Affichage des articles dont le libellé est Doubs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Doubs. Afficher tous les articles

lundi 9 février 2015

Doubs : leçons d’une partielle




Que penser de la performance du FN ?

Les frontistes ne manqueront pas, à raison d’ailleurs, de noter la meilleure résistance de leur candidate, qui avait perdue proportionnellement moins de voix que ses principaux rivaux, et la progression consécutive de son score, malgré l’opposition commune de toute la gauche, d’une partie de l’UMP et d’autres. En outre, ils souligneront sans doute que l’esprit du 11 janvier, qui semble avoir profité à l’équipe au pouvoir, pourrait avoir pénalisé leur parti. On pourrait donc y voir une autre étape dans la progression du parti de la famille Le Pen, un présage positif en vue de 2017. Mais cette interprétation, que ne manqueront pas de défendre les frontistes, est sans doute, pas illogiquement ni illégitimement, biaisée.

D’abord, même si cela se passe après le 11 janvier, il faut quand même noter que cette élection a eu lieu dans un contexte politique extrêmement défavorable pour la majorité, qui essuie échec sur échec depuis près de trois ans, même si elle semble quelque peu redresser la barre depuis quelques semaines. Il ne faut pas oublier que le chômage est au plus haut, l’insatisfaction est extrêmement forte, au point que le candidat du PS a perdu plus de la moitié des voix depuis 2012. En outre, les amateurs des analyses d’Emmanuel Todd sauront que les terres de l’Est sont des terres très difficiles pour la gauche aujourd’hui, qui favorisent bien plus la droite ou l’extrême-droite. Bref, le contexte était favorable au FN.

Le FN : l’autobloquant du système actuel

dimanche 8 février 2015

Législatives partielles dans le Doubs et effet « 11 janvier », vous êtes sûr ? (billet invité)

Billet invité de l’œil de Brutus

Voilà donc, nous annonce-t-on, que, d’un coup d’un seul, François Hollande aurait enfin (après presque trois ans de mandat, il serait temps …) trouvé sa « stature présidentielle » après les évènements liés à l’attaque de Charlie Hebdo. Par effet ricochet, l’ensemble de la majorité présidentielle serait même en posture d’en bénéficier.


Et pour preuve : cette élection législative dans le Doubs pour laquelle c’est l’UMP, et non le PS, qui fait les frais de la montée du Front National, la droite sarkozyste se trouvant éliminée dès le premier tour au bénéfice de la « gauche de droite » hollandienne. Le Magnificient et volubile leader d’une droite en perpétuelle décomposition n’en a d’ailleurs eu cure puisque dès le lendemain il préférait remplir son portefeuille de dollar émiratis plutôt que de gérer une énième hystérie du parti dont il se présente pourtant comme le sauveur et dont il a grandement contribué à faire une machine à perdre, accessoirement dépourvu de programme et d’idée (car dans le monde politicien actuel, les idées ne sont guère mieux qu’un accessoire duquel toute forme de pensée élaborée s’évapore avant même d’être apparue).