien entendu les secteurs bidon comme les énergies intermittentes qui ne profitent qu’à la Chine et constituent un luxe de riches doivent être abandonnés.

      A terme le seul problème de la France c’est son approvisionnement en pétrole et en gaz. L’électricité sera produite dans les MSFR et la France a pour au moins un siècle de « carburant » nucléaire sous la forme de dangereux déchets des centrales à eau pressurisée. Les MSFR permettent d’utiliser ces déchets, de les transformer de manière à en avoir moins et de moindre dangerosité (voir les conférences sur Youtube de Daniel Heuer du Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie au CNRS de Grenoble). Les MSFR peuvent également rendre fertile le thorium et la France aurait alors pour plus de 1000 ans de production d’électricité grâce à ses gisements de thorium. Pour le pétrole, si vraiment on ne peut pas l’acheter à l’étranger du fait des contre-mesures prises par la racaille européiste et mondialiste on pourrait exploiter le gaz de schiste ou le pétrole du plateau continental de la Guyane.

      Au passage il faudra se débarrasser de tous les DOM-TOM improductifs, ne garder que la Guyane pour Kourou, la colombo-tantalite et le pétrole, si toutefois il y en a. Tout le reste, y compris la Corse, doit être chassé à furieux coups de pieds au cul.

      La France a besoin d’un type vicieux, couillu, retors, terriblement haineux envers la crapule européiste et mondialiste, n’hésitant pas à taper très dur sur ceux qui s’aviseraient de nuire à la France, de la manière la plus douloureuse, vile, ignoble et insupportable qui soit. Il faut que les ordures qui nous haïssent apprennent à nous craindre et rasent les murs.

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  3. Je crois savoir que la Banque Natixis conteste la validité juridique de la LEX MONETAE en cas de sortie de l’Euro. Celle-ci s’applique aux obligations d’État relevant du droit national. Par exemple 98 % des titres émis par l’État italien relève du droit national italien. Le plan B de Savona dont j’ai parlé dans un précédent topic indique (page 20) que selon des articles du code civil italien,la LEX MONETAE pourra être appliquée, par l'Italie, même en cas de sortie unilatérale de l’Euro. Ce qui pourrait toutefois faire l’objet de contestations juridiques dans ce cas:

    https://altereconomie.wordpress.com/2014/09/07/la-lex-monetae/

    Quand au Target 2 il inquiète surtout les allemands qui sont créditeurs du système (je crois qu'aujourd'hui leur crédit avoisine les 1000 milliards d'euros, un niveau record). Le lien ci-dessous précise que : "Dans le cadre de Target2, les banques centrales créditrices ont fait ce que les entreprises exportatrices n'auraient pas pu faire sans être traitées de folles  furieuses : offrir à des clients insolvables des facilités de paiement gagées sur des titres sans valeur."

    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130520trib000765438/target2-la-roulette-russe-de-la-zone-euro.html

    De toute évidence les esprits « bien intentionnés » qui ont participé à la création de l’Euro ont complètement oublié de modéliser sérieusement les conséquences économiques de leur création et du système mis en place à cet effet.D'éventuelles survenues de situations de crise apparemment n'ont jamais été envisagées. En particulier ils ne se sont pas demandé s’il ne risquait d’y avoir des conséquences économiques négatives pour un pays membre qui pourraient l’inciter à vouloir sortir de l’Euro et ce qu’il adviendrait précisément au système créé dans ce cas de figure.Ça aurait dû pourtant être mis noir sur blanc avant de créer l'Euro.

    Saul

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    1. "En d’autres termes et, comme cela avait été souligné dès 1959, le concept de lex monetae n’est pas très utile quand « la question est laquelle des deux lois monétaires concurrentes doit prévaloir »"

