vendredi 1 juin 2018

Que penser des derniers rebondissements en Italie ?



Chant du cygne, puis reprise en main euroligarque ?

Il y a 24 heures, après la très révélatrice déclaration du commissaire européen Allemand, Gunther Oettinger : « je suis inquiet et je m’attends à ce que dans les semaines à venir les développements pour l’économie de l’Italie pourraient être si drastiques que cela pourrait être un signal possible aux électeurs de ne pas choisir des populistes de gauche et de droite », ce qui a été traduit, en langage moins diplomatique, par « les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter ». Devant le tollé déclenché en Italie, même Jean-Claude Juncker a dédit son commissaire, assurant que « le sort de l’Italie ne saurait dépendre des injonctions qui pourraient lui adresser les marchés financiers ».

Assez étonnant pour quelqu’un qui affirmait « qu’il n’y avait pas de choix démocratique contre les traités européens ». Mais ce recadrage montre probablement que les euroligarques se rendent bien compte que la séquence démarrée il y a quelques jours pouvait être mortel pour leur machin. Dans l’Arène Nue, le blog de Coralie Delaume, Christophe Bouillaud affirmait alors que « les prochaines élections italiennes pourraient apparaître comme un référendum sur la souveraineté nationale ». La Lega était donnée grande gagnante d’une nouvelle élection, les sondages annonçant un gain de 10 points, et donc une majorité plétorique pour l’alliance entre les deux partis anti-système Italiens…

Que penser alors du renoncement de Cottarelli et du retour de l’équipe Salvini / Di Maio ? L’UE pourrait éviter un nouveau vote encore plus hostile. La question majeure sera le choix du ministre de l’économie. Il serait légitime que le choix de Paolo Savona soit maintenu et son maintien, ou non, serait une indication fondamentale sur l’orientation de la majorité. S’il était écarté, Salvini et Di Maio prendrait le chemin pris par Tsipras, capitulant sous la pression, de nouveau souverainiste de carton pâte. S’il est maintenu au poste prévu, alors, nous sommes partis pour un bras de fer intéressant, et potentiellement terminal pour l’UE, entre Rome, Bruxelles et Berlin. La réponse ne devrait pas tarder.


Messieurs Salvini et Di Maio, l’histoire vous regarde. Si vous cédez au chantage de Mattarella et Oettinger, vous rejoindrez la cohorte de Tsipras et de ces inconséquents qui disent vouloir changer les choses mais qui reculent devant l’obstacle. Ce qui s’est passé depuis quelques jours impose le maintien de Paolo Savona. De toutes les façons, l’euro finira tôt ou tard par disparaître

32 commentaires:

  1. Comme si les problèmes de l'Italie étaient dus à l'UE alors que ce pays est gangrené depuis des décennies par la corruption et la mafia...

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    1. La corruption et la mafia étaient présentes lors du miracle économique italien des années 1950 à 1970.

      Donc l'argument tombe complètement à plat.

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    2. Certainement pas au même niveau, et la croissance de ces années là était dans tous les pays occidentaux, donc pas plus de miracle italien que dans les autres pays occidentaux, vous êtes à côté de la plaque.

      Manifestement, la mafia semble être votre modèle économique.

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    3. Outre le fait qu'expliquer pour l'essentiel les problèmes de la Grèce par le parasitisme, la corruption et le gaspillage, les difficultés de l'Italie par la culture de la magouille et la mafia, le marasme français par l'imbécillité de notre patronat et de notre classe politique, et au contraire la réussite apparente de l'Allemagne par les vertus germaniques, ressemble fort à de la bonne vieille rhétorique xénophobe. Les dites vertus germaniques n'ont manifestement pas empêché l'Allemagne d'être l'homme malade de l'Europe dans les années 90, pas plus que les vices attribués à l'Italie ou à la France n'avaient freiné leur essor économique d'après-guerre.