      "Dans tous les cas, la localisation des tribunaux qui auraient à juger de différends relatifs au choix de la monnaie peut influer sur la décision. Les tribunaux du pays partant seraient certainement davantage enclins à appliquer le régime juridique de ce dernier et à trancher en faveur d’une redénomination que les tribunaux étrangers. Ces derniers, en l’absence de stipulation particulière des contrats, pourraient considérer que le pays sortant s’étant engagé dans une union monétaire « irrévocable » (Article 140(3) du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne) c’est la lex monetae des pays restant au sein de l’union qui prévaut. Scott (2012) estime que les tribunaux anglais refuseraient même de reconnaître l’application d’une législation d’un pays étranger qui serait incohérente avec un traité auquel ce pays et le Royaume-Uni était partie quand le contrat a été signé et trancheraient donc en faveur de l’euro même si le contrat se réfère explicitement au régime juridique du pays sortant. Les solutions qu’adopteraient les tribunaux japonais ou américains sont incertaines."

      http://www.cepii.fr/blog/fr/post.asp?IDcommunique=507

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    2. Le point important à mon avis c’est que les traités européens n’ont strictement rien prévu quant à une éventuelle procédure de sortie de l’Euro pour un pays membre de la zone euro car à l’évidence la procédure ne peut pas être absolument identique à celle d’un pays membre de l’UE qui quitte l’UE en ayant une monnaie nationale et pas l’Euro, cas du Royaume-Uni actuellement. Je me demande si c’est un oubli ou si ça parce que si on si on l’avait fait on aurait mis en évidence le fait que le système de l’Euro tel qu’il était conçu était vraiment un système dangereux qu’il valait mieux éviter de mettre en place, ce qui se serait opposé au vaste projet politique européen pour le mettre en place. Quoiqu’il en soit le fait que cette procédure n’existe pas inquiète certains économistes allemand qui voudraient des garanties pour l’Allemagne en cas de sortie d’un pays de l’Euro. Ce qui les inquiète notamment seraient les créances allemandes dans le cadre du système Target-2.La Bundesbank a une créance de 956,2 milliards d’euros au 31 Mai 2018, alors qu’à la même date les dettes Target-2 de la Banque d’Italie atteignent 465 milliards d’euros.

      https://www.businessbourse.com/2018/06/10/les-dettes-target-2-de-la-banque-ditalie-atteignent-465-milliards-deuros-un-nouveau-record/

      L’économiste Eric Dor a signalé récemment que depuis le début de l'année les dettes Target2 de la Banque de France explosent :103,425 milliards d'euros en avril 2018. Donc ces économistes allemands aimeraient bien qu’il y ait une procédure pour protéger l’Allemagne en cas de sortie d’un pays de l’Euro car actuellement je cite l’article ci-dessous au sujet du système Target-2 : « À l’heure actuelle, il n’est pas clair si, en cas de sortie unilatérale, les soldes Target doivent être réglés et, le cas échéant, en quelle monnaie ils doivent être repayés. »

      https://www.upr.fr/actualite/france/lallemagne-propose-une-voie-de-sortie-de-leuro-pour-se-proteger-elle-meme-un-article-de-leconomiste-italien-marcello-minenna-traduit-par-vincent-brousseau

      Saul

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    3. Il s'agit de droit qui est une discipline bien moins déterministe que l'économie. Et là, c'est encore pire que le droit national, il s'agit de droit international.

      Par conséquent, tous ceux qui pensent se fonder sur la lex monetae pour garantir une sortie gagnante de l'euro se fourrent le doigt dans l’œil, car ce principe s'applique aux pays créditeurs et débiteurs, et seuls les juges peuvent trancher.

      Allez ester dans un tribunal français et vous verrez que rien n'est gagné d'avance, alors je vous raconte pas quand il s'agit d'une affaire internationale.

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    4. Je ne vois pas pourquoi la lex monetae s'appliquerait uniquement dans un sens, quand on passe du Franc à l'Euro et pas dans l'autre, quand on fait le chemin inverse.

      Beaucoup d'épargnants allemands auraient pu se plaindre que leurs avoirs en Marks une fois convertis en Euros étaient désormais libellés dans une devise moins forte qu'avant.

      Et c'est en vertu de la lex monetae qu'ils ne pouvaient prétendre à aucune compensation.

      Ivan

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    5. @Saul,
      Oui, c'est bien ce que je pensais : en réclamant un dispositif de sortie de l'euro, ces économistes allemands veulent des garanties pour l'Allemagne, mais du coup une telle garantie (de plusieurs centaines de milliards) rendrait la sortie impossible aux pays déficitaires.