      Si la construction européenne qu'on nous vante depuis la CECA doit aboutir à à une nouvelle version de "Finis les mauvais jours ! Papa gagne de l'argent en Allemagne !", merci bien, je préfère m'en passer. Il a fallu la crise de l'euro pour que les Allemands fassent à nouveau savoir ouvertement, pour la première fois depuis la chute du IIIe Reich, à quel point ils méprisaient les parasites fainéants et corrompus de l'Europe du Sud, les "pays du Club Med", incapables de se gouverner eux-mêmes et de satisfaire aux sacro-saintes exigences de l'union monétaire à l'allemande. Il faut être aveugle pour y voir un progrès.

      YPB

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    4. Ah bon, signaler les dysfonctionnements d'un pays, c'est de la xénophobie...

      Non mais c'est incroyable, vous êtes complètement stupide !

      Quand on vous lit, on peut penser que de Gaulle avait raison en parlant des français qui sont des veaux.

      Vous êtes comme les femmes ou personnes d'origine immigrée qui quand elle font une connerie, et qu'on leur fait remarquer, hurlent à la misogynie ou au racisme.

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    5. Anonyme de 17:00

      Manifestement, la stupidité semble être votre modèle économique. Un bonne dose de malhonnêteté en plus.

      Je n'ai pas écrit que l'Italie avait eu une croissance hors norme en Europe, contrairement à ce que vous cherchez à me faire dire mais juste que les problèmes spécifiques que vous lui attribuez n'ont pas empêché d'excellentes performances économiques durant une vingtaine d'années. Ce qui est juste un fait.

      Même les économistes du think tank pro-européen Bruegel, qui contestent le rôle décisif de l'euro dans les difficultés actuelles de l'Italie, ont signalé que de très nombreux facteurs peuvent être invoqués pour les expliquer : http://bruegel.org/2017/07/italian-economic-growth-and-the-euro/. Placer la corruption et la mafia au premier plan de ces facteurs est un choix purement idéologique. Selon l'ONG transparency International, le niveau de corruption perçue en Italie est proche de celui de la Corée du Sud et inférieur à celui de la Pologne, deux pays qui ont pourtant des performances économiques bien meilleures.

      Expliquer les difficultés de l'Italie principalement par la corruption et la mafia n'a pas plus de sens que de se limiter à tout ramener aux méfaits de l'euro.

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    6. Anonyme 1 juin 17:29

      Vous expliquez les opinions que vous désapprouvez par la stupidité de leurs auteurs, mais j'attends encore que vous fassiez vous-même ici la preuve de votre intelligence et quelque chose me dit que j'attendrai longtemps.

      Signaler les dysfonctionnement réels d'un pays, ce n'est certes pas de la xénophobie. Mais faire de la corruption, de la paresse ou de la délinquance le facteur explicatif ESSENTIEL des difficultés économiques d'un pays, ce n'est pas neutre, effectivement. Représenter la Grèce en Aphrodite faisant un doigt d'honneur à l'Europe et au contribuable allemand, avec comme titre : « Des escrocs dans la famille euro » (couverture de Focus, février 2010), j'appelle cela un appel à la xénophobie lorsqu'il s'intègre à une campagne systématique de dénigrement d'un peuple, et c'est bien ainsi que l'ont perçu les Grecs, comme la plupart des observateurs pas complètement formatés à accepter les explications passant par des stéréotypes nationaux (https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/malheureux-comme-un-grec-en-allemagne_1700631.html). Une bonne partie de la presse et de l'intelligentsia allemande s'en est alarmée (http://www.lefigaro.fr/international/2015/02/27/01003-20150227ARTFIG00154-la-campagne-de-bild-contre-la-grece-cree-la-polemique.php).

      Les récents propos de Günther Oettinger ou de Markus Ferber sur l'Italie montrent qu'il ne s'agit pas d'un procès d'intention malhonnête : en Allemagne, dans certains milieux, on trouve normal depuis presque une décennie de traiter publiquement l'Italie ou la Grèce comme des pays d'incapables tout juste bon, du fait des tares irréductibles de leurs peuples, à être transformés en protectorat administrés par la Troïka. Une sorte d'idéologie coloniale transposée en Europe, avec la même logique de mépris et d'infantilisation que les Européens projetaient il y a un siècle sur les Marocains ou les Congolais.

      YPB

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    7. "Mais faire de la corruption, de la paresse ou de la délinquance le facteur explicatif ESSENTIEL des difficultés économiques d'un pays, ce n'est pas neutre"

      Ben non, il n'est jamais neutre de porter des critiques tout à fait fondées. Vous vous enlisez dans la tautolgie, donc vous êtes toujours aussi ridicule.

      Nier la corruption en Grèce ou en Italie, c'est simplement débile.

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    8. La réalité de la corruption, je ne l'ai pas niée. À aucun moment. Ni l'autre intervenant anonyme qui vous a répondu deux fois. C'est parfaitement clair. Vous êtes donc un menteur. Par contre, vous avez évité de répondre sur le développement qui illustrait les manifestations de la xénophobie dirigée en Allemagne, depuis au moins 2010, contre les pays désignés comme ceux du « Club Med ». Que pourriez-vous répondre à ce que nombre d'Allemands eux-mêmes ont déploré ?

      Ce qui est débile, pour reprendre votre vocabulaire, c'est le fait de répéter en boucle comme vous le faites que la corruption c'est important en faisant semblant d'ignorer que vos interlocuteurs ne le nient pas, se réfèrent même à des comparaisons internationales sur le sujet, mais contestent que ce soit un facteur explicatif essentiel, le premier à mettre en avant.

      Avec la lâcheté qui vous caractérise (vous avez ce comportement face à toutes les réponses solidement argumentées), vous évitez de répondre à l'anonyme de 18:04 qui vous signale que la Pologne a un niveau de corruption supérieur à l'Italie, avec des performances économiques bien supérieures. Et que dire de l'Inde, au niveau de corruption effroyablement élevé ? Son taux de croissance sur les dernières années est de trois à cinq fois celui de la zone euro ! Aurait-il été encore meilleur avec moins de corruption ? Peut-être, mais pas à coup sûr, si l'on en croit les conclusions contrastées des diverses études sur la question (Méon et Sekkat, par exemple, soutiennent que la corruption pourrait soutenir la croissance en permettant de contourner certaines contraintes administratives : https://projects.iq.harvard.edu/gov2126/files/meonsekkat_2006.pdf). Quoi qu'il en soit, l'importance de la corruption en Inde n'a pas empêché que la croissance reste élevée et l'on peut faire, à une moindre échelle, le même constat pour certains pays d'Europe. Ce n'est pas mon interprétation, ce sont les chiffres qui le démontrent.

      Je vais utiliser vos procédés, finalement, puisque prendre des gants avec vous est vain : vous êtes d'une naiserie sans égale si vous imaginez que votre déni trompera qui que ce soit.

      YPB

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    9. Comme si il n'y avait pas une longue tradition de xénophobie en France qui perdure, pauvre cloche !

      Comparer la croissance de pays émergents avec celle de pays développés démontre toute votre ignorance en économie.

      Taisez vous, plus vous en dites, plus vous êtes pantalonesque.

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    10. Votre ignorance crasse en matière économique, vous l'avez démontrée depuis longtemps, malgré votre prétention, par vos posts creux. Vous n'intervenez que pour troller.

      Que savez-vous de la littérature économique relative aux effets de la corruption sur la croissance économique et les inégalités ? Rien, évidemment. Même lorsque vous disposez d'une abondante bibliographie susceptible de soutenir vos thèses, vous ne la citez pas, autant par paresse (il faudrait chercher un peu…) et ignorance que par vanité, bêtement convaincu que vous êtes de n'avoir rien à prouver.

      Je n'écris pas que l'économie italienne est comparable à l'économie indienne. Je constate simplement un fait : une forte corruption est compatible avec une forte croissance. Et puisque vous ne voulez pas entendre parler de pays émergents, qu'avez-vous aussi à répondre à l'anonyme qui vous signalait ceci : « Selon l'ONG transparency International, le niveau de corruption perçue en Italie est proche de celui de la Corée du Sud et inférieur à celui de la Pologne, deux pays qui ont pourtant des performances économiques bien meilleures » ? Je rappelle que si le PIB par tête de la Pologne est inférieur à celui de l'Italie, il est à peu près équivalent à celui du Portugal et supérieur à celui de la Grèce. Nous sommes donc dans un cadre de comparaison tout à fait pertinent.