      Il serait intéressant de savoir comment les choses se sont passées lorsque des unions monétaires se sont terminées dans le passé, car il devait y avoir des instruments équivalents à Target 2.

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    6. La lex monetae a pourtant été appliquée lors du passage à l'euro. L'euro était une monnaie moins forte que le DM et pourtant le passage du DM, monnaie très forte, à l'euro, monnaie au commencement très faible, a été accepté par les créanciers de l'Allemagne.

      De toute manière l'avis des banksters, qu'ils travaillent chez Natixis ou chez Goldman-Sachs, défend toujours les riches, jamais les peuples.

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  4. Quand on finit par croire à ses propres mensonges on ne comprend plus ce qui se passe :

    https://slate.com/business/2018/06/the-labor-shortage-and-wage-reaction-puzzle-solved-with-one-graph.html

    Il est facile de trafiquer les chiffres officiels du chômage en réduisant les droits des chômeurs et en alourdissant les contraintes auxquelles ils doivent obéir pour les dissuader de pointer.

    De là à croire que cela fait vraiment baisser le chômage, et conclure que la relation traditionnelle entre niveau du chômage et montants des salaires ne joue plus, il y a un pas que seule la folie pourrait excuser.

    Cela me rappelle ces ministres français qui se vantaient publiquement d'avoir découvert une nouvelle loi de l'économie : quand la France crée 100000 emplois elle ne voie diminuer le chômage que de 50000, c'est normal, c'est comme cela.

    Il ne leur vient pas à l'esprit que cela pourrait venir du fait que réciproquement quand la France détruit 100000 emplois Pôle Emploi ne compte que 50000 chômeurs supplémentaires.

    Les 50000 autres ne pointent pas parce que de toute façon cela ne leur donnerait droit à rien, mais ce n'est pas pour autant qu'ils disparaissent dans la réalité et cessent de peser sur le marché du travail et sur les salaires.

    De même, un capitaine qui refuserait de tenir compte de la partie immergée de l'iceberg pour calculer son volume, sa masse et sa trajectoire devrait être renvoyé.

    Ivan

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    1. Il y a aussi un chômage caché dans la zone euro selon une étude de la BCE évoquée au mois de mai 2017 , lien ci-dessous : Le chômage réel serait quasiment le double du chômage officiel.

      https://www.chomage-et-monnaie.org/2017/05/14/la-bce-pointe-le-chomage-cache/

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  5. @ Moi

    Très peu probable sur le fond

    @ Anonyme 14h50

    Macron ne pourra rien transférer car plus grand monde ne souhaite transférer quoique ce soit. La préparation de l’opinion doit se faire avant l’élection, sinon, cela finit comme Tsipras. Pas d’accord sur l’horloge : on peut toujours revenir en arrière. Même le 18 juin 1940, c’était possible et notre situation était autrement plus difficile.

    La candidate la plus souverainiste ? En quoi ? Elle retourne sa veste sur l’euro entre les deux tours ! Elle fait du Tsipras avant même de pouvoir être élue, autant dire que c’est une souverainiste en carton, pour la réclame. Et au contraire, mon attitude par rapport au FN est très rationnelle : avant les présidentielles, je disais que Marine Le Pen n’était pas sérieuse, qu’elle ne travaillait pas, et que je ne croyais pas vraiment ce qu’elle disait, ses convictions semblant bien peu solides. Et là, bingo : j’ai eu raison sur tout ! Pas de sérieux, pas de travail : le débat d’entre deux tours en a était une démonstration éclatante. Et la solidité de ses convictions a été éclairée par son volte-face sur l’euro. Pourquoi donc voter pour pire que Tsipras, sachant, en outre, qu’elle n’avait aucune chance de gagner ? MLP ne me semble pas un moins mauvais choix. Au contraire, elle empêche le changement.

    @ Saul

    Merci pour ces lilens. Débat intéressant, qu’il faudrait croiser. Si l’Allemagne demande un tel dispositif, c’est que la perspective d’une sortie devient de plus en plus crédible

    @ Ivan

    Merci pour ce rappel

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