      Quels que soient les ensembles économiques considérés, et sans contester le moins du monde les difficultés qui peuvent découler d'un niveau élevé de corruption, force est de constater que la carte de la vertu en économie ne se superpose pas systématiquement avec celle de la croissance.

      La xénophobie en France ? Oui, elle existe, mais où ai-je contesté son existence ? Par ailleurs, ce n'est pas la xénophobie française qui est à l'œuvre actuellement, au sein de l'eurozone, contre l'Italie. Ce n'est pas elle non plus qui a alimenté naguère le discours présentant les Grecs comme un peuple de parasites. Encore une fois qu'avez-vous à dire des exemples anciens impliquant l'Allemagne (la campagne engagée en 2010-2011 contre « les pays du Club Med ») ou récents (les sorties d'Oettinger et Ferber contre l'Italie) que j'ai cités ?

      Merci d'illustrer ce que je disais de vos procédés consistant à ne jamais répondre, ou par des pirouettes et des injures, sur les points où vous vous sentez réfuté, quelque soit votre interlocuteur. Il ne vous reste effectivement plus qu'à demander aux autres de se taire. Quant à moi, votre silence est bien la dernière chose que je souhaite : je compte au contraire sur vous pour continuer à me fournir des occasions de ridiculiser vos rodomontades.

      YPB

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    11. L'Italie vue d'Allemagne : voir les dernières couvertures du Spiegel et de Handelsblatt (https://twitter.com/fdragoni/status/1002625560223371264).

      La presse est libre, OK. Mais on est libre aussi de trouver la vision allemande complètement délirante. Seuls des imbéciles adhèreront à une Europe qui débouche sur ça.

      YPB

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    12. YPB, vous avez manqué une occasion de signaler à l'autre zouave que le mot "pantalonesque" n'existe pas…

      Ressaisissez-vous ! ;)


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    13. Anonyme 12:20

      J'avoue. Un moment de distraction… ;)

      Le troll aurait pu par contre rectifier une de mes formulations. J'aurais dû écrire « Méon et Sekkat, par exemple, citent des études qui soutiennent que la corruption pourrait soutenir la croissance en permettant de contourner certaines contraintes administratives », au lieu de laisser supposer que c'est leur propre thèse. Ces deux auteurs, en effet, défendent des conclusions opposées (« sand in the wheels hypothesis » et non pas « grease in the wheels hypothesis »). Mais, bien sûr, pour me signaler mon erreur, il aurait d'abord fallu connaître la littérature sur la question… Et tenir compte aussi du fait que la corruption ne semble affecter significativement la croissance que là où sont combinées la faiblesse de la loi, l'inefficacité gouvernementale et la violence politique. À l'exception des « années de plomb » (la décennie soixante-dix), ces trois éléments n'ont jamais été combinés en Italie depuis 1945.

      Une étude de 2015 sur la corruption en Italie conclut sans doute à un impact négatif sur la croissance des régions les moins vertueuses, dont les conséquences s'expriment avant tout en termes d'inégalités régionales (https://mpra.ub.uni-muenchen.de/62173/1/MPRA_paper_62173.pdf). Mais avec une nuance de taille : « This effect is non-linear such that the negative impact of corruption on growth becomes less intense as corruption increases ». Autrement dit, un niveau deux fois plus élevé de corruption ne conduira pas à un doublement de l'impact négatif sur la croissance. Justement la raison pour laquelle un niveau élevé de corruption dans un pays, s'il n'est certes pas souhaitable, n'est pas forcément incompatible avec une solide croissance.

      YPB


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    14. Réaction navrée du Dr Marcel Fratzscher, professeur d'économie et président du Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung de Berlin, à la couverture italophobe du Spiegel : « A terrible way to polarize Europe. Distasteful cover of Der Spiegel, one of Germany’s most important papers. Be assured: this is certainly not the view of the majority of Germans! » (https://twitter.com/MFratzscher/status/1002854060918177792).

      Fratzscher est un européen convaincu (voir les propositions de réforme de la zone euro auxquelles il s'est associé : http://bruegel.org/2018/01/reconciling-risk-sharing-with-market-discipline-a-constructive-approach-to-euro-area-reform/), mais il est très critique envers ce qu'il considère comme l'illusion de la réussite allemande. Comme quoi il n'y a pas que des souverainistes eurosceptiques pour dénoncer les ressorts xénophobes d'une certaine lecture allemande de ce que devrait être l'Europe…

      YPB

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    15. @ YPB

      Un grand merci pour vos réponses. Le contraste entre les vôtres et celles du troll en dit long...

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    16. "force est de constater que la carte de la vertu en économie ne se superpose pas systématiquement avec celle de la croissance."

      Et surtout pas avec la baisse des inégalités. Vous êtes tellement con que mélangez tout.

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  2. Votre article est déjà dépassé puisque Salvini et Di Maio ont cédé à Mattarella. "L'euro finira tôt ou tard par disparaître" ? Plutôt tard, on dirait... De toute façon, le M5S et la Ligue n'ont pas de mandat pour sortir de l'euro. Ils n'en n'ont pas parlé durant la campagne et ça ne figure pas dans leur programme.

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    1. Certes. Mais on doit regarder au-delà :

      https://www.bloomberg.com/view/articles/2018-06-01/italy-needs-a-euro-exit-plan-and-so-does-the-rest-of-europe

      YPB

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  3. "De toutes les façons, l’euro finira tôt ou tard par disparaître…"

    Ca doit faire 18 ans qu'Herblay raconte la même salade, son tic c'est un peu en attendant Godot.

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    1. Les européistes nous servent des salades sur l'euro depuis aussi longtemps. Or, la réalité d'aujourd'hui ressemble davantage à ce qu'anticipaient les sceptiques qu'à ce que promettaient les enthousiastes. Que cela vous plaise ou non. Mais, bien sûr, il est plus facile d'ironiser sur les prévisions de Laurent Herblay que sur celles de Friedman, de Dahrendorf, de Godley ou de Dornbusch.

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    2. En attendant, l'euro est toujours là et c'est pas plus l'Italie que la France qui va en sortir.

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    3. Je ne m'avance pas beaucoup en disant tôt ou tard. Disons qu'à horizon d'une vingtaine d'années...

      Il se trouve qu'entre 2010 et 2012 je faisais partie de la minorité des anti-euros qui pensaient que la sortie de la Grèce de l'euro prendrait du temps...

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    4. La Grèce n'est toujours pas sortie de l'Euro, et des prévisions sur 20 ans c'est digne du guignol grotesque que vous êtes, un Nostradamus trollesque.

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  4. Si un parti type La Liga s'implante en France , avec une rhétorique anti-Euro , anti-multinational , anti-paris , anti-banque, qui défend les petites entreprise , l'agriculture et la culture Française , il aura un véritable boulevard dans notre pays .
    Mais pour le moment , c'est calme plat...

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  5. Difficile de commenter à chaud l'actualité italienne, les choses vont vite! A cette heure (1er juin 19 h 15), le gouvernement Lega-5 Stelle doit prêter serment incessament, avec Savona aux affaires européennes et aux finances Giovani Tria qui serait, d'après Ambrose Evans-Pritchard (Daily Telegraph, 1 JUNE 2018):
    "Italy’s new finance minister is an advocate of full-blown fiscal reflation and printed money to rescue Europe’s high-debt states, putting him on an inevitable collision course with Brussels and Germany’s policy elites."
    Bruxelles n'a donc rien gagné à écarter Savona des finances.

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  6. Si le Président Mattarella a rétropédalé pour admettre à une nuance près le gouvernement eurosceptique de Salvini et Di Maio c'est que ces mentors européens ou plus exactement allemand ont levé leur veto parce que la crise financière potentielle menaçait les banques allemandes et plus directement la Deutsche Bank qui est déjà bien vérolée par pas mal d'actifs pourris.

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  7. Espagne :

    C'est le chaos en Espagne.

    - Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité en Espagne.
    - L'Espagne est ingouvernable.

    Total : 350 députés
    Parti Populaire, droite européiste : 137 députés
    Parti Socialiste, gauche européiste : 84 députés
    Podemos, gauche radicale : 71 députés
    Ciudadanos, centre européiste : 32 députés
    Gauche Républicaine de Catalogne, indépendantiste catalan : 9 députés
    PDEC, autonomiste catalan : 8 députés
    Parti Nationaliste Basque, indépendantiste basque : 5 députés
    EHB, indépendantiste basque : 2 députés
    CC, indépendantiste des îles Canaries : 1 député
    NC, indépendantiste des îles Canaries : 1 député

    https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9put%C3%A9s_de_la_XIIe_l%C3%A9gislature_de_l%27Espagne

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  8. - "Mais ce recadrage montre probablement que les euroligarques se rendent bien compte que la séquence démarrée il y a quelques jours pouvait être mortel pour leur machin."
    -> Peut-être pas mortel, mais le "machin" en prendrait un sacré coup sur la tronche, donc on limite les risques.

    - "Dans l’Arène Nue, le blog de Coralie Delaume, Christophe Bouillaud affirmait alors que « les prochaines élections italiennes pourraient apparaître comme un référendum sur la souveraineté nationale ». La Lega était donnée grande gagnante d’une nouvelle élection, les sondages annonçant un gain de 10 points, et donc une majorité plétorique pour l’alliance entre les deux partis anti-système Italiens…"
    -> Ça commençait à être chaud en effet, et les problèmes mis sur la table trop clairs pour l'oligarchie.
    Donc on recule un peu. Les joueurs d'échecs doivent se régaler.

    - Sur le nouveau gouvernement italien, on a maintenant les réponses, avec deux sortes de vice-premiers ministres : Luigi Di Maio ministre du Développement économique et du Travail et Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur.
    Ah, la fameuse "combinazione" italienne ! ça risque d'être folko ces prochains mois, surtout pendant les élections européennes.

    ***Jacko***

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  9. Euro-dictature, suite (mais pas fin) :

    L'eurodéputé Markus Ferber précise que Bruxelles pourrait prendre le contrôle du ministère des Finances en Italie.

    Un eurodéputé allemand a fait planer le doute que l'Union européenne puisse prendre le pouvoir des finances italiennes.

    « L'Europe pourrait prendre le contrôle des finances italiennes avec la formation du gouvernement des deux partis populistes (la Ligue et le Mouvement 5 étoiles) », selon les propos d'un membre du Parlement européen de nationalité allemande. 

    Markus Ferber a précisé que la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international pourraient "marcher sur Rome" en écho à la crise grecque.

    Cette menace pourrait être mise à exécution si les deux partis populistes italiens et les nouveaux ministres appliquaient le programme de réductions d'impôts et d'augmentation de la dépense. 
     
    La Ligue et le Mouvement 5 étoiles ont fait de nombreuses promesses de campagne qui ont été vivement critiquées par la Commission européenne, comme la mise en œuvre d'un revenu universel pour les plus démunis ou bien encore une "flat tax" de 15% entraînant des coûts impressionnants chaque année. 
     
    L'eurodéputé Markus Ferber a indiqué que la pire situation envisagée suite à l'application de ces mesures pourrait être une faillite pure et simple de l'Italie. 
     
    Markus Ferber s'est confié à la chaîne ZDF sur cette possible crise économique pour l'Italie :
     
    « Alors la Troïka devra marcher sur Rome et prendre le contrôle du Trésor. »
     
    La même Troïka avait renfloué la Grèce pendant la crise financière qui avait touché le pays entre 2009 et 2016. 

    http://www.atlantico.fr/pepites/markus-ferber-precise-que-bruxelles-pourrait-prendre-controle-ministere-finances-en-italie-3411012.html

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  10. @ Cgrotex

    Je suis bien d’accord.

    @ Jacques & Jacko

    La suite sera intéressante : scénario grec ou vraie remise en cause de l’ordre européen ?

    @ Anonyme 8h18

    Bien vu : la situation italienne avait des répercussions jusqu’en Allemagne

    @ BA

    Ces crises ont le mérite de faire ressortir le côté obscur du machin pseudo-européen

